gonocoque n.m.
Gonococcus
Neisseria gonorrhoeae, bactérie d’aspect de diplocoque (en grain de café), à Gram négatif, responsable de la gonococcie.
A. Neisser, dermatologue et bactériologue allemand (1879)
Étym. gr. gonos : semence, organe de reproduction ; kokkos : grain
Syn. Diplococcus gonorrhoea, Neisseria gonorrhoeae
goutte épaisse l.f.
thick smear
Technique de diagnostic microscopique du paludisme.
Une goutte de sang prélevée après piqûre au doigt ou au lobe de l’oreille est déposée sur une lame porte-objet puis étalée et défibrinée par des mouvements rotatifs à l’aide d’un agitateur ou du coin d’une autre lame porte-objet, jusqu’à occuper une surface circulaire d’environ 1 cm de diamètre. Après séchage, cet étalement est deshémoglobinisé dans de l’eau distillée puis coloré par la technique de Giemsa et examiné au microscope. Le seuil de sensibilité est de l’ordre de 10 Plasmodium/µL si l’examen porte sur 200 champs microscopiques.
otic drop
Préparation pharmaceutique liquide pour insillation en goutte d’un produit actif dans le méat acoustique externe.
Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur ; gr. otikos : de l’oreille
[G3,G5,P1]
Édit. 2017
gouttière du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil l.f.
→ sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux
gouttière du tendon du long fléchisseur propre du gros orteil du calcanéum l.f.
→ sillon du tendon du muscle long fléchisseur de l'hallux du calcanéum
Gowers (signe de) l.m.p.
Passage de la position accroupie, agenouillée ou assise à la position debout nécessitant l’appui des mains sur les cuisses et les genoux en cas de faiblesse musculaire des muscles proximaux des membres inférieurs,
Cette manœuvre favorise l’extension passive des genoux et l’ouverture du compas crurojambier et l’extension des hanches. Elle est constatée dans les myopathies où elle est un signe précoce.
W. Gowers, Sir, neurologue britannique (1895)
graisse n.f.
fat
Substance d'origine animale comme le saindoux, le suif ou le beurre, ou végétale comme le beurre de cacao, essentiellement constituée de triglycérides.
Les graisses ont une densité inférieure à 1 ; insolubles dans l'eau, elles forment en général une phase à part quand on en fait une émulsion dans l'eau. Dans les cellules vivantes elles sont rassemblées dans des structures vacuolaires du cytoplasme, comme dans le tissu adipeux ou les organes stéatosiques. On oppose parfois les graisses aux huiles, les premières étant solides à la température ordinaire et les autres liquides. Les graisses sont plus riches en acides gras saturés et les huiles en acides gras insaturés. Les acides gras à plusieurs doubles liaisons, dits incorrectement polyinsaturés, sont indispensables.
Le terme « graisse brune » désignant le tissu adipeux brun est incorrect.
Étym. lat. grassia : épaisseur
graisse blanche l.f.
graisse brune l.f.
brown fat, brown adipose tissue
Variété de tissu adipeux, surtout situé dans la région scapulaire, composé d'adipocytes bruns, présent chez le nouveau-né et chez les mammifères adultes qui hibernent, chez lesquels elle exerce un rôle important dans la régulation thermique.
Chez le nouveau-né humain elle maintient la chaleur corporelle pendant la période néonatale, puis subit une involution pendant la première enfance. Elle existe encore en petite quantité chez l’homme adulte, notamment autour des surrénales. Les cellules qui la constituent sont des adipocytes à noyau central qui contiennent dans leur cytoplasme de nombreuses petites gouttelettes lipidiques, leur donnant un aspect vacuolaire.
La rare tumeur développée aux dépens de ce tissu adipeux particulier est l’hibernome dont il existe une forme maligne.
graisse pararénale de Gerota l.f.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
graisse périrénale l.f.
grande scissure du poumon droit l.f.
→ scissure oblique des poumons
granulome palissadique l.m.
palisading granuloma
Variété particulière de réaction inflammatoire granulomateuse centrée par des foyers d'altération du conjonctif dermo-hypodermique à type de nécrobiose autour desquels les histiocytes épithélioïdes sont disposés en palissade.
Les entités cliniques correspondant à la présence d'un granulome palissadique sont essentiellement le granulome annulaire, la nécrobiose lipoïdique et le nodule rhumatoïde ; mais des aspects semblables peuvent être observés parfois dans d'autres lésions : acrodermatite chronique atrophiante, tophus goutteux, etc.
