Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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peptide signal n.m.

signal peptide

Chaîne peptidique d'une vingtaine d'acides aminés synthétisée au début de la traduction d'un ARN messager, destinée à être détachée de la protéine correspondante après son passage dans la citerne du réticulum endoplasmique et qui constitue un signal pour la machinerie cellulaire indiquant que cette protéine est destinée à l'exportation.
Cette séquence riche en acides aminés hydrophobes permet à la protéine de traverser la membrane du réticulum et sert de peptide d'adressage. De telles séquences sont spécifiques des protéines qui doivent être sécrétées ou insérées dans les membranes cellulaires.

Syn. séquence signal

peptide-leader, traduction

periostine n.f.

periostin

Protéine de la matrice cellulaire de 90 kDa, appelée aussi facteur ostéoblastique spécifique de type 2 (« osteoblastic specific factor 2 ») parce que produite par les ostéoblastes, exprimée essentiellement dans le périoste et le ligament périodontal, intervenant dans l’embryogenèse, les interactions cellules-matrice, la migration des cellules inflammatoires, la réaction stromale, les métastases des cancers, et le développement de la fibrose.
La protéine comporte un domaine EMI N-terminal riche en cystéine qui est le site d’interaction avec les autres protéines dont le collagène I et la fibronectine. Présente à l’état physiologique au cours du développement embryonnaire et, à l’âge adulte, dans le périoste, elle est réexprimée dans les stromas de nombreux cancers et les tissus entamant un processus de fibrose. Sans cette protéine, la cellule souche cancéreuse ne peut pas développer des métastases. Sa réexpression dans les tissus lésés promeut la conversion en fibroblastes des cellules épithéliales et la synthèse de collagène I. Sa production est stimulée par le facteur de croissance transformant (TGF) bêta. Elle constitue un facteur essentiel du remodelage du tissu rénal.

Ilaria Malanchi et J. Huelsken, chercheurs en activités cancérologiques en Suisse (2011)

pharmacologie inverse l.f.

Pharmacologie de développement récent, qui résulte de l'isolement dans le génome de gènes identifiés par homologie avec d'autres gènes ou à la suite de séquençages industriels sans sélection préalable.
Ces gènes exprimés dans les cellules pouvant les rendre sensibles à l'action de certaines substances, on en déduit qu'ils codent pour des enzymes ou des récepteurs actifs pharmacologiquement.
Cette pharmacologie suit donc une démarche qui va du gène à la fonction, alors que la pharmacologie moléculaire traditionnelle procédait de la fonction à la protéine puis au gène : elle recherchait une protéine douée d'activité biologique dite pharmacologique, en se fondant sur l'effet de substances sur certaines cellules. Le biochimiste isolait la protéine et, par synthèse d'oligonucléotides basés sur la séquence, localisait le gène correspondant.
La pharmacologie inverse a ainsi identifié de nombreux sous-types de récepteurs, par ex. de la sérotonine (14 sous-types au lieu de 3 ou 4 attendus de la pharmacologie classique) ou de la dopamine (7 au lieu des 2 connus), etc.

prépro-

Préfixe réservé à une protéine telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes possédant du côté NH2-terminal une séquence signal lui permettant de traverser la membrane du réticulum, et destinée à être transformée secondairement en une autre protéine (pro-), elle-même précurseur d'une protéine active, par ex. hormonale.

PRNP gene sigle angl. pour prion protein

Gène localisé en 20p13 qui code pour la constitution de la protéine prion (PrP) active dans le cerveau et plusieurs autres tissus.
Bien que la fonction précise de cette protéine ne soit pas connue, un rôle important est proposé dans plusieurs processus importants qui comprennent le transport du cuivre à l’intérieur de la cellule et la protection des neurones. Un rôle de la PrP dans la formation des synapses est possible. Plusieurs formes de PrP ont été identifiées : la protéine normale est désignée par le sigle PrPc pour la distinguer des formes anormales PrPSc.
Plus de 30 mutations de ce gène ont été indentifiées dans les formes familiales de maladies à prions (maladie de Creutzfeld-Jacob, syndrome de Gerstmann-Sträussler-Scheinker, insomnie fatale familiale. Le changement ou l’addition d’un acide aminé de la PrP est à l’origine de ces affections. La PrPsc pourrait se lier à la PrPc et provoquer sa transformation en PrPsc.
D’autres mutations de ce gène interviennent dans l’apparition de la maladie de Huntington et de la maladie de Wilson.

