Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

137 résultats 

index mitotique l.m.

mitotic index

Proportion de cellules en cours de division au sein d'un tissu ou d'une culture, mesurée en comptant au microscope les cellules en mitose et en rapportant leur nombre à celui de l'ensemble des cellules.

index pronostique de Van Nuys l.m.

Van Nuys prognostic index

Van Nuys (index pronostique de), cancers canalaires in situ du sein

index rotulien l.m.

pattelar index, patellar height

Mesure de la position en hauteur de la rotule, (patella), sur une radiographie de profil.
C'est le rapport entre la longueur du tendon rotulien - LT - et la hauteur de la rotule, LP. LT/LP est normalement égal à 1 ± 0,2, selon la technique d'Insall-Salvati.

J. Insall et E. Salvati, chirurgiens américains (1971)

index sésamoïdien l.m.

sesamoïd index

Mesuré sur une radiographie de la main, il se définit comme le produit en millimètres de la longueur du sésamoïde interne du pouce par sa largeur. Sa valeur normale est de 25 plus ou moins 3 chez l'homme et de 20 plus ou moins 3 chez la femme.
Un index supérieur à 29 traduit l'hypertrophie du sésamoïde comme on en observe par exemple dans l'acromégalie.

index systolique l.m.

systolic index

Quantité de sang expulsée par les ventricules à chaque systole cardiaque, divisée par surface corporelle en m2..
Sa valeur normale est de 30 à 50 mL.

index thérapeutique l.m.

therapeutic index

Rapport de la dose toxique à la dose efficace pour une indication donnée du principe actif.
Plus ce rapport est grand, plus le médicament est maniable.

index trabéculaire du col fémoral l.m.

Singh’s index, femoral trabecular index

M. Singh, chirurgien orthopédiste indien (1970)

Singh (index de)

Mehta index

Mehta index, rib vertebral angle difference (RVAD)

M. H. Mehta, chirurgien orthopédiste britannique  (1972)

angle costovertébral

métacarpien (index) l.m.

metacarpal index

Index de morphologie osseuse calculé sur un cliché radiographique de la main.
La moyenne des longueurs des 2es, 3es et 4es métacarpiens est divisée par leurs largeurs respectives mesurées en leurs moitiés. La valeur normale varie entre 5,4 et 7,9. P. par exemple dans le cas de syndrome de Marfan, la valeur de l'indice est nettement augmentée de 8,4 à 10,4.

Étym. gr. meta : après : karpos : carpe, jointure

métatarsien (index) l.m.

metatarsal formula

Mesure de la longueur relative des métatarsiens.
Trois types sont décrits selon la longueur des 1er et 2e métatarsiens.
type I: les têtes métatarsiennes I et II sont au même niveau
type II: le deuxième rayon est plus long. : index type minus
type III: le premier rayon dépasse le deuxième - index type plus
Ces types correspondent respectivement aux dénominations de pied carré, pied grec, pied égyptien.

Étym. gr. meta- : après , tarsos : pied

Meunier (index de) l.m.

Meunier's index

Sur une radiographie de profil du rachis thoracolombaire, cotation permettant de mesurer la gravité d'une ostéoporose et d'en suivre l'évolution.
Elle étudie la morphologie de T7 à L4 en cotant un point la vertèbre normale, deux points la vertèbre biconcave, 4 points la vertèbre en galette. L'index va de 10 à 40 points, un total de 10 points répond à un état normal et un total de plus de 20 points à une ostéoporose évoluée. D'autres auteurs ont proposé des systèmes d'évaluation voisins : aucun d'eux n'est beaucoup utilisé actuellement.

P. J. Meunier, médecin rhumatologue français (1981)

muscle extenseur de l'index l.m.

musculus extensor indicis (TA)

extensor indicis

Muscle occupant la partie profonde de la loge postérieure de l’avant-bras.
Il s’insère sur la face postérieure de l’ulna et sur la partie avoisinante de la membrane interosseuse ; il se termine au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne en fusionnant avec le tendon latéral du muscle extenseur des doigts de la main. Il participe à l’extension de l’indpar exemple Il est innervé par un rameau de la branche postérieure du nerf radial.

