Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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charte sociale européenne l.f.

Charte adoptée par les Etats membres du Conseil de l’Europe, par laquelle les Etats s’engagent à poursuivre par tous les moyens utiles, sur les plans national et international, la réalisation de conditions propres à assurer à toutes les personnes l’exercice effectif de certains droits et principes.


  1. Par exemple sur les plans sanitaires, la charge garantit à tous le droit à la sécurité et à l’hygiène dans le travail, le doit à la protection de la santé, le droit à la protection de la santé, le droit à l’assistance sociale et médicale, le droit de la mère et de l’enfant à une protection sociale et économique, etc.

  2. La charge sociale européenne est le pendant de la convention des droits de l’homme pour ce qui est des droits économiques et sociaux. Elle a été intégralement adoptée par la Communauté Européenne.

[E3]

code de la sécurité sociale l.m.

Ensemble de textes législatifs et réglementaires relatifs à l’organisation du travail, aux droits et obligations des employeurs et des salariés, à la sécurité et à la protection de la santé des travailleurs.

[E]

haut comité médical de la sécurité sociale l.f.

high medical committee of the social security

Comité chargé de définir les principes d’ordre médical destinés à permettre l’orientation générale du contrôle exercé par les praticiens conseils des régimes d’assurance maladie.
Il peut être saisi par le ministre des Affaires Sociales ou par le ministre de l’Agriculture, de projets sur lesquels il donne son avis et formule éventuellement des propositions à l’occasion de ses travaux. Il peut attirer l’attention des ministres compétents sur les réformes qui lui paraissent conformes au bon fonctionnement de la sécurité sociale. Il dispose également d’attributions pour les nominations – promotions des praticiens-conseils du régime général de l’assurance maladie.

Sigle HCMSS

hygiène sociale l.f.

social hygiene

Partie de l’hygiène qui vise à rompre le lien causal entre certaines conditions du milieu de la vie sociale et des maladies.
Cette locution désormais peu usitée qualifiait les pratiques prophylactiques relatives aux fléaux sociaux qu’ont représenté la tuberculose et les maladies sexuellement transmissibles.

Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios

inégalité sociale l.f.

social inequality

Différence dans les niveaux d’éducation, l’état sanitaire, les positions sociales, les revenus, entre des catégories sociales qui se trouvent dans des positions estimées d’infériorité ou de supériorité les unes par rapport aux autres.
1) Les inégalités sociales de nature diverses ont tendance à se cumuler pour une même personne.
2) Les inégalités les plus importantes se trouvent entre groupes socioprofessionnels, mais il existe également des inégalités sociales entre actifs et retraités, ces derniers étant généralement moins favorisés, de même que les femmes par rapport aux hommes.

insertion sociale  l.f.

social integration

réinsertion

médecine sociale l.f.

social medicine

Ensemble des activités médicales qui assurent et organisent au bénéfice des personnes et de la collectivité, la prévention et le traitement des maladies pour l’ensemble d ‘une population, en tenant compte des composantes de la société et de ses caractères culturels et économiques.
Inventée au milieu du XIXème siècle où elle visait surtout les épidémies et les maladies attribuées à la pauvreté (tuberculose, rachitisme, alcoolisme), cette expression vise aujourd’hui tous les modes d’exercice liés à un support administratif et visant le mieux être social et sanitaire : santé publique, protection maternelle et infantile, médecine scolaire, médecine de contrôle des organismes de protection sociale, médecine du travail, certaines disciplines comme la pédiatrie et la gérontologie, etc.

numéro d'immatriculation à la sécurité sociale l.m.

Numéro d’identification au répertoire de l’INSEE attribué à tout assuré immatriculé à la sécurité sociale.
Il se compose de 13 chiffres divisés en 6 blocs :
-le sexe : un chiffre (1 pour les hommes, 2 pour les femmes) ;
-l’année de naissance : deux chiffres (les deux derniers du millésime) ;
-le mois de naissance : deux chiffres ;
-le numéro du département de naissance : deux chiffres ;
-le numéro de la commune de naissance : trois chiffres (selon la codification du répertoire des communes) ;
- le rang d’inscription sur la liste des naissances de la commune : trois chiffres.
Le numéro de 13 chiffres est parfois suivi de 2 chiffres qui constituent une « clé » de contrôle.

pharmacologie sociale l.f.