Syn. AltPrP, ASCR, CD230 antigen, GSS, MGC26679, PRIO_HUMAN, prion protein (p27-30) (Creutzfeldt-Jakob disease, Gerstmann-Straüssler-Scheinker syndrome, fatal familial insomnia), PRIP, PrP, PrP27-30, PrP33-35C.

prion, Creutzfeld-Jacob (maladie de), Gerstmann-Sträussler-Scheinker (syndrome de), insomnie fatale familiale

[D1,D5,E1,H1,Q3]

Édit. 2017

progérine n.f.

progerin

Protéine anormale provenant d’une mutation du gène LMNA (chromosome 1) codant pour la lamine, protéine tapissant normalement la face interne de la membrane nucleaire (la lamina nucléaire) et constituant de la structure du noyau, responsable de la progeria d’Hutchinson-Gilford.
Normalement la prélamine A, codée par le gène LMNA, se fixe sur la membrane nucléaire. La mutation entraîne la substitution d’un nucléotide de cytosine par une thymine (en position 1824). Il s’ensuit au cours de l’épissage des exons (avec suppression des introns) la perte pour  la protéine pré-lamine d’une cinquantaine d’acides aminés ; la prélamine ainsi amputée prend le nom de progérine. Celle-ci ne peut subir les modifications post traductionnelles induites normalement par une métalloprotéase à zinc dont la séquence cible se trouve dans la partie éliminée. La progérine reste fixée à la membrane, remplace la  lamine et ne peut participer à la structure et au métabolisme intranucléaire normalement exercés par la lamine.
Une progérine intervient également dans la réduction des télomères des chromosomes, témoin du vieillissement des cellules. Sa présence a été constatée dans les cellules sénescentes à télomères courts.

J. Hutchinson, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique (1886) ; H. Gilford, chirurgien britannique (1897)

Étym. d’après progeria : gr. pro : avant ; gerôn : vieillard

progeria d'Hutchinson-Gilford, laminopathie, lamine

protéine cone-rod homeobox n.f.

cone-rod homeobox protein

Protéine de 299 acides aminés (32 kDa) impliquée dans le développement des photorécepteurs de la rétine.
La protéine cone-rod homeobox est un facteur de transcription pour de nombreux gènes rétiniens. Elle est exprimée dans les cellules photo-réceptrices de la rétine et joue un rôle crucial dans leur différentiation. Des mutations de cette protéine sont responsables de la dystrophie des cônes et bâtonnets et de formes dominantes d’amaurose congénitale de Leber et de rétinite pigmentaire de survenue tardive.

régulon n.m.

regulon

Opéron composé de plusieurs gènes concourant à la régulation de la composition du milieu intracellulaire.
Des régulons sont décrits pour des cellules bactériennes. P. ex. le Pho-régulon d'Escherichia coli est un opéron de 4 gènes impliqués dans la régulation de l'approvisionnement de la cellule en ions phosphate lorsqu'elle est placée dans un environnement pauvre en phosphates : les 4 gènes de ce régulon correspondent respectivement, PhoA à une phosphatase alcaline, PhoS (PstS) à une protéine liant le phosphate, PhoE à une protéine de perméation de la membrane externe (porine E), et ugpB à une protéine liant le glycérol-3-phosphate, autre source de phosphate pour la cellule.

opéron

répétition tétratricopeptide l.m.

tetratricopeptide repeat

Séquence d’acides aminés formant des hélices répétées en tandem.
Les répétitions tétratricopeptides sont impliquées dans les interactions protéine-protéine. Les hélices sont arrangées deux par deux pour former des structures en épingle à cheveux de 34 acides aminés. Elles peuvent être répétées entre 3 et 16 fois dans une même protéine. On les trouve principalement dans de nombreuses protéines chaperonnes et dans des protéines servant de transporteurs.

