Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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horizon XVIII l.m.

Streeter’s stage XVIII

Étape de la période embryonnaire qui s’étend du 36ème au 38ème jour.
L’embryon mesure 14 à 16mm VC. Les courbures nuchale et pontique sont visibles. Les coudes se forment, les doigts sont individualisés et les crêtes des orteils apparaissent sur les pieds. Les plis des paupières sont visibles. La rétine pigmentée est recouverte par la sclérotique. Le bout du nez se voit sur le profil. Les éminences auriculaires fusionnent pour former l’auricule. L’oreille interne possède de 1 à 3 canaux semi-circulaires. Les bronches secondaires s’arborisent. Les conduits paramésonéphritiques de Müller sont formés. Il existe un long uretère et le bassinet se ramifie pour former les calices. Les valvules aortiques et pulmonaires sont visibles dans le cœur. Dans son ensemble le corps est plus cubique. L’ossification peut commencer. Les mamelons apparaissent. Cet horizon se rapproche des stades carnegie 17 et 18.

G.L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948), R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973)

Étym. gr. horizein borner

horizons de Streeter, stades carnegie, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4,O6]

horizon XXIII l.m.

Streeter’s stage XXIII

Étape de la période embryonnaire qui s’étend du 46ème au 48ème jour.
L’embryon mesure de 28 à 30mm VC. La tête est plus redressée et le cou plus développé. Les membres sont plus longs et mieux différenciés. La séquence Horizons se termine à ce point et les âges réels ne peuvent plus être indiqués en jour à partir de la fécondation. On entre dans la période fœtale.

G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)

Étym. gr. horizein borner

horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)

[A4, O6]

Édit. 2018

hydroxyméthylbilane-isomérase n.f.

hydroxymethylbilane isomerase

Protéine enzymatique, qui s'associe au porphobilinogène et à la porphobilinogène-désaminase et oriente la condensation des précurseurs pyrroliques vers la formation de l'uroporphyrinogène III, à l'origine de la protoporphyrine et de l'hème.
Un défaut congénital en cette isomérase entraîne une synthèse d'uroporphyrines de type I, caractéristique d'une porphyrie érythropoïétique (la maladie de Günther).

Syn. uroporphyrinogène III-cosynthétase

porphobilinogène, delta-ALA-déshydratase, porphyrie érythropoïétique, porphobilinogène-désaminase, protoporphyrine, porphyrie érythro poïétique maladie de Günther

[C3,R1]

Édit. 2015

hyperlipoprotéinémie de type III l.f.

hyperlipoproteinemia type III

Dyslipoprotéinémie génétique caractérisée par la présence de lipoprotéines de densité intermédiaire entre les LDL et les VLDL (IDL), et de mobilité électrophorétique couvrant assez largement la zone β (« β large »).
L'accumulation porte sur les résidus de lipoprotéines riches en triglycérides (remnants), avec une présence d'apolipoprotéine E2 de cholestérol et de phospholipides. L’apolipoprotéine E3 est absente. Le sérum est opalescent. L’athéromatose coronarienne et l’artérite périphérique sont les complications majeures. Il est possible d’observer des xanthomes, des stries palmaires, un arc cornéen, un gérontoxon et un synchisis scintillant. Le locus du gène (Apo E) est en 19q. L’affection est autosomique dominante (MJM 107741).

Syn. dyslipoprotéinémie à « broad-bêta », dys-β-lipoprotéinémie

inhibiteurs des glycoprotéines IIb III a l.m.

 Inhibitors of glycoproteins 

Classe d’agents antiplaquettaires actifs par inhibition des glycoprotéines IIbIIIa qui constituent des récepteurs pour le fibrinogène exprimés à la surface des plaquettes.
Des inhibiteurs directs de ces récepteurs ont été développés. En occupant le site de liaison pour le fibrinogène ils empêchent la formation de ponts inter plaquettaires et de thrombus. Ils sont utilisés dans la prise en charge des syndromes coronariens aigus et dans les angioplasties. Trois inhibiteurs sont utilisables et disponibles par voie intra veineuse, différents par leur structure et leur pharmacocinétique, l’abciximab, l’eptifibatide et le tirofiban.

insensibilité congénitale à la douleur de type III  l.f.

congenital insensitivity to pain type III, hereditary sensory and autonomic neuropathy type III, NHSA III, familial dysautonomia, Riley-Day’s syndrome

C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)

dysautonomie familial

Kugelberg-Welander (syndrome de) l.m.

