magnétoencéphalographie (MEG) n.f.
Technique de mesure des champs magnétiques induits par l'activité électrique des neurones du cerveau, non encore entrée en routine clinique, utilisée actuellement surtout lors du bilan préopératoire des épilepsies et pour la recherche en neurosciences.
La magnétoencéphalographie s'intéresse aux champs magnétiques infiniment petits émis par le fonctionnement des neurones. Cent à trois-cent capteurs extrêmement sensibles, refroidis à l'hélium à moins 260°C, sont disposés autour de la tête du patient dans une salle isolée magnétiquement. Les signaux sont recueillis par un ordinateur qui traite les informations et dresse des cartes du cerveau avec une précision temporelle d'un millième de seconde. Cette technologie est sans danger.
La MEG, extrêmement sensible, mesure les très faibles champs magnétiques produits par l'activité électromagnétique des neurones. Le système permet aux chercheurs de mesurer l'activité cérébrale dans le temps et d'établir quand, où, et comment le cerveau nous confère la sensation, la perception, la mémoire, le langage, la pensée, les processus de décision, et le contrôle des actions.
Les données MEG peuvent être combinées avec les données anatomiques de l’IRM, l’IRM fonctionnelle et même l’EEG simultanément enregistrées, pour fournir une analyse spatio-temporelle de l'activité cérébrale encore plus complète.
D. Le Bihan, neuroscientifique, membre de l'Académie de médecine (2014)
Réf. . 1 - D. Le Bihan, directeur du NeuroSpin (CEA de Saclay) - Film présenté dans le cadre de l'exposition permanente C3RVE34U, l'expo neuroludique, à la Cité des sciences et de l'industrie - date de diffusion : 29/10/2014 2 Site web du Consortium Magnétoencéphalographie Canada -
Site web du Laboratoire MEG de l'Université de Montréal - mise-à-jour du 11 février, 2011.
→ connectivité fonctionnelle, IRM fonctionnelle? B0 (champ magnétique), électroencéphalogramme
[B2, B3, H1]
Édit. 2018
main en lorgnette l.f.
"main en lorgnette" deformity, opera-glass hand
Image radiologique consistant en une association complexe de raccourcissement des phalanges et d'érosions, de destructions et de dislocations des articulations métacarpophalangiennes.
Elle caractérise les formes avancées de polyarthrite rhumatoïde ; on la trouve également dans l'arthrite psoriasique et la lèpre.
P. Marie, membre de l’Académie de médecine et A. Léri, médecins français (1913)
microscope magnétique l.m.
magnetic microscope
Microscope électronique comportant des lentilles magnétiques.
[B1,B3]
Édit. 2017
moment magnétique l.m.
magnetic moment
Grandeur vectorielle liée à un aimant et représentant des propriétés magnétiques.
Deux types de moments magnétiques sont importants en IRM : les moments élémentaires des protons (moments microscopiques) : μ (mu) qui suivent les lois de la mécanique quantique et le moment macroscopique M0, correspondant à la somme des précédents pour la quantité pondérale de matière représentée par un voxel et qui suit les lois de la mécanique classique.
Edit. 2018
Étym. lat. momentum, contraction de movimentum : mouvement ; magneticus, de magnes : aimant
[B2,B3]
paramagnétique adj.
paramagnetic
Qualifie un corps doué de paramagnétisme.
[B2,B3]
Édit. 2018
paramagnétisme n.m.
paramagnetism
Propriété des corps qui, plongés dans un champ magnétisant, présentent un moment magnétique.
On distingue trois types de paramagnétisme :
1) Le paramagnétisme nucléaire ne concerne que les corps dotés d’un nombre impair de nucléons. En effet, lorsque ceux-ci sont en nombre pair, leurs spins s'annulent et il n'y a pas de moment magnétique résultant. Le paramagnétisme nucléaire, dû aux nucléons dits "célibataires", c'est-à-dire non appariés, est en cause dans la résonance magnétique nucléaire.
2) Le paramagnétisme électronique, dû aux électrons célibataires, ne concerne que les éléments ayant un nombre impair d’électrons. Environ 2 000 fois plus important que le paramagnétisme nucléaire, c'est sur lui que repose l'action des produits de contraste à base de gadolinium utilisés en IRM.
3) Le superparamagnétisme est dû au moment magnétique permanent important de microstructures métalliques cristallines ferromagnétiques qui s'orientent sous l'effet du champ mais reprennent des positions aléatoires en son absence. Il est à l'origine de certains produits de contraste utilisés en IRM (ferrites).