Syn. anc. muscle extenseur propre de l’index

muscle extenseur propre de l'index l.m.

muscle extenseur de l'index

patellaire (index) l.m.

patellar index, patellar height

index rotulien

Pourcelot (index de) l.m.

L. Pourcelot, médecin et ingénieur français (1974)

index de résistance de Pourcelot

Ridley (index bactériologique de) l.m.

Ridley's bacteriological index

Mode d'expression de la charge bacillaire des patients lépreux.
Cet index correspond à une échelle logarithmique. Selon les recommandations de l'OMS, il doit être évalué au microscope optique après coloration de Ziehl-Neelsen sur des frottis de mucus nasal, de suc dermique du lobule de l'oreille et d'une ou de plusieurs lésions cutanées.

D. S. Ridley, médecin infectiologue britannique (1955)

lèpre

Rippmann (index gestosique de) l.m.

Rippmann's gestosis index

E. T. Rippmann, gynécologue suisse (1970)

index gestosique de Rippmann

Singh (index de) l.m.

Singh’s index

Résultat obtenu par analyse radiologique des travées osseuses du col du fémur pour évaluer l’ostéoporose d’un sujet.
La mesure de la perte osseuse consiste à dénombrer les systèmes trabéculaires du col fémoral qui disparaîtraient dans un ordre déterminé avec la progression de la perte osseuse. L’indice comprend une échelle de 5 niveaux répondant à la disparition progressive des diverses travées osseuses.
Cette méthode, peu reproductible, a perdu de son intérêt dans la mesure de la perte osseuse et est remplacée par l’ostéodensitométrie ; toutefois, elle permet une approche de l’architecture osseuse.

M. Singh, chirurgien orthopédiste indien (1972)

Syn. index trabéculaire du col fémoral

Stuart et Drumm (index de) l.m.

Stuart and Drumm's index

Rapport de la vitesse moyenne des hématies en systole et en diastole, mesurées chez le fœtus par effet Doppler sur une des artères ombilicales au cordon.
Il est le reflet de la vascularisation du placenta et indirectement du bien être fœtal.

B. Stuart et J. Drumm, gynécologues irlandais (1980)

van Nuys (index pronostique de) l.m.

van Nuys prognostic index

Index utilisé pour préciser le pronostic des cancers canalaires in situ du sein.
Il combine la taille de la tumeur, une classification anatomopathologique associant le grade nucléaire nécrose et l’étendue des marges saines de l’exérèse chirurgicale. A chacun  de ces éléments est accordé un score. La somme de ces trois scores constitue l’index prédictif du risque de rechute.  L’âge a été ultérieurement rajouté à celui-ci.

M.J.  Silverstein, chirurgien américain (1996)

Étym. van Nuys,  quartier de la ville de Los Angeles

cancers canalaires in situ du sein

[F2, O5]

Édit. 2019

index polygénique l.m.

genome-wide polygenic score

Somme des allèles de risque détectés dans le génome d’un individu, chacun des termes étant affecté d’un coefficient qui reflète l’intensité du risque qui lui est affecté.
La diffusion des études pangénomiques (genome-wide association study ; GWAS) a permis d’identifier des variants ou polymorphismes  dans un nucléotide (single nucleotide polymorphism; SNP) présents dans les gènes et associés à l’augmentation ou à la diminution de la fréquence d’une maladie déterminée.
Même si ces associations sont statistiquement significatives, elles ne sont guère utilisables en pratique clinique parce que l’augmentation ou la diminution  de la fréquence constatée reste faible et que le nombre de variants examinés reste limité à une seule personne. Afin de renforcer leur signification, les variants de risque retenus sont introduits dans la base de données de toute une population (la même que celle de l’individu examiné), par exemple au Royaume-Uni  la base de données « UK 1000 genomes ». Cette interpolation encore appelée imputation permet d’affecter les coefficients de probabilité trouvés chez l’individu examiné de coefficients de correction calculés en fonction de la probabilité des associations tirée de l’étude d’une large population. L’index polygénique ainsi calculé peut  être considéré comme un index « prédicteur » relatif. Il ne doit pas faire oublier que le rôle de l’environnement et le mode de vie restent les facteurs prédominants d’apparition des maladies.

allèle, génome

[Q1]

Édit. 2019

index de germinalité d'un anticorps monoclonal humanisé l.m.

