coagulation intravasculaire disséminée (syndrome de) l.m.
disseminated intravascular coagulation syndrome
Syndrome survenant lors d'affections diverses : accidents obstétricaux, carcinomes mucosécrétants, hémolyse aigüe, complications après intervention sur les poumons, la prostate, septicémie, choc, "coup de chaleur".
Il se définit par une coagulation aigüe dans le réseau capillaire et veinulaire, avec pour conséquence une consommation excessive de facteurs de coagulation, et de ce fait, un syndrome hémorragique. Il se caractérise par la présence de thrombus fibrineux purs, plaquettaires ou fibrinoplaquettaires, dans les reins, les surrénales, les poumons, la rate, le foie, le tube digestif, la peau et le cerveau. Une nécrose s'ensuit dans les reins : nécrose corticale, infarcissement des pyramides rénales ; micro-infarctus du cerveau, ulcérations du tube digestif. La fréquence des hémorragies est supérieure à celle des thrombus. Elles sont superficielles (ecchymoses, pétéchies), profondes, digestives ou cérébroméningées.
Sigle CIVD
→ coagulopathie de consommation, coagulation intravasculaire disséminée
[F4]
Coagulopathie intravasculaire disséminée (CIVD) l.f.
disseminated intravascular coagulation syndrome
Activation inappropriée de la coagulation et de la fibrinolyse, aboutissant à la formation de multiples thrombus fibrineux intravasculaires et/ou à un syndrome hémorragique.
Syndrome caractérisé par un déficit des principaux facteurs de coagulation ainsi que des plaquettes qui ont été utilisées lors de la formation rapide et massive de thrombine puis de fibrine dans la microcirculation.
Le syndrome se traduit cliniquement par l'association «paradoxale» d'hémorragies, locales ou disséminées, de sang incoagulable (hémorragies n'ayant aucune tendance à s'arrêter spontanément) et de signes de thromboses disséminées (il y a souvent une ischémie des extrémités, parfois des gangrènes multiples, un purpura extensif nécrotique, un nez noir ou des bulles cutanées hémorragiques). Les thrombus, surtout fibrinoplaquettaires, peuvent causer une coagulation intravasculaire dans différents viscères. Il peut s'y associer un état de choc, en général hypovolémique, et une hémolyse aigüe avec présence de schizocytes. Les circonstances d'apparition des CIVD sont très diverses, obstétricales, chirurgicales et médicales (infections, hémolyses aigües, transfusions massives, intoxications, coup de chaleur, hypothermie, gelures, etc.).
Les CIVD aiguës, induites par les infections sévères ou par certaines hémopathies malignes (leucémies aiguës promyélocytaires), se compliquent d'hémorragies intracrâniennes graves.
Les CIVD subaiguës, secondaires à différentes néoplasies (adénocarcinomes, tumeurs papillaires de l'ovaire, lymphomes malins), se compliquent d'accidents ischémiques cérébraux multifocaux et récidivants, réalisant parfois un tableau d'encéphalopathie fluctuante ; une endocardite thrombotique non bactérienne est fréquemment associée, mais non constante. Le diagnostic biologique des CIVD subaiguës n'est pas toujours aisé, reposant sur le dosage des produits de dégradation de la fibrine, les valeurs du nombre des plaquettes, la concentration du fibrinogène, le taux de prothrombine pouvant rester dans les limites de la normale. Le traitement par héparine permet la correction des anomalies biologiques sans prévenir efficacement les récidives ischémiques ; le seul traitement actif est celui de la cause.
Syn. coagulopathie de consommation
→ coagulopathie de consommation, syndrome de coagulation intravasculaire disséminée
[F4]
Disse (espace de) l.m.
Disse’s space
Espace extracellulaire, le plus souvent virtuel, compris entre l'endothélium du sinusoïde hépatique et les hépatocytes.
