Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

142 résultats 

tuyau d'un système respiratoire l m.

tube of a respiratory system, tubing

Tuyau d'un appareil d'anesthésie, d'inhalation ou de ventilation artificielle comportant un système dans lequel passe le mélange respiratoire.
Il s'agit bien souvent de tuyaux annelés ou armés afin qu'ils ne se coudent pas. On distingue le tuyau de sortie de l'appareil vers le patient, tuyau d'insufflation, et le tuyau de retour, tuyau expiratoire, qui ramène le mélange expiré par le patient vers l'appareil.
Dans les systèmes de ventilation spontanée, la branche inspiratoire est le tuyau de sortie de l'appareil.

Étym. du francique : thuta : tuyau

virus respiratoire syncytial l.m.

respiratory syncytial virus

Virus à ARN, appartenant à la famille des Paramyxoviridæ et au genre Pneumovirus.
Le réservoir de ce virus strictement humain ; la transmission est directe par les sécrétions respiratoires ou indirecte (mains ou objets souillés par celles-ci). Les infections provoquées par ce virus touchent surtout le nourrisson et le jeune enfant. La plus fréquente est la bronchiolite du nourrisson, mais il peut aussi s’agir d’infections des voies aériennes supérieures ou de pneumopathies. A ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre ces virus.
Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les personnes âgées. Elles peuvent être communautaires ou nosocomiales. L’identification du virus repose soit sur la détection rapide des antigènes viraux par technique immunoenzymatique ou immunofluorescence, soit sur son isolement en cultures cellulaires, à partir d’une aspiration naso-pharyngée.

Sigle VRS

Paramyxoviridæ, bronchiolite, virus respiratoire syncytial (infection à)

virus respiratoire syncytial (infection à) l.f. 

respiratory syncytial virus infection

Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez  les sujets âgés.
Le diagnostic se  confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.

bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial

syndrome respiratoire aigu du Moyen-Orient l.m.

Middle East respiratory syndrome

Syndrome respiratoire dû au virus MERS-CoV du genre Betacoronavirus (famille des Coronaviridae), répandu dans différentes pays du Proche et Moyen Orient.
Le tableau clinique peut être sévère, associant fièvre élevée, toux avec dyspnée, nausées et vomissements, diarrhée, parfois une insuffisance rénale aigue. Un pourcentage important des cas nécessite l'hospitalisation en unité de soins intensifs avec assistance respiratoire. La létalité peut dépasser 50%. Cependant, des formes bénignes sont probablement fréquentes. Le diagnostic de ces infections est réalisé par PCR.
L'émergence de ce virus a eu lieu en 2012 en Arabie. La répartition actuelle des infections humaines dues à ce coronavirus comprend l'Arabie Saoudite, le Koweit, les Emirats Arabes Unis, Oman, la Jordanie, l'Egypte ; des cas ont pu être observés dans d'autres pays (cas importés, contaminations de laboratoire). Toutefois, la répartition du virus pourrait être plus vaste (des traces de ce virus ou de virus très proches sont retrouvées chez l'animal en Afrique). Les cas surviennent chez l'Homme de manière sporadique ou, parfois, sous forme de petites épidémies, avec des variations saisonnières. Le Dromadaire (chez lequel l'infection est asymptomatique ou n'entraîne que des signes respiratoires bénins) est un hôte relais entre le réservoir sauvage constitué par différentes espèces de chauves-souris et l'Homme. Le virus ne parait pas atteindre le Chameau de Bactriane. La transmission se fait par aérosol à partir des Dromadaires ou par consommation de lait cru. La transmission inter-humaine est possible, notamment dans le cadre familial, dans les hôpitaux et les centres de santé en l'absence de protection adéquate.