Kugelberg-Welander's disease, spinal muscular atrophy

Forme pseudomyopahique d'amyotrophie spinale de la seconde enfance.
Le déficit neuromusculaire est proximal débutant par une atrophie et une impotence musculaire, des troubles de la marche, avec aréflexie et fasciculations ; les membres supérieurs sont atteints secondairement. L’évolution est relativement lente. Une scoliose est constante.  La transmission est récessive autosomique liée au chromosome 5 par anomalie du gène SMN (survival motor neuron) en 5q12.2-13.3. Elle correspond à la maladie de Werdnig-Hoffman de type III, forme juvénile de l’amyotrophie spinale antérieure dégénérative, également liée au chromosome 5.

E. Kugelberg et Lisa Welander neurologues suédois (1956), G. Werdnig, neurologue autrichien (1891), J. Hoffmann, neurologue allemand (1893)

Syn. amyotrophie spinale antérieure dégénérative de type III, amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique

amyotrophies spinales progressives, amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique, Werdnig-Hoffmann (amyotrophie spinale de)

lame pyramidale externe de l'isocortex [Lamina III]

lamina pyramidalis externa isocorticis [Lamina III] (TA)

couche pyramidale externe de l'isocortex

[external pyramidal layer of isocortex layer III]

lames spinales III et IV du col de la corne postérieure l.m.

nucleus proprius cervicis cornu posterii ; laminae spinales III et IV cervicis cornu posterii(TA)

nucleus proprius of neck of posterior horn ; nucleus proprius of neck of dorsal horn ; spinal laminae III and IV of neck of posterior horn ; spinal laminae III and IV of  neck of dorsal horn

noyau propre du col de la corne postérieure

lobe supérieur du poumon gauche l.m.

lobus superior pulmonios sinistri (TA)

superior lobe of left lung

Lobe du poumon gauche situé au-dessus et en avant de la fissure oblique qui le sépare du lobe inférieur.

[Il se divise en deux parties : l’une supérieure,le culmen,qui comporte deux segments,le segment apico,postérieur S I+II et le segment antérieur S III ,l’autre inférieure,la lingula,qui comporte deux segments,lingulaire supérieur  S IV et lingulaire]

maladie de Sanfilippo l.f.

Sanfilippo’s disease, mucopolysaccharidosis type III

Sanfilippo (maladie de)

maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux l.f.

cytochrome-related disease of muscle and nervous system

Mitochondriopathie avec ataxie progressive, fatigue, aréflexie, myopathie oculaire et démence.
L’affection est autosomique dominante (MIM 124000).

A. J. Spiro, neurologue américain  (1970)

Étym. gr. cutos : cellule ; chrôma : couleur

Syn. déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale

MT-CO3 gene sigle angl. pour mitochondrially encoded cytochrome c oxidase III

Gène situé sur les chaînes de base 9,207 à 9,990 de l’ADN mitochondrial codant le cytochrome c oxydase, un des composants de la chaîne respiratoire qui catalyse la réduction de l’oxygène en eau.
Des mutations jouent un rôle dans l’apparition de la neuropathie optique héréditaire de Leber, l’encéphalomyopathie, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux, le syndrome de Leigh.

Syn. COIII, MT-CO3

neuropathie optique héréditaire, Leigh (syndrome de), encéphalomyopathie, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux

mucolipidose type III l.f.

Déficit enzymatique responsable d’une atteinte lentement progressive de différents organes et débutant vers l’âge de trois ans.
L’affection est due à un déficit en "UDP-N-acétylglucosamine : lysosomal enzyme N-acétylglucosaminyl-1-phosphotransférase", entraînant un défaut d’adressage de nombreuses enzymes lysosomales.
Les troubles de croissance sont responsables d’un nanisme dysmorphique. Les articulations sont rigides, les dysostoses multiples, l’ostéoporose généralisée, responsable de nombreuses fractures. D’autres anomalies sont fréquentes : atteinte valvulaire cardiaque, dépôt au niveau de la cornée, infections pulmonaires répétées, retard intellectuel. La durée de vie des patients est raccourcie. La maladie est rare (1 cas pour 100 000 à 400 000 naissances) de transmission récessive autosomique. Le diagnostic prénatal est possible (trophoblaste ou liquide amniotique)
La mutation du gène GNPTAB est responsable de l’affection.