germinality index

Pourcentage d’identité des domaines variables d’un anticorps avec les séquences germinales humaines de l’anticorps le plus proche.
Cet index est utilisé dans l’appréciation de la tolérance des anticorps monoclonaux  humanisés afin  de prévoir si  l’anticorps obtenu entraînera des effets secondaires  et peut ou non être proposé comme médicament. En effet, les anticorps codés par les gènes germinaux sont parfaitement tolérés. Un faible index de germinalité expose à des effets  secondaires  sévères. L’index de germinalité garanti par l’industrie pharmaceutique avant  la mise sur le marché d’un anticorps monoclonal humanisé est habituellement supérieur à 95%. 

anticorps monoclonal, humanisé

[F3, G5]

Édit. 2020

Index de Mayo de la rectocolite hémorragique

Mayo score for ulcerative colitis

Fréquence des selles
      0 : normale
      1 : 1 à 2 selles en plus du nombre habituel
      2 : 3 à 4 selles en plus du nombre habituel
      3 : >5  selles en plus du nombre habituel
Présence de sang dans les selles
      0 : absent
      1 : <50% des émissio,ns
      2 : > 50% des émissions
Appréciation globale de la gravité
      0 : quiescente
      1 : activité légère
      2 : activité modérée
      3 : maladie sévère
Evaluation de la sévérité des lésions endoscopiques
      0 : normale ou maladie inactive
      1 :  anomalies légères  (érythème, diminution de la trame vasculaire, légère fragilité)
      2 : anomalies modérées (érythème franc, disparition de la trame vasculaire, fragilité, érosions)
      3 : anomalies sévères  (saignement spontané, ulcérations)Score < 2 : maladie inactive
Score compris entre 3 et 5 : activité faible
Score compris entre 6 et 10 : activité modérée
Score >11 : activité sévère.

P. Rutgeerts, gastro-entérologue belge (2005)

rectocolite ulcérohémorragique

[L1]

Édit. 2021

accident d'anesthésie l.m.

anaesthetic accident

Accident péri-anesthésique se produisant au cours de l’anesthésie (générale, locorégionale ou locale), de sa mise en train et de ses suites immédiates.
Il peut être imputable à l’anesthésie proprement dite, aux conditions opératoires (notamment aux pertes de sang), à l’état antérieur du patient (qui a dû être évalué lors de la consultation préopératoire) ou à une combinaison de ces trois causes donnant des risques souvent intriqués.
Si l'accident est entièrement lié à l'anesthésie il peut s'agir soit d'une défaillance humaine ou matérielle (notamment par non-respect des normes), soit d'une réaction anormale lors de l'administration d'un produit anesthésique (choc anaphylactique ou anaphylactoïde, hyperthermie maligne). La consultation anesthésique préopératoire, la normalisation de l'appareillage, le contrôle des distributions de gaz avant la mise en service et les vérifications qui doivent être faites avant toute anesthésie ont considérablement réduit le nombre des accidents.

Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

accident, ASA (classification), certification d'un dispositif médical, contrôle de qualité des dispositifs médicaux, contrôle de qualité des soins, risque

[E3,G1]

Édit. 2017

alcoolopathie et anesthésie l.f.

alcoolopathy and anaesthesia

Ensemble des précautions à prendre lors de l'anesthésie de patients souffrant d'alcoolopathie.
L'usage abusif et prolongé d'alcool lèse de nombreux organes de façon indépendante et variable. Il ne peut y avoir de règle générale pour l'anesthésie d'un tel patient : lors de la consultation pré-anesthésique on doit évaluer les différentes atteintes et en tenir compte pour prendre les précautions nécessaires lors de l'anesthésie et de la réanimation postopératoire. Toutefois, l'inhibition ou l'induction de certains enzymes hépatiques peut modifier l'action de certains médicaments anesthésiques : on peut observer une certaine «résistance» au thiopental ou au propofol et la demande en médicaments analgésiques est augmentée dans la période postopératoire. Le risque principal, bien qu'actuellement faible, est le syndrome de sevrage alcoolique (delirium tremens) dans les suites opératoires.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie

alcoolopathie, delirium tremens

[G1,G3,G4]

Édit. 2017 

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