Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

907 résultats 

marqueur génétique l.m.

genetic marker

Caractère héréditaire facilement détectable et à déterminisme génétique simple.
Par par exemple la résistance d’une souche bactérienne à un antibiotique est un marqueur génétique. Le trait génotypique permet de repérer une cellule ou un chromosome. La localisation dans le génome de certains marqueurs génétiques est connue.

cartographie

marqueur radioactif l.m.

radiotracer or marker

Radio-isotope émetteur γ introduit dans l'organisme afin de suivre le déplacement ou le métabolisme de la molécule sur laquelle il a été fixé, qui est dite "marquée".
Il est choisi pour ses propriétés physiques qui doivent permettre une bonne détection sans  entraîner une irradiation importante et ses propriétés chimiques qui assurent les liaisons nécessaires avec son vecteur, c'est-à-dire la molécule, voire la cellule, à laquelle il s'accroche ; le marqueur peut également s'utiliser sous la forme ionique.
On a coutume de considérer comme synonymes les termes traceur et marqueur mais pour être rigoureux un traceur est l'association d'un marqueur avec un vecteur.

radiopharmaceutique

mastocyte n.m.

mast cell

Cellule tissulaire (10 à 30 micromètres de diamètre), présente à l’état normal en faible quantité dans le derme, issue de la lignée des polynucléaires basophiles, facilement reconnaissables par la présence dans son cytoplasme de granulations métachromatiques après coloration par le bleu de toluidine et en violet foncé par May- Grünwald- Giemsa.
Les granulations des mastocytes ont une taille légèrement plus faible que celle des polynucléaires basophiles. Elles contiennent les médiateurs préformés (sérotonine, histamine, héparine) qui sont libérés avec des médiateurs néoformés (leucotriènes, prostaglandines, PAF (Platelet Activating Factor), en réponse à l'allergène ou en réponse aux anaphylatoxines. Les mastocytes constituent une population cellulaire homogène. Sur des critères ultrastructuraux et fonctionnels, on distingue des mastocytes de type "séreux" dont le cytoplasme est riche en granules, à teneur en histamine élevée et qui dégranulent avec le composé 48/80 et les mastocytes de type "muqueux" dont le cytoplasme est pauvre en granulations, à teneur en histamine faible et qui ne dégranulent pas avec le composé 48/80.
Le mastocyte possède des récepteurs pour les fractions Fc des IgE et intervient donc dans certaines réactions d'hypersensibilité immédiate. La prolifération de mastocytes peut être à l'origine de l'urticaire pigmentaire ou de mastocytoses systémiques, mais peut aussi faire partie d'un infiltrat inflammatoire voire tumoral de nature variable.

P. Ehrlich, médecin allemand, membe de l'Académie de médecine (1878), prix Nobel de médecine en 1908

Étym. mastocyte : francisation du mot allemand mastzellen ; all. mast :graisse ; gr. kutos, cellule, remplace le terme all. zell : cellule

Syn. Ehrlich (cellule de), labrocyte

polynucléaire basophile, sérotonine,, histamine, héparine, leucotriène, prostaglandine, PAF, anaphylaxie, immunoglobuline E, hypersensibilité immédiate, urticaire pigmentaire, mastocytose systémique

[F2, F3, J1, N3]

Édit. 2018

McKusick- Kaufman (syndrome de) l.m.

McKusick- Kaufman syndrome, MKKS

Syndrome malformatif congénital comportant  une cardiopathie congénitale, un hydro ou hématocolpos, une hexadactylie postaxiale et des anomalies viscérales multiples.
La cardiopathie congénitale peut être une communication interventriculaire ou interauriculaire, un canal artériel, une tétralogie de Fallot ou autre ; il peut s’y associer, une atrésie ou une imperforation anale, une maladie de Hirschprung et des malformations urogénitales ; hydrométrocolpos par atrésie vaginale ou imperforation hyménéale chez la fille, chyptorchidie et hypospadias chez le garçon. Un mamelon surnuméraire est fréquent, parfois retrouvé isolé dans des cas familiaux. L’affection est autosomique récessive ; sa fréquence est de un pour cent chez les Amish. Le gène MKKS est localisé en 20p12. La protéine MKKS a un rôle dans le repliement d’autres protéines (protéine chaperonne), dans le transport des protéines dans la cellule et dans le développement des organes. Une autre mutation du gène intervient dans le syndrome voisin de Bardet-Bield.