chaperonne

SRY gene sigle angl. pour Sex determining Region of Y chromosome

SRY gene,

Situé sur le bras court du chromosome Y en Yp11.31, le gène SRY code pour la protéine TDF (testing-determining factor) responsable du sexe masculin par différenciation en testicules des gonades indifférenciées de l’embryon.
L’évolution des crêtes génitales se produit vers la septième semaine embryonnaire. Le gène SRY induit l’expression du gène SF1 (locus en 9q) codant pour la protéine SF1 (steroïdogenic factor 1). Celle-ci entraîne l’évolution du canal de Wolff en tractus génital masculin et, dans les cellules de Leydig, à partir du cholestérol, la synthèse de la testostérone facteur déterminant du phénotype masculin. Dans les cellules de Sertoli la protéine SF1 active le gène de l’hormone antimullérienne AMH (antimullerian hormone), (locus en 19p), provoquant la régression des canaux de Müller, ébauches des organes féminins internes.
Des altérations du gène SRY peuvent s’observer ; il peut être absent, non fonctionnel, muté ou transposé sur le chromosome X. Chez un sujet génétiquement XY, son absence ou son inactivation par mutation entraîne un phénotype féminin par expression du gène DAX1 (locus en Xp21.2-21.3) inhibant la masculinisation par neutralisation de SF1 (ce peut être le cas du syndrome de Swyer). Chez un sujet XX la présence d’un gène SRY fonctionnel entraîne un phénotype masculin.
Les altérations du gène SRY peuvent expliquer les désordres du développement sexuel : il y a une discordance entre l’aspect morphologique (ou sexe phénotypique) et la fonction cérébrale, psychique, liée au taux d’hormone circulant et qui reste fonction du sexe génétique. L’identité sexuelle ressentie (angl. gender) est alors à l’opposé de l’aspect morphologique.

H. Benjamin, médecin endocrinologue et sexologue américain (1966) ; G. I. M. Swyer, médecin endocrinologue britannique (1955)

Benjamin (syndrome de), Swyer (syndrome de)

thrombomoduline n.f.

thrombomodulin

Glycoprotéine membranaire ancrée dans la membrane cellulaire et exposant à l'extérieur une partie protéique glycosylée.
Elle est exprimée par plusieurs cellules adultes et embryonnaires, elle est d'ailleurs connue à ce titre plus souvent sous le nom de fœtomoduline.
Son rôle a particulièrement été étudié pour la cellule endothéliale, car elle joue un rôle clef dans le système anticoagulant de la protéine C. Elle fixe la thrombine circulante et forme un complexe d'activation de la protéine C. La protéine C activée ainsi générée peut exercer une activité inhibitrice de la coagulation. Une partie de la thrombomoduline membranaire passe dans la circulation, où elle peut être dosée par un dosage ELISA. La mesure de la forme circulante thrombomoduline est considérée comme un marqueur d'activation et/ou de lésion de l'endothélium vasculaire.

Wiskott-Aldrich (syndrome de) l.m

Wiskott-Aldrich’s syndrome

Maladie génétique liée au chromosome X responsable d’un déficit immunitaire primaire récessif causé par l’absence de la protéine WASp (Wiskott-Aldrich syndrome protein) dans les leucocytes et se traduisant par des infections bactériennes ou virales répétées, un eczéma sévère, des hémorragies avec thrombopénie et des manifestations auto-immunes.
Le syndrome de Wiskott-Aldrich est rare (1/100 000 naissances). La maladie frappe les garçons. Les filles porteuses de la mutation ne sont pas malades. La protéine Wasp est un régulateur de l’actine du cytosquelette et de la signalisation cellulaire dans les leucocytes T et B. Les malades sont traités par greffe de moelle allogénique et, plus récemment, thérapie génique par introduction in vitro du gène dans des cellules souches hématopoïétiques autologues.
Le gène muté code pour la protéine "WASp" agissant sur la prolifération et la différentiation des cellules progénitrices hématopoïétiques ; son locus (IMD2) est en Xp11. 22-23. L’affection est liée au sexe récessive (MIM 301000).

