Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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uroérythrine n.f.

uroerythrin

Purpurine tétrapyrrolique, trouvée dans l'urine, provenant du catabolisme de la chlorophylle.

→ chlorophylle

urogastrone n.f.

urogastrone

Substance polypeptidique, présente dans l'urine, ayant la propriété d'inhiber la sécrétion gastrique, chez un Chien ayant reçu une injection d'histamine.
Plusieurs formes d'urogastrones ont été identifiées, la b-urogastrone est identique à l'EGF (sigle angl. pour Epidermal Growth Factor)

→ histamine, EGF

urogenèse n.f.

urogenesis

→ uropoïèse

urogénital adj.

Caractérise ce qui est en rapport avec l’appareil génital et urinaire

→ membrane urogénitale, sinus urogénital

urogramme n.m.

urogram

Image radiologique de l'arbre urinaire obtenue par l'urographie intraveineuse.

→ urographie intraveineuse

urographie n.f.

urography

Étude radiographique de l'appareil urinaire après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble introduit soit par voie veineuse, soit par voie urétérale.

→ urographie intraveineuse, uréthrographie

urographie intraveineuse (UIV) l.f.

intravenous urography

Radiographie de l'appareil urinaire après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, éliminé sélectivement par les reins.
L'examen est précédé d'une radiographie de l'abdomen sans préparation afin de dépister, en particulier, d'éventuels calculs et calcifications.
Immédiatement après l’injection, on peut saisir l'opacification des vaisseaux des reins puis celle du parenchyme (néphrographie). Le délai d'apparition de cette néphrographie, son intensité, son caractère symétrique ou non apportent des données fonctionnelles importantes. Couplée à la tomographie (néphrotomographie), l’urographie donne des renseignements sur la morphologie des reins (volume, contour, structure interne du parenchyme).
Le produit de contraste opacifie la totalité des voies excrétrices : cavités pyélocalicielles (pyélographie descendante), uretères, vessie (cystographie descendante) et urètre (urèthrographie mictionnelle).
Pendant des décennies, l'urographie intraveineuse a été l'examen essentiel de l'appareil urinaire, fournissant des renseignements fonctionnels et surtout morphologiques qu'aucune autre technique ne pouvait donner. La tolérance de l'examen a été progressivement améliorée grâce à l’amélioration des produits de contraste. Cependant, les indications de l’UIV, examen relativement irradiant, ont diminué au profit de l'échographie effectuée en première intention ou en urgence, elle-même parfois complétée par une scanographie, voire par une IRM. Son intérêt demeure dans l'étude des voies excrétrices surtout à titre préopératoire. L'urographie peut être combinée à un examen scanographique (uroscanner).

Étym. gr. ouron : urine; graphein : écrire

→ néphrographie, compression urétérale, urographie par perfusion, urographie sous hyperdiurèse, urotomographie

urographie par perfusion l.f.

infusion urography, high volume urography

Variante technique d'urographie intraveineuse, où le produit de contraste iodé est administré par perfusion à forte dose, dans le but d'obtenir un meilleur contraste de l'image de l'arbre urinaire.
Une dose importante de produit de contraste peut également être injectée rapidement (technique du "bolus").

→ urographie intraveineuse

urographie sous hyperdiurèse l.f.

Technique particulière d'urographie intraveineuse consistant à injecter en cours d'examen, chez un patient bien hydraté, un diurétique, dans le but d'obtenir une élévation  rapide de la diurèse susceptible de mettre en évidence, par apparition d'une dilatation sus-jacente, un obstacle relatif de la voie excrétrice, organique ou fonctionnel.

A. Puigvert, chirurgien urologue espagnol (1905-1990)

Syn. test de Puigvert

→ urographie intraveineuse, diurétique (traitement)

urokinase n.f.

urokinase

Enzyme initialement trouvée dans le dialysat d'urine d'origine humaine ou animale, mais présente dans le plasma et dans la matrice extracellulaire, capable d'activer le plasminogène inactif en plasmine, protéase dégradant la fibrine et de nombreuses protéines de la matrice extracellulaire.
Thermostable entre pH 4 et 9 (30 minutes à 50°C), l’urokinase montre à forte concentration une activité estérasique. Sa concentration plasmatique est de l'ordre de 40 pmol/L. De nombreuses cellules (monocytes-macrophages, cellules endothéliales, fibroblastes) possèdent un récepteur spécifique (uPAR) qui fixe l'urokinase, laquelle est alors protégée de l'inactivation par l'a2-antiplasmine. L'urokinase est utilisée en thérapeutique comme agent thrombolytique.

→ plasminogène, plasmine, thrombolyse, α2-antiplasmine absente

urolagnie n.f.

urolagnia

Excitation sexuelle liée à la fonction urinaire.
Il peut s'agir de la miction elle-même, de l'odeur, de la vue de l'urine ou de celle d'une personne en train d'uriner.
Conduite qui a été interprétée comme l'incorporation d'un désir inacceptable dans un "scénario amoureux" sous forme d'un sacrifice-expiation provenant de la nécessité d'être humilié.

