loi d'additivité l.f.
W. de Wiveleslie Abney, physicien anglais (1886)
Syn. loi d'Abney
[B1,P2]
Édit. 2016
loi de Coulomb l.f.
Coulomb 's law
C. Coulomb, physicien français (1736-1806)
[B1]
loi de Courvoisier l.f.
Observation que l’augmentation de volume de la vésicule biliaire signifie, en cas d’ictère, que l’obstacle sur la voie biliaire est situé au-dessous de l’abouchement du canal cystique, soit un cancer du pancréas ou un ampullome vatérien.
En cas de pathologie lithiasique, la vésicule n’est pas augmentée de volume du fait de l’épaississement pariétal dû à la cholécystite chronique.
L. Courvoisier, chirurgien suisse (1890) ; L. F. Terrier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1837-1908)
[L1,N1]
loi de Gauβ l.f.
gaussian distribution
J. Gauβ, mathématicien et physicien allemand (1777-1855)
Haber (loi de) l.f.
Haber's law
Effet nocif d'un mélange gazeux toxique inhalé, proportionnel au produit du temps d'exposition par la concentration du toxique, diminuée d'un seuil au-dessous duquel le mélange est supporté assez longtemps sans dommage.
Haber a proposé de caractériser la puissance d'un gaz de combat par le produit de la concentration nocive, C, par le temps d'exposition, t, soit C.t. Haber a déterminé, en 1924, les valeurs de C.t pour les gaz suivants : phosgène 450, méthylchloroforme 500, acide cyanhydrique 1000, chloracétone 3000, bromure de xylol 6000 et chlore 7500.
Le produit C.t ne tient pas compte du seuil de concentration tolérée, c. Mais Haber a donné une expression simplifiée de la loi (C-c) t = cte publiée initialement par son élève Flury, qui correspond à une hyperbole équilatère asymptotique à une horizontale d'ordonnée c (seuil nocif),(C - c) = k/t avec la constante k= C.t.
Cette loi très générale s'applique à des agents nocifs très divers (chimiques, physiques, bactériologiques, etc.) quelle que soit la voie d'administration (digestive, respiratoire, intraveineuse, transcutanée, etc.). Elle éclaire notamment une vieille notion hippocratique : «Pour arrêter une épidémie il faut ouvrir les fenêtres». En effet les contagieux expirent un aérosol infectieux dont la concentration dans la salle atteint avec le temps le seuil nocif ( C), d'où propagation de l'épidémie : ici la concentration est égale au rapport du nombre de germes par le volume de la salle. Les hôpitaux avaient autrefois des plafonds très hauts, d'où le grand volume des salles, ce qui n’était pas favorable aux infections nosocomiales. Enfin, l'ouverture des fenêtres augmente considérablement le volume de dilution ce qui réduit donc très vite la concentration nocive et permet de passer assez rapidement au-dessous du seuil de contagion. Les constructions hospitalières modernes à plafond bas et à air conditionné favorisent les infections nosocomiales, ces dispositions architecturales sont en outre inutilement dispendieuses en énergie.
J. Haber, chimiste allemand (1921),prix Nobel de chimie de 1918
→ aérosol, dose, exposition, gaz de combat, nosocomiale (infection)
[G4]
Édit. 2015
Poisson (loi de) l.f.
Loi de distribution de variables discontinues qui, dans le cas d’événements rares, réalise une bonne approximation de la loi binomiale.
P. ex. loi de distribution d’une variable discrète comme le nombre de colonies dans une boîte de Pétri.
S. Poisson, mathématicien français (1838)
→ loi binomiale, variables discontinues
[E1]
Édit. 2020
loi de ségrégation l.f.
segregation law
loi de Semon l.m. (obs)
Semon’s law
F. Semon, Sir, otorhinolaryngologiste britannique (1849-1921)
loi de Sherrington l.f.
Sherrington's law
C. S. Sherrington, Sir, neurophysiologiste et pathologiste britannique, membre de l’Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1857-1952) ; E. Hering, physiologiste allemand (1861)
loi de Stokes l.f.