V. A. McKusick, médecin interniste et généticien, membre de l'Académie de médecine  (1964), R. L. Kaufman, médecin généticien américain (1971), G. Bardet, ophtalmologiste français (1920, A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue austrohongrois (1922)

Syn. syndrome de Kaufman

Bardet-Bield (syndrome de), chaperonne, MKKS gene

médiateur chimique l.m.

chemical mediator

Substance chimique d’origine diverse : plasma, cellules, tissus, qui, libérée à la suite d’une excitation physiologique ou d’une agression, transmet par sa liaison à un récepteur, un message ou une information à une cellule cible influencée électivement.
Cet accueil entraîne une réaction biologique propre à ce récepteur. P. par exemple les médiateurs libérés par les terminaisons nerveuses au niveau des synapses transmettent l’excitation d’un neurone à l’autre dans le cerveau, des nerfs aux muscles et aux différents organes.

Étym. Étym ; lat. mediator : déverbal de mediare : s’interposer

neuromédiateur

médiateurs de l'inflammation allergique l.m.p.

mediators of allergic inflammation

Médiateurs (autacoïdes) de l'allergie immédiate de type I appartenant à deux catégories : préformés et stockés dans la cellule d'une part, d'autre part néoformés au moment de la stimulation cellulaire.
1) Les médiateurs préformés sont avant tout l'histamine entreposée dans les granules des basophiles et des mastocytes associée à des protéoglycanes. L'action de l'histamine s'effectue sur deux types de récepteurs : les récepteurs H1 et les récepteurs H2. Les récepteurs H1, lorsqu'ils sont stimulés  entraînent une contracture des muscles lisses, une perméabilité vasculaire accrue. Ces phénomènes sont inhibés par les antihistaminiques H1, p. par exemple la chlorphéniramine. La stimulation des récepteurs H2  entraîne une augmentation de sécrétion de mucus des voies aériennes supérieures et des sécrétions gastriques. Ce type d'action de l'histamine est bloqué par les antihistaminiques H2 type cimétidine. Sont préformés également certains facteurs chimiotactiques, facteurs tactiques pour les éosinophiles (ECF Eosinophil Chemotactic Factor), et facteurs tactiques pour les neutrophiles (NCF, neutrophil chemotactic Factor).
2) Les médiateurs néoformés sont des médiateurs d'origine lipidique dérivés de l'acide arachidonique dont les produits majeurs sont les prostaglandines. La voie de la lipo-oxygénase amène la production de LTA4 (LeucoTriene A4), précurseur commun de tous les leucotriènes. Ces leucotriènes provoquent beaucoup plus puissamment encore que l'histamine une bronchoconstriction qui est provoquée par l'allergène chez les sujets allergiques et inhibée par l'inhibiteur de la lipooxygénase.

PAF, PAF-acéther

mégacaryocyte n.m.

megakaryocyte

Cellule de la moelle osseuse donnant naissance aux plaquettes.
Le développement mégacaryocytaire se caractérise par une phase de prolifération suivie d'une phase de maturation marquée par le phénomène d'endomitose aboutissant à des cellules polyploïdes.
La lignée mégacaryocytaire représente moins de 1% de l'ensemble des cellules médullaires et il est difficile d'affirmer si les premières cellules identifiables de la lignée présentent encore la capacité de prolifération. Dans la mœlle osseuse, les caractéristiques cytologiques permettent de distinguer quatre stades principaux. Le mégacaryoblaste a un diamètre de 25 à 30 microns : le rapport nucléocytoplasmique est élevé avec un noyau comportant un ou plusieurs nucléoles et un cytoplasme homogène et basophile ; le mégacaryocyte basophile ou promégacaryocyte a un noyau progressivement lobulé, entouré d'un large cytoplasme basophile contenant quelques granulations azurophiles, le mégacaryocyte granuleux présente un noyau très polylobé, un cytoplasme abondant granuleux et acidophile. Le mégacaryocyte plaquettaire enfin se caractérise par son noyau très pycnotique, son cytoplasme acidophile qui émet de nombreux pseudopodes, et la richesse des granulations azurophiles ; souvent groupées en amas. La ploïdie de ces dernières cellules, en moyenne de 16 n peut aller jusqu'à 32 n. Le diamètre peut atteindre 60 à 80 microns. Ces cellules contiennent toutes les futurs organites des plaquettes (lysosomes, granulations, mitochondries).

