anesthésie intracônique l.f.
intraconique anesthesia
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie intradurale l.f.
intra dural anaesthesia
Syn. analgésie intra-dure-mérienne
[G1]
Édit. 2017
anesthésie intra-dure-mérienne l.f.
intradural anaesthesia
→ analgésie intra-dure-mérienne
[G1]
Édit. 2017
anesthésie intraveineuse à objectif de concentration l.f.
target controlled infusion (TCI)
Administration intraveineuse d'un anesthésique par un pousse-seringue dont le débit est réglé par un système informatisé prenant en compte les caractéristiques du patient et les propriétés pharmacocinétiques du produit anesthésique.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Sigle AIVOC
[B3,G1]
Édit. 2017
anesthésie locale l.f.
local anaesthesia
1) Disparition de la sensibilité douloureuse dans un territoire limité, par atteinte neurologique.
2) Technique d'insensibilisation locale dans le but de supprimer la douleur lors d'une intervention ou d'un prélèvement biopsique sur une zone localisée ou superficielle, principalement cutanée. Le médicament le plus utilisé en France est la xylocaïne en injection transcutanée in situ
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Sigle AL
[G1]
Édit. 2019
anesthésie locale et locorégionale l.f.
local and regional anaesthesia
Anesthésie d'action locale ou portant sur une région limitée du système nerveux, qui se fait par injection soit intravasculaire, soit sur un gros tronc nerveux (bloc) ou sur une partie des racines médullaires (épidurale, extradurale, péridurale, rachianesthésie).
On distingue l'anesthésie :
- locale topique sur la peau (gel ou crème), ou par pulvérisation sur les muqueuses, par infiltration sous-cutanée ou par instillation oculaire (cornée, conjonctive) ;
- locorégionale par injection intraveineuse après exsanguination de l'extrémité du membre supérieur puis pose de garrots (un proximal pour arrêter la circulation artérielle dans un premier temps, remplacé ensuite par un garrot distal en zone anesthésiée) ;
- régionale périphérique (bloc d'un nerf ou d'un plexus nerveux) ou infiltration sous-cutanée ;
- régionale centrale (extradurale ou intra-durale).
Dans la rachianesthésie (intra-durale) la densité de la solution anesthésique est choisie plus forte que celle du liquide céphalorachidien (solution hyperbare) pour localiser l'effet anesthésique vers le bas de la moelle et donc n'intéresser que la région inférieure si le patient est demi-assis ou en position proclive.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ anesthésie, anesthésie extradurale, anesthésique local, bloc anesthésique de nerfs ou de plexus, EMLA, rachianesthésie
[G1]
Édit. 2017
anesthésie obstétricale l.f.
obstetrical anaesthesia
Suppression de la conscience ou de la douleur chez la parturiente en travail.
Elle présente des spécificités liées au risque fœtal et à l'absence de vacuité gastrique chez la femme en travail. Elle associe habituellement l'usage d'un hypnotique et d'un curare. Les analgésiques centraux sont peu utilisés du fait du risque de dépression respiratoire néonatale. L'induction est la période dangereuse du fait du risque d'inhalation du contenu gastrique acide et nécessite une intubation orotrachéale dans des conditions particulières de neuroleptanalgésie. Les techniques spécifiques dites « à la Reine » ou « toulousaine » ne sont plus guère employées.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,O3]
Édit. 2017
anesthésie oculaire l.f.
ocular anesthesia
Procédure d'anesthésie appliquée localement, en l'occurrence à l'œil, autour de lui ou dans la région oculo-orbitaire.
Elle fait appel à des produits anesthésiants qui agissent directement à l'endroit où ils sont appliqués ou à proximité de leur site d'administration.
Suivant les modalités de l'anesthésie pratiquée et ses tissus-cibles, on distingue l'anesthésie locale cornéenne ou topique de contact, et l'anesthésie locorégionale par injection péribulbaire ou rétrobulbaire.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie par inhalation l.f.
inhalation anaesthesia
Administration d'un mélange anesthésique gazeux par les voies respiratoires.
L'anesthésique volatil inhalé va dans les alvéoles d'où il est capté par le sang capillaire pulmonaire et distribué dans la circulation générale. Sa fixation, sa distribution et son élimination pulmonaire sont régies par la ventilation et la circulation, ils dépendent aussi des propriétés physicochimiques et du métabolisme éventuel de l'anesthésique.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1]
Édit. 2017
anesthésie péribulbaire l.f.
peribulbar anaesthesia
Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique en dehors du cône musculo-aponévrotique.
