Rickettsia parkeri
Rickettsia parkeri
Bactérie transmise par tiques sur le continent américain, parfois responsable d'une rickettsiose éruptive.
Cette rickettsie est largement répandue chez les tiques, principalement du genre Amblyomma, en Amérique du Nord (en particulier dans l'est et le sud des Etats-Unis) et du Sud. Chez l'Homme, l'infection se traduit par une fièvre boutonneuse typique, associant fièvre, escarre d'inoculation, céphalées et rash.
Rickettsia philipii
Rickettsia philipii
Bactérie responsable d'une rickettsiose sévissant aux Etats-Unis et transmise,
La maladie due à R. philipii est une fièvre boutonneuse associant fièvre, rash, céphalées, myalgies, fatigue et la classique tache noire au site de morsure de la tique ; les anomalies biologiques associées sont une anémie, une thrombopénie, une élévation des transaminases hépatiques. Le traitement consiste en l'administration de doxycycline durant 7 à 14 jours. Découverte en 2008, elle est observée en Californie. Le vecteur de cette bactérie est la tique Dermacentor occidentalis. Le réservoir de germes n'est pas identifié.
Séoul (virus) l.m.
Seoul virus
Virus à ARN appartenant à la famille des Bunyaviridae et au genre Hantavirus.
Il est responsable de fièvre hémorragique avec syndrome rénal de gravité modérée (autrefois décrit sous le nom de fièvre hémorragique de Corée) se manifestant surtout en Asie orientale : Corée, Chine, Vietnam. C’est le seul Hantavirus connu pour circuler en milieu urbain. Ses réservoirs naturels sont constitués par des Rats (Rattus rattus et rurtout R. norvegicus), ce qui confère à ce virus une distribution potentiellement mondiale.
Sigle : SEOV
→ fièvre hémorragique avec syndrome rénal, Hantavirus
Streptobacillus moniliformis
Streptobacillus moniliformis
Bacille à Gram négatif, aéroanaérobie, commensal des muqueuses des Rats et des autres rongeurs, responsable de la streptobacillose et de la fièvre de Haverhill.
La fièvre de Haverhill doit son nom à une localité du Massachusetts où une petite épidémie a été observée en 1926
syndrome hémophagocytaire l.m.
hemophagocytic syndrome
Maladie grave, souvent mortelle, définie par l'existence dans la moelle et les ganglions d'histiocytes qui ont une activité intense d'érythrophagocytose.
Ces histiocytes ont par ailleurs un aspect normal.
Une fièvre, un rash cutané, une polyadénopathie, une hépatosplénomégalie et parfois des infiltrats pulmonaires sont associés à une pancytopénie, à une diminution de taux de fibrinogène et à une hypertriglycéridémie. Ce syndrome a été surtout décrit chez des malades immunodéprimés à la suite de facteurs déclenchants tels qu'une infection virale, bactérienne (gram négatif) ou parasitaire, voire une poussée évolutive de lupus érythémateux disséminé ou d'arthrite chronique juvénile, un lymphome T. Il serait lié à une activation inappropriée des macrophages aboutissant à un excès de sécrétion de certaines cytokines en particulier le TNF.
Les critères de diagnostic sont : la fièvre, la splénomégalie, la cytopénie de deux lignées, l'hypertriglycéridémie ou l'hypofibrinogénémie, l'absence ou la diminution de l'activité des cellules NK, ferritine ≥ 500 µg/L, CD25 soluble ≥ 2,400 U/mL, évidence d'hémophagocytose dans la moelle hématopoïétique, la rate ou les ganglions.
Cinq de ces critères sont nécessaire pour établir le dignostic .
Étym. gr. haima : sang ; phagein : manger ; kutos : cellule
Syn. syndrome d'activation histiocytaire
→ histiocyte, érythrophagocytose, lymphome T cell delta-gamma cutané primaire
Trombicula akamushi
Trombicula akamushi
Trombiculidé extrême-oriental vecteur d’une fièvre typhoexanthématique, (fièvre fluviale du Japon ou scrubtyphus ou typhus des broussailles) provoquée par Rickettsia orientalis.
typhobacillose n.f.
typhobacillosis
Forme grave de primo-infection tuberculeuse, décrite par Landouzy et dont les signes cliniques, par leur gravité (fièvre élevée), évoquent ceux de la fièvre typhoïde.
