Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

114 résultats 

hypertension artérielle (traitement de l') l.m.

antihypertenseur (médicament)

hypoplasie artérielle l.f.

arterial hypoplasia

Dysplasie artérielle définie par une réduction segmentaire ou totale du calibre de l'artère carotide interne, qui reste toutefois perméable.
Elle est souvent associée à des anévrismes intracrâniens, à des anomalies du cercle de Willis ou à des anastomoses dilatées court-circuitant les segments non fonctionnels.
Ces anomalies, longtemps bien tolérées, se révèlent par un accident vasculaire cérébral ischémique ou hémorragique, en cas d'association à d'autres malformations.
Le diagnostic est porté par l'angiographie et le scanner de la base du crâne qui montre une diminution du diamètre du canal carotidien. Une asymétrie unilatérale du calibre des artères vertébrales est fréquente (30% des cas), l'artère hypoplasique se terminant en artère cérébelleuse postéro-inférieure. L'hypoplasie bilatérale des artères vertébrales s'accompagne d'une anastomose carotidovertébrale, persistance d'une artère trigéminée primitive.

V. A. McKusick, médecin interniste et généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1964)

[K4]

hypotension artérielle l.f.

arterial hypotension

Baisse de la pression sanguine dans le système vasculaire artériel concernant surtout la pression systolique.
Elle est un signe majeur du tableau de l'hypovolémie relevant de causes diverses : hémorragie, déshydratation extracellulaire, ultrafiltration excessive de l'hémodialyse, etc.
Généralement modérée, elle s'observe principalement en position debout, dite alors « orthostatique », survient souvent dans un contexte de neurotonie et peut entraîner des troubles fonctionnels à type de vertiges, étourdissements.

pression artérielle, hypotension orthostatique

impédance artérielle l.f.

arterial impedance

Grandeur physique prenant en compte simultanément les composantes élastiques, inertielle et élastique du système artériel de gros diamètre.
Elle est ainsi appelée par analogie avec l'impédance d'un circuit électrique.

Étym. lat. impedire : empêcher

oblitération artérielle aigüe l.f.

acute arterial occlusion

Processus morbide qui consiste en l’occlusion soudaine d’une artère.
Sa cause peut être une thrombose ou une embolie ; ses effets sont ceux d’une ischémie.

ischémie, ischémie aigüe, ischémie aigüe des extrémités, ischémie myocardique

Édit. 2017

oscillation artérielle l.f.

arterial oscillation

Amplitude d'un battement artériel.

Édit. 2017

plaque artérielle l.f.

arterial plaque

Epaississement plus ou moins étendu d’une paroi artérielle, siège d’une lésion artérioscléreuse ou athéroscléreuse.

résistance artérielle l.f.

Résistance globale opposée au débit cardiaque par les artères et les artérioles.
D’après la loi de Poiseulle, le diamètre du vaisseau facteur le plus important de la résistance, intervient à la puissance quatre. Les variations de résistance artérielle et artériolaire au niveau d’un territoire donné  permettent la répartition du débit cardiaque selon les exigences métaboliques. Les résistances peuvent être exprimées en unités arbitraires (unités wood) directement obtenues par le rapport delta P mmHg / Q en litres min.

J. Poiseuille physicien et médecin français, membre de l’Académie de médecine (1844)

résistance vasculaire, Poiseulle (loi de), débit cardiaque, wood

résistance artérielle pulmonaire l.f.

résistance pulmonaire

rétinite pigmentaire avec préservation para-artérielle de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.

PPREP type retinitis pigmentosa

Rétinite pigmentaire avec préservation para-artériolaire de l'épithélium pigmenté rétinien et hypermétropie.
La maladie débute à la première décennie de la vie et évolue rapidement. On trouve une pigmentation ostéoblastique en mi-périphérie similaire à celle d’une rétinite pigmentaire classique et la PPREP est mieux vue sur les artérioles périphériques. On peut également trouver une pâleur papillaire précoce et des druses de la papille. L’ERG est très altéré ou éteint et l’EOG altéré. Le gène est sur le bras long du chromosome 1. L’affection est autosomique récessive (MIM 268030).