P.G. Werlhof, médecin et poète allemand (1735) ; A. Wiskott, médecin allemand (1937) ; R. Aldrich, pédiatre américain (1954)

Syn. Aldrich (syndrome d'), Werlhof (maladie de)

intégrine n.f.

intégrin

Protéine transmembranaire jouant un rôle de récepteur permettant la mise en relation d'une protéine du milieu extracellulaire avec une protéine du cytosquelette intracellulaire.
De structure hétérodimérique αβ, les intégrines sont classées en trois sous-familles selon la nature de leur chaîne β : β1, dites intégrines VLA, dont fait partie le récepteur des fibronectines, β2 ou CD18, comme le récepteur d'adhésion des leucocytes, et β3, dites intégrines de cytoadhésion, dont fait partie le récepteur de la vitronectine. La teneur du plasma humain en β1-intégrines est voisine de 2µg/mL, celle des β3-intégrines de 5 µg ; ces teneurs augmentent au cours des hépatites chroniques et des cirrhoses.

fibronectine, vitronectine, cirrhose hépatique, hépatite chronique

[C1,C3]

Édit. 2018

protéine de fusion PML/RAR alpha l.f.

PML/RAR alpha fusion protein

Protéine de fusion résultant de la translocation réciproque t (15;17) (q22;21), trouvée chez les patients atteints de leucémie aigüe promyélocytaire.
PML (promyelocytic leukemia) est une protéine participant au contrôle de la prolifération et de la survie cellulaire, tandis que RAR alpha (retinoic acid receptor alpha) est un récepteur de l'acide rétinoïque qui, après association avec un autre récepteur nucléaire, RXR, se lie à la région promotrice de ses gènes cibles pour activer leur transcription. La protéine de fusion PML/RAR alpha empêche l'action des rétinoïdes sur la lignée promyélocytaire et bloque leur différenciation à un stade précoce, jouant ainsi un rôle primordial dans la survenue des leucémies aigües promyélocytaires

Sigle PML/RAR alpha

Réf. de Thé H, Chomienne C, Lanotte M, Degos L, Dejean A., Nature, 1990

translocation, protéine de fusion, leucémie aiguë promyélocytaire, acide rétinoïque

[F1, Q1]

Édit. 2018

protéine PML l. f.

PML protein

Protéine contrôlant la prolifération et la survie cellulaire.
Dans la leucémie aigüe promyélocytaire, une translocation chromosomique fait disparaître la protéine PML normale qui est remplacée par une protéine de fusion PML/RAR dépourvue d'activité anti-tumorale.

Sigle PML

leucémie aigüe promyélocytaire, protéine de fusion PML/RAR

[C1, C3, F1, Q1]

Édit. 2018

Pelizaeus-Merzbacher (maladie de) chez les femmes porteuses (PM) l.f.

Forme de la maladie de Pelizaeus-Merzbacher que présentent certaines femmes qui ont des mutations sur le gène PLP1 (Xq22).
La prévalence est inconnue.
La maladie de PM est liée à l'X, et généralement, seuls les hommes sont affectés. Les femmes hétérozygotes appartenant à des familles avec les formes plus sévères de PM, risquent de développer les symptômes, à l'âge adulte,. Dans certaines familles, les femmes hétérozygotes peuvent présenter des signes neurologiques passagers similaires à ceux des garçons, dont elles récupèrent à la fin de l'enfance ou à l'adolescence.
La PM est due à des mutations ou des excès de quantité sur le gène PLP1 à l'origine d'une hypoméylinisation du système nerveux central. PLP1 code pour la protéine protéolipide ( la protéine la plus importante de la gaine de myéline) et de sa protéine isoforme à épissage alternatif.  Chez les femmes hétérozygotes, les oligodendrocytes dégénérescents sont remplacées par des oligodendrocytes ayant inactivé l'allèle PLP1. Dès lors, à moins que l'inactivation de l'X soit faussée, ces femmes ne seront pas affectées, et la maladie se transmettra sur un mode récessif lié à l'X. Au contraire, dans les familles où les mutations PLP1 ne causent que peu ou pas d'apoptose, comme dans la maladie de Pelizaeus-Merzbacher, mutation non-sens de PLP1, les oligodendrocytes défectueux survivent chez les femmes hétérozygotes, qui sont alors plus susceptibles de développer des signes neurologiques, le plus souvent à l'âge adulte. Dans ce cas, on peut supposer que la transmission est dominante liée à l'X avec pénétrance variable.