→ champ magnétique, Endorem®, Lumirem®, gadolinium
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
paramagnétisme électronique l.m.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
paramagnétisme nucléaire l.m.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
pas d'échantillonnage d'un gradient de champ magnétique l.m.
sampling thread
En IRM classique, nombre d'étapes d'incrémentation que devront comprendre les gradients de champ magnétique pour coder tous les plans de coupe, toutes les lignes et toutes les colonnes de la matrice.
Si p. ex. on fait une série de 12 coupes, le pas d'échantillonnage du gradient de sélection de coupes est de 12 ; si la matrice est de 128 x 256, le pas d'échantillonnage du gradient de codage de phase est de 128 et celui du gradient de codage en fréquence de 256.
[B2,B3]
Édit. 2018
poignet n.m.
carpus
wrist
Segment du membre supérieur compris entre l’avant-bras et la main proprement dite. Il comporte deux régions dites carpienne antérieure et carpienne postérieure.
Il est, dans la « terminologia anatomica », intégré à la main. Il mérite d’en être individualisé en raison de son importance dans les fonctions d’orientation de la main : pronosupination, flexion-extension et inclinaisons latérales.
rapport gyromagnétique l.m.
gyromagnetic ratio
Rapport (gamma) entre la vitesse de précession oméga0 d’un proton placé dans un champ magnétique et l'intensité B0 de ce champ, selon la relation : gamma égale oméga0 sur B0.
Edit. 2018
Syn. constante gyromagnétique
→ précession, spin
[B1,B2,B3]
rayonnement électromagnétique l.m.
electromagnetic radiation
Rayonnement constitué par la propagation d'une onde électromagnétique qui véhicule de l'énergie sous forme de grains d'énergie à l'état pur, les quantas.
Dans son aspect ondulatoire le rayonnement représente la propagation d'un champ électrique et d'un champ magnétique perpendiculaires, ondulatoires sinusoïdaux, de même fréquence v, de même phase et de même célérité (qui, dans le vide, est c=300 000 km/s). A la fréquence v correspond une longueur d'onde λ, espace parcouru par l'onde pendant une alternance (λ= c /v).
Dans son aspect quantique (ou corpusculaire) il consiste en photons, corpuscules d'énergie E à l'état pur, se déplaçant en ligne droite avec la vitesse de l'onde (c dans le vide).
Les grandeurs associées à l'aspect ondulatoire (v ou λ) et à l'aspect quantique (E) sont liées par la relation E = h =hc/λ (h étant la constante de Planck =6,625.10 -34J.s), soit E(eV)=1240/(nm).
Les 2 aspects sont indissociables. Cependant ils ont des applications pratiques distinctes:
-l'aspect ondulatoire permet d'expliquer les phénomènes liés à la propagation du rayonnement, tels que réflexion, réfraction, diffraction, interférence ( qui ont une importance particulière pour la lumière et les rayonnements de plus grande longueur d'onde) ;
-l'aspect corpusculaire permet d'expliquer l'interaction du rayonnement avec les corpuscules matériels (qui ont une importance particulière pour les rayonnements U.V., X et) en assimilant le photon à un corpuscule d'énergie cinétique E.
Les rayonnements électromagnétiques forment un ensemble continu très étendu. On distingue diverses classes dont les limites conventionnellement fixées sont généralement définies en considérant l'aspect le plus approprié:
- ondes radio (λ de dizaines de km à 1 mm )
- infrarouge (λ= 1mm-800nm )
- lumière visible (λ= 800-400 nm ou E = 1,5-3eV)
- ultraviolet (λ= 400-10 nm ou E= 3-100 eV )
- rayons X et (E supérieur à 100eV).
→ quantum
résonance magnétique l.f.
magnetic resonance
Opération qui consiste à exciter, à l'aide d'une onde électromagnétique de radiofréquence, un système constitué par des moments magnétiques placés dans un champ magnétique constant et à étudier leur mode de retour à l'équilibre.
L'onde de radiofréquence est dite en résonance lorsque sa fréquence correspond à celle de la précession des moments magnétiques. On parle de résonance paramagnétique électronique (RPE) lorsqu'il s'agit des moments des électrons, et de résonance magnétique nucléaire lorsqu'il s'agit des moments des noyaux. La spectrométrie par résonance magnétique (SRM) donne des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) conduit à des représentations en coupes du corps humain.
Sigle RM
→ écho en IRM, relaxation, spectrométrie, IRM
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
résonance magnétique nucléaire l.f.
nuclear magnetic resonance (NMR)
Méthode physique permettant l'étude de certaines structures moléculaires.
Son application médicale est l'imagerie par résonance magnétique (IRM).