C'est un lieu d'échanges qui à l'état physiologique, n'abrite que quelques fibres collagènes à l'exclusion de toute membrane basale Il contient un fin réseau réticulinique fait de collagène de type III. Il devient anormalement visible en cas d'œdème, au cours de l'insuffisance cardiaque responsable du foie cardiaque ou foie de stase. Sa collagénisation, fréquente au cours des maladies chroniques du foie liées à l'alcool, au diabète et à certains médicaments ou toxiques (vitamine A, chlorure de vinyle), est cause d'hypertension portale.
J. Disse, anatomiste allemand (1852-1912)
dissection n.f.
dissection, preparation
Succession de gestes chirurgicaux au cours desquels les structures anatomiques que l'on veut étudier, utiliser, transformer, sont isolées les unes des autres, et séparées des éléments ou tissus étrangers.
P. ex. un nerf, un vaisseau, un tendon, sont séparés des tissus cellulaires, fibreux, adventiciels qui les entourent.
dissection aortique l.f.
aortic dissection
Anévrisme disséquant de l'aorte, affection rare mais gravissime résultant d'une hémorragie intramurale en rapport avec le clivage longitudinal de la paroi aortique au sein de la média (tunique moyenne) du vaisseau.
Provoquée par l'hématome au sein d'une paroi artérielle fragilisée par une altération congénitale ou acquise de la média, la dissection se développe à partir d'une brèche de l'intima (porte d'entrée) et s'étend vers l'aval et, éventuellement, vers l'amont par progression hélicoïdale, sans jamais devenir totalement circonférentielle. Deux cylindres s'individualisent, d'où un aspect angiographique à double chenal. L'hypertension artérielle et le syndrome de Marfan (par dégénérescence kystique de la paroi) sont d'importants facteurs prédisposants. La rupture aortique au cours des premiers jours de l'évolution fait courir un risque mortel qui justifie l'intervention chirurgicale. La symptomatologie est dominée par la douleur intense, dorsale ou simulant l'infarctus du myocarde, mais migrant au cours de l'évolution. L'hypertension artérielle est habituelle, par contre un collapsus annonce le plus souvent la rupture de l'anévrisme entraînant un hémothorax, un hémopéricarde, un hémomédiastin ou un hémopéritoine. L'abolition d'un ou plusieurs pouls est un signe essentiel, de même que l'apparition soudaine d'un souffle diastolique.
La classification de De Bakey, entre autres, en trois types permet d'estimer les possibilités de traitement: type I, dissection étendue à l'aorte ascendante et au-delà ; type II, dissection limitée à l'aorte ascendante ; type III, dissection limitée à l'aorte descendante.
M. E. DeBakey, chirurgien américain (1965)
Étym. lat. dissectio : séparation comme après une coupure
dissection aortique familiale l.f.
familial aortic dissection
J. Erdheim, anatomopathologiste autrichien (1929)
→ Erdheim (nécrose aortique kystique médiane d')
dissection artérielle l.f.
dissecting aneurysm
Cavité développée dans l'épaisseur de la média artérielle (aorte, coronaires, carotides, les rénales, les artères à destinée digestive) sur une longueur plus ou moins grande, occupée par le sang provenant d'une rupture de la tunique interne.
Elle est dite borgne, lorsqu'elle reste uniquement en relation avec la lumière artérielle par cette seule rupture, ou communicante lorsqu'une nouvelle rupture intervient en aval de la première. La rupture peut se faire en dehors de la lumière, entraînant un hématome périartériel, en général mortel lorsqu'il est aortique. La dissection artérielle peut atteindre certaines artères collatérales lors de son évolution.
→ médianécrose kystique de l'aorte
dissection de la carotide interne l.f.
dissecting internal carotid aneurysm
Clivage de la paroi de l’artère par un hématome au niveau de la média.