Branche de la pharmacologie qui s’intéresse aux relations croisées entre médecins, malades, entreprises du médicament, pharmaciens, assurance maladie et affaires réglementaires.
Syn. pharmacologie sociétale

phobie sociale l.f.

social phobia, social anxiety disorder

Crainte accentuée et persistante d'être exposé à l'observation attentive d'autrui, notamment dans des groupes restreints.
Aussi fréquente chez l'homme que chez la femme contrairement à la plupart des phobies, elle est parfois difficile à distinguer de l'agoraphobie. Le regard, l'opinion de l'autre sont anticipés au moins comme dévalorisants, malgré la critique de tels sentiments par le sujet. Il redoute en particulier de parler, manger en public, soutenir des regards, mais aussi de se mettre à vomir, avoir à uriner, être vu en train de rougir (éreutophobie). Des attaques de panique sont possibles.
Débutant généralement à la puberté ou plus tôt, fréquemment accompagnés d'évitement des situations sociales anxiogènes, ces troubles peuvent aboutir à un isolement presque total et s'associer à des épisodes dépressifs, voire suicidaires. Ils sont très souvent associés à d'autres pathologies psychiatriques.
Le traitement comporte surtout antidépresseurs et thérapies comportementales.

P. Janet, psychiatre et psychologue français (« Phobie des situations sociales 1909»)

Étym. gr. phobos : crainte

Syn. phobie de situation

prestation sociale l.f.

prestation

protection sociale l.f.

Tous les moyens utilisés par une société, un Etat, une entreprise, pour garantir ses membres ou certaines personnes choisies contre certains risques : la maladie, les accidents, le vieillissement, les dépenses liées à la maternité, etc.

psychiatrie sociale l.f.

social psychiatry

Champ spécifique d'activité et de recherche issu des divers concepts qui, à partir de la fin du XIXème siècle, ont approché le problème de la déviance.
À l'évidence, la psychiatrie "doit éviter de trop s'engager dans une pure sociologie" (E. Minkowski, 1969) car le déterminisme multifactoriel des troubles psychiques se confirme de plus en plus. Mais il est évident que les études de cas, la statistique et l'épidémiologie, ainsi que les méthodes comparatives utilisées en ethnopsychiatrie, ont ouvert ce champ d'investigations, qui nécessite des équipes interdisciplinaires ou transculturelles.
Certes, "il manque encore une théorie générale des rapports entre maladies mentales et société" (P.F. Chanoit, 1994), mais d'ores et déjà, la psychiatrie sociale a, par ex., contribué à la désinstitutionnalisation, au développement des thérapies institutionnelles, en particulier à un concept systémique des désordres relationnels, notamment intrafamiliaux, et à des recompositions des structures de soins pour malades mentaux.
Ainsi, ont pu se préciser des mesures préventives et curatives qui visent, malgré les difficultés socio-économiques, à rendre la personne plus apte à mener une existence satisfaisante et utile.

E. Minkowski, psychiatre français (1885-1972) ; P. F. Chanoit, psychiatre français (1986)

Syn. sociopsychiatrie

sociogenèse des maladies mentales, sociologie des maladies mentales

psychologie sociale l.f.

Etude de l’influence des facteurs sociaux sur les conduites des individus, ainsi que des phénomènes intervenant dans un groupe social : communications, conflits, organisation, etc.
Ce terme est utilisé de préférence à celui de psychosociologie.

Sécurité sociale l.f.

social security

Organisation de la protection sociale basée sur un système national de répartition et de solidarité.
Cet ensemble des régimes de base de protection sociale comporte quatre branches : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles.
En France, la Sécurité sociale n’existe pas comme entité administrative unique. D’une part, les régimes ne sont pas différenciés les uns par rapport aux autres. D’autre part, au sein du régime général (le plus important par le nombre de ses affiliés), le financement et la gestion des trois grands risques couverts se sont séparés en trois organismes : l’un affecté aux allocations familiales, un autre aux retraites de vieillesse, et un autre à l’assurance maladie, aux accidents du travail et maladies professionnelles ainsi qu’aux soins liés à la grossesse et à la maternité.
Ainsi, c’est souvent par erreur que, dans le langage courant, on dit sécurité sociale, quand il faudrait dire régime général ou assurance malade.
Les prestations de l’assurance maladie sont complétées par celles versées par les mutuelles ou complémentaires santé.

maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles régime général, mutuelle

union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et allocations familiales l.f.

Union qui se substitue aux caisses primaires d’assurance maladie et aux caisses d’allocation familiale :

- pour le recouvrement des cotisations d’assurances sociales, d’accident du travail, d’allocations familiales dues par les employeurs au titre des travailleurs salariés et assimilés et par les assurés volontaires ;
- pour le recouvrement des cotisations d’allocations familiales dues par les employeurs et travailleurs indépendants ;
- pour le contrôle et le contentieux du recouvrement.

Sigle URSSAF

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