impédance (mesure du débit cardiaque par) l.f.
measure of cardiac output by impedance
Variations d'impédance électrique entre deux électrodes cutanées placées le plus près possible de l'aorte, qui permettent de suivre les variations de diamètre de l'artère et, par-là, d'en déduire la fréquence cardiaque et le volume de l'ondée pulsatile, d'où l'obtention du débit cardiaque, en valeur relative (un étalonnage par une autre méthode est nécessaire).
Pour la mesure on utilise généralement un courant de 1 000 Hz qui ne produit pas d'effet physiologique. Pour avoir la valeur absolue il est nécessaire de procéder à un étalonnage préalable, généralement par une méthode de dilution plus facile à mettre en œuvre que par le principe de Fick.
W. F. Hamilton, physiologiste américain (1932) ; A. E. Fick, mathématicien et physiologiste allemand (1855)
Étym. lat. impedire : empêcher
→ débit cardiaque, électrisation, Fick (principe de), impédance, Stewart-Hamilton (méthode de)
mesure aérodynamique vocale l.f.
aerodynamic voice measure
Méthode d’évaluation des débits et des flux aériens pulmonaires et laryngés pendant la phonation.
Étym. lat ; mensura : mesure ; gr. aêr : air ; dynamis : force
mesure ambulatoire de la pression artérielle l.f.
ambulatory blood pressure measurement
Dispositif permettant d'enregistrer automatiquement la pression artérielle par voie non effractive à une cadence choisie, toutes les 15, 20 ou 30 minutes, pendant 24 heures consécutives ou sur les périodes d'activité d'éveil ou de sommeil.
Les dispositifs actuellement disponibles utilisent un brassard placé au niveau d'un bras. La mise en mémoire et l'exploitation des données sont faites par une extension informatique. L'affichage des résultats donne les valeurs brutes, les pressions systoliques et diastoliques moyennes et leur écart type, la fréquence cardiaque moyenne et son écart type, le pourcentage des mesures supérieures à une valeur choisie, etc. Des histogrammes, des tableaux de moyennes horaires peuvent être imprimés. Les applications pratiques sont multiples : surveillance d'un traitement antihypertenseur, appréciation des modifications nycthémérales, avec mesure des variations tensionnelles en période d'activité et de sommeil, diagnostic des fausses hypertensions par effet «blouse blanche», dépistage des hypertensions paroxystiques ou réfractaires.
N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)
Sigle MAPA
[K2]
mesure (appareil de) l.m.
gauge, measure apparatus
Appareil destiné à comparer une grandeur à un étalon de même nature.
La mesure d'une grandeur est proportionnelle à la grandeur de l'étalon, il en résulte qu'elle est exprimée par un nombre rationnel, comportant souvent des décimales, qui doit être suivi du nom de l'unité (p. par exemple 1,5 mètre).
La mesure n'est pas indépendante de la technique de mesure : Benoit Mandelbrot à posé la question : «Quelle est la longueur de la côte de Bretagne ? ». Il est impossible d'y répondre sans préciser la méthode de mesure car plus le pas de mesure est petit plus la longueur croit : au micron près elle serait quasiment infinie.
La remarque est valable pour toutes les mesures, en médecine notamment : le résultat d'une mesure devrait toujours être accompagné de l'indication de sa précision, car une précision exagérée peut amener à un résultat aléatoire qui ne tend pas forcément vers une limite.
Outre son coût, qui n'est pas une qualité technique, quatre facteurs définissent les qualités d'un appareil de mesure:
- Précision, elle est indiquée par le nombre de chiffres du résultat, le dernier fixe l'ordre de grandeur de la mesure : par exemple 0,83 g = 0,83 ± 0,01 g.
- Exactitude, elle dépend de l'étalonnage et des indispensables contrôles périodiques, sinon les résultats sont entachés d'erreurs systématiques.
- Fidélité, l'appareil doit donner toujours le même résultat pour la mesure d'une même grandeur.
- Fiabilité, il doit être suffisamment robuste pour qu'il ne se casse pas ou ne tombe pas en panne.
La lecture du résultat donné par l'appareil peut être analogique (par exemple position d'une aiguille sur un cadran) ou numérique (affichage des chiffres du résultat sur un tableau).
En médecine d'urgence il faut en outre tenir compte de trois autres qualités
- Maniabilité (temps perdu pour la mise en œuvre).
- Encombrement
- Poids, pour les appareils portables.
B. B. Mandelbrot, mathématicien américain (1924-2010)
Étym. lat. mensura, mesure, mesurage (déverbal de metior, mesurer, même racine que «mètre»)
mesure de distance l.f.
distance mesurement
En scanographie, possibilité de mesurer avec précision la distance entre deux points.