Greffes (Etablissement français des) l.m.
French grafts institution
Etablissement public national créé par la loi du 18 janvier 1994, placé sous la tutelle du ministre chargé de la santé, ayant pour mission la promotion du don d’organes et de tissus, l’enregistrement des patients justiciables d’une greffe d’organe, la gestion de cette liste et l’attribution des greffons, ainsi que la définition des règles générales de répartition et d’attribution des greffons, que ceux-ci aient été prélevés en France ou hors du territoire national.
« Peuvent seules bénéficier d’une greffe d’organe, de moelle, de cornée ou d’autre tissu dont la liste est fixée par arrêté après avis de l’Etablissement des greffes, les personnes qui sont inscrites sur une liste nationale ». (Article L 1251-1 du Code de la Santé).
Griesinger–Kussmaul (médiastinite de) l.f.
Médiastino-péricardite chronique d’origine autrefois souvent tuberculeuse, actuellement le plus souvent néoplasique, constituant un bloc fibreux enserrant les vaisseaux et les organes du médiastin et pouvant déterminer une constriction cardiaque
A. Kussmaul, médecin interniste allemand (1873) ; W. Griesinger, médecin allemand (1851)
grossesse (retentissement rénal de la) l.
renal effect of pregnancy
Conséquence de la grossesse sur le fonctionnement de l’appareil urinaire.
Toute grossesse normale augmente le flux plasmatique rénal et le taux de filtration glomérulaire dans une proportion de 30 à 50%. Elle accroît la protéinurie physiologique qui peut atteindre 250 mg/j.
La grossesse peut se compliquer d'hypertension et de manifestations rénales spécifiques qui s'intègrent dans le cadre de la toxémie gravidique. Dans le postpartum immédiat, on peut observer la survenue d'une insuffisance rénale aigüe associée à un syndrome hémolytique et urémique. La grossesse peut révéler et aggraver une hypertension préalable et des lésions rénales préexistantes. Une bactériurie asymptomatique chez la femme enceinte expose à un risque accru de pyélonéphrite et doit être traitée.
groupage tissulaire l.m.
tissue typing
Identification des antigènes d'histocompatibilité présents dans un organisme.
Ce groupage est habituellement réalisé sur des cellules lymphoïdes du sang circulant grâce à un test de lymphotoxicité in vitro.
groupe tissulaire l.m.
leukocyte system
Caractère d'un ensemble d'individus possédant en commun un système antigénique propre à leurs lymphocytes et leucocytes neutrophiles, et sur lequel est fondée une classification des individus en fonction de leurs variétés d’antigènes leucoplaquettaires et tissulaires.
Ces antigènes appartiennent en général à un seul système principal HLA (Human Leucocyte Antigen) d’antigènes leucoplaquettaires.
Ce polymorphisme génétique (allotypie) se manifeste au niveau des structures glycoprotéiques présentes dans la membrane de la plupart des cellules de l'organisme (chez l'homme les globules rouges en sont dépourvus).
1) Ces structures (antigènes) constituent la cible principale des processus immunitaires de rejet des allogreffes. Ces dernières ne sont possibles que s'il y a une grande ressemblance entre donneur et receveur au niveau de ce complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Elles jouent en outre un rôle fondamental dans les processus de reconnaissance immunologique.
2) Chez l'homme, le CMH est représenté par le système HLA (chromosome 6) comprenant 4 locus : A, B, C (classe I) et D/DR (classe II).
3) Ces groupes sont différents, d'autres systèmes qui sont les uns propres aux plaquettes sanguines, d'autres propres aux granulocytes, etc.
Le système des groupes tissulaires est extrêmement complexe, il existe au moins 150 millions de combinaison d'antigènes. Ces derniers siègent sur la membrane des cellules et dépendent de gènes HLA situés sur des locus symétriques du petit bras des deux chromosomes de la sixième paire. Ce système joue un rôle essentiel dans l'histo-incompatibilité des greffes et des transplantations d'organe. Les groupes tissulaires sont indépendants du système d'antigènes érythrocytaires ABO et rhésus.
J. Dausset, hémato-immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine en 1980
→ immunité, HLA, groupes tissulaires, complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
guérisseur n.m.