Syn. ondinisme, urophilie

→ renifleur

urolipase n.f.

urolipase

Enzyme urinaire catalysant l'hydrolyse de triglycérides.
Il est possible qu'il s'agisse d'une forme de passage dans l'urine de la lipase sanguine d'origine pancréatique.

→ triglycéride, lipase

urolithiase n.f.

urolithiasis

Étym. gr. ouron : urine, lithos : pierre

→ lithiase urinaire

urologie n.f.

urology

Discipline à la fois médicale et chirurgicale vouée à l'étude de l'appareil urinaire dans les deux sexes et de l'appareil génital masculin, de leurs maladies et de leur traitement.
Les principaux domaines ainsi pris en charge sont la pathologie malformative, la cancérologie urogénitale, la lithiase urinaire, la chirurgie réparatrice de la voie excrétrice, les remplacements urétéro-vésicaux et les dérivations urinaires, la chirurgie de l'incontinence, les troubles de la miction et l'urodynamique, l'infection urinaire et génitale, la pathologie du bas appareil et de la prostate, les traumatismes, l'andrologie, la chirurgie liée à l'insuffisance rénale chronique, la transplantation rénale.

urologie et thermalisme

urology and spa

→ thermalisme et urologie

urologue n.m.

urologist

Docteur en médecine spécialisé dans le diagnostic et le traitement des maladies de l’appareil urinaire et de l’appareil génital masculin.

→ urologie

uromèle n.m.

uromelus

Monstre symélien caractérisé par l'accolement des deux membres inférieurs terminés par un seul pied.

Étym. gr. oura : queue ; melos : membre

→ symèle, sirénomèle

uromucoïde n.m.

uromucoid

Mucoprotéine sécrétée par le tube rénal, qui se distingue de la protéine de Tamm et Horsfall par un contenu plus faible en acide sialique.

I. Tamm et F. Horsfall, virologues américains (1950)

→ Tamm-Horsfall (mucoprotéine de), sialique (acide)

uropathie n.f.

uropathy

Toute affection de la voie excrétrice urinaire.
En  physiopathologie et en clinique, les uropathies obstructives se différencient nettement des autres affections.

→ uropathies obstructive

uropathie obstructive l.f.

obstructive uropathy

Affection de la voie excrétrice urinaire créant un obstacle sur son cours.
L'obstruction peut se situer à tous les niveaux, de la tige calicielle au méat uréthral. Les étiologies en sont très variées et peuvent être acquises ou congénitales. Les conséquences d'une obstruction sur la voie excrétrice sont l'hyperpression et la dilatation des cavités d'amont, la détérioration progressive des parois de la voie excrétrice d'amont, le retentissement sur les cavités rénales et l'altération fonctionnelle du rein, pouvant aller jusqu'à sa destruction. Les complications les plus fréquentes sont liées à la stase urinaire : infection et lithiase.

→ infection urinaire, lithiase urinaire

uropathie obstructive congénitale l.f.

congenital obstructive uropathy

Affection liée à une obstruction chronique de la voie excrétrice urinaire en rapport avec une malformation congénitale anatomique ou fonctionnelle, créant sur son cours un obstacle avec ses conséquences fonctionnelles sur le parenchyme rénal en amont.
Les malformations obstructives les plus fréquentes sont pour le haut appareil l'hydronéphrose et le méga-uretère, pour le bas appareil les valvules de l'urèthre postérieur. Les modifications anatomiques et fonctionnelles de la voie excrétrice d'amont peuvent être particulièrement importantes en ce domaine, et le pronostic vital mis en jeu dans les malformations bilatérales ou du bas appareil.

→ hydronéphrose, méga-uretère, valvules de l'urèthre postérieur, uropathie obstructive

uropepsine n.f.

uropepsin

Enzyme protéolytique urinaire dont le pH optimum et la spécificité sont analogues à ceux de la pepsine.
C’est peut-être une forme de passage de la pepsine dans l'urine (pepsinurie), mais il ne paraît pas y avoir de corrélation entre l'abondance de la sécrétion gastrique de pepsine et la teneur de l'urine en uropepsine.

→ pepsine, pepsinurie

uropéritoine n.m.

uroperitoneum

Épanchement d'urine dans la grande cavité péritonéale.
Il est le signe d'une plaie ou d’une fistule pathologique d'un segment de la voie excrétrice urinaire communiquant avec le péritoine. Son origine la plus fréquente est traumatique : rupture intrapéritonéale du dôme vésical, ou plaie iatrogène endoscopique de l'uretère. Il est susceptible de résorption spontanée après fermeture de la brèche en cause.

uropode n.m.

uropod

Portion cytoplasmique d’une cellule mobile contenant appareil de Golgi et centriole d’où partent de nombreux et fins filaments d’attachement à d’autres cellules ou au support.

→ Golgi (appareil de), centriole

uropoïèse n.f.

uropoiesis

Ensemble des mécanismes de formation de l'urine.

Syn. urogénèse

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