axe du pelvis l.m.
axis pelvis (TA)
axis of pelvis
Ligne courbe qui passe par les centres des trois diamètres antéro-postérieurs du bassin.
Elle représente la ligne centrale du canal pelvien.
Syn. anc. axe du bassin
base du crâne l.f.
basis cranii (TA) (TE)
cranial base, basicranium
Partie du squelette osseux de la tête qui, par opposition à la voûte crânienne, est située au-dessous d’une ligne sinueuse s’étendant du sillon naso-frontal à la protubérance occipitale externe, en passant par le bord supra-orbitaire, l’arcade zygomatique et la ligne nuchale supérieure.
Sa face exocrânienne comporte une partie antérieure, faciale, articulée avec le massif osseux de la face, et une partie postérieure libre, temporo-occipitale. La face endocrânienne est divisée en trois étages : un étage antérieur, ethmoïdo-frontal, sur lequel reposent les lobes frontaux du cerveau hémisphérique et les lobes olfactifs ; un étage moyen, sphéno-temporal, sur lequel reposent les lobes temporaux et l’hypophyse ; un étage postérieur, temporo-occipital qui présente d’avant en arrière : le clivus sur lequel s’appuie le tronc cérébral, le foramen magnum et la fosse cérébelleuse qui loge le cervelet.
La base du crâne se constitue embryologiquement à partir du neurocrâne cartilagineux ou chondrocrâne. Elle est formée d’éléments cartilagineux séparés. En avant de l’extrémité de la notochorde, qui se termine au niveau du voisinage de la selle turcique et de l’hypophyse, ces cartilages proviennent des cellules de la crête neurale et constituent le chondrocrâne préchordal. Plus en arrière ils proviennent du mésoblaste para-axial : c’est le chondrocrâne chordal. Es cartilages vont par la suite fusionner et s’ossifier par ossification enchondrale. La portion basilaire de l’os occipital est formée par le cartilage parachordal et les corps de trois sclérotomes occipitaux. A la partie antérieure de la plaque parachordale se trouvent les cartilages hypophysaires ou polaires, flanquant l’hypophyse, et les trabeculae cranii. Ces cartilages fusionnent bientôt pour former le corps du sphénoïde et l’ethmoïde. D’autres condensations mésenchymateuses naissent de chaque côté de cette lame médiane : la plus antérieure, l’aile orbitaire, donne la petite aile du sphénoïde ; en arrière l’aile temporale donne naissance à la grande aile du sphénoïde. Tous ces éléments fusionnent entre eux et avec la lame médiane, ne laissant que les orifices de passage des nerfs crâniens.
[A1,A4,O6]
Édit. 2017
bulbe n.m.
medulla oblongata (TA)
medulla oblongata
Structure anatomique appartenant, avec le pont de Varole ou protubérance annulaire et le cervelet, au rhombencéphale.
Elle commence au niveau d'une ligne tirée de l'arc antérieur de l'atlas (partie moyenne) au bord supérieur de l'arc postérieur, faisant suite à la moelle épinière : le bulbe traverse le trou occipital et se poursuit avec la protubérance. Il porte sur sa face latérale deux saillies elliptiques, les olives bulbaires.
Le sillon qui sépare ses faces latérales de sa face postérieure est la ligne d'émergence de nombreux filets radiculaires des nerfs spinal et accessoire (XI), pneumogastrique ou vague (X) et glossopharyngien (IX). En avant des olives bulbaires, sortent les filets du nerf grand hypoglosse (XII), qui se dirigent vers le canal condylien antérieur (foramen hypoglosse). Le bulbe délimite avec la protubérance un sillon bulboprotubérantiel d'où émerge le nerf moteur oculaire externe (VI). De ce sillon, appelé fossette latérale, au-dessus du cordon latéral, sont issus les nerfs facial (VII) et auditif (VIII).