Étym. gr. mégas : grand ; caryon : noyau : cytos : cellule

mégacaryocytopoïèse

mégacaryocytopoïèse n.f.

megakaryocytopoiesis

Ensemble des événements cellulaires qui à partir de la cellule souche hématopoïétique pluripotente conduit à la formation des mégacaryocytes normaux.
Etudiée par les techniques de culture des progéniteurs mégacaryocytaires, elle comporte tout d'abord une phase de prolifération ; puis, après une étape de transition, la phase de maturation, marquée par le phénomène d'endomitose, se caractérise par l'acquisition de marqueurs de différenciation, dont certains sont spécifiques. La mégacaryocytopoïèse est soumise à des facteurs de régulation positifs, essentiellement la thrombopoïétine, mais aussi l'érythropoïétine ou certaines interleukines. Le facteur 4 plaquettaire, de façon prédominante sur cette lignée, le TGFbêta (Transforming Growth Factor bêta), la thrombine ou les interférons exercent un rétrocontrôle négatif.

Étym. gr. mégas :grand ; caryon : noyau ; cutos : cellule ; poiêsis : acte de faire

mégacaryocyte

mégaloblaste n.m.

megaloblast

Cellule de la lignée érythroïde décrite au cours des carences cellulaires en cobalamines ou en folates.
Il s'agit d'érythroblastes de grande taille à la chromatine perlée avec un asynchronisme fréquent de maturation nucléocytoplasmique : le noyau est d'allure encore jeune alors que le cytoplasme est déjà hémoglobinisé. Les mégaloblastes sont le reflet de la dysérythropoïèse induite par le blocage du métabolisme de l'ADN. Malgré une érythroblastose médullaire importante, la production érythrocytaire est faible.

Étym.   gr. mégas : grand ; blastos : germe, bourgeon

Megaviridae

Megaviridae

Famille dont la création a été proposée pour des virus géants à ADN, infectant le plus souvent des amibes, et dont la pathogénicité pour l'Homme est inconnue.
Cette famille rassemble les virus habituellement regroupés dans la famille des Mimiviridae et d'autres virus géants. Le génome des Megaviridae comprend environ un millier de gènes. Cette famille comprend, entre autres, les virus des genres Megavirus, Mimivirus et Mamavirus. A la différence des autres virus, certains d'entre eux utilisent, pour leur réplication, les nutriments et les ribosomes de la cellule hôte. Le statut taxinomique de cette famille de virus est encore l'objet de controverses.

Mimivirus, Mamavirus, virus géant, Mimiviridae

méiocyte n.m.

meiocyte

Cellule subissant la méiose.
Chez les animaux, il s'agit des ovogonies et des spermatogonies ; chez les végétaux supérieurs, des cellules mères du pollen et des cellules mères du sac embryonnaire.

Étym. gr. meiôsis, réduction (de meion : moins) ; kutos : cellule

ovogénèse, spermatogénèse

méiose n.f.

meiosis

Division cellulaire se produisant au cours de la gamétogénèse de la plupart des cellules reproductrices eucaryotes, contenant chacune 2n chromosomes et conduisant à une réduction de moitié (n) du nombre des chromosomes ; de diploïdes les cellules deviennent haploïdes.
La gamétogénèse masculine et féminine amène le nombre de chromosomes de 46 à 23. Cette division cellulaire opère également une redistribution des gènes entre chromosomes homologues de telle sorte que chacun d'entre eux diffère ensuite du chromosome initial. La méiose comprend deux divisions cellulaires successives :
- la première (mitose réductionnelle) permet de passer de la diploïdie à l'haploïdie. Pendant la prophase, le rapprochement et l'accolement des deux chromosomes de chaque paire permettent l'échange de segments chromosomiques au cours du dédoublement des chromosomes. Elle est suivie de la métaphase et de l'anaphase ;
- la deuxième (mitose équationnelle) donne deux cellules haploïdes à partir d'une cellule haploïde. Elle comporte une séparation des chromosomes sans synthèse de nouveau matériel chromosomique. La chronologie de la méiose est différente dans les deux sexes.
Lors de la fécondation la réunion des gamètes assure la recombinaison génétique diploïde.