Un curseur électronique étant placé sur l'image aux deux extrémités de la distance à mesurer, l'ordinateur calcule la distance exacte séparant les deux pixels situés aux extrémités de ce segment.
Étym. lat. mensura, mesure, mesurage (déverbal de metior, mesurer, même racine que mètre)
mesure de la pression artérielle l.f.
measure of the blood pressure
Examen clinique fondamental, la mesure de la pression artérielle est le plus souvent réalisée avec un sphygmomanomète ou de façon préférentielle avec un appareil électronique mais elle peut être effractive dans des circonstances particulières.
En clinique on mesure la pression artérielle par la méthode auscultatoire, de l’artère humérale chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond approximativement à la pression régnant à la sortie du cœur gauche) en utilisant un sphygmotensiomètre ou un appareil électronique.
Le dégonflement progressif de ce manchon initialement gonflé au maximum est suivi par l’auscultation des battements artériels. L’apparition de battements audibles puis leur disparition marquent les niveaux de la pression artérielle systolique et de la pression diastolique. L’emploi d’un appareil électronique dispense de l’auscultation.
La mesure de la pression artérielle peut être effectuée de manière ambulatoire pendant 24 heures (mesure automatisée). Elle peut aussi être réalisée par le malade lui-même (automesure tensionnelle).
En anesthésiologie, particulièrement lors chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure effractive par cathétérisme artériel. Beaucoup plus précise elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.
→ pression artérielle, sphygmomanomètre, sphygmomanomètrie, mesure automatisée de la pression artérielle, auto-mesure tensionnelle, mesure effractive de la pression artérielle
mesure de la vitesse circulatoire l.f.
circulation rate (measure of)
→ vitesse circulatoire (mesure de la)
mesure des masses tubulaires de réabsorption et de sécrétion rénales l.f.
measure of the kidney tubular masses of reabsorption and secretion
mesure du volume globulaire l.m.
red cells volume (measure of)
→ volume globulaire (mesure du)
mesure effractive de la pression artérielle l.f.
invasive measure of the blood pressure
Méthode de mesure de la pression artérielle, par cathétérisme artériel, utilisée en anesthésiologie, en particulier à l’occasion d’une intervention de chirurgie cardiaque, et en réanimation.
Beaucoup plus précise que la méthode clinique, elle apporte par son enregistrement des informations supplémentaires.
mesure radio isotopique d'une hémorragie digestive occulte l.f.
→ hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une)
température (mesure de la) l.m.
measure of temperature
En médecine, mesure ou enregistrement de la température du corps humain.
Comme les marges de variation de la température de l'homme normal sont très étroites, il faut que les thermomètres médicaux soient sensibles, fidèles et précis. La loi de 1903 a institué la vérification de chaque thermomètre médical par le Laboratoire National d'Essai.
Plusieurs phénomènes sont utilisés pour mesurer la température : dilatation des gaz (Galilée, 1592), des liquides (eau, alcool puis mercure - Fahrenheit, 1709), variation de la résistance électrique (fils de platine, thermistance) ou différence de potentiel d'un couple thermoélectrique, etc.
Le thermomètre médical classique doit être précis au 10e de degré et son échelle doit aller de 36 à 42°C. Mais son utilisation n'est pas très commode en réanimation car l'échelle est insuffisante pour l'hypothermie et il ne permet pas de suivre la température en permanence. On utilise alors des thermomètres à thermistance qui doivent être étalonnés régulièrement. Ils permettent d'obtenir un enregistrement si besoin.
On mesure la température rectale ou tympanique, Dans la bouche (sous la langue) ou même sous le bras, elle est plus basse d'un degré. La mesure de la température n'a été utilisée en médecine qu'au début du XIXe siècle (Joseph Récamier) et n'est devenue courante qu'à la fin de ce siècle.
Pour les usages industriels et les autres usages médicaux (stérilisation etc.) on utilise divers thermomètres allant jusqu'à 180°C et plus (stérilisation) ou descendant au-dessous de 0°C (cryométrie).
vitesse circulatoire (mesure de la) l.f.
circulation time (measure of)
La vitesse circulatoire globale est déterminée en mesurant le temps écoulé entre l’introduction d’un produit- test dans une veine périphérique et sa manifestation en un point éloigné du réseau circulatoire.
Cette manifestation peut être le goût d’un produit sapide ou de l’éther, une réaction physiologique précise, ou l’apparition d’une coloration avec la fluorescéine.
volume globulaire (mesure du) l.m.
red cells volume (measure of)
Le volume globulaire se mesure grâce à un traceur isotopique : érythrocytes marqués au chrome 51 Cr
étalonnag d'un appareil de mesure
calibration
Opération expérimentale par laquelle on établit la correspondance entre l'indication d'un appareil de mesure et une valeur numérique connue de la grandeur mesurée.
[B3]
Édit. 2018