À l'intérieur du bulbe cheminent les longs axones des grandes voies nerveuses, notamment motrices (pyramidale et extrapyramidale), sensitivomotrices (lemniscale et extralemniscale, de la douleur, de la chaleur, etc.) et des fibres végétatives. Intervenant dans la vigilance, l'éveil et le sommeil, la formation réticulée occupe la partie centrale de la substance grise des trois étages du tronc cérébral.
D'où la gravité des atteintes neurologiques observées en cas de lésions de cette région (d'origine vasculaire, tumorale ou traumatique).
Étym. lat. bulbus : bulbe
Édit. 2017
Cloquet (canal de) l.m.
Cloquet's canal
Canal allant de la papille au cristallin contenant les résidus de l'artère hyaloïde.
De forme conique chez l'embryon de 6 à 10 semaines avec le sommet postérieur s'insérant au niveau de la papille sur une aire délimitée appelée aire de Martegnani, et une base antérieure large, rétrocristallinienne, bordée par une ligne circulaire appelée parfois ligne arquée. La base antérieure va se rétrécir concentriquement au fur et à mesure de la régression du vitré primitif pour ne plus former qu'un point un peu en dedans et au-dessus du pôle postérieur cristallinien.
H. Cloquet, anatomiste français, membre de l’Académie nationale de médecine (1787-1840)
Syn. canal hyaloïdien, canal central du vitré, canal de Stilling
[A1]
Édit. 2015
commissure n.f.
commissura (TA)
commissure
Zone d’union de deux formations anatomiques (p. ex. commissure des lèvres, commissures des paupières), parfois sur la ligne médiane, entre deux éléments pairs et symétriques (p.ex. commissure de la vulve).
Plus spécifiquement c’est le point d’entrecroisement ou de passage, sur la ligne médiane, de faisceaux nerveux unissant des formations droites et gauches du système nerveux central (p.ex. : commissure inter-hémisphérique).
[A1]
Édit. 2015
courbure n.f.
curvature
Forme de ce qui est courbe.
La droite et le plan ont une courbure nulle, les autres lignes ou surfaces sont dites courbes.
La courbure d’une ligne en un point est mesurée par l’inverse de la longueur du rayon de courbure en ce point, la dimension de la courbure est donc L-1. En tout point d’une surface il y a une courbure maximale et une minimale, elles sont dites principales. On appelle courbure moyenne la somme des deux courbures principales (dimension L-1).
En tout point on peut assimiler une ligne courbe à une portion infinitésimale de cercle, dit osculateur (courbe du 2e degré, dont le rayon, R, est d’autant plus petit que la courbure est forte), et l’on mesure la courbure par l’inverse de la longueur du rayon de ce cercle, soit 1/R. De même en tout point on assimile une surface courbe à une portion de surface du deuxième degré sur laquelle les deux courbes, de plus forte et plus faible courbure, dites courbures principales, sont perpendiculaires. La sphère étant symétrique ces courbures sont égale en tout point : la courbure moyenne des alvéoles du poumon est donc 1/R + 1/R = 2/R. Par contre le cylindre ayant une courbure nulle selon son axe, la courbure moyenne des artères n’est que 1/R. La courbure moyenne des membranes biologiques et des parois des organes creux, joue un rôle essentiel dans tous les équilibres de pression entre les deux faces des membranes ou avec la tension de la paroi, notamment celle du cœur.
Étym. lat. curvus déverbal de curvo : courber (racine indo-européenne KER, qui porte l’idée de courber
→ Laplace (loi de), surfactant, tension, tension superficielle
[B1]
crête iliaque l.f.
crista iliaca (TA)
iliac crest
Bord supérieur convexe de l’os iliaque, épais et rugueux, contourné en S.
Il est renflé à ses deux extrémités qui constituent l’épine iliaque antérieure et supérieure et l’épine iliaque postérieure et supérieure. Il est également épaissi à sa partie moyenne, sur son versant externe, par le tubercule iliaque qui donne insertion au muscle moyen glutéal. Le bord supérieur de la crête iliaque est limité par deux lèvres, externe et interne, entre lesquelles se dessine une ligne de rugosité, la ligne intermédiaire. Ces différents reliefs donnent insertion dans leur partie antérieure au muscle oblique externe de l’abdomen, au muscle oblique interne de l’abdomen et au muscle transverse de l’abdomen ainsi qu’au muscle tenseur du fascia lata, et, dans leur partie postérieure, au muscle grand dorsal, au muscle carré des lombes et au muscle érecteur du rachis.