A. Weismann, biologiste allemand (1887)

Étym. gr. meiosis : réduction, de meiôn : moins

améiose, fécondation, mitose

mélanoblaste n.m.

melanoblast

Cellule souche de la lignée mélanocytaire originaire de la crête neurale d'où elle migre vers les territoires de destination pendant la période embryonnaire.
D'origine neuroectodermique, elle représente l'élément précurseur du mélanocyte.

Étym. gr. melas : noir ; blastos : germe

membrane cellulaire l.f.

cell membrane

Membrane limitante séparant soit le contenu cellulaire, cytoplasme et noyau, du milieu extérieur (c’est une interface dynamique), soit à l'intérieur de la cellule le noyau du cytoplasme, (membrane nucléaire), soit dans le cytoplasme lui-même les divers organites au sein de la matrice cytoplasmique (mitochondries etc.).
En microscopie électronique les membranes cellulaires ont une structure phospholipidique en trois couches identiques pour toutes les cellules, deux couches denses séparées par une couche claire.
La double couche lipidique est formée de petites molécules dont les pôles hydrophiles sont orientés vers l’extérieur de la membrane et les pôles hydrophobes vers l’intérieur.
Ainsi la double couche lipidique est imperméable à toutes les molécules ou ions hydrosolubles et seules les molécules liposolubles – anesthésiques et médicaments peuvent les traverser.
Le passage de l'eau et des molécules hydrosolubles se fait grâce aux molécules protéiques qui sont situées dans la membrane, formant en certains points des pompes ioniques capables de s'ouvrir quand une molécule spécifique du milieu extracellulaire se fixe sur le site actif (p. par exemple un neurotransmetteur).

Étym. lat. membrana ; cellula (diminutif de cella) : cellule, petite maison

Syn. membrane cytoplasmique

pompe ionique, transports aqueux transmembranaires

mérozoïte n.m.

merozoite

Forme parasitaire résultant de la segmentation d’un schizonte intratissulaire ou endoérythrocytaire, avant sa pénétration dans une nouvelle cellule-hôte.

Étym. gr. meros : partie : zoon : animal

mésangium glomérulaire l.m.

glomerular mesangium

Un des constituants du glomérule dont l'existence, longtemps contestée, a été définitivement établie par le microscope électronique.
Il comporte une matrice extracellulaire constituée essentiellement de fibronectine et de cellules. Il occupe l'espace centrolobulaire, séparé de l'espace urinaire par la membrane basale et de la lumière capillaire par la cellule endothéliale qui s'appuie directement sur le mésangium. Les principales lésions du mésangium sont la prolifération cellulaire, les dépôts au sein de la matrice, l'hypertrophie globale ou nodulaire de la matrice, la mésangiolyse.

Étym. gr. mesos : milieu : angeion : vaisseau

mésenchyme n.m.

mésenchyma

Tissu primitif d'origine mésodermique d'où dérivent tous les types de tissu conjonctif constitué de cellules indifférenciées ou cellules mésenchymateuses souches qui donnent naissance aux cellules différenciées de ce tissu conjonctif : fibrocyte, cellule musculaire, adipeuse, cartilagineuse, osseuse, etc.

Étym. gr. mesos : milieu : chymos : suc

mésoderme

métabolite primaire l.m.

primary metabolite

Molécule présente dans toutes les cellules d'une espèce vététale ou fongique, qui est indispensable à la croissance, au développement et à la reproduction de l'espèce.
Les métabolites primaires sont directement impliqués dans les processus indispensables au développement normal et à la reproduction de la cellule. Ils sont synthétisé pendant la phase exponentielle de croissance du micro-organisme.Ce sont par exemple des acides aminés, des acides carboxyliques, des alcools, des antioxydants, des nucléotides, des polyols ou encore des vitamines.

Étym. gr. metabolê : changement, de metaballein : transformer

métabolite, métabolite secondaire

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

métabolite secondaire l.m.

secondary metabolite

Métabolite non directement associé aux synthèses cellulaires.
Molécule, souvent spécifique d'une espèce végétale ou fongique, synthétisée en dehors des voies métaboliques essentielles par des cellules spécialisées, à certaine moments du développement ou en réponse à une agression.
Les
métabolites secondaires ne participent pas directement aux processus vitaux de la cellule, mais assurent néanmoins des fonctions écologiques importantes. Ce sont par exemple les antibiotiques et les pigments.
Les métabolites secondaires jouent un rôle primordial dans les relations entre le végétal et son milieu. Ils assurent par exemple, une défense contre des compétiteurs, des herbivores ou des agents pathogènes . Ils permettent d'attirer les polliniseurs en déterminant la coloration des pétales des fleurs.