La classification en dissections traumatique ou spontanée est difficile car les antécédents traumatiques sont inconstants ou douteux et les deux dissections ont une présentation identique. L’hématome survient habituellement en zone de transition histologique (terminaison du bulbe) et peut ou non communiquer avec la lumière artérielle. L’étendue de la dissection est variable en longueur et en diamètre. Affection survenant en moyenne vers 40-50 ans, la dissection peut être observée aussi dans l’adolescence. Elle associe des signes ischémiques, cécité monoculaire transitoire ou durable et des signes locaux : céphalées typiquement orbito-frontales ipsilatérales, cervicalgies latéro-cervicales irradiant à l’angle de la mâchoire, dysphagie douloureuse, acouphènes pulsatiles, signe de Claude Bernard-Horner, larmoiement, souffle cervical. L’artériographie permet le diagnostic.
dissection des artères cervicales et cérébrales l.f
Clivage de la paroi de l'artère au niveau de la média, par un hématome spontané ou traumatique, représentant environ 20% des causes des accidents ischémiques cérébraux avant 45 ans
Dans 90% des cas, ce sont les artères extra-crâniennes qui sont intéressées. La distinction en dissections traumatiques (par choc cervical ou mouvements inhabituels du cou) et spontanées est difficile car leur présentation est identique et les antécédents traumatiques sont inconstants ou douteux. L’hématome survient habituellement en zone de transition histologique (terminaison du bulbe) et peut ou non communiquer avec la lumière artérielle. Le diagnostic doit être envisagé en présence d’un syndrome de Claude Bernard-Horner, d’acouphènes, d’une atteinte des dernières paires crâniennes, d’une cécité monotronculaire ou encore devant la survenue d’accidents ischémiques cérébraux de mécanisme thromboembolique avec céphalées et cervicalgies, de sévérité très variable.
Les investigations complémentaires réalisées en urgence (échodoppler cervical et transcrânien, imagerie et angiographie par résonance magnétique : IRM et ARM), remplaçant le plus souvent l'artériographie conventionnelle, permettent la confirmation du diagnostic. Elles assurent une surveillance régulière, quelle que soit l'artère disséquée, et conduisent à la mise en œuvre d'un traitement le plus précoce possible.
Celui-ci n'est qu'exceptionnellement chirurgical, l'évolution anatomique étant le plus souvent favorable. Les anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires sont appliqués durant les premières semaines, afin de prévenir la constitution d'un accident ischémique cérébral ou oculaire, qui s'installe généralement dans la semaine après les premières manifestations et en tout cas jusqu'au mois suivant.
dissociant adj.
dissociating
Se dit d'un test ou de conditions visuelles qui entraînent une dissociation de la vision binoculaire plus ou moins complète.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociatif (trouble) et hystérie l.m.
dissociative trouble and hysteria
Désintégration habituellement provisoire des fonctions de conscience, mémoire, identité ou perception de l'environnement, selon la CIM IO (in 40-48 : "troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes") et le DSM IV (in chapitre particulier : "troubles dissociatifs").
Variant d'un jour à l'autre, voire d'une heure à l'autre, ce trouble comporte un clivage entre une personnalité restée intacte et un état de type hypnoïde. P. Janet, chez l'hystérique, l'avait appelé primitivement désintégration psychologique et il l'imputait à une faiblesse de la synthèse des éléments psychologiques.
Le trouble dissociatif est considéré comme intervenant dans le processus de conversion, qui s'attache à neutraliser l'angoisse née du conflit psychique en une "pathologie d'emprunt", surtout somatique. La CIM IO lie les deux dans son intitulé et elle retient une grand nombre de manifestations, notamment hystériques classiques.
La notion d'une origine psychogène -psychotraumatisme, problème ou conflit insoluble- est admise pour autant qu'existe une relation temporelle. Principalement dans ces circonstances, peut survenir une sédation, le plus souvent en quelques semaines à quelques mois.
P. Janet, médecin et psychologue français (1903)
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ conversion, état hypnoïde, hystérie, personnalité multiple
dissociation n.f.
dissociation
1) En cardiologie : dissociation entre l’activité des oreillettes et celle des ventricules provoquée par des altérations organiques ou fonctionnelles du tissu nodal qui entraînent un ralentissement ou une interruption de la transmission de l’excitation.
On en distingue trois degrés de gravité croissante.