[A1]
Édit. 2015
cuisse n.f.
femur (TA)
thigh
Segment du membre inférieur compris entre la hanche et le genou.
Elle est limitée à son extrémité proximale par une ligne circulaire passant par le sillon glutéal et l’angle inférieur du trigone fémoral et, à son extrémité distale par une ligne circulaire passant à deux travers de doigt au-dessus de la patella. Elle est constituée des régions fémorales antérieure et postérieure.
En français le terme « cuisse » doit être préféré à celui de « fémur » qui induit en erreur avec l’os fémur (thigh bone). Il est fâcheux que dans la Terminologia anatomica – 1998 – l’ambiguïté du terme, introduit dans la Nomina anatomica – 1961 – et éliminé de l’édition de 1966, ait été maintenue.
Syn. fémur (impropre en français)
→ région fémorale antérieure, région fémorale postérieure
[A1]
Édit. 2015
diastasis des muscles grands droits l.m
diastasis of the musculus rectus abdominus
Écartement anormal entre les berges médiales des muscles droits de l'abdomen (musculus abdominus), avec élargissement de la ligne blanche (linea alba).
Il est souvent associé à des hernies ombilicale et de la ligne blanche, et à une insuffisance musculaire de la paroi abdominale. Il peut être dû au développement de l’utérus gravide.
Étym. gr.diastasis : séparation
Syn. déhiscence des muscles droits de l’abdomen
écho de spin rapide l.m.
rapid spin echo
Séquence d'écho de spin dans laquelle chaque impulsion de 90°est suivie d'une série d'impulsions de 180° générant un train d'échos ; chacun de ceux-ci bénéficie d'un codage de phase spécifique qui aboutit à une ligne du plan de Fourier.
Une image peut être obtenue avec une seule impulsion de 90° (single shot) suivie de 128 impulsions de 180°, générant un train de 128 échos successifs sur la courbe de décroissance en T2, le plan de Fourier étant ainsi rempli en un seul "passage" : c'est la séquence RARE, initialement mise au point par J. Henning, qui permet d'obtenir très rapidement une image pondérée en T2. Cette séquence peut être combinée avec la technique d'imagerie en demiplan de Fourier, qui permet de réduire encore le temps d'acquisition. C'est la séquence HASTE ou SSFSE, qui trouve son application en myélographie, urographie ou cholangiographie par IRM. Plus souvent, l'image est obtenue en segmentant le plan de Fourier en paquets de lignes (acquisition segmentée) ce qui permet d’avoir des images pondérées en T2 de meilleure qualité : c'est la séquence Fast Spin Echo (FSE) ou Turbo Spin Echo (TSE). Si, par ex. après chaque impulsion de 90°, on exploite 8 échos, 8 lignes du plan de Fourier sont acquises lors de chaque impulsion de 90° et les 128 lignes du plan sont acquises en 16 passages. La coupe est réalisée 8 fois plus vite qu'en écho de spin classique. L'espace interécho (qui correspond à l'acquisition d'une ligne) est d'environ 10 ms.
Sigle ESR, angl. RSE
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie n.f.
ultrasonography, sonography
Méthode d'imagerie indolore, sans danger connu actuellement, qui permet l'exploration morphologique dynamique de certains organes grâce à la réflexion des ultrasons sur leurs structures anatomiques (même principe que le radar).
Grace à un élément piézo-électrique un transducteur, qui est une sonde à la fois émettrice et réceptrice, émet des ultrasons (US) aux fréquences utilisées en diagnostic médical (2 à 25 MHz). Ces US se propagent à travers le corps humain et, aux interfaces entre deux structures différentes, se réfléchissent en renvoyant des US en écho. Ces derniers atteignent le transducteur et sont convertis en un signal électrique filtré, amplifié, traité et affiché sur un moniteur.
