crise surrénalienne l. f.
adrenal crisis
La survenue chez un malade présentant une insuffisance corticosurrénalienne d’une infection, d’une gastro-entérite, d’un traumatisme, de toute agression l’expose à l’intensification des symptômes : nausées, vomissements, douleurs abdominales, parfois fièvre, conduisant à un collapsus cardio-vasculaire hypovolémique.
La prévention consiste en une adaptation de la thérapeutique hormonale palliative aux événements pathologiques intercurrents.
→ insuffisance corticosurrénalienne lente
[O4]
crise uncinée l.f.
uncinate seizure
[H1]
crise unilatérale l.f.
unilateral fit, seizure
Crise partielle somatomotrice ou crise généralisée, le plus souvent clonique, plus rarement tonique ou tonicoclonique, limitée à un hémicorps.
Elle est surtout observée chez l'enfant.
→ hémi-convulsion-hémiplégie-épilepsie
[H1]
crise végétative l.f.
vegetative fit, seizure
Crise épileptique partielle ou généralisée, comportant comme symptôme exclusif ou principal des phénomènes végétatifs : modifications du rythme respiratoire (crises apnéiques fréquentes chez le nouveau-né), variations du rythme cardiaque, de la tension artérielle, troubles vasomoteurs (pâleur, rougeur, transpiration, pilo-érection), variations thermiques, modifications pupillaires.
Elle est en rapport avec des décharges limbiques et/ou du cortex supracingulaire.
[H1]
crise versive l.f.
versive fit, seizure
Crise épileptique caractérisée par une déviation des yeux seuls (crise oculogyre), de la tête, de la tête et des yeux (crise versive), avec parfois rotation du tronc sur son axe (crise giratoire), soit vers le côté opposé de l'hémisphère qui décharge (crise adversive ou contraversive), soit vers le même côté (crise ipsoversive).
Une généralisation secondaire est fréquente.
Sa signification est variable, en fonction de la clinique :
- déviation tonique rapide des yeux, isolée ou suivie d'une rotation de la tête, voire du tronc, sans perte de connaissance, liée à une décharge au niveau du cortex frontal intermédiaire ou mésial controlatéral ;
- élévation tonique d'un membre supérieur en abduction, suivie d'une déviation de la tête et des yeux du même côté, associées quelquefois à une vocalisation, en rapport avec une décharge au niveau de l'aire motrice supplémentaire controlatérale ;
- giration brusque du tronc, en relation avec l'aire primaire controlatérale.
[H1]
crise visuelle l.f.
visual fit, seizure
Crise épileptique partielle comportant des manifestations visuelles comme symptôme unique ou prédominant.
On peut distinguer :
- des perceptions visuelles sans objet, hallucinations élémentaires à caractère négatif ou positif, liées à une décharge au niveau des aires 16 et 17, et/ou hallucinations plus structurées, au niveau des aires associatives occipitales ;
- des perceptions visuelles altérées, illusions portant sur la forme, la taille ou le nombre des objets et des personnes (métamorphopsies), en rapport avec une décharge pariétale ou pariéto-occipitale.
[H1]
dacrystique (crise) l.f.
dacrystic fit, seizure
Crise caractérisée par de brefs accès de pleurs, avec ou sans rupture de contact.
Se rencontre dans les épilepsies partielles symptomatiques.
Étym. gr. dakruon : larme
focale (crise épileptique) l.f.
focal epileptic fit, seizure
Syn partielle (crise épileptique)
→ partielle (crise épileptique)
glaucome aigu (crise de) l.f.
acute glaucoma
Hypertonie oculaire aigüe due à la fermeture de l'angle iridocornéen, secondaire à un blocage pupillaire.
Cet accident grave survient principalement chez des sujets hypermétropes ayant un angle iridocornéen étroit ou des yeux ayant un iris plateau. Il s'agit d'une urgence médicale fréquente nécessitant un traitement hypotonisant rapide et une iridotomie au laser. En cas de diagnostic tardif, la formation de synéchies iridocornéennes crée la situation clinique du glaucome chronique à angle fermé, dont le traitement devient rapidement chirurgical (trabéculotomie).
→ blocage pupillaire, iris plateau
grand mal (crise de) l.f.
grand mal seizure
Crises épileptiques généralisées tonicocloniques survenant soit d'emblée, soit à la suite d'une crise partielle (crise partielle secondairement généralisée).
→ partielle (crise épileptique)
hallucinatoire (crise) l.f.
hallucinatory seizure
Crise comitiale partielle simple, pouvant devenir complexe, comportant comme symptômes principaux des perceptions sans objet, de natures visuelle, auditive, gustative, olfactive ou somatognosique.
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
illusionnelle (crise) l.f.
illusional fit
→ crise épileptique illusionnelle
jacksonienne (crise) l.f.
jacksonian fit, seizure
Crise épileptique partielle, caractérisée par un déroulement chronologique particulier de la sémiologie critique, dite marche jacksonienne.
Il s'agit de manifestations purement motrices qui débutent habituellement par l'extrémité d'un membre, remontant progressivement ("en tache d'huile") vers sa racine, pouvant gagner l'hémiface, puis l'autre membre du même côté. Le plus souvent il n'y a pas de trouble de la conscience. Une généralisation secondaire est fréquente.