Sigle MERS

Coronaviridae

[D1,K1]

Édit. 2018

syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus 2

severe acute respiratory syndrome-related Coronavirus 2

Syndrome respiratoire aigu, dénommé Covid-19, ayant émergé en Chine en 2019, dû au Betacoronavirus SARS-CoV-2
La maladie, proche du SRAS, est apparue dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en novembre 2019 avant de se propager aux autres province chinoises et à d’autres pays. Des cas importés ont en effet été signalés de divers pays, notamment de France, avec parfois quelques cas secondaires.
La durée d’incubation est évaluée entre 7 et 14 jours (probablement entre 5 et 10 jours). La maladie associe de la fièvre, une toux persistante, une gêne respiratoire, rarement une détresse respiratoire (surtout chez des personnes âgées) conduisant à l’admission en service de réanimation ; ces pneumopathies virales graves sont souvent accompagnées de surinfections microbiennes ou mycosiques. Des insuffisances rénales sévères ont encore été signalées. La mortalité serait de l’ordre de 2%. Toutefois, les cas bénins ou asymptomatiques semblent très nombreux. La maladie semble rare chez les enfants. Des tests de diagnostic rapide ont été rapidement élaborés et des recherches sont entreprises pour la mise au point de traitements spécifiques et de vaccins.
La transmission d’homme à homme par voie respiratoire est avérée ; ce virus présente un fort pouvoir de contagion et plusieurs dizaines de milliers de cas ont été recensés en quelque deux mois. L’épidémie a été classée comme « urgence de santé publique de portée internationale » au regard du Règlement sanitaire international  et a entraîné, pour tenter de limiter la dissémination pandémique du virus, des mesures de confinement, la mise en quarantaine de la ville de Wuhan puis d’autres région de Chine et, plus globalement, de fortes restrictions nationales et internationales des déplacements des personnes et des biens, notamment pour ce qui concerne les vols internationaux, avec d’importantes conséquences économiques. Le port d’un masque par les sujets infectés est aussi recommandé pour réduire le risque de transmission.

Coronaviridae, SARS-CoV-2, syndrome respiratoire aigu sévère

[D1, G1, K1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.

severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2

Covid-19

[D1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus SARS-CoV-2 l.m.

severe acute respiratory syndrome-related to Coronavirus SARS-CoV-2

Covid-19

[D1, K1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.

severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1

Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
                                                                                                                                                                                                                                                                                         Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.  

Sigle SARS

Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19

[D1, K1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.

severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1

Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.  

Sigle SRAS

Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19

[D1, K1]

Édit. 2020

Abney (loi d') l.f.

Abney's law

Loi selon laquelle la luminance d'un mélange de couleurs spectrales est égale à la somme des luminances des couleurs composant ce mélange.

W. de Wiveleslie Abney, physicien anglais (1886)

Syn. loi d'additivité

[B1,P2]

Édit. 2016

Arrhenius (loi d') l.f.

Arrhenius’law

S. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1889) ; J. van’t Hoff, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901

van t'Hoft-Arrhenius (loi de)

Beer-Lambert (loi de) l.f.

Beer's law

Loi selon laquelle l'intensité d'une lumière monochromatique traversant une solution colorée est réduite proportionnellement à la concentration du colorant et au logarithme de l'épaisseur traversée.
Cette loi, utilisée pour l'oxymétrie, s'applique à toutes les radiations (ex. radiothérapie).

A. Beer, physicien allemand (1852), J. H. Lambert, physicien suisse (1760)

oxymétrie

[B1,P2]

Édit. 2018

Bergonié et Tribondeau (loi de) l.f.

Bergonié-Tribondeau’s law

Loi qui exprime le mode de variation de la sensibilité des tissus aux rayons X.
La sensibilité d’une cellule aux rayons X est directement proportionnelle à sa capacité de reproduction et inversement proportionnelle à son degré de différenciation. Ce sont donc les cellulles les plus jeunes qui se montrent les plus sensibles.

J. Bergonié, membre de l'Académie de médecine et L. Tribondeau, médecins radiologues français (1906)

radiosensibilité

Édit. 2017

biogénétique (loi) l.f.

biogenetic law

Les divers stades du développement embryonnaire d’un vertébré supérieur reproduisent, d’après cette loi (E. Serres), les formes successives présentées par les ancêtres de cet organisme (théorie du transformisme).