Il existe plusieurs modes d’échographie :
- le mode A (comme Amplitude). Il fonctionne selon le principe du sonar de profondeur : sur le tracé linéaire d’un oscilloscope chaque interface rencontrée par le faisceau d’US engendre une déflexion verticale dont la position est proportionnelle à la distance et l’amplitude à la réflectivité de l’interface avec le milieu rencontré. Ce mode échographique fut historiquement le premier. Utilisé pour repérer l’écho médian des structures intracrâniennes, il n’est pratiquement plus emloyé à l’heure actuelle;
- le mode B (comme Brillance). L’intensité de la réflexion n’est plus représentée comme dans le mode A par une déflexion verticale sur une ligne, mais par un point dont la brillance, proportionnelle à la réflectivité de l’interface, se situe au sein d’une gamme de gris. Plus le point est billant, plus l’interface est marquée. En combinant plusieurs sources d’US, placées côte à côte, on obtient une coupe bidimentionnelle plane, ou échotomographie. C’est le principe le plus utilisé actuellement;
- le mode TM (comme Temps/Mouvement) explore sur une même ligne la position des interfaces traversés par les US et leur variations en fonction du temps avec en ordonnée la profondeur et en abscisse le temps. Ce mode est actuellement largement utilisé en cardiologie (pour étudier les parois des cavités cardiaques et les valves) et en ophtlamologie (pour mesurer l’épaisseur de la cornée).
-le mode 3D. Son but est d'aditionner plusieurs plans de coupe pour former un volume, représenté par une matrice 3D. La sommation des plans de coupe n’est plus réalisée manuellement par une sonde couplée à un capteur mais, le plus souvent, automatiquement par le biais d'une sonde volumique. Les données de cette matrice volumique peuvent être utilisées de différente manières : analyse multi-plans pour obtenir des plans de coupes arbitrairement définis par l'utilisateur, parfois impossibles à réaliser en échographie plane; rendu surfacique…
- le mode 4D. C’est le mode 3D en temps réel, autorisé par la puissance des ordinateurs actuels.
- le mode doppler : mesure de la vélocimétrie en mode continu, pulsé, couleur ou énergie. L’étude de fréquence des échos réfléchis sur une surface mobile (effet doppler) permet de déterminer la vitesse de déplacement de la structure ou le sens et le débit du sang.
D’autres modes techniques peuvent équiper les échographes actuels, en particulier l’élastographie…
L’échographie permet également de guider différents gestes techniques (échographie interventionnelle) : introduction d’une aiguille pour un prélèvement ou une injection, mise en place d’un cathéter endovasculaire ou endocavitaire, extraction d’un corps étranger…
C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842)
Étym. gr. êchos : son, son réfléchi, écho
[B2, B3]
Édit. 2019
équateur de l'œil l.m.
oculus equator
Ligne circulaire perpendiculaire à l'axe du globe et la partageant en deux parties égales.
Cette ligne anatomique théorique correspond à peu près à la topographie des ampoules vortiqueuses, avant le trajet intrascléral de ces veines. A l'examen biomicroscopique de la périphérie rétinienne, l'équateur est un cercle plus antérieur passant par la dernière division dichotomique des vaisseaux rétiniens et correspond à la partie postérieure de la base du vitré. Cet "équateur clinique" permet de classer les déchirures rétiniennes en déchirures pré-équatoriales (dans la base du vitré), équatoriales (déchirures dont la corne postérieure est située au bord postérieur de la base du vitré) et rétro-équatoriales (en arrière de la base du vitré).
[A1, P2]
Édit. 2020
exposant n.m., adj.
exponent
1) adj. En typographie, « en exposant » désigne un caractère inscrit au-dessus de la ligne par opposition à « en indice », caractère inscrit au-dessous de la ligne.