Stokes’ law
visible.
G. G. Stokes, Sir, mathématicien et physicien britannique (1852)
loi du 30 juin 1838 l.f.
30 june 1838 psychiatric hospitalization act
Loi d'internement des malades mentaux en vigueur jusqu'au 27 juin 1990.
Elle prévoyait l'admission du sujet sous contrainte à l'hôpital psychiatrique par la procédure du placement volontaire, demandé par la famille ou l'entourage (aujourd'hui remplacé par l'hospitalisation à la demande d'un tiers) ou celle du placement d'office, imposé par l'autorité administrative (aujourd'hui remplacé par l'hospitalisation d'office). Pendant toute son hospitalisation, le patient était dessaisi de ses biens.
Longtemps critiquée, cette loi a toujours été reconnue comme une loi d'assistance administrative, puisqu'elle imposait à chaque département de disposer d'un asile, et comme une loi de protection sanitaire de l'aliéné vis-à-vis de lui-même, mais aussi de la société. en raison de la dangerosité vraie ou supposée du malade.
loi du 15 avril 1954 l.f.
15 april 1954 law concerning dangerous alcoholics
Dispositions légales portant sur le traitement des alcooliques présumés dangereux envers autrui.
Selon cette loi, "tout alcoolique dangereux est placé sous la surveillance de l'"autorité sanitaire" sur le certificat d'un médecin du service public ou le rapport d'un assistant des services sociaux".
Distincte de l'action de défense sociale, elle vise à persuader l'alcoolique dangereux de la nécessité d'un traitement. Après une ultime tentative de persuasion par une commission désignée par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales ("l'autorité sanitaire"), un jugement peut entraîner une décision judiciaire de privation de liberté de six mois par placement en centre ou section sanitaire spécifique, dispositif distinct des établissements régis par la loi du 27 juin 1990.
La loi de 1954, dont les intentions étaient louables, est peu appliquée en raison de sa complexité, du poids des procédures et de son caractère ambigu, à la fois préventif et répressif.
loi du 3 janvier 1968 l.f.
3 january 1968 act concerning legally incapacitated people
Loi portant réforme du droit des incapables majeurs, qui instaure trois formes modulables de régime de protection : la sauvegarde de justice, minimale, qui peut s'appliquer en urgence ; la tutelle, durable et complète, pour incapacité civile totale ; la curatelle, intermédiaire, pour incapacité civile partielle.
Ce texte sépare le médical du juridique puisque, jusqu'à sa promulgation, les patients internés sous le régime de la loi du 30 juin 1838 étaient dessaisis de leurs droits civils le temps de leur hospitalisation psychiatrique. Il s'adapte mieux à la situation de la personne à protéger par la progressivité et la souplesse de ses dispositions (mesures urgentes ou après instruction, transitoires ou durables, légères ou intermédiaires ou totales) et par la collaboration nécessaire entre le juridique, le médical et, si possible, la famille du patient.
loi du 9 juillet 1970
9 july 1970 act concerning driving and alcoholic states
Dispositions légales complétées par celles du 12 décembre 1978 et les suivantes, portant sur la conduite des véhicules et l'état alcoolique.
Ces textes organisent la répression et le dépistage préventif. Ils permettent notamment de généraliser l'éthylomètre, au besoin de retenir immédiatement le permis de conduire et d'immobiliser le véhicule, de suspendre le permis de conduire dans les 72 heures. Ils précisent les peines encourues, y compris l'annulation du permis.
→ alcoolémie (taux d'), éthylomètre
loi du 31 décembre 1970 l.f.
31 december 1970 act concerning toxicomania
Texte légal considérant le toxicomane à la fois comme un malade et un délinquant, et permettant d'imposer des mesures thérapeutiques. Ses dispositions comportent également un volet répressif de lutte contre le trafic des drogues illicites.
Depuis cette date, l'usage de stupéfiants devient un délit, mais de plus en plus, la peine se résume à un traitement, sauf si le sujet a commis d'autres infractions.