2) En microbiologie : modification phénotypique d'une souche bactérienne donnée.
3) En ophtalmologie : interruption des mécanismes sensorimoteurs qui contrôlent l'alignement des yeux.
Cette dissociation qui peut être spontanée, est en général provoquée par une méthode orthoptique.
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ dissociation complète, dissociation incomplète
dissociation accommodation-convergence l.f.
accommodation convergence dissociation
Rupture artificielle de la relation accommodation-convergence obtenue en faisant converger sans accommoder (p. ex. en plaçant des prismes à base temporale sans changer la distance de fixation) ou en faisant accommoder sans converger (p. ex. en mettant des verres concaves sans changer la distance de fixation.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation albuminocytologique l.f.
albuminocytologic dissociation
Élévation isolée de la protéinorachie (normale : 0,20 à 0,40 g/L) sans réaction cellulaire (normale : 2 ou 3 éléments/mm3).
Cette anomalie est observée dans le syndrome de Guillain et Barré, du moins dans ses formes primitives où elle est habituellement évidente vers le 15ème jour, et dans les compressions médullaires, surtout par méningiomes ou neurinomes de taille importante.
Chez un diabétique présentant une polyradiculonévrite aigüe avec atteinte des nerfs crâniens et hyperalbuminorachie isolée, il est bien difficile de distinguer un lien direct au diabète d'un syndrome de Guillain et Barré chez un diabétique. Du reste, une hyperprotéinorachie est fréquente chez ces patients, même en l'absence de neuropathie.
G. Guilllain et J. A. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916)
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation auriculoventriculaire l.f.
atrioventricular dissociation
dissociation de la vision binoculaire l.f.
binocular vision dissociation
Altération complète ou incomplète de l'équilibre binoculaire préexistant, normal ou anormal, utilisée dans un but diagnostic ou thérapeutique.
Elle peut être accidentelle quand elle résulte de la perte partielle ou complète de la vision d'un ou des yeux, ou d'une atteinte du système oculomoteur.
Elle est complète quand elle est réalisée par l'occlusion. Les conséquences motrices et sensorielles sont proportionnelles à sa durée. La dissociation brève au cover test fait partie des méthodes diagnostiques du trouble binoculaire.
Elle est incomplète quand elle utilise des tests ou des méthodes n'entravant que partiellement l'acuité visuelle d'un ou des yeux : pénalisation, verres striés, etc. Ces différentes formes de pénalisation constituent la base de l'examen et du traitement orthoptique.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation de l'oxyhémoglobine (courbe de) l.f.
dissociation of the oxyhemoglobin (curve of)
Méthode de mesure à l'équilibre de l'affinité pour l'oxygène de l'hémoglobine.
On fait varier la pression partielle en oxygène (mesurée par une électrode de Clarke) et on enregistre simultanément le pourcentage d'oxyhémoglobine (mesuré par spectrophotométrie) présent dans l'échantillon.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation des fibres nerveuses l.f.
teasing of nerve fibers
Technique consistant à isoler par microdissection, grâce à une loupe binoculaire et à de fines aiguilles, un certain nombre de fibres myélinisées sur une longueur d'environ 1 cm.
La fixation s'effectue comme pour l'étude en microscopie électronique, alors que la post-fixation dans la solution osmique dure 24 heures et le rinçage dans le tampon Palade au moins 24 heures. En microscopie optique, on peut alors étudier la position des nœuds de Ranvier les uns par rapport aux autres et repérer les lésions par démyélinisation segmentaire et par atteinte axonale ou dégénérescence wallérienne. Dyck propose une classification stricte de ces anomalies morphologiques. La quantification, en pourcentage, des lésions, est souvent utile. De même, la mesure des distances internodales permet d'apprécier l'intensité des phénomènes de démyélinisation et de remyélinisation.
A. Gombault, neurologue français (1880)
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation électromécanique l.f.
electro-mechanical dissociation
Lors de l'arrêt cardiaque, persistance de l'activité électrique du cœur pendant un certain temps.