L. Landouzy, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1882)
vaccin fièvre jaune l.m.
yellow fever vaccine
Vaccin préparé à partir du virus atténué de la fièvre jaune de la souche Rockefeller 17-D, cultivé sur œuf de poule embryonné, destiné aux personnes vivant en zone d'endémie et aux voyageurs devant y séjourner, assurant par une seule injection une protection dès le 10ème jour et durant au moins dix ans.
La vaccination consiste en une injection sous-cutanée ou intramusculaire, administrable à partir de l’âge de 9 mois. Elle s’effectue dans un Centre agréé qui délivre un certificat international valable pendant dix ans. Inutile en Asie où la fièvre jaune est inconnue, elle est obligatoire ou recommandée avant un voyage ou un séjour en Afrique intertropicale, ainsi qu'en Amérique intertropicale (par ex. Guyane française et dans le bassin de l’Amazone). Les contre-indications sont celles des vaccins vivants.
Syn. vaccin amaril
[D1 E1]
Édit. 2019
vaccin fièvre typhoïde l.m.
typhoid fever vaccine
Vaccin polyosidique capsulaire injectable, protégeant contre la fièvre typhoïde (infection à Salmonella enterica sérotype Typhi) mais non contre les fièvres paratyphoïdes (dues à Salmonella enterica sérotype Paratyphi A et B).
Après la primovaccination, un rappel est nécessaire tous les trois ans. Ce vaccin est recommandé aux coopérants et aux voyageurs se rendant en zone d’endémie de fièvre typhoïde. Il est, en outre, obligatoire pour les personnels de laboratoire.
[D1, E1]
Édit. 20189
verruga péruvienne l.f.
verruga peruana
Forme chronique de la bartonellose à Bartonella bacilliformis, s’observant en altitude, dans les pays andins (Pérou, Equateur, Colombie).
Cette forme de la maladie, qui fait habituellement suite à la forme aiguë (fièvre de La Oroya ou maladie de Carrión), est caractérisée par l’apparition sur tout le corps, mais surtout sur la face et sur les membres, d’une éruption non prurigineuse, faites d’éléments verruqueux rouge vif saignant facilement et riches en bartonelles, traduisant une prolifération angio-endothéliomateuse ; ces éléments sont accompagnées de fièvre et de douleurs ostéo-articulaires. Au bout de 4 à 6 mois, la guérison survient habituellement. Le diagnostic peut être établi par isolement de la bactérie, par sérologie ou par PCR sur biopsie. Le traitement repose sur la rifampicine, les tétracyclines, les macrolides et les aminosides. La bactérie en cause est transmise par un phlébotome du genre Lutzomyia.
D. Carrión (1850-1885), étudiant en médecine péruvien, s'inocula un broyat de verruga et mourut de la forme septicémique de la maladie (dite aussi maladie de Carrión)
Étym. La Oroya : ville du Pérou
Syn. bouton d'Amboine, verruga peruviana, verruga du Pérou, verrue de Carrion
→ bartonellose, Bartonella bacilliformis, Carrion (maladie de), Oroya (fièvre de La), rifampicine, tétracyclines, aminosides, phlébotome
[D1, J1]
Édit. 2019
encéphalite équine de l'Est l.f.
eastern equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (EEEV, famille des Togaviridae), répandue en Amérique du Nord.
Chez les équidés, ainsi que chez les émeus, la maladie peut revêtir plusieurs aspects, depuis un simple épisode fébrile jusqu'à des atteintes neurologiques très sévères (jusqu'à 90 % de mortalité dans les cas neurologiques).