Sigle RMN
→ imagerie par résonance magnétique, résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
résonance paramagnétique électronique l.f.
electronic paramagnetic resonance (EPR)
Sigle RPE
[B2,B3]
Édit. 2018
RMN sigle pour Résonance Magnétique Nucléaire
MNR (magnetic nuclear resonance)
Application du phénomène physique de résonance magnétique nucléaire à l’imagerie médicale, à la base de l’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Edit. 2018
→ résonance magnétique, résonance magnétique nucléaire, imagerie par résonance magnétique, IRM
[C1,B2,B3]
Roger (signe du comptoir de ) l.m.
Roger’s sign
Dans la maladie de Parkinson, accentuation de l’hypertonie et éventuellement du tremblement du membre supérieur opposé à celui qui effectue un geste intentionnel, tel que de saisir un verre sur un comptoir.
H. R. Roger, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1881-1955)
Syn. Froment (manœuvre de), Froment (signe du poignet figé de)
spectrométrie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectrometry
Technique qui utilise la résonance magnétique nucléaire pour obtenir des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance des noyaux.
Syn. spectroscopie par résonance magnétique
Sigle SRM
[B2,B3]
Édit. 2018
spectroscopie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectroscopy
Sigle SRM
→ spectrométrie par résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
SRM sigle pour Spectrométrie par Résonance Magnétique
MRS (Magnetic Resonance Spectrometry)
[B2,B3]
Édit. 2018
stimulation magnétique transcraniale l.f.
Méthode d’activation transitoire de structure cérébrale ou cérébelleuse à l’aide d’une stimulation magnétique.
Elle a l’intérêt d’être transitoire et de ne pas provoquer de lésion.
superparamagnétisme n.m.
superparamagnetism
susceptibilité magnétique l.f.
magnetic susceptibility
Propension d'une substance à devenir aimantée lorsqu'elle est placée dans un champ magnétique.
Elle s'exprime par le rapport I sur H où le vecteur I est l'intensité d'aimantation de cette substance placée dans le champ H.
La valeur de ce rapport permet de définir, en fonction de son signe et de sa valeur, le diamagnétisme, (rapport négatif), le paramagnétisme (rapport faiblement positif) et le ferromagnétisme (rapport fortement positif). En IRM, une grande différence de susceptibilité magnétique entre deux tissus contigus est suceptible d’être source d’artefact.
→ champ magnétique, susceptibilité magnétique (artefact de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
susceptibilité magnétique (artefact de) l.f.
magnetic susceptibility artifact
En IRM, artéfact important lié à une distorsion du champ magnétique local dans la zone frontière entre deux régions de susceptibilités magnétiques très différentes (p. ex. zone de transition air-os, os-tissu, hémoglobine-tissu, etc.).
Il existe à leur interface un gradient de champ magnétique intrinsèque qui induit un déphasage des spins au niveau de la zone de transition. Ce déphasage est à l’origine d’une zone de signal hypo-intense artéfactuelle. A l’interface air-tissu, cet artefact en hyposignal peut donner l'impression d'un agrandissement de la cavité aérique. Au niveau d'une calcification ou d'une structure osseuse, il peut simuler un agrandissement de celles-ci.
Cet artefact peut être exploité dans un but diagnostique, son augmentation en écho de gradient par rapport à l'écho de spin étant un argument en faveur de certains diagnostics : calcification, foyer hémorragique ancien riche en hémosidérine, métastase de mélanome riches en mélanine…
Il est à l’origine du principe de l’IRM fonctionnelle et de l’IRM de perfusion.
→ susceptibilité magnétique, champ magnétique, imagerie de perfusion (en IRM), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
transfert d'aimantation en IRM l.m.
magnetization transfer
En IRM, lors de l'examen d'un tissu contenant un nombre non négligeable de protons fixes ou peu mobiles (tissu cérébral, muscles, membranes), technique consistant à ajouter à l'impulsion de radiofréquence correspondant à la fréquence de Larmor des protons mobiles, une autre impulsion de fréquence légèrement décalée.
Cette onde décalée a pour résultat de saturer les protons fixes ou peu mobiles, sans agir directement sur les protons mobiles. Mais du fait du phénomène de transfert de saturation, ces derniers se trouvent indirectement affectés : la saturation des protons fixes ou peu mobiles s'effectue au détriment des protons mobiles ; leur aimantation et donc le signal de ceux-ci s’en trouvent diminués. (Il y a un transfert d'aimantation du pool des protons mobiles vers celui des protons fixes). Il en résulte une diminution du signal du tissu concerné.
Cette technique est utilisée en angiographie par résonance magnétique, où elle permet de réduire le signal de certains tissus sans modifier celui du sang (qui ne contient que des protons mobiles). Le résultat est une augmentation du contraste sang/tissus, permettant une meilleure visualisation des petits vaisseaux.
→ transfert de saturation en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018