P. Maroteaux et M. Lamy, membre de l’Académie de médecine, pédiatres  et généticiens français (1966)

Étym. lat. mucus : gr. lipos : graisse

Syn. ML IIIC, mucolipidose III, mucolipidose III variante, mucolipidose IIIC, pseudopolydystrophie de Hurler

GNPTAB

mucopolysaccharidose de types IIIA, IIIB, IIIC, IIID l.f.

mucopolysaccharidosis type IIIA, IIIB, IIIC, IIID

Déficience enzymatique avec accumulation de mucopolysaccharides dans les tissus et élimination urinaire anormale d’héparane-sulfate.
Le phénotype comporte un faciès grossier (gargoylisme), un nanisme, une hépatosplénomégalie et des anomalies oculaires.
L'anomalie du développement du cartilage et des os est moins sévère que dans la maladie de Hurler. Il existe une dégradation mentale débutant vers 2 à 3 ans aboutissant à l'idiotie. Les manifestations oculaires comportent une rétinite pigmentaire prédominante en zone équatoriale avec ostéoblastes et une atteinte du nerf optique. L’espérance de vie est d’environ quinze ans. Bien que rare (1 sur 25000 naissances) la MPS III ou maladie de Sanfilippo est la plus fréquente des mucopolysaccharidoses. C'est une affection lysosomique.
Les quatre formes correspondent à la déficience d’enzymes différents : déficit en héparane sulfate sulfatase pour la forme A (gène HSS, locus de la sulfamidase, en 17q25), déficit en α-N-acétyl-glucosaminidase pour la forme B (locus, NAGLU, en 17q21), en acétyl-CoA-α-glucosaminyl N-acétyltransférase pour la forme C (locus MPS3C chromosome 14), en N-acétylglucosamine-6-sulfatase pour la forme D (locus du gène GNS en 12q14).
L’affection est autosomique récessive (MIM 252930).

S. J. Sanfilippo, pédiatre américain (type IIIA, 1963), H. Kresse, biochimiste allemand (type IIIC, 1976) (type IIID, 1980), Ann Meyer, pédiatre allemande (type IIIA, 2007)

Étym. lat : mucus ; gr. polus : nombreux ; sakkharos : sucre

Syn. Sanfilippo (syndrome de), Meyer-Sanfilippo (syndrome de)

mucopolysaccharidose de type VIII l.f.

Mucopolysaccharidosis type VIII

Maladie de surcharge par déficit en N-acétylglucosamine-6-sulfate sulfatase où le tableau clinique et les résultats des examens biologiques sont comparables à ceux des mucopolysaccharidoses de type III D et IV A, de sorte que l’identité de la PMS VIII est controversée.
Les malades sont de petite taille, avec des dysostoses, une hypoplasie de l’apophyse odontoïde, un hirsutisme, une hépatomégalie, un retard mental et une élimination urinaire de dermatane-sulfate et de kératane-sulfate. Il n’y a pas d’opacités cornéennes.

L. C. Ginsberg, biochimiste américain (1978), R. Matalon, pédiatre américain (1974)

neurinome bilatéral du nerf cochléaire (VIII) l.f.

acoustic neurinoma bilateral

neurofibromatose de type II

neurofibromatose de type II (NF-2) l.f.

neurofibromatosis type II

Phacomatose caractérisée par des taches « café au lait » peu nombreuses, par de nombreux neurinomes (schwannomes) en particulier des nerfs acoustiques, des racines nerveuses et des nerfs périphériques et par des méningiomes.
De nombreuses mutations ont été décrites. Il n’existe en général pas de taches "café au lait", et les nodules iriens de Lisch sont absents. On trouve très fréquemment une cataracte présénile sous-capsulaire postérieure et nucléaire. L'atteinte du facial (VII), proche du neurinome, peut donner une lagophtalmie, une hypoesthésie et une opacification cornéenne secondaire. Plusieurs familles ont été décrites avec hamartomes rétiniens. L’hérédité est dominante autosomique (MIM 101000), mais dans la moitié des cas il s’agit chez le cas index d’une mutation de novo. Gène de la NF2 en 22q12.2. , la protéine exprimée est la schwannomine (ou merline). 50% des cas sont dus à des mutations de novo.