Chez l'Homme, les infections peuvent être inapparentes ou très bénignes : fièvre, arthralgies et myalgies durant une à deux semaines. Mais elles peuvent aussi s'avérer beaucoup plus sévères, prenant la forme d'une encéphalite aiguë. Dans ce cas, les premiers signes, d'apparition brutale, sont la fièvre, des frissons, des céphalées, des nausées et des vomissements, puis apparaissent des signes neurologiques : raideur de la nuque, photophobie, vertiges, irritabilité, convulsions, somnolence, coma. La létalité est élevée, de l'ordre de 30 à 70 %. Des séquelles neurologiques persistent presque constamment chez les personnes guéries. La maladie est répandue par foyers depuis le Sud du Canada (Québec, Ontario) à la Floride ; elle est surtout observée aux Etats-Unis, principalement à l'Est du Mississippi, où l'on compte moins de dix cas neurologiques chaque année, à la fin de l'été ou au début de l'automne ; ils concernant les enfants et les personnes de plus de 55 ans. Les cas signalés en Amérique centrale et du Sud sont à rapporter au virus Madariaga.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Sigle EEEV
→ Madariaga (virus), encéphalite, Alphavirus, arbovirus, Togaviridae
[D1, D4, D5, H1]
Édit. 2019
PCDH19 gene l.m. sigle angl. pour protocadherin 19
Gène situé en Xq22.1, codant la The PCDH19- encoded protein is a protocadherin, a neuronal adhesion protein that plays an important role in early development of the central nervous system. protocadhérine, protéine d'adhésion neuronale qui joue un rôle important dans le développement précoce du système nerveux central.
Le chromosome Y mâle serait capable de compenser les mutations du gène dans le chromosome X, alors que le deuxième chromosome X femelle ne le peut pas.
Ce gène a été impliqué dans divers tableaux épileptiques, dont l’encephalopathie épileptique infantile précoce (Early infantile epileptic encephalopathy 9) une forme d’épilepsie sensible à la fièvre débutant la première année de vie ayant certaines similitudes avec le syndrome de Dravet dans certains cas: le début avant 1 an, le développement psychomoteur normal au début de l’épilepsie, l’existence de crises en série, l’installation de troubles cognitifs et du comportement, le caractère sévère de l’épilepsie. Cependant, avec les progrès dans la description de l’épilepsie liée aux mutations de PCDH19, des différences notables ont été soulignées qui permettent de différencier les patients des porteurs d’un syndrome de Dravet typique :
- les états de mal sont rares, il s’agit avant tout de séries de crises brèves,
- les crises sont très différentes ; il s’agit de crises focales cyanosantes, impliquant surtout les régions antérieures,
- la sensibilité à la fièvre est moindre,
- Il peut exister une authentique régression autistique après les orages de crises.
En cas de syndrome de Dravet chez une fille, sans anomalie de SCN1A, la recherche de mutation de PCDH19 peut donc être proposée.
Syn. EFMR, EIEE9
→ Dravet (syndrome de), encéphalopathie infantile épileptique précoce
[H1,O1,O6,Q2]
Édit. 2017
mononucléose infectieuse l.f.
infectious mononucleosis
Maladie aigüe fébrile correspondant à la primo-infection symptomatique par un virus du genre Lymphocryptovirus (virus d’Epstein-Barr) de la famille des Herpesviridae, de transmission exclusivement salivaire, caractérisée par une fièvre associée à une lymphocytose avec présence de lymphocytes atypiques de grande taille.
Cette primo-infection est le plus souvent inapparente au cours de l’enfance ou de l’adolescence.
La mononucléose infectieuse se manifeste par une angine érythématopultacée ou pseudomembraneuse, avec une fièvre modérée, un œdème de la luette, un purpura pétéchial du voile du palais ; il existe fréquemment des adénopathies cervicales et une splénomégalie qui peut être déclenchée par la prise d’ampicilline. Les complications sont rares : hépatite, encéphalite, anémie hémolytique, purpura thrombopénique. Une asthénie prolongée est fréquente. La formule sanguine met en évidence un syndrome mononucléosique à mononucléaires hyperbasophiles ; une augmentation des transaminases est fréquente.
Le diagnostic de certitude repose sur les examens sérologiques : test d’agglutination rapide sur lame (MNI-test), réaction de Paul-Bunnel-Davidsohn détectant les anticorps hétérophiles présents dans le sérum et capables d’agglutiner les hématies d’espèces différentes (Mouton, Cheval, Bœuf) ; mise en évidence d’anticorps spécifiques du virus : IgM anti VCA (antigène de la capsule virale) et absence d’anticorps anti EBNA (Epstein-Barr Nuclear Antigen).
Le traitement est symptomatique. Il ne doit pas comporter d’ampicilline qui déclenche quasi-systématiquement une éruption érythémateuse. La majorité des cas guérissent sans incidents. Une courte corticothérapie est prescrite dans les formes compliquées.