Étym. gr. metabolê : changement, de metaballein : transformer

métabolite, métabolite primaire

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

métabolome n.m.

metabolome

Ensemble des voies métaboliques d’une cellule ou d’un tissu.
« Le métabolome représente l’ultime réponse d’un organisme à une altération génétique, une pathologie, une exposition à un toxique ou toute cause environnementale » (E. Ezan)

É. Ezan, biologiste français (2014) , D. Lairon, biologiste français

Étym. gr. metabolê, de metaballein : transformer

Réf. D. Lairon - « Nutrition Lipidique et Prévention des Maladies Métaboliques » - INRA1260‐INSERM 1025 - Faculté de médecine, Université de la Méditerranée, Marseille

métabolomique

[C1, C2, C3]

Édit. 2019

métamorphose n.f.

metamorphosis

En cytologie : acquisition par une cellule de caractères morphologiques et fonctionnels différents du type originel.
Cette transformation frappe aussi bien les cellules épithéliales que les cellules conjonctives et est souvent étroitement liée au phénomène de métaplasie.

Étym. gr. metamorphôsis : changement de forme (de méta et morphê : forme)

métamyélocyte n.m.

metamyelocyte

Cellule de la lignée granulocytaire médullaire de morphologie intermédiaire entre celle du myélocyte et celle du polynucléaire.

Étym. gr. méta- : préfixe indiquant le changement, la succession ; myelos : moelle ; cytos : cellule

granulopoïèse

métaphase n.f.

metaphase

Deuxième stade de la division cellulaire caractérisé dans la mitose par le positionnement des chromosomes sur la plaque équatoriale.
Dans la méiose on distingue la métaphase I (MI) au cours de laquelle les bivalents se positionnent sur la plaque équatoriale et la métaphase II (MII) au cours de laquelle ce sont les chromosomes, dont le nombre a été réduit de moitié dans chaque cellule, qui se positionnent sur cette plaque équatoriale.

Étym. gr. meta- : après ; phasis : apparition

mitose, méïose

méthylation n.f.

methylation

Fixation d'un radical méthyle sur un composé.
Chez les êtres vivants, les réactions de méthylation utilisent généralement l'adénosylméthionine comme donneur de méthyle et des enzymes appelés transméthylases ou méthyltransférases, parfois aussi "méthylases". Les principales méthylations décrites chez l'Homme sont : la biosynthèse des lécithines à partir des phosphatidyléthanolamines, la méthylation des substances phénoliques (inactivation des catécholamines par la COMT (Catéchol-O-Methyl-Transférase), méthylation de la sérotonine), la méthylation des cytosines de molécules d'ADN verrouillant l'expression des gènes, la méthylation de composés azotés (formation de l'adrénaline, de la créatine, de N-méthylnicotinamide), en particulier la N-méthylation d'acides aminés comme la méthylation de radicaux d'histidine, de lysine et d'arginine dans certaines protéines méthylables (histones, protéines basiques de la myéline, protéines musculaires). Plus une cellule est âgée, plus ses histones H3 et H4 contiennent d'arginines méthylées. Dans l’érythroblastose aigüe  (maladie de Di Guglielmo), les histones sont trop méthylées par suite d'un excès de méthyltransférase.

G. Di Guglielmo, hématologue italien (1926)

Di Guglielmo (maladie de)

microfilament n.m.

microfilament

Elément structurel, d’un diamètre de 5 nm inférieur aux microtubules avec lesquels il constitue, en compagnie des filaments intermédiaires, le cytosquelette ou système des protéines fibreuses.
Il est fait de deux brins d’actine, entrelacés à la façon d’une corde ; les sous-unités globulaires qui les composent sont unies par des ions calcium et sont associées à des molécules d’ATP qui fournissent l’énergie nécessaire au phénomène de contraction. Celle-ci survient typiquement dans la cellule musculaire squelettique lorsque les filaments d’actine, associés à des filaments d’une autre protéine, la myosine, glissent les uns sur les autres, grâce à un réarrangement des liaisons intermoléculaires.

Étym. gr. mikros : petit ; lat. filum : fil

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