L'injection d'une grande quantité de produit permet son passage à l'intérieur du cône, par diffusion, facilitée par une compression orbitaire. Les effets de l'anesthésie péribulbaire sont superposables à ceux de l'anesthésie rétrobulbaire, avec cependant une akinésie du globe moins constante, mais la présence d'une akinésie palpébrale (orbiculaire). Elle possède les mêmes avantages que l'anesthésie rétrobulbaire, tout en réduisant les risques locaux et généraux.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Syn. anesthésie extracônique
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie péridurale l.f.
epidural anaesthesia
Anesthésie rachidienne de conduction par injection d'une solution d'un anesthésique local dans l'espace extradural.
L'anesthésie péridurale agit au niveau :
- des nerfs rachidiens mixtes dans l'espace paravertébral ;
- du ganglion spinal postérieur ;
- des racines rachidiennes près de leur manchon dural et dans leur trajet intradural.
La ponction se fait par voie postérieure pour atteindre l'espace péridural cervical, thoracique, lombaire ou sacré. La pénétration de l'aiguille dans cet espace est indiquée par la perte de résistance sentie après la traversée du ligament jaune. L'utilisation d'une aiguille de Tuohy, dont l'extrémité est légèrement recourbée vers le haut, facilite la ponction. La mise en place d'un cathéter permet une anesthésie extradurale continue de longue durée (par ex. traitement antalgique).
Selon le volume et la concentration de la solution anesthésique injectée, le blocage nerveux touche les fibres sympathiques, sensitives puis motrices.
On emploie plus communément le terme d'anesthésie péridurale pour les régions cervicales, thoraciques et lombaires. Les termes d'anesthésies épidurale ou caudale sont classiquement réservés à l'approche sacrée de l'espace extradural.
F. Pagés Miravé, chirurgien militaire espagnol (1921)
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Syn. anesthésie épidurale, anesthésie extradurale
[G1]
Édit. 2017
anesthésie pour cœlioscopie l.f.
anæsthesia for laparoscopic surgery
Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.
Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin
[G1]
Édit. 2017
anesthésie (profondeur de l') l.f.
depth of anaesthesia
Évaluation de la qualité de l'anesthésie eu égard aux facilités d'autant plus grandes que sa profondeur accorde au chirurgien.
Cette évaluation est comprise entre l'état d'éveil normal avec la vigilance normale du sujet éveillé et la mort. Comme pour toute évaluation de la qualité, on peut, en principe, coter la profondeur de l'anesthésie en cinq degrés de 0, état d'éveil normal, à 5, mort, qui correspond à une anesthésie définitive. Entre ces deux extrêmes se placent les quatre stades de l'anesthésie dont le modèle a été donné par Guedel en 1937 pour l'éther : 1- analgésie, 2- délire, 3- stade chirurgical, 4- coma aréflexique. Mais dans la pratique cette distinction clinique en stades est difficile à faire avec les techniques actuelles d'anesthésie, qui emploient plusieurs produits, dont les effets sont un peu différents, et du curare, qui masque les réactions musculaires de l'opéré.
Quoi qu'il en soit les stades sont appréciés sur des signes cliniques, insensibilité à l'incision de la peau (analgésie), perte de conscience (narcose), suppression des réactions neurovégétatives (protection» neurovégétative) et des évaluations neurophysiologiques (électroencéphalogramme, potentiels évoqués et, en expérimentation, micro-électrodes posées sur la réticulée, le thalamus, le circuit limbique, etc.). Le 2ème stade, période relativement brève, commence au début de la perte de conscience, il correspond à l'abolition du contrôle par les centres supérieurs avec libération des centres secondaires (hallucinations, désorientation et réactions très vives aux stimulus extérieurs), laissant passer des réflexes aux effets dangereux (risque de syncope vagale, de fibrillation ventriculaire). Des ondes lentes monomorphes remplacent peu à peu les activités rapides et les rythmes lents de l'éveil de l'électroencéphalogramme. Différentes modalités d'analyse de l'électroencéphalogramme facilitent l'interprétation des signaux : selon les anesthésiques l'évolution est variable. Avant le passage au stade chirurgical les ondes lentes prédominent dans les régions frontales et commencent à prendre un aspect irrégulier, dit «polymorphe».
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ profondeur de l'anesthésie, surveillance de la curarisation, éther (stades de l'anesthésie à l')
[G1]
Édit. 2017
anesthésie rachidienne l.f.
spinal anaesthesia
[G1]
Édit. 2017
anesthésie rétrobulbaire en ophtalmologie l.f.
retrobulbar anaesthesia
Technique d'anesthésie locorégionale consistant en l'injection du produit anesthésique à l'intérieur du cône musculo-aponévrotique, dans l'espace rétrobulbaire immédiat.