2) n.m. En mathématiques, nombre inscrit en haut et à droite de la quantité considérée et indiquant la puissance à laquelle elle doit être élevée.
P. ex. a2 = a X a
3) n.m. En chimie, nombre inscrit en haut et à gauche d'un symbole et précisant sa nature isotopique.
L'écriture O2 est incorrecte pour O=O, écrire O2 (2 en indice).
Étym. lat. participe d'exponere : poser en vue sur un étalage
[C1]
Édit. 2018
flèche sacrée l.f.
anatomical arrow of a spinal thoracic curve
Dans une courbure scoliotique thoracique, distance dans le plan coronal entre le processus épineux de la vertèbre thoracique la plus éloignée de la ligne médiane et la ligne joignant les deux vertèbres C1 et S1.
[I2,I3]
Édit. 2018
frein anatomochirurgical supérieur du pubis l.m.
superior pubic ligament
Bandelette fibreuse assez épaisse tendue transversalement au-dessus de l'interligne articulaire d'un pubis à l'autre, qui se confond sur la ligne médiane avec la terminaison de la ligne blanche abdominale.
Il constitue, avec la partie supérieure du ligament antérieur, après symphysiotomie de Zárate, le frein anatomochirurgical supérieur car il limite l'écartement du pubis.
E. Zárate, gynécologue obstétricien argentin (1955)
Syn. lat. frenum : frein
[A1]
Édit. 2019
gastrectomie en gouttière l.f.
cradle gastrectomy
Gastrectomie caractérisée par une section haute de la petite courbure au voisinage du cardia, la ligne de section passant ensuite au large de la lésion avant de se prolonger le long de la petite courbure, puis rejoignant la ligne de section habituelle de l'estomac avant de descendre obliquement vers la grande courbure.
Ce type de gastrectomie est réalisé pour des ulcères haut situés de la petite courbure.
Syn. gastrectomie selon Pauchet
genou n.m.
genu (TA)
knee
Segment du membre inférieur situé entre la cuisse et la jambe et correspondant à l’articulation du genou.
Sa limite proximale est une ligne circulaire passant à deux travers de doigt au-dessus de la patella ; sa limite distale est une ligne circulaire passant par l’extrémité distale de la tubérosité tibiale. Il comporte deux régions : les régions antérieure et postérieure du genou.
→ région du genou, région antérieure du genou, région postérieure du genou.
glande thyroïde l.f.
glandula thyroidea (TA)
thyroid gland
Glande endocrine, impaire et médiane, située à la partie antérieure et inférieure du cou, en avant des premiers anneaux de la trachée et des parties latérales du larynx.
Elle est constituée de deux parties latérales volumineuses, les lobes, réunis sur la ligne médiane par une lame aplatie de tissu thyroïdien, l’isthme, dont le bord supérieur envoie à gauche de la ligne médiane un prolongement ascendant, le lobe pyramidal.
La glande thyroïde se développe aux dépends d’une invagination épithéliale entodermique du plancher du pharynx située entre la pars copularis de la langue et le tuberculum impar. Cette ébauche thyroïdienne reste longtemps unie au pharynx par le tractus thyréo-glosse fixé chez l’adulte au sommet du V lingual. Cette ébauche médiane principale entre en rapport avec le corps ultimo-branchial, ébauche latérale du corps thyroïde qui, s’il n’entre pas dans la constitution de la glande, semble activer la croissance de l’ébauche médiane.
La glande thyroïde normale est formée de vésicules bordées d’une unique rangée de cellules cubiques qui limite la lumière vésiculaire contenant une substance anhiste, la colloïde. Certaines vésicules sont gorgées de colloïde, d’autres ont une lumière quasi virtuelle et peuvent même former des îlots cellulaires pleins. Entre les vésicules existe un tissu conjonctif de soutien.
Par l’hormone qu’elle sécrète, la glande thyroïde exerce une action activatrice sur la croissance et sur le métabolisme et, par voie de conséquence, sur l’équilibre thermique, sur les téguments et les phanères, et sur le système nerveux.