Elle est peu modifiée d'abord, puis il y a un espacement progressif des complexes, certains pouvant se manifester une heure encore après l'arrêt mécanique.
En effet l'activité mécanique du cœur est due à la contraction des myofibrilles riches en mitochondries. Elle dépend du cycle de Krebs qui ne peut se dérouler sans O2 car il fonctionne uniquement dans les mitochondries. Au contraire, l'électrogénèse se produit essentiellement dans les tissus de conduction pauvre en mitochondries mais dont le cytoplasme a une activité lipasique anaérobie. Tant qu'il reste du glycogène, l'électrogénèse peut se faire sans apport d'oxygène.
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ arrêt circulatoire, contraction musculaire
dissociation et schizophrénies l.f.
dissociation and schizophrenias
Rupture de l'unité psychique, avec perte de l'association des différentes instances telles que l'affectivité, la volonté, les fonctions intellectuelles, les capacités de raisonnement et de synthèse (all. "spaltung", scission, dislocation).
Terme introduit par E. Bleuler (1911) pour désigner ce qu'il considéra initialement comme le trouble fondamental du "groupe des schizophrénies").
Élaboré sous l'influence des doctrines associationnistes et des premiers acquis psychanalytiques, ce concept exprime le manque de cohérence de la conscience et de la personnalité chez les anciens déments précoces. L'accent est mis en particulier sur les troubles du cours de la pensée, estimés pathognomoniques.
Essentiellement descriptive, la notion de discordance (Ph. Chaslin) a été reconnue par Bleuler comme évoquant le même trouble primaire. Sa traduction clinique est effectivement très proche.
P. Chaslin, psychiatre français (1912) ; E. Bleuler, psychiatre suisse (1926)
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ ataxie psychique, autisme, discordance
dissociation isorythmique l.f.
isorhythmic dissociation
Variété de dissociation auriculoventriculaire cardiaque dans laquelle oreillettes et ventricules battent isolément, mais chacun à un rythme régulier.
La répartition voisine du rythme auriculaire et du rythme ventriculaire donne un aspect électrocardiographique dans lequel l’onde P semble flotter autour de l’onde ventriculaire rapide.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation statocinétique l.f.
dissociation visuelle complète l.f.
full binocular dissociation
Dissociation obtenue par la suppression totale de tout stimulus visuel structuré sur l'un des deux yeux, ce qui empêche la fusion.
La dissociation est brève si on utilise un écran opaque ou translucide ; elle est prolongée si on utilise l'occlusion complète.
Sur le plan moteur, cette dissociation peut révéler une déviation latente de type phorique, phorotropique, ou une déviation verticale dissociée pouvant déclencher un spasme musculaire, un nystagmus latent, etc.
Sur le plan sensoriel, elle réalise une privation monoculaire et participe au traitement d'une amblyopie, d'une neutralisation, d'une mauvaise dominance, etc.
Quand on utilise le terme dissociation sans spécifier, il s'agit en général de la dissociation binoculaire complète.
Étym. lat. dissociatio : séparation
Syn. dissociation binoculaire complète
dissociation visuelle incomplète l.f.
partial binocular dissociation
Dissociation obtenue en modifiant de manière variable suivant les test utilisés, les facteurs de stimulation entrant en jeu dans la vision binoculaire habituelle.
Un test de vision binoculaire sera donc plus ou moins dissociant suivant la façon dont sont modifiés ces facteurs. Savoir utiliser des tests plus ou moins dissociants est à la base de l'examen et de la rééducation orthoptique. Ainsi, sur le plan moteur, les verres striés sont moins dissociants que le synoptophore ; une occlusion partielle en diminuant l'acuité visuelle d'un œil favorise la vision de l'autre œil sans rompre la vision binoculaire ou sans révéler un nystagmus latent ou une divergence verticale dissociée, etc. Sur le plan sensoriel, une dissociation partielle bien adaptée, en présentant des images différentes à chaque œil, peut favoriser la rivalité rétinienne et la fusion.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissolution du co-intégrat l.f.
co-integrate resolution