Réf. Orphanet, J. Garbern (2011)

Pelizaeus-Merzbacher (maladie de), protéine protéolipide

[H1]

Édit. 2018

NF-kappa B sigle angl. pour Nuclear Factor κ B

Le facteur de transcription NF-κB, protéine de la super-famille  des facteurs de transcription, joue un rôle important en contrôlant l’expression de nombreux gènes impliqués dans la régulation du système immunitaire  et dans la réponse au stress cellulaire [1].
La réponse au stress cellulaire est associée aux facteurs anti-apoptotiques. En effet son activation par la libération de sa protéine inhibitrice (IKB) déclenche la transcription de gènes anti-apoptotiques dans le noyau. Elle effectue donc un rétrocontrôle négatif de l’apoptose. C’est un sujet de recherche actuellement très étudié dans la mesure où plusieurs centaines de modulateurs de NF-κB sont connus et plus d’un millier de gènes cibles de ce facteur de transcription ont été identifiés .
Le stress oxydant a une influence sur la régulation des gènes. Les conditions redox (réaction d'oxydoréduction ou réaction redox) sont une facette de l’environnement chimique intracellulaire (au même titre que le pH, la pression osmotique, etc.). La production intracellulaire de molécules réactives dérivées de l’oxygène ou «stress oxydant» peut perturber l’homéostasie redox. Les agressions sont directes ou dues à un dysfonctionnement du métabolisme affectant les macromolécules biologiques dans leurs structures ou leur activité. L’activité de certains facteurs de transcription est modifiée par la production de molécules réactives dérivées de l’oxygène. Certains sont activés (AP-1, NF-κB), d’autres sont inhibés (Sp-1, NFI, récepteur des glucocorticoïdes…), la plupart du temps via l’oxydation d’une cystéine critique pour la fonction de la protéine. De façon plus générale, le stress oxydant interfère avec la signalisation cellulaire. Aussi, des essais de thérapies antioxydantes se développent-ils dans le cas de certaines affections chroniques pour lesquelles le stress oxydant est impliqué (arthrite, SIDA, maladie d’Alzheimer…) [2].

Réf. 1 - C. Lobry, R. Weil : « Mécanismes régulateurs de la voie NF-κB dans les lymphocytes T », Med Sci (Paris), 2007, Vol. 23, N° 10 ; p. 857-861
2 - Y. Morel, R. Barouki : « Influence du stress oxydant sur la régulation des gènes », Med Sci (Paris), 1998, Vol. 14, N° 6-7 ; p.713-21

facteur général de transcription,stress oxydatif, apoptoseredox

[C3]

Édit. 2018

protéine du retard mental de l'X fragile l.f.

Fragile X Mental Retardation Protein

Protéine dont l'absence est responsable du syndrome de l'X fragile.
La protéine du retard mental de l'X fragile est une protéine intracellulaire principalement exprimée par les neurones. Sa fonction présumée est de coordonner le devenir et la traduction de nombreux ARN messagers, donc la synthèse de nombreuses protéines neuronales.

Sigle angl. FMRP

chromosome X fragile, ARN messager

[C1, C3, H3]

Édit. 2019

protéine de fusion l.f.

fusion protein

Nouvelle protéine obtenue par fusion de protéines naturelles ou de parties de ces protéines.
Une protéine peut être rendue fluorescente par fusion avec une protéine naturellement fluorescente.

[C1]

Édit. 2019

protéine 4.1R n.f.

protein 4.1R

Protéine de  la membrane de l'hématie, assurant la liaison entre le cytosquelette intra-érythrocytaire et les composants de la membrane plasmique. 
La protéine 4.1R joue un rôle majeur dans la déformabilité et la résistance au stress circulatoire des globules rouges. Un déficit en protéine 4.1R est responsable d'environ un tiers des cas d'elliptocytose héréditaire.

hématie, elliptocytose, elliptocytose héréditaire.

[C1, F1]

Édit. 2019

protéine sérum amyloide A l.f.

serum amyloid A protein

Protéine faisant partie des constituants des lipoprotéines de haute densité de type 3 (HDL3), précurseur circulant des composants fibrillaires de l'amylose de type AA.
La protéine serum amyloide A est une protéine de la phase aigüe de l'inflammation. Sa concentration sérique peut augmenter de plus de 1000 fois au cours d'une inflammation sévère. Dans les maladies inflammatoires chroniques, ses produits de dégradation, les fibrilles amyloides AA, peuvent se déposer dans différents organes et être à l'origine de complications graves.