Étym. gr. thyroeides : en forme de porte (cette orthographe est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectifier le mot français en thyréoïd
Syn. anc. corps thyroïde.
G (syndrome) l.m.
G syndrome hypospadias-dysphagia syndrome
Maladie héréditaire autosomique dominante (MIM 145410) ou récessive liée à l’X, associant des malformations de la ligne médiane : un hypertélorisme, des malformations laryngo- trachéo-oesophagiennes (LTO) avec un déficit neuromusculaire œsophagien et une dysphagie, un hypospadias, une cryptorchidie, un scrotum bifide et un anus ectopique avec ou non une imperforation anale.
La dysmorphie faciale est caractéristique, incluant un front proéminent, une arête nasale large, une fente labiale/palatine et des narines antéversées, des fentes palpébrales étroites avec obliquité antimongoloïde, un épicanthus, un télécanthus, une hétérochromie irienne. On peut noter en outre une brachycéphalie, une suture métopique persistante, une proéminence occipitopariétale, une polysyndactylie et des cheveux implantés en partie sur le front.
On peut aussi mettre en évidence :
- des malformations cardiaques telles qu'une communication interauriculaire ou interventriculaire, la persistance du canal artériel ou de la veine cave supérieure gauche ; - des malformations cérébrales : anomalies de la ligne médiane du cerveau incluant une agénésie du corps calleux et du vermis cérébelleux ou une hypoplasie, à rapprocher d’un retard de développement avec un retard de la marche, et un déficit intellectuel avec trouble de l'attention, des difficultés d'apprentissage et des troubles de la parole ;
- des malformations rénales dans les cas sévères.
Il existe deux sous-types génétiques du syndrome d’Opitz G/BBB, cliniquement impossibles à distinguer : le syndrome d'Opitz G/BBB lié à l'X (XLOS) et le syndrome d'Opitz G/BBB autosomique dominant (ADOS). Ils ont été initialement présentés comme des phénotypes distincts, mais il a été démontré ultérieurement qu'il s'agissait du même syndrome XLOS causé par des mutations du gène MID1 (Xp22.2) codant la protéine midline-1 qui est une ubiquitine ligase E3 associée aux microtubules.
Le syndrome affecte essentiellement les hommes. La prévalence du syndrome d’Opitz (SO) lié à l'X est comprise entre 1/50 000 et 1/100 000. La prévalence du SO autosomique dominant est inconnue ; il est considéré comme faisant partie du syndrome de délétion 22q11.2 dont la prévalence est de 1/4 000. Des mutations hétérozygotes du gène SPECC1L en 22q11.23 ont été rapportées.
Les femmes conductrices de la maladie présentent uniquement un hypertélorisme ; rarement d'autres manifestations ont été initialement présentées comme des phénotypes distincts, mais il a été démontré ultérieurement qu'il s'agissait du même syndrome XLOS.
Un diagnostic prénatal est possible pour les grossesses à risque si une mutation MID1 a été identifiée chez un membre de la famille.
J. M. Opitz, pédiatre et généticien américain d’origine allemande; J. L. Frias, généticien américain (1969)
Syn. Opitz (syndrome d’), Opitz G/BBB (syndrome d’), Opitz-Frias (syndrome d’), syndrome oculo-génito-laryngé d’Opitz, syndrome d’hypospadias - dysphagie, BBB syndrome (initiales des familles décrites à l’origine), BBBG syndrome, syndrome d’ hypertélorisme - a
Réf. Germana Meroni, biochimiste italienne, Orphanet août 2012
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4,O6,Q2]
hérédodystrophie choriorétinovitréenne, microcornée, glaucome et cataracte l.f.
chorioretinovitreous heredodystrophie, microcornea, glaucoma and cataract ; autosomal dominant vitréoretinochoroïdopathy
Dystrophie choriorétinovitréenne avec microcornée se compliquant secondairement de glaucome et cataracte.