J. R. Heckenlively, ophtalmologiste américain (1982)

drusen de la membrane de Bruch, drusen de la tête du nerf optique, drusen radiaires maculaires, electrooculogramme, EOG, électrorétinogramme, ERG, pigments de type ostéoblastiques

H hypertension artérielle → score 1

sténose artérielle l.f.

arterial stenosis

Diminution permanente de calibre de la lumière d’une artère, le plus souvent par un athérome, visible sur une artériographie.
Il faut apprécier : 
- 1) sa longueur : une sténose très localisée "en diaphragme" correspond habituellement à une lésion principalement de l’intima, alors qu'une sténose athéromateuse, (donc de la paroi) est presque toujours segmentaire, étendue sur un ou plusieurs centimètres ;
- 2) son degré : on parle de sténose modérée si le diamètre du vaisseau est réduit de moins de 50%, de sténose serrée de 50 à 80%, de sténose très serrée au-delà de 80% ; 
 - 3) son aspect : une sténose régulière "en verre de montre" correspond à une plaque d'athérome jeune, non remaniée ; une sténose légèrement irrégulière correspond à une plaque siège de simples irrégularités sans ulcération ; une sténose très irrégulière avec image d'addition évoque une plaque ulcérée.

Étym. gr. stenos : étroit

thrombose artérielle aigüe l.f.

acute arterial thrombosis

Occlusion brutale thrombotique d'une artère.

thrombose artérielle des membres l.f.

arterial thrombosis of the limbs

thrombolytique (traitement)

tunique artérielle l.f.

arterial tunica

Paroi des artères constituée par trois éléments superposés.Ce sont :
1) La tunique interne ou intima avec un endothélium, un sous-endothélium et une lame élastique interne.
2) La tunique moyenne ou media, la plus épaisse, formée en majorité de fibres élastiques dans les grosses artères et de fibres musculaires lisses dans les moyennes et petites artères, au sein d’une trame conjonctive et d’un réseau élastique.
3) La tunique externe ou adventice est un tissu conjonctif à riche trame élastique qui contient des vasovasorum, des lymphatiques et de nombreux filets nerveux (plexus sympathique périartériel).

anastomose artérielle l.f.

arterial anastomosis

Communication entre deux artères.
Plusieurs types sont distingués  :
- anastomose par inoculation ou en arcade : les deux vaisseaux dirigées en sens opposés se réunissent en formant une arcade;
- anatomose transversale ou oblique;
- anastomose longitudinale;
- anastomose par convergence.

[A1, K4]

Édit. 2020

blanc avec ou sans pression l.m.

white with pressure, white without pressure

Aspect blanchâtre de la rétine pré-équatoriale correspondant à des anomalies de la jonction vitréorétinienne.
Ces modifications de la coloration de la rétine périphérique peuvent être observées directement à l’examen biomicroscopique (blanc sans pression) ou lorsqu’on indente la paroi sclérale en regard de ces zones (blanc avec pression).

Édit. 2017

courbe de pression cardiaque l.f.

heart pressure curve

Tracé dessinant l’évolution dans le temps de la pression existant dans une cavité cardiaque.
Une telle courbe est obtenue à l’aide d’un cathéter introduit dans la cavité cardiaque concernée, et relié à un manomètre électronique. La courbe de pression est directement visible sur le cadran d’un oscilloscope. Elle peut être enregistrée sur un papier se déroulant à vitesse constante. Elle objective et mesure les conditions hémodynamiques régnant dans les diverses cavités du cœur.