Cette crise est en rapport avec une décharge unidirectionnelle sur le cortex rolandique. Ses causes sont variées. Un tel terme est abusivement utilisé pour désigner toute crise somatique.
L. Bravais, médecin français (1827) ; J. H. Jackson, neurologue britannique (1863).
milieu de la vie (crise du) l.f.
middle age people crisis
crise myoclonique astatique l.f.
myoclonus-astatic fit, seizure
Crise épileptique de brève durée, débutant par des myoclonies massives des membres supérieurs suivies d'une atonie avec effondrement, correspondant respectivement sur l'EEG à une polypointe-onde suivie d'une onde lente.
Ne se rencontre que dans l'épilepsie myoclono-astatique et le syndrome de Lennox-Gastaut.
H. Gastaut, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1957), W. G. Lennox neurologue américain (1960)
Étym. gr. mus : muscle ; klonos : agitation : a- privatif : stasis : station (position debout)
→ myoclonies, épilepsie myoclono-astatique, Lennox-Gastaut (syndrome de)
[H1]
Édit. 2018
myoclonique (crise) l.f.
myoclonic fit, seizure
Crise épileptique s'exprimant par des secousses musculaires violentes, brèves, bilatérales, sans troubles de la conscience, accompagnées sur l'EEG d'une décharge paroxystique bilatérale de polypointes-ondes et/ou de polypointes-ondes rythmiques.
Les crises myocloniques s'observent dans un certain nombre de syndromes épileptiques.
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation
panique (crise de ) l.m.
psychomotrice (crise) l.f.
psychomotor seizure
Terme abandonné car abusivement employé comme synonyme d'épilepsie temporale, qui servait à désigner des crises ou une épilepsie se traduisant par des comportements automatiques plus ou moins élaborés, le plus souvent amnésiques.
Il doit être remplacé actuellement par celui de crise partielle complexe avec automatismes.
somatomotrice (crise) l.f.
somatomotor fit
Crise épileptique caractérisée par des manifestations motrices de type clonique ou plus rarement tonique, intéressant d'emblée une partie plus ou moins étendue d'un hémicorps, habituellement sans troubles de la conscience.
Elle est en rapport avec une décharge au niveau du cortex moteur primaire.
somatosensitive (crise) l.f.
somatosensory fit, somatosensory seizure
Crise épileptique caractérisée par des manifestations de type somesthésique : fourmillements, picotements, courant électrique, sensation de froid ou de chaud, brûlures, douleur.
Ces troubles sont associés le plus souvent à des phénomènes moteurs. Leur topographie est fixe ou suit une marche jacksonienne.
Ils sont en rapport avec une décharge rétrorolandique ou pariétale.
tonicoclonique (crise) l.f.
tonicoclonic fit, seizure
Crise épileptique généralisée, caractérisée par un déroulement en trois phases: tonique, de brève durée, clonique, enfin résolutive.
La morsure de langue est possible pendant la phase tonique comme dans la phase clonique ; l'urination est possible mais inconstante.
Sur l'électro encéphalo gramme (EEG), la phase tonique coïncide avec un aplatissement du tracé pendant 1 à 3 secondes, suivi d'une activité rythmique (rythme recrutant) à 20 puis 10 c/s. Cette décharge va peu à peu se morceler, être entrecoupée d'ondes lentes correspondant à la phase clonique (polypointes-ondes rythmiques). La fin de la crise est marquée par un aplatissement du tracé, suivi d'ondes lentes de fréquence croissante et d'amplitude décroissante. Ces anomalies sont toujours bilatérales, symétriques et synchrones.
Les crises tonicocloniques appartiennent au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques, cryptogéniques ou symptomatiques.
Dans les épilepsies partielles, comportant des crises secondairement généralisées, la propagation de la décharge peut être si rapide que le début partiel passe inaperçu. L'EEG pendant la phase résolutive peut montrer une asymétrie du tracé.
tonique (crise) l.f.
tonic fit, seizure
Crise épileptique généralisée, habituellement de brève durée (5 à 20 secondes), caractérisée par une contraction musculaire soutenue, débutant brusquement ou au contraire très lentement, pouvant toucher l'ensemble de la musculature axiale (crises toniques axiales), ou limitée aux muscles axiaux et s'étendant par la suite à la racine du membre (crises toniques axiorhizoméliques) ou bien à l'ensemble des membres (crises toniques globales).
Toujours accompagnée d'une obnubilation de conscience et d'une décharge végétative en masse, elle peut se terminer par quelques clonies distales uni ou bilatérales. L' l'électro encéphalo gramme montre un aplatissement simple du tracé et des décharges plus ou moins amples de pointes répétitives (rythmes recrutants).
Cette crise est observée essentiellement dans le cadre des épilepsies généralisées symptomatiques de l'enfant, tout particulièrement dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
H. Gastaut, neurologiste français, membre de l’Académie de médecine (1957) ; W. G. Lennox, neurologiste américain (1960)
transplant (crise du) l.f.
Tumarkin (attaque de, crise otolithique de, vertige de) l.f.
Tumarkin’s attack
Forme clinique de la maladie de Ménière dans laquelle le sujet est brusquement projeté à terre sans aura ni perte de connaissance.
A. Tumarkin, otorhinolaryngologiste britannique (1936)
Tumarkin (crise otolithique de) l.f.