trichoschisis n.m.
trichoschisis
Fracture transversale nette du cheveu, "en coup de hachoir", observée dans la trichothiodystrophie et passant peut-être à travers les zones du cheveu les moins denses en kératine hautement soufrée.
Étym. gr. thrix, trikhos : cheveu ; skhizein : séparer
Syn. fracture transversale en coup de hachoir
trichose n.f.
trichosis
Trouble d'origine congénitale ou acquise de la croissance, de la morphologie ou de la structure des cils.
trichosinus des coiffeurs l.m. (obsolète)
→ trichogranulome des coiffeurs
trichosis n.m.
trichosis
Développement anormal de poils sur une zone cutanée ou muqueuse normalement glabre.
trichosporie noueuse l.f.
→ piedra
Trichosporon
Trichosporon
Genre de champignons levuriformes responsables d’infections septicémiques chez les malades immunodéprimés.
Microscopiquement, les cultures sont caractérisées par des blastospores de formes variées et par un pseudomycelium et un mycélium se désarticulant en arthrospores. Non pigmentées et avec un pouvoir fermentatif modéré, ces levures sont uréase + ou – selon les espèces.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence.
Trichosporon asahii
Trichosporon asahii
Champignon levuriforme dont les colonies ont, après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, 15 à 25 mm de diamètre.
Crémeuses au départ, elles deviennent progressivement blanches et farineuses en surface, avec toujours une marge immergée dans la gélose. Les filaments se désarticulent rapidement en arthrospores rectangulaires. Cette espèce assimile le L-arabinose mais pas l’inositol.
Trichosporon asteroides
Trichosporon asteroides
Champignon levuriforme dont les colonies ont, après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, 10 mm de diamètre.
D’aspect mat, cérébriformes, elles présentent des sillons radiaires. Les filaments se désarticulent de façon inconstante en arthrospores rectangulaires. Cette espèce a les mêmes caractéristiques physiologiques que T. asahii, c’est-à-dire qu’elle assimile le L-arabinose mais pas l’inositol.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
Trichosporon cutaneum
Trichosporon cutaneum
Champignon levuriforme, normalement commensal de la peau mais qui peut diffuser à tout l’organisme chez les malades immunodéprimés.
Après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, les colonies ont 15 à 17 mm de diamètre. Cette espèce est dimorphique, les souches jeunes se multipliant par simple bourgeonnement des levures, alors que les souches plus âgées ont l’aspect typique du genre avec des filaments et des arthrospores. Trichosporon cutaneum assimile le mélibiose, est inhibée par le cycloheximide à 0,01% et ne pousse pas à 37°.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
Syn. Trichosporon beigelIi
Trichosporon inkin
Trichosporon inkin
Champignon levuriforme dont les colonies ont, après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, 10 à 12 mm de diamètre.
Elles sont blanches, farineuses, cérébriformes mais ne présentent pas de marge d’extension visible dans la gélose. Cette espèce assimile l’inositol mais pas le L-arabinose.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
Syn. (ancien) Sarcinosporon inkin
Trichosporon mucoides
Trichosporon mucoides
Champignon levuriforme responsable d’infections profondes, dont les colonies ont, après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, 13 à 17 mm de diamètre.
D’aspect humide et brillant, elles présentent des fissures radiaires étroites mais profondes. Les filaments se désarticulent rapidement en arthrospores mais il existe aussi des spores latérales, clavées, qui, avec l’âge, deviennent très réfringentes. Seule la physiologie permet de distinguer cette espèce de T. cutaneum, puisque T. mucoides assimile le mélibiose, pousse à 37° et est tolérant au cycloheximide.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
Trichosporon ovoides
Trichosporon ovoides
Champignon levuriforme, normalement commensal de la peau, impliqué en particulier dans les lésions de la "piedra blanche" de la tête.
Après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, les colonies ont 10 à 13 mm de diamètre, et sont blanches, sèches, farineuses, irrégulièrement plissées vers le centre. Cette espèce n’assimile pas l’inositol mais est tolérante à 0,01% de cycloheximide.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
trichosporonose n.f.
trichosporonosis
Mycose profonde, septicémique, provoquée par des champignons levuriformes du genre Trichosporon, normalement commensaux de la peau.
Les atteintes profondes ne surviennent pratiquement que chez des patients en neutropénie prolongée (leucémie aigüe, aplasie médullaire induite pour une transplantation d’organe ou une greffe de moelle osseuse). La mortalité dépasse 70% des cas connus.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
trichostasis spinulosa l.f.
trichostasis spinulosa
Anomalie d'évolution des follicules pilo-sébacés, responsable de comédons saillants siégeant au visage, au tronc, aux membres supérieurs et au cuir chevelu, et contenant jusqu'à 50 ébauches de cheveux duvets.
Des poussées inflammatoires sont possibles. le traitement repose sur des applications locales d'acide rétinoïde et/ou sur l'utilisation d'agents dépilatoires. Cette affection est à différencier des pili multigemini qui sont des poils matures.
Elle a été décrite par deux dermatologistes qui pensaient à une rétention par le follicule de duvets sucessifs.
E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911) et G. Nobl, dermatologiste autrichien (1913)
trichostrongylose n.f.
trichostrongyliasis
Infection par des Nématodes du genre Trichostrongylus .
Trichostrongylus
Trichostrongylus
Genre de Nématodes parasites habituels du bétail et qui peuvent se développer accidentellement l’Homme chez lequel son rôle pathogène est mal défini, en raison probablement de la faiblesse habituelle de l’infection.
À l’examen coprologique, les œufs de Trichostrongylus ne doivent pas être confondus avec ceux d’ankylostomes, ayant le même aspect général mais de plus faibles dimensions. Les principales espèces retrouvées chez l’homme sont Trichostrongylus colubriformis et T. orientalis.
trichothécène n.f.
Mycotoxine qui, comme la gliotoxine produite par divers Aspergillus, est détectée dans la chair d’animaux infestés.
Elle possède une forte activité immunosuppressive.
trichothiodystrophie l.f.
trichothiodystrophy
Syndrome caractérisé par une petite taille, une détérioration intellectuelle et une diminution de la fertilité et surtout l’existence de cheveux fragiles, secs, courts et cassants : cette anomalie congénitale des cheveux, de transmission autosomique récessive, est due à une réduction d'environ 50% de la proportion d'acides aminés soufrés, portant sur la fraction des protéines particulièrement riches en soufre, avec des cheveux fragiles.
En microscopie électronique à balayage, les cheveux sont aplatis, irréguliers, parfois repliés sur eux-mêmes et par endroits la cuticule est absente; l'examen en lumière polarisée montre une image caractéristique, avec une alternance de bandes striées obliques claires et foncées.
La trichothiodystrophie s'associe de façon variable à d'autres atteintes neuroectodermiques : retard mental, hypofertilité, nanisme (BIDS syndrome) avec parfois en plus une ichtyose (IBIDS syndrome) voire une photosensibilité (PIBIDS syndrome); le retard mental est léger et les membres de certaines familles présentent une ataxie et des convulsions. On observe également de grandes oreilles, des cheveux épais et grossiers, des sourcils clairsemés, des ongles absents ou hypoplasique, une hypotrichie localisée, une ichtyose, des caries dentaires multiples