J. R. Paul et W. W. Bunnell, médecins américains (1932), I. Davidsohn, biologiste américain (1937) ; M. A. Epstein et Yvonne M. Barr virologues britanniques : (1958 pour Burkitt et 1964) ; E. Pfeiffer, pédiatre allemand (1889) ; N. Filatov, pédiatre russe (1887)
Étym. gr. monos : seul, lat. nucleus : noyau
Syn. maladie de Filatov, maladie de Pfeiffer
→ Epstein-Barr (virus), Paul, Bunnel et Davidsohn (réaction de), Herpesviridae, Lymphocryptovirus
Borrelia miyamotoi Borrelia miyamotoi
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente à tiques.
Après quelques jours d'incubation, cette borréliose se manifeste par de la fièvre, des frissons, des céphalées, des douleurs articulaires, des myalgies et une fatigue , biologiquement par une neutropénie et une thrombopénie. Dans les cas non traités s'observent de 1 à 10 récurrences. Les symptômes finissent par disparaitre spontanément sans séquelles mais l'antibiothérapie par cyclines accélère la guérison. Les personnes immunodéprimées pourraient présenter une méningoencéphalite au décours de cette infection.
Borrelia miyamotoi est retrouvée au Japon où elle a été découverte en 1995, en Chine, en Russie et dans le Nord-Est des Etats-Unis. Des Cervidés pourraient en constituer le réservoir. Contrairement aux autres Borrelia causant des fièvres récurrentes, cette bactérie est transmise par des tiques Ixodidae, en particulier Ixodes scapularis et I. pacificus en Amérique ; elle a été isolée chez I. ricinus et I. persulcatus en Eurasie, chez Haemaphysalis longicornis en Chine. La transmission verticale chez les tiques semble être la règle.
→ Spirochaetaceae, borréliose, cyclines, méningoencéphalite, Borrelia, Ixodidae
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente sporadique à tiques l.f.
tick-borne relapsing fever
Maladie infectieuse zoonotique due à l'infection par une bactérie du genre Borrelia dont la transmission est assurée par des tiques de la famille des Argasidae.
Chez l'Homme, ces fièvres récurrentes sont caractérisées par une incubation de l'ordre d'une semaine, un début brutal avec fièvre élevée, céphalées et algies diffuses, splénomégalie, suivi d'une phase apyrétique. Suit une alternance de phases fébriles et apyrétiques (jusqu'à 11 récurrences). Habituellement assez bénignes, ces maladies peuvent néanmoins s'avérer sévères en raison de la survenue possible de complications oculaires, méningitiques, hémorragiques, pulmonaires ou hépatiques. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace.
Une quinzaine d'espèces borréliennes sont à l'origine de ces fièvre récurrentes qui diffèrent légèrement les unes des autres sur les plans clinique et épidémiologique. A une ou deux exceptions près, toutes sont transmises par des Ornithodoros (le plus souvent, une espèce de Borrelia est associée à une espèce d'ornithodore).
Sévissant dans des régions tropicales et subtropicales, ces borrélioses sont des zoonoses : les bactéries infectent des mammifères sauvages, le plus souvent des rongeurs ; l'Homme n'est infecté qu'occasionnellement (cas sporadiques), dans une zone géographique précise propre à chacune de ces espèces. Toutefois, certaines de ces affections peuvent s'avérer localement fréquentes, surtout lorsque la circulation du germe a lieu dans un environnement domestique. Les ornithodores vecteurs sont également les réservoirs naturels de ces bactéries en raison de leur sédentarité et de leur longévité qui déterminent des foyers pérennes d'infection.
→ borréliose, fièvre récurrente, Borrelia, Argasidae, Ornithodoros, cyclines, zoonose
[D1, D4]
Édit. 2019
fièvre récurrente cosmopolite à poux l.f.
lice-borne relapsing fever
Borréliose due à l'infection par Borrelia recurrentis.