E. Haeckel, naturaliste allemand (1834-1919) ; E. Serres, médecin, anatomiste et physiologiste français, membre de l'Académie de médecine (1786-1868)

Syn. loi de Haeckel

[A4,Q1]

Édit. 2017

Bonnet (loi de) l.f.

En cas d’hydarthrose, le sujet place l’articulation dans la position qui offre la plus grande capacité articulaire.

A. Bonnet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1809-1858)

hydarthrose

Édit. 2017

Boveri (loi de) l.f.

Boveri’s principle

Principe selon lequel le nombre et la morphologie des chromosomes sont constants dans toutes les cellules des individus d'une même espèce.

T. Boveri, biologiste allemand (1909)

caryotype

Édit. 2017

Boyle (loi de) l.m.

Boyle's law

Pour une même masse de gaz parfait à température constante, le produit de la pression, P, par le volume, V, est constant (P.V = constante).
La loi ne s'applique pas aux vapeurs en contact avec leur liquide. Elle est d'autant plus approximative pour les «vapeurs sèches» qu'on s'approche du point de rosée.
Cette loi s’applique particulièrement à la plongée sous-marine et aux milieux où la pression est supérieure ou inférieure à la pression atmosphérique (aviation) : quand la pression extérieure augmente, le volume des gaz inclus dans l’organisme (oreille moyenne, sinus, tube digestif) diminue et l’inverse se produit quand la pression extérieure diminue : c’est l’explication des baro-traumatismes.

R. Boyle, Sir, physicien irlandais (1627-1691)

Mariotte (loi de), rosée (point de), vapeur

Édit. 2017

Coulomb (loi de) l.f.

Coulomb 's law

C. Coulomb, physicien français (1736-1806)

élasticité

[B1]

Courvoisier (loi de) l.f.

Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.

L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1837-1908)

Courvoisier et Terrier (loi de)

[L1,N1]

Dalton (loi de) l.f.

Dalton's law

La pression totale d'un mélange de gaz est égale à la somme des pressions partielles des gaz constituants.
Cette loi est très utile pour comprendre les effets toxiques des gaz lors des variations de pression (hypoxie, hyperoxie, hypercapnie, oxycarbonisme, hyperazotémie) notamment lorsqu’ils sont compris dans des mélanges : chaque gaz se comporte comme s’il était seul.
La pression partielle d'un gaz donné est égale au produit de la pression totale par la concentration de ce gaz dans le mélange. P. ex. la pression barométrique moyenne au niveau de la mer est de 1013 hPa (= 760 mm de Hg), et la concentration de O2 dans l'air est de 21 p. cent, on a donc
PO2 = 1013 x 0,21 = 213 hPa (= 160 mm de Hg) au niveau de la mer.

J. Dalton, physicien et chimiste britannique (1801)

Darcy (loi de) l.f.

Darcy’s law

H. Darcy, ingénieur français (1856)

filtration

Delpech (loi de) l.f.

Delpech’s law

La croissance osseuse est accrue dans les zones de moindre pression et ralentie ou diminuée dans les zones de forte pression.

J. Delpech, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1828)

Donders (loi de) l.f.

Donders' law

Loi selon laquelle pour chaque position, il y a orientation spécifique des méridiens horizontaux et verticaux de la rétine : elle dépend donc uniquement d'un mouvement horizontal et vertical.
Il n'y a pas de rotation autour de l'axe antéropostérieur

F. C. Donders, ophtalmologiste néerlandais (1848)

doses (loi des) l.m.

dosis law

dimentionnelle (analyse)

Duncan (loi de) l.f.

Duncan's law

Loi selon laquelle le poids de chaque fœtus augmenterait avec l'âge de la mère jusqu'à 29 ans et sa longueur jusqu'à 44 ans, au long des grossesses successives.

J. M. Duncan, obstétricien écossais (1868)

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