[K2,C2]

flexible de raccordement basse pression (tuyau) l.m.

low-pressure flexible connecting assembly, hose assembly

En anesthésie-réanimation, tuyau muni de façon permanente de raccords spécifiques au gaz utilisé, l'un à partir de la source d'alimentation, l'autre vers le dispositif médical.
Il est conçu pour acheminer un gaz médical donné ou pour faire le vide.

Syn. tube flexible

DISS

glaucome à pression normale l.m.

normal pressure glaucoma

Glaucome défini par la progression d'une excavation papillaire glaucomateuse et par la présence d'altérations typiques du champ visuel, alors que la pression se maintient au-dessous de 21 mm Hg durant le nycthémère.

A. von Graefe, ophtalmologiste allemand (1828-1890)

Syn. maladie de von Graefe

gradient de pression l.m.

pressure gradient

Différence pathologique de pression entre deux points d’un circuit cardiovasculaire qui devraient normalement se trouver à la même pression.
Le gradient de pression confirme et mesure un obstacle circulatoire congénital ou acquis, dont il est un moyen objectif d’apprécier l’importance. Le cathétérisme cardiaque permet la mesure du gradient de pression transvalvulaire (gradient instantané maximal et moyen) dans le rétrécissement aortique, entre le ventricule gauche et l’aorte et le calcul de la surface aortique selon la formule de Gorlin. Les techniques actuelles d’exploration non sanglantes par écho-doppler dispensent de la pratique du franchissement par cathéter de l’orifice aortique rétréci.

R. Gorlin, médecin cardiologue américain (1951)

Gorlin (formule de)

gradient de pression uréthrovésical l.m.

Différence de pression entre l'urèthre et la vessie.
Ce gradient est en faveur des pressions uréthrales pendant la phase de remplissage, et s'inverse durant la phase d'évacuation.

hydrocéphalie à pression normale l.f.

normal pressure hydrocephalus

Principale cause, avec les tumeurs intracrâniennes et l'hématome sous-dural chronique, de démence neurochirurgicale , caractérisée cliniquement par la triade : altérations cognitives , urination liées à un syndrome frontal, troubles de la marche et de l'équilibre.
Trouble de l'hydrodynamique du liquide cérébrospinal (LCS) dû à un obstacle à son écoulement, au niveau de la convexité du cerveau, vers les zones de résorption.
Sur le plan physiopathologique, elle correspond à une hydrocéphalie communicante obstructive par défaut de résorption du LCS. L'absence de gradient de pression entre les sites de sécrétion et de résorption se manifeste par une dilatation homogène, progressive, des quatre ventricules cérébraux, sans atrophie corticale, sans véritable hypertension intracrânienne et une résorption transépendymaire du LCS vers la substance blanche périventriculaire.
Sécrété principalement par les plexus choroïdes du système ventriculaire, le LCS s'écoule par les trous de Magendie et de Luschka dans les citernes de la convexité. L'absence de gradient de pression, entre les sites de sécrétion et de résorption, entraîne une dilatation quadriventriculaire, sans véritable hypertension intracrânienne.
Dans la moitié des cas environ, la cause est reconnue : antécédents d'hémorragie méningée ou de méningite, intervention neurochirurgicale.
Dans certains cas, l'amélioration clinique peut être obtenue par une ponction lombaire évacuatrice unique ou par des ponctions itératives. Une dérivation neurochirurgicale du LCS (notamment ventriculopéritonéale, parfois ventriculo-atriale, ou lombopéritonéale) s'avère habituellement efficace.
R.D. Adams neuropathologiste américain et S. Hakim Dow, neurochirurgien colombien (1965

Étym. gr. hudor : eau ; kephalê : tête

Syn. syndrome d'Adams et Hakim, hydrocéphalie communicante (discutable)

hydrocéphalie

[H2]

Édit. 2015

neuropathie sensible à la pression l.f.

responsive to pressure neuropathy

neuropathie allantoïdienne

oxygène (pression partielle d') l.f.

oxygen partial pressure

pression partielle d'oxygène

Édit. 2017

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