Qualité que se donnent certaines personnes prétendant, sans titre, formuler des diagnostics et donner des soins.
hamartome conjonctif cutané l.m.
connective tissue hamartoma, connective tissue nævus
Lésion dermatologique malformative, parfois familiale, intéressant la composante intercellulaire du derme, mais qui devrait théoriquement, selon le constituant conjonctif en cause, être dissociée en hamartome collagène et hamartome élastique; en fait, le processus hyperplasique peut porter sur les deux constituants, mais en proportions variables.
Les hamartomes conjonctifs peuvent être isolés ou représenter, avec l'ostéopoecilie, l'un des éléments du syndrome de Buschke-Ollendorff.
F. Lewandowsky, dermatologiste allemand (1921) ; P. de Graciansky et R. Leclercq, dermatologistes français (1960) ; A. Buschke et Helene Ollendorff-Curth, dermatologistes allemands (1928)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus conjonctif (obs.)
→ Buschke-Ollendorff (syndrome de)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
hamartome musculaire lisse cutané l.m.
congenital smooth muscle hamartoma
Malformation congénitale rare se développant à partir des muscles lisses des poils, généralement unique, présente dès la naissance ou apparaissant au cours des premières semaines de la vie et siégeant le plus souvent sur les membres ou le tronc, représentée soit par des papules folliculaires, soit par une plaque indurée à contours irréguliers, parfois couverte de poils et dont le relief s'accentue à la friction.
Histologiquement, le derme est envahi par des faisceaux de fibres musculaires lisses, distribués dans tous les sens. La lésion est durable. Si sa dimension le permet, elle peut être excisée chirurgicalement.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. congenital arrector pili hamartoma
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
haploïdie n.f.
1) - État d'une cellule, d'un tissu ou d'un organisme possédant le nombre de chromosomes propre aux gamétocytes de l'espèce,
On parle de monoploïdie (ou monohaploïdie) si la cellule, le tissu ou l'organisme ne comporte qu'un génome de base, de dihaploïdie ou de diploïdie s'il y en a deux et de polyploïdie quand il y en a au moins deux.
2)- Quand il s’agit d’un individu atteint de monosomie, on fait suivre le terme d'haploïdie du numéro du chromosome concerné.
Par exemple : haploïdie 5 (maladie du cri du chat) ; haplo X (syndrome de Turner)
Étym. gr. haploos : simple ; eidos : apparence
→ diploïdie, diplophase, haplophase, ploïdie (degré de), monosomie
[A2,Q1]
Édit. 2015
Harris (ligne d'arrêt de croissance de) l.f.
Harris’ growth arrest line, Park's lines
Striation transversale dense située au niveau de la région métaphysaire, parallèle au cartilage de conjugaison, visible sur les radiographies.
Cette ligne est le témoin d'un trouble dans la croissance longitudinale de l'os par irritation, fracture ou contusion après intervention chirurgicale, etc. Elle migre avec la croissance par rapport à la physe.
H. A. Harris, anatomiste britannique (1931)
[I1,2015]
Édit. 2015
Harris-Shorr (coloration de) l.f.
Harris-Shorr’s staining
Coloration utilisée en colpocytologie associant la triple coloration nucléocytoplasmique de Shorr (écarlate, orangé, vert solide) à la coloration nucléaire par l'hématoxyline de Harris.
H. F. Harris (1900) et E. Shorr, médecins américains (1941)
[03]
Édit. 2015
héliodermie n.f.
dermatoheliosis
Ensemble d'altérations cutanées induites par l'exposition chronique au soleil, se différenciant du vieillissement physiologique, mais s'y associant.
L'héliodermie est caractérisée histologiquement par une altération du derme appelée élastose solaire se manifestant cliniquement par un épaississement jaunâtre de la peau (peau citréine de Milian) creusé de rides plus ou moins profondes. Histologiquement, il existe des troubles de la pigmentation par atteinte des mélanocytes responsable de lentigos ou d'une hypomélanose idiopathique en gouttes, d'altérations des structures épidermiques, avec des kératoses actiniques pouvant évoluer vers un carcinome, et une atteinte des annexes (adénomes sébacés), ainsi que des vaisseaux dermiques (purpura de Bateman).
Étym. gr. dermâ : peau ; hélios : soleil
Syn. dermatohéliose, héliodermatite, vieillissement cutané photo-induit
→ élastose cutanée, peau citréine de Milian, lentigo, hypomélanose idiopathique en gouttes, kératose, adénomes sébacé, purpura sénile de Bateman
[J1]
hémangiomatose disséminée l.f.
disseminated hemangiomatosis
→ hémangiomatose néonatale diffuse
[K4]
Édit. 2015