Après une incubation de 2 à 10 jours, cette fièvre récurrente présente un début brutal marqué par une fièvre élevée, des algies diffuses, des céphalées intenses, des signes méningés, des troubles digestifs, une hépatomégalie et surtout une splénomégalie, souvent un ictère. Six jours plus tard, on observe une "crise" : chute de la température avec sueurs et hypotension. Cette phase apyrétique, très asthénique, avec régression de l'hépato-splénomégalie, dure habituellement sept jours. Surviennent ensuite des récurrences fébriles au nombre de 1 à 5, séparées par des phases apyrétiques, avec réapparition des douleurs, de l'hépatosplénomégalie ; ces épisodes fébriles sont de plus en plus courts, séparés par des intervalles de plus en plus longs. Des complications peuvent survenir : oculaires, myocardiques, hépato-néphritiques, hémorragiques ; ces complications sont responsables (en l'absence de traitement) des 5 à 30 % de morts, observés habituellement au cours des épidémies. Le diagnostic est facilement établi par la mise en évidence des Borrelia dans le sang lors des épisodes fébriles. Le traitement par les cyclines est très efficace mais le risque de survenue d'une réaction de Jarisch-Herxheimer est possible.
Cette borréliose, spécifiquement humaine et potentiellement cosmopolite, est transmise par les poux de corps, lorsque l'hémolymphe de l'insecte, très riche en Borrelia, est répandue sur la peau lors d'un traumatisme du pou. Des foyers permanents existent dans les montagnes de l'Est africain (massif éthiopien), sans doute aussi dans certains pays andins et peut-être en Chine du Nord. A partir de ces foyers, peuvent se manifester, lorsque les conditions sont favorables (saison froide, états de guerre, de misère, etc.), des épidémies dans les régions voisines. Les traitements massifs anti-poux permettent d'arrêter rapidement de telles épidémies.
→ borreliose, fièvre récurrente, pou, Borrelia, Borrelia recurrentis, cyclines, réaction de Jarisch-Herxheimer
[D1, D4]
Édit. 2019
Borrelia persica
Borrelia persica
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente sporadique à tiques sévissant au Proche- et Moyen-Orient, notamment en Iran.
Le vocable Borrelia persica recouvre en fait un vaste complexe d'espèces très proches (et peut-être synonymes) : B. persica proprement dite circulant en Iran et en Afghanistan, B. uzbekistanica du Turkestan et d'Ouzbékistan, B. sogdiana du Turkestan, B. babylonensis d'Irak et d'autres. L'aire de répartition globale de ces borrélioses s'étend à tout le Proche- et Moyen-Orient. A l'intérieur de cette vaste zone s'observent de petites épidémies, souvent familiales d'une fièvre récurrente, souvent bénigne mais parfois assez sévère, avec de 2 à 8 récurrences. Ces Borrelia infectent des rongeurs sauvages et parfois des animaux domestiques. Le vecteur majeur en est Ornithodoros tholozani, fréquent dans les terriers de rongeurs, dans les bergeries, les étables, comme dans les anfractuosités du sol et des murs des habitations humaines.
→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Spirochaetaceae
[D1, D4]
Édit. 2019
Borrelia caucasica
Borrelia caucasica
Bactérie spiralée de la famille des Spirochaetaceae, responsable d'une fièvre récurrente sporadique à tiques sévissant principalement dans le Caucase.
Cette Borrelia est la cause d'une fièvre récurrente sporadique assez sévère répandue dans le Caucase mais aussi en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie. Une autre espèce décrite, B. armenica, en serait peut-être un synonyme. Le vecteur majeur de B. caucasica est la tique Ornithodoros verrucosus (= asperus) des terriers de rongeurs.
→ borréliose, fièvre récurrente, fièvre récurrente sporadique à tiques, Borrelia, Ornithodoros, Spirochaetaceae
[D1, D4]
Édit. 2019
vaccin amaril l.m.
amarillic vaccine
Vaccin préparé à partir du virus atténué de la fièvre jaune de la souche 17-B, cultivé sur tissu embryonnaire, utilisé pour les personnes devant voyager dans des zones d'endémie.
La vaccination consiste en une injection souscutanée ou intramusculaire et s’effectue dans un Centre agréé qui va établir un certificat international valable pendant dix ans. Une seule injection suffit à assurer, dès le 10ème jour, la protection. Inutile en Asie où la fièvre jaune est inconnue, elle est obligatoire ou recommandée avant un voyage ou un séjour en Afrique intertropicale, en Guyane française et dans le bassin de l’Amazone. Les contre-indications sont celles des vaccins vivants.