Elle débute dans les premières années de la vie. Il existe comme dans la vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman une ligne de démarcation en périphérie, sur 360 degrés, cette ligne est hyperpigmentée et sépare une rétine hyperclaire d’une pigmentation avec atrophie rétinienne dense. En angiographie, on observe une berge hyperclaire qui marque la jonction entre rétine pratiquement saine et pavage pigmenté dense. Une petite dysmorphie faciale est parfois constatée avec paupières en S comme dans la dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass. L’affection est autosomique dominante (MIM 157100) liée à une mutation du gène Best1 (locus en 11p13 1) codant pour une protéine transmembranaire intervenant dans le transport de l’ion Ca++. Il existe de nombreuses formes phénotypiques avec une symptomatologie plus ou moins complète ou sévère.
La famille princeps a été en un premier temps décrite par P.Hermann, ophtalmologiste français (1958) sous le nom "microphtalmie-rétinite pigmentaire-glaucome". S.J. Kaufman, ophtalmologiste américain (1982) ; M.A. Reddy, médecin généticien britannique (2003); J. D. Gass, ophtalmologue américain (1987); P. François, ophtalmologiste français (1993)
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
Syn. vitréo-rétinopathie, microcornée, glaucome et cataracte; vitréo-rétino-choroïdopathie de François
Sigle angl. ADVIRC
→ cataracte, glaucome, vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman, dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass, microphtalmie rétinite pigmentaire et glaucome, BEST1 gene
[P2]
Édit. 2018
ibrutinib n.m.
Inhibiteur de la tyrosine kinase indiqué pour le traitement du lymphome à cellules du manteau (en rechute ou réfractaire), de la leucémie lymphoïde chronique (ayant reçu au moins un traitement antérieur, ou en première ligne en cas de délétion 17p ou de mutation TP53 chez les patients pour lesquels une immuno-chimiothérapie est inadaptée) de la macroglobulinémie de Waldenström (ayant reçu au moins un traitement antérieur, ou en première ligne de traitement chez les patients pour lesquels une immuno-chimiothérapie est inadaptée).
→ tyrosine kinase, tyrosine kinase (inhibiteurs de la), maladie de Waldenström
[G5, F1]
Édit. 2021
incidence de face du crâne l.f.
postero-anterior projection, Caldwell’s view
Incidence projetant le crâne de face.
Elle peut être réalisée :
1) le sujet reposant par le front sur le plan d'examen, la ligne orbitoméatale perpendiculaire à celui-ci, le rayon principal incliné vers ses pieds; elle dégage alors l'angle dièdre antérieur formé par la base du crâne avec la calvaria (voûte) ; la petite aile de l'os sphénoïde, la face orbitaire de la grande aile et la fissure orbitaire supérieure sont projetées dans l'orbite. Cette incidence est parfois appelée "face haute", le crâne facial étant projeté en "position haute" par rapport au rocher ;
2) en utilisant un rayon principal parallèle à la ligne orbito-méatale, ce qui entraîne la projection des rochers dans les orbites (incidence transorbitaire symétrique des rochers).
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
isoélectrique (ligne) l.f.
isoelectric line
Ligne horizontale inscrite sur l’électrocardiogramme, correspondant à la position de repos du galvanomètre, lorsqu’aucun courant électrique d’origine cardiaque ne traverse l’appareil d’électrocardiographie.
La ligne isoélectrique représente une référence pour la détection et la mesure des accidents du tracé électrocardiographique qui s’inscrivent en positif ou en négatif par rapport à elle.
joue n.f.
bucca
cheek
Région située sur la partie latérale de la face.
Elle est limitée en haut par le bord inférieur de l’orbite, en bas par le bord inférieur de la mandibule, en arrière par le bord antérieur du muscle masséter et en avant par le sillon naso-génien, la commissure des lèvres et une ligne verticale abaissée de cette commissure jusqu’au bord inférieur de la mandibule. Cette ligne la sépare de la région mentonnière.
Syn. région génienne
lame antérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.
lamina anterior vaginae musculi recti abdominis (TA)
anterior layer of rectus sheath
Feuillet antérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet postérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.