rameaux cutanés cruraux médiaux du nerf saphène l.m.p.
rami cutanei cruris mediales nervi sapheni (TA)
medial cutaneous nerve of legg ; medial cural cutaneous nerve
réflexes cutanés abdominaux l.m.p.
abdominal reflexes
Réflexes recherchés par stimulation superficielle des téguments de la paroi abdominale de dehors en dedans ce qui, à l'état normal, suscite une contraction limitée des muscles sous-jacents.
Trois niveaux sont distingués de chaque côté : supérieur, correspondant aux métamères D6-D8, moyen à D8-D10, inférieur à D10-D12.
L'abolition d'un réflexe cutané peut provenir de la rupture de l'arc réflexe. En fait, l'abolition de réflexes cutanés abdominaux est surtout un signe fidèle de lésions de la voie pyramidale.
sillons cutanés l.m.p.
tests cutanés en allergologie l.m.p.
skin test in allergology
Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.
→ patch test, photopatch test, prick test, ROAT test
tests tuberculiniques cutanés l.m.p
cutaneous tuberculin tests
Administration dermique ou intradermique de tuberculine pour le diagnostic de l'infection tuberculeuse.
L'examen de référence est l'intradermoréaction (IDR) à 10 unités de tuberculine dont le seuil de positivité est une papule supérieure à 5 mm de diamètre, 72 h après la réalisation de cette épreuve. L'utilisation du dérivé protéinique purifié de tuberculine, depuis l'année 2004, à la dose de 5 unités témoins, équivaut aux 10 unités anciennes de la tuberculine Mérieux.
Les indications de l'IDR sont l'enquête autour d'un cas de tuberculose, le dépistage et la surveillance des personnes exposées en particulier par leur profession, le test prévaccinal chez l'enfant de plus de 4 semaines.
La cutiréaction et le test dermique (percutané) ont été abandonnés. La multipuncture (monotest et bague tuberculinique) est déconseillée.
L’IGRA test constitue un nouveau moyen du diagnostic d’infection tuberculeuse latente.
→ tuberculine, primo-infection tuberculeuse, complexe primaire, tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente, tuberculose- maladie
auto-infection n.f.
auto-infection
Infection provoquée par un micro-organisme pathogène déjà présent dans l’organisme.
comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.
Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).
[E,D1]
cytomégalovirus (infection congénitale à) l.f.
congenital infection with cytomegalovirus
Infection anténatale responsable d'une embryofœtopathie à pronostic sévère qui comporte microcéphalie, convulsions, hypotrophie, pneumopathie, hépatosplénomégalie avec ictère et purpura thrombocytopénique.
Les lésions cérébrales sont des calcifications périventriculaires, parfois une porencéphalie, une hydro-encéphalie, une micro ou une pachygyrie. On peut également trouver dans certains cas un retard psychomoteur, un syndrome pyramidal et une surdité.
Dans 20% des cas il y a des lésions choriorétiniennes en larges placards nécrotiques et hémorragiques avec destruction de l'épithélium pigmentaire et infiltrats périvasculaires dont la cicatrisation donne une atrophie rétinienne qui ressemble à de la boue séchée ou à un aspect blanc-jaunâtre fibroglial avec en regard des vaisseaux rétiniens rétrécis et réduits à l'état de cordons blanchâtres. Le pronostic visuel dépend de la région rétinienne altérée et de l'atrophie optique poststase.
Le diagnostic est fait par la mise en évidence du virus dans les urines.
→ Cytomegalovirus, Herpesviridae
[D1,O6]
infection n.f.
infection, bacterial contamination
Désigne d’une part, la pénétration et le développement dans un être vivant, de micro-organismes (bactéries, virus, champignons) qui provoquent des lésions en se multipliant et éventuellement en sécrétant des toxines ou en se propageant par voie sanguine et d’autre part, le résultat de cette pénétration caractérisé par une réponse inflammatoire, au moins locale.
Sa présence dans le sang est qualifiée de septis (bactériémie, virémie, fongémie selon la nature du germe).
Le processus infectieux procède de deux mécanismes différents : l'un spécifique, directement en rapport avec l'agent infectieux, sa localisation et sa dissémination, il nécessite un traitement antiinfectieux, l'autre non-spécifique, en rapport avec la réaction de défense de l'organisme (réaction inflammatoire) qui dépend de médiateurs lipidiques et protidiques mis en jeu par des cellules spécifiques (macrophages, épithéliums, etc.). Les deux mécanismes, infectieux et inflammatoire, associés initialement peuvent ensuite évoluer séparément. Notamment la réponse inflammatoire non spécifique peut se poursuivre alors que l'infection est éliminée (on ne retrouve une septicémie que dans 30 à 60% des états septiques graves), c'est pourquoi l'on décrit un «état septique non septicémique» ou «syndrome de réponse inflammatoire généralisée»
Une infection est dite latente quand elle ne se manifeste par aucun symptôme. Une infection est souvent contagieuse.
Ce mot employé aussi pour désigner une grande puanteur, signifie ailleurs au figuré, corruption en raison de l’altération produite dans un corps.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ infectieux, sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée, contamination
infection amniotique l.f.
amniotic infection
Infection de la cavité ovulaire par contamination microbienne qui atteint le liquide amniotique, puis le fœtus, le placenta et le cordon.
Sa première cause est la rupture prématurée des membranes, mais elle peut aussi survenir au cours d’un travail de durée prolongée. Elle est favorisée par la présence de méconium ou de sang. Elle se manifeste par un liquide fétide et des signes infectieux, fièvre, accélération du pouls, frissons.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
Syn. infection ovulaire, fièvre du travail, physométrie
infection à bactérie anaérobie l.f.p.
infection with bacteria anaerobic
Infection provoquée par les bactéries anaérobies strictes.