L'injection de l'anesthésique au contact direct des branches du nerf ophtalmique, du ganglion ciliaire, des nerfs oculomoteurs et du nerf optique, permet d'obtenir une anesthésie et une akinésie immédiate du globe oculaire, associées à une amaurose ainsi qu'une anesthésie cutanée (supra-orbitaire, paupière supérieure, racine du nez) et muqueuse (partie antérieure des fosses nasales, sinus ethmoïdal et sphénoïdal, conjonctive).
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Syn. anesthésie intracônique
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie (signe ophtalmologique de l') l.m.
anaesthesia sign
Angle du strabisme sous anesthésie générale stable et profonde.
Quel que soit le strabisme, sous anesthésie générale, l'angle peut diminuer, s'annuler, ou même s'inverser. Les conclusions à en tirer, notamment une modification du protocole opératoire, varient selon les auteurs.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie sous-conjonctivale l.f.
subconjonctival anaesthesia
Anesthésie de la conjonctive et de l'épisclère, superficielle et très localisée, obtenue par injection de substance anesthésique directement sous la conjonctive.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie sous-ténonienne l.f.
sub-Tenon's local anaesthesia
Anesthésie provoquée par l'injection directe d'un produit anesthésique dans l'espace épiscléral, ou espace de Tenon (espace injectable en arrière du globe oculaire, situé entre la capsule de Tenon et la paroi oculaire).
Cette technique anesthésique permet l'obtention rapide d'une bonne analgésie par blocage du ganglion ciliaire et des nerfs ciliaires postérieurs à leur entrée sclérale. Par contre, l'akinésie obtenue est très partielle et tardive.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie spinale l.f.
spinal anaesthesia
[G1]
Édit. 2017
anesthésie topique l.f.
topical anaesthesia, topicus anaesthesia
Anesthésie superficielle de contact de la cornée (nerfs cornéens superficiels) et dans une moindre mesure de la conjonctive, par simple instillation de collyre anesthésique.
Une substance topique est une substance qui agit à l'endroit où elle est appliquée. Du fait de son mode d'action, les indications de l'anesthésie topique sont limitées à la chirurgie de la cataracte par phakomulsification, à la chirurgie du ptérygion ou à la réparation de petites plaies cornéennes ou conjonctivales.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
[G1,P2]
Édit. 2017
anesthésie trigéminale familiale l.f.
trigeminal anesthesia familial
→ hypo-esthésie cornéenne familiale
[H1,P2,Q2]
Édit. 2017
anesthésie tronculaire périoculaire l.f.
periocular local anaesthesia
Interruption de la sensibilité régionale par blocage de nerfs isolés, par injection directe d'un produit anesthésique le long de leur trajet.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Syn. bloc péri-oculaire
[G1,P2]
Édit. 2017
asthmatique (anesthésie de l ') l.f.
anaesthesia of asthmatic patient
Conditions particulières de l’anesthésie d’un patient asthmatique Le principal risque est la bronchoconstriction (bronchospasme) déclenchée par l'injection de médicaments ou l'inhalation de vapeurs anesthésiques ainsi que par les gestes nécessités par l'anesthésie (intubation, aspiration trachéale) ou la chirurgie (stimulation vagale).
Il faut éviter les médicaments histamino-libérateurs (prémédication sédative et anxio
Lors de la consultation préopératoire, la prévention consiste à rechercher par l’interrogatoire toutes les causes d'allergie et à les éviter. Il faut aussi préparer le patient pour améliorer son état bronchique et en diminuer la réactivité (kinésithérapie respiratoire, etc.). Pendant l'intervention et dans les suites opératoires, une ventilation à pression d'insufflation modérée est nécessaire, quitte à tolérer une hypercapnie contrôlée.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
ballon réservoir d'anesthésie l.m.
anaesthetic reservoir bag
Récipient souple («vessie») d'un système respiratoire à partir duquel un sujet peut inspirer de l'air ou un mélange anesthésique.
Édit. 2017
brûlé (anesthésie du) l.f.
anaesthesia of burns
Anesthésie relativement courte, nécessaire dans le cas des brûlés, mais répétée pour le renouvellement de leurs pansements et pour les greffes.
Leurs veines sont souvent peu accessibles et la face, le cou ou les voies aériennes supérieures ne sont fréquemment pas indemnes. On préfère dans ces cas utiliser des produits tels la kétamine par voie intramusculaire ou, si possible, le propofol par voie intraveineuse.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
Édit. 2017