Sigle SAA

inflammation, amylose, lipoprotéine de haute densité, HDL

[C1]

Édit. 2019

protéine SMN l.f.

SMN protein

La protéine SMN (Survival of Motor Neurons) est une protéine intra-cellulaire codée par le gène SMN1 (et, pour une faible proportion, par le gène SMN2), dont l'absence conduit à une dégénérescence des neurones moteurs.
Un déficit en protéine SMN est responsable de certaines formes d'amyotrophie spinale (spinal muscular atrophy) appelées 
amyotrophies spinales proximales liées à SMN1 : SMA de type I (maladie de 
Werdnig-Hoffmann), SMA de type II (intermédiaire), SMA juvénile de type III (maladie de Kugelberg-Welander) et SMA de type IV (forme adulte).

amyotrophie spinale proximale, SMN1 gene, SMN2 gene, Werdnig-Hoffmann (amyotrophie spinale de),  maladie de Kugelberg-Welander

[C1, C3, H1, I4]

Édit. 2019

gene Foxp2

Forkhead-box P2

Gène codant pour la protéine de même nom qui est un facteur de transcription de nombreux autres gènes et joue un rôle majeur dans le développement du langage et de la parole en ce qui concerne l’articulation, mais aussi la compréhension
Le gène est situé sur le bras long du chromosome 7 et code pour une protéine de 715 acides aminés dont le domaine Forkhead se lie à l’ADN. Cette protéine intervient dans les communications verbales chez l’homme comme chez l’animal. Des variants du gène ont été retrouvés dans la schizophrénie et l’autisme. Une famille porteuse d’une mutation (famille KE) a été particulièrement étudiée. Les sujets porteurs sont atteints de dyspraxie verbale (difficulté de répéter les mots usuels et inventés) et orofaciale limitée aux muscles de la face. Cette maladie héréditaire est à transmission autosomique dominante. 

[L1, Q1, Q2]

Édit. 2020

RANK acr. pour Receptor Activator of NF-Kappa-B

Protéine transmembranaire présente à la surface des ostéoclastes et de leurs précurseurs dans le tissu osseux, également exprimé par les lymphocytes, les cellules dendritiques, les cellules endothéliales et les fibroblastes.
RANK est un récepteur de la protéine  appelée RANKL (RANK-Ligand). La liaison de RANKL à son récepteur, RANK, stimule la différenciation des précurseurs ostéoclastiques en ostéoclastes matures et stimule leur activité ostéolytique, ce qui augmente la résorption osseuse. La liaison de RANKL à RANK est inhibée par une autre protéine appelée ostéoprotégérine.

Ostéoclaste, RANKL, ostéoprotégérine

[C1, C3]

Édit. 2020

ACADM gene sigle angl. pour Acyl-CoA Deshydrogenase for Medium-chain fatty acids gene

Gène situé sur le chromosome 1, en 1p31, codant pour la protéine mitochondriale MCAD (Medium-chain CoenzymeA Deshydrogenase) intervenant par bêta-oxydation dans la dégradation des acides gras à chaîne moyenne (de C4 à C12) en cas de jeûne ou d’effort intense demandant un surcroît de métabolites énergétiques.
La protéine codée MCAD est formée de 454 acides aminés. Elle peut présenter des mutations provoquant une déficience de l’action enzymatique de l’acyl-CoA deshydrogénase provoquant une hypoglycémie hypocétonique chez le jeune enfant avec un risque de crises convulsives et de coma pouvant entraîner des risques de séquelles neurologiques et même de décès. La mutation la plus commune est le remplacement de la lysine par l’acide glutamine en position 329 (lys329glu) par substitution du codon AAA de la lysine par le codon GAA de l’acide glutamique.
Le nom officiel du gène ACADM est : acyl-CoA desydrogenase (C4 to C12 straight chain.)

Y. Matsubara, généticien japonais (1986)

MCAD (déficit en)

[Q1]

Édit. 2017

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