Parmi ces bactéries on distingue :
- les bacilles à Gram positif, anaérobies sporulés, du genre Clostridium, ubiquitaires (germes telluriques) et présents dans l ‘intestin de l’homme ; ils sont à l’origine de la gangrène gazeuse et de diverses infections abdominailes et surtout gynécologiques, primitives ou postopératoires,
- les bactéries anaérobies non sporulées (bacilles à Gram négatif tels que Bacteroides, Prevotella, Fusobacterium, coques à Gram positif dont Peptostreptococcus, Propionibacterium et les streptocoques micro- aérophiles), commensales des cavités naturelles de l’homme : elles sont responsables d’infections tissulaires primitives, postopératoires ou post- traumatiques telles que des péritonites, des cholécystites aigües, des abcès du foie, des infections gynécologiques suppurées, des pneumopathies nécrosantes, des abcès cérébraux d’origine sinusienne, otitique ou dentaire, des cellulites cervicofaciales, des myosites suppurées, des fasciites nécrosantes. Leur pronostic est spontanément très grave.
Le traitement associe une antibiothérapie adaptée à la sensibilité des bactéries responsables, la mise à plat et le drainage de la suppuration, l’excision des tissus nécrosés et un traitement symptomatique entrepris dans un service de soins intensifs.
[D1]
Édit. 2017
infection à virus respiratoire syncytial l.f.
respiratory syncytial virus infection
→ virus respiratoire syncytial (infection à)
infection chronique l.f.
chronic infection
Infection d’évolution lente, par opposition à une infection aigüe.
Certaines formes d’endocardites ou d’ostéites bactériennes ont, en l’absence de traitement, une évolution chronique.
infection focale l.f.
focal infection
Infection au cours de laquelle des microorganismes (essentiellement des bactéries) restent confinés en un point de l’organisme d’où ils peuvent diffuser ou sécréter des toxines.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection hospitalière l.f.
hospital infection
Infection contractée en milieu hospitalier, cliniquement et/ou microbiologiquement identifiable, qui affecte soit un malade, du fait de son admission à l'hôpital ou des soins qu'il y a reçus, soit le personnel hospitalier, du fait de son activité.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
Syn. infection liée aux soins, infection nosocomiale
[D3]
infection iatrogène l.f.
iatrogenic infection
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection infraclinique l.f.
subclinical infection
Infection inapparente qui ne se traduit par aucun symptôme clinique.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection latente l.f.
latent infection
État infectieux au cours duquel un microorganisme pathogène reste vivant dans l’organisme sans provoquer de manifestations cliniques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection néonatale l.f.
neonatal infection
Infection du nouveau-né succédant à une contamination d’origine maternelle.
Elle se transmet par voie hématogène transplacentaire, ou à travers les membranes à partir d’un foyer d’endométrite, ou par voie ascendante à partir d’une infection cervicovaginale, ou après la rupture des membranes avant ou pendant le travail, voire pendant l’accouchement au passage de la filière génitale.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection nosocomiale l.f.
nosocomial infection
Infection contractée par un malade à l'occasion de soins reçus dans un établissement hospitalier ou en dehors de celui-ci, sans préjuger de la qualité du soignant.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection opportuniste l.f.
opportunistic infection opportunistic disease
Infection qui apparaît au cours d’une altération majeure des défenses immunitaires de l’hôte, congénitale ou plus souvent acquise, spontanée (hémopathies malignes, cancers, infection par le virus de l’immunodéficience humaine, etc.) ou postthérapeutique.
L’intensité de la multiplication des microorganismes opportunistes et leur pouvoir pathogène dépendent du niveau du déficit immunitaire en cause. Il peut s’agir de parasites (Pneumocystis jiroveci, Toxoplasma gondii, Cryptosporidium parvum, Strongyloides stercoralis, etc.), de champignons (Candida sp., Aspergillus fumigatus, Cryptococcus neoformans, etc.), de bactéries (mycobactéries, Salmonella), de virus (Cytomegalovirus, herpes virus, virus varicelle-zona). Chaque type d’immunodéficience est associé, avec une certaine spécificité, à divers micro-organismes opportunistes dont le développement est à l’origine de complications infectieuses pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
infection ovulaire l.f.
ovular infection
infection puerpérale l.f.
puerperal infection
Infection génitale, régionale ou générale à point de départ génital survenant dans la période des suites de couches.
Les septicémies puerpérales à streptocoque représentaient une cause majeure de mortalité en maternité avant la prophylaxie par l’hygiène hospitalière et surtout l’emploi de sulfamides puis d’antibiotiques.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner, puerpera : accouchée.
infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae l.f.
Klebsiella pulmonary infection
Infection regroupant des bacilles à Gram négatif, immobiles, aéro-anaérobies facultatifs, s'observant volontiers sur un terrain débilité dont les formes septicémiques ont un pronostic très sévère.
La contamination se fait par voie aérienne. Lorsque cette infection évolue par petites épidémies hospitalières, la contamination est alors manuportée de malade à malade.
L'aspect clinique et radiologique est celui d'une pneumonie lobaire inférieure. La nécrose est précoce, extensive, prenant parfois l'aspect d'une gangrène pulmonaire.
Normalement ce germe est sensible aux céphalosporines de 3e génération associées à un aminoside. Mais les souches hospitalières peuvent être productrices d'une bêta-lactamase à spectre étendu entraînant une résistance à de nombreux antibiotiques. Un antibiogramme est donc nécessaire pour tester les antibiotiques les plus récents, afin d'éviter une évolution vers la chronicité.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection secondaire l.f.
secondary infection