À la suite des divers problèmes qu'elle a posés, notamment sur le plan technique, déontologique et pratique, cette loi n'a pas tous les effets positifs attendus. La politique de réduction des risques qui développe la délivrance de produits de substitution, réalise de fait un assouplissement à la répression de l'usage des stupéfiants.
loi du 30 juin 1975 l.f.
30 june 1975 guidance act in favour of handicapped persons
Loi d'orientation en faveur des personnes handicapées, qui fait obligation à l'État de prendre en charge les handicapés physiques, sensoriels ou mentaux, qu'ils soient enfants, adolescents ou adultes, dans des actions de prévention, dépistage, soins, éducation, formation et éducation professionnelle, emploi et garantie d'un minimum de ressources.
Elle instaure dans chaque département deux commissions : la commission technique d'orientation et de reclassement professionnel (COTOREP) pour les adultes, et la commission départementale de l'éducation spéciale (CDES) pour les enfants et les adolescents.
En dehors des effets positifs de l'assistance financière procurée par l'allocation aux adultes handicapés, l'insertion professionnelle proprement dite des malades mentaux par les institutions existantes (centres d'aide par le travail notamment) paraît peu satisfaisante. Les postes ouverts son rares. L'intégration est difficile avec les autres handicapés. L'attention portée sur le handicap plutôt que sur l'affection mentale, le faible éventail des emplois proposés, la crise économique actuelle, ont pour risque principal de rendre ces filières ou structures moins opérantes que souhaité.
loi du 31 décembre 1985 l.f.
31 december 1985 psychiatric sectorization act
Première loi entièrement consacrée à la sectorisation psychiatrique, faisant suite à la loi du 25 juillet 1985, qui légalisait dans son article 8 une organisation que l'on croyait déjà bien établie.
En particulier, elle institue des conseils départementaux de santé mentale, introduit le secteur psychiatrique dans la loi de réforme hospitalière, rattache la gestion à un centre hospitalier spécialisé et en confie le financement à la caisse d'assurance maladie avec une dotation globale.
loi du 27 juin 1990 l.f.
27 june 1990 psychiatric hospitalization act
Loi relative aux droits et à la protection des personnes hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d'hospitalisation (articles L 326 à 355 du code de la santé publique).
Elle a remplacé l'ancienne loi du 30 juin 1838.
Son objet principal est de protéger les libertés individuelles, et aussi de favoriser la réadaptation et la réinsertion sociale.
Ce texte définit l'hospitalisation libre et les deux modes d'hospitalisation sans consentement (sur demande d'un tiers et d'office) dans les établissements habilités à recevoir et à traiter ces malades. Il précise leurs droits généraux, quel que soit le type d'hospitalisation. Il institue plusieurs mesures et contrôles en définissant notamment les rôles respectifs du préfet, du président du tribunal de grande instance, du juge d'instance, du directeur de l'établissement, de la commission départementale des hospitalisations psychiatriques, des psychiatres de l'établissement d'accueil. Des sanctions pénales sont prévues en cas de non-respect de ces dispositions.
loi du Q10 l.f.
Q10 law
Mariotte (loi de) l.f.
Boyle's law
Loi liant la pression au volume d'un gaz parfait à température constante.
Cette loi avait déjà été publiée par Boyle. Elle est connue en France sous le nom de Mariotte qui la redécouverte une dizaine d'années plus tard : dire plutôt « loi des gaz » car elle a été complétée ultérieurement en tenant compte de la température et de la notion de molécule gazeuse.
E. Mariotte, physicien français (1676) ; R. Boyle, Sir, physicien britannique (1662)
mélanges (loi des) l.f.
mixture law
Dans un mélange de corps possédant une propriété extensive (c'est-à-dire proportionnelle à sa quantité), le poids par par exemple, la même propriété du mélange est égale à la somme des propriétés des composants ; dans notre exemple le poids total est égal à la somme des poids des composants.