Syn. vaccin contre la fièvre jaune
[D1, E1]
Édit. 2019
Orthonairovirus
Orthonairovirus
Genre de virus à ARN de la famille des Nairoviridae (autrefois classé parmi les Bunyaviridae) comprenant notamment l'agent responsable de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo.
Les Orthonairovirus comprennent une quarantaine de virus regroupés en neuf sérogroupes. Les principaux d’entre eux sont les virus Crimée-Congo (agent d’une fièvre hémorragique) et Nairobi sheep disease. Ce sont des virus sphériques, d’un diamètre de 80 à 120 nm, à génome trisegmenté ; répandus dans l’Ancien Monde, ils infectent différents animaux et leur transmission est assurée par des tiques Ixodidae ou Argasidae.
Étym. du nom de la maladie du mouton de Nairobi (Nairobi sheep disease), due au virus prototype du genre
→ Arbovirus, maladie du mouton de Nairobi, fièvre hémorragique de Crimée-Congo
[D1]
Édit. 2020
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
Fièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l’homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1, D2, F1]
Édit. 2020
bartonellose n.f.
bartonellosis
Maladie due à des bactéries intracellulaires du genre Bartonella (famille des Bartonellaceae).
Les principales bartonelloses humaines sont la fièvre des tranchées (due à B. quintana), la péliose hépatique (à B. henselae), l'angiomatose bacillaire (à B. quintana et B. henselae), la maladie des griffures de chat (à B. henselae) et la maladie de Carrion (à B. bacilliformis). Lorsqu'autrefois Bartonella bacilliformis était la seule espèce connue pour être pathogène pour l'Homme, le terme bartonellose désignait ipso facto la seule maladie de Carrion (sous la forme de fièvre de La Oroya ou de verruga péruvienne). Le diagnostic des bartonelloses repose sur la clinique et le contexte épidémiologique. Des examens biologiques peuvent le confirmer : sérologie (immunofluorescence indirecte, immunoenzymologie), isolement du germe (du sang, de pus ganglionnaire, d'une biopsie de lésion cutanée, cardiaque ou hépatique) ou encore détection par PCR. Les traitements reposent généralement sur une antibiothérapie prolongée par macrolides, cyclines, rifampicine, … suivant les cas.
Richelle C. Charles, médecin infectiologue américaine (2021)
→ Bartonella, maladie de Carrion, fièvre de La Oroya, verruga péruvienne, péliose hépatique, angiomatose bacillaire, fièvre des tranchées, maladie des griffures du chat
Édit. 2021
abcès du foie l.m.
liver abscess
Suppuration circonscrite unique ou multiple développée dans le foie.
Le foie peut être atteint par voie sanguine (artérielle ou portale), par voie biliaire ascendante (angiocholite), ou par contigüité. L’abcès peut être responsable de douleurs hépatiques, de fièvre (avec frissons) et d’une cholestase généralement anictérique. Il est reconnu par l’échographie et la tomodensitométrie. Le traitement anti-infectieux, adapté à la cause, peut être aidé par une ponction ou un drainage et varie selon la porte d’entrée éventuelle.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, L1]
Édit. 2020
abcès froid l.m.
cold abscess
Abcès se formant dans le cadre d’une infection chronique, sans signes inflammatoires aigus locaux et sans fièvre.
L’étiologie est habituellement tuberculeuse.
Étym. lat. abcessus, de abcedere : écarter
[A2, D1]
Édit. 2020
abcès pancréatique l.m.
pancreatic abscess
Suppuration circonscrite dans le pancréas.
Généralement dû à la surinfection d'un foyer de nécrose pancréatique ou d'un pseudo-kyste qui se constitue au décours d'une poussée de pancréatite aigüe, il peut être de volume variable, unique ou multiloculaire. Il se manifeste par des douleurs abdominales et de la fièvre. L'abcès spontané est exceptionnel. Le diagnostic repose sur l'analyse bactériologique du prélèvement fait par ponction. Le traitement dépend de l'affection sous-jacente et du volume des abcès : en cas de collection unique organisée, un drainage percutané avec une antibiothérapie par voie générale est le meilleur choix ; en cas de micro-abcès disséminés dans la tête du pancréas, une duodénopancréatectomie céphalique peut être nécessaire.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
[D1, L1, L2]
Édit. 2020