W. R. Kanter, neurologue et R. Eldridge, médecin généticien américains (1980)

Syn. neurinome bilatéral du nerf cochléaire (VIII), neurofibromatose de type central

phacomatose, neurinome, neurinome de l'acoustique, schwannome

neurofibromatose de type III l.f.

neurofibromatosis type III

Forme particulière de neurofibromatose, proche de la neurofibromatose de type II, présentant des neurofibromes, comme dans la NF-1, en plus des neurinomes, d’où son nom de forme mixte.
Cette forme est rare, plus fréquente chez la femme, d’apparition tardive après la puberté, souvent après 30 ans ou après une grossesse. Les taches café au lait sont peu nombreuses ; les neurinomes sont multiples, bilatéraux sur les nerfs auditifs. Des tumeurs intra-parenchymateuses du système nerveux central sont notées Il n’y a pas de nodules iriens de Lisch.

V. M. Riccardi, médecin généticien américain (1982)

Sigle : NF-3

neurofibromatose, phacomatose, neurinome de l'acoustique

neuropathie optique héréditaire de Leber complexe III sous-unité cytochrome b l.f.

Leber’s optic atrophy MT-CYB, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent le cytochrome b, qui est le seul ADN mitochondrial codant pour la sous-unité du complexe respiratoire III (2 mutations).
1) Mutation MT-CYB*LHON15257A. Il s'agit d'une mutation avec les caractéristiques primaires et secondaires, en effet elle est souvent associée à une mutation primaire, mais elle peut à elle seule, dans 9% des cas, donner la maladie. Les patients qui ont cette mutation peuvent récupérer une partie de leur acuité visuelle dans 28% des cas. 2) Mutation MT-CYB*LHON15812A, mutation secondaire associée (MIM 516020).

MT-CYB gene

neuropathie optique héréditaire de Leber sous-unité III cytochrome c oxydase du complexe IV l.f.

Leber’s optic atrophy MT-CO3, Leber hereditary optic neuropathy (LHON)

Mutations de la maladie de Leber qui concernent la sous-unité III cytochrome c oxydase l'un des trois ADN codant pour les sous-unités du complexe respiratoire IV.
Il existe des variations de polymorphisme dans la position des nucléotides. La mutation MT-CO3*LHON9438A homoplasmique et la mutation MT-CO3*LHON9804A également homoplasmique sont des mutations primaires qui à elles seules sont susceptibles de provoquer une cécité (MIM 535000).

neuropathie sensitivomotrice héréditaire de type III l.f.

hereditary motor and sensory neuropathy type III

J. J. Dejerine, membre de l’Académie de médecine et J. Sottas, neurologues français (1893)

Dejerine-Sottas (maladie de)

OA3 gene sigle angl. pour Ocular Albinism 3

Gène localisé en 6q13-q15 dont la mutation est à l’origine de l’albinisme oculaire autosomique récessif de type III

albinisme oculaire autosomique récessif de type III

Édit. 2017

osteogenesis imperfecta de type II/III de Sillence l.f.

osteogenesis imperfecta type II/III Sillence

Osteogenesis imperfecta de type II/III de Sillence sans anomalie du collagène de type I.
Affection létale dans une famille irlandaise, autosomique dominante ou récessive.

Sara C. Daw, biologiste moléculaire britannique (1988)

Sillence (classification de)

Édit. 2017

osteogenesis imperfecta de type III l.f.

osteogenesis imperfecta type III

Fragilité osseuse congénitale avec nanisme, sclères bleues, anomalies osseuses : occiput proéminent, ostéoporose, fractures spontanées, vertèbres, côtes et fémurs anormaux (diaphyses incurvées et grêles), micromélie et surdité.
Cette forme est très voisine du type IIB de Sillence : il s’agit de mutations du même gène que pour la plupart des ostéogenèses imparfaites codant pour la chaîne αI du collagène I (COL1A1) en 17q21-31-22.05. L’affection est dominante autosomique.
Il existe des formes de type III récessives : l’une avec sclères bleues devenant normales à l’âge adulte ; l’autre, très rare, liée à une modification de la chaîne α2 du collagène I (COLIA2) par mutation en 7q21.1.

ostéogenèse imparfaite, Sillence (classification de)

Édit. 2017

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