Il en résulte que si l'on considère non plus la totalité mais un volume partiel du mélange chaque corps agit proportionnellement à sa concentration (loi des mélanges).
Par exemple la pression d'un mélange gazeux est égale à la somme des pressions partielles des gaz qui le compose (loi de Dalton), en effet la pression d'un gaz est proportionnelle au volume qu'il occupe, dans un volume donné chaque gaz occupe un volume proportionnel à sa concentration.
Cette loi très générale, s'applique en thermodynamique pour la quantité de chaleur d'un mélange (si le mélange entraîne une contraction ou une dilatation, il faut tenir compte d'une petite correction). En anesthésie l'action simultanée de deux corps possédant un pouvoir anesthésiant mesuré par leur MAC (Concentration Alvéolaire Minimale) est égal à la somme de leurs MAC respectives.
→ MAC
Michaelis-Menten (loi de) l.f.
Michaelis-Menten kinetics
Loi expérimentale indiquant que la vitesse initiale à laquelle un enzyme E transforme un substrat S en un produit P est fonction de la concentration initiale en substrat et d’un coéfficient KM (constante de Michaelis) propre à chaque enzyme.
Cette constante indique l’éfficacité de l’enzyme pour convertir S en P et l’affinité de l’enzyme pour le substrat : plus KM est petite mieux l’enzyme se fixe sur le substrat et plus l’affinité de l’enzyme pour le substrat est grande et inversement. Cette loi est valable dans des conditions particulières : action sur un seul substrat, concentration enzymatique constante, conditions stables de pH, de température etc. c’est pourquoi elle a été complétée ultérieurement selon divers protocoles tout en conservant la même dénomination et la courbe hyperbolique de l’équation de Michaelis et Menten est remplacée par la représentation linéaire de Lineweaver et Burk (la plus utilisée).
L. Michaelis, biochimiste allemand et M. Menten, biologiste canadienne (1913) ; H. Lineweaver et D. Burk, biologistes américains (1934)
Nernst (loi de) l.f.
Nernst law
Entre les deux faces d'une membrane séparant deux solutions, la différence de concentration d'un ion entraîne une différence de potentiel électrique proportionnelle au logarithme népérien du rapport des concentrations de cet ion.
Si C1 et C2 sont les concentrations de l'ion considéré de valence z, la différence de potentiel ∆V est donnée par la relation :
avec F, le Faraday (F = 96 500 Coulombs), R, la constante des gaz parfaits (= 8,31 J par K et par mole) et T, la température absolue (en K).
Cette relation montre que les différences de concentrations ioniques à travers les membranes cellulaires engendrent un potentiel de repos et que, s'il y a des entrées d'ions par les canaux des membranes, elles font varier les concentrations dans la cellule, entraînant un courant d'action.
W. H. Nernst, chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1920 (1864-1941)
→ action, K, logarithme
[B1]
Édit. 2019
Ohm (loi d') l.f.
Ohm's law
Loi du courant continu électrique permettant de définir la résistance d'un circuit qui est égale au quotient de la tension par l'intensité du courant qui le parcourt.
Cette loi a été transposée en physiologie pour définir la résistance vasculaire, le débit étant assimilé à l'intensité. En réalité cette transposition, qui implique la loi de Poiseuille, s'applique mal à l'écoulement du sang dans les artères.
G. S. Ohm, physicien et mathématicien allemand (1827)
Édit. 2017
Pajot (loi d'accomodation de) l.f.
Pajot's accomodation law
Loi selon laquelle le fœtus adapte sa position intra-utérine au cours de la grossesse en fonction de la morphologie de la cavité endo-utérine.
Théorie selon laquelle quand un corps solide est contenu dans un autre, si le contenant est le siège d'alternatives de mouvements et de repos, si les surfaces sont glissantes et peu anguleuses, le contenu tendra sans cesse à accommoder sa forme et ses dimensions à la forme et à la capacité du contenant.
Cette théorie a été appliquée au fœtus in utero.
Ch. Pajot, gynécologue obstétricien français (1816-1896)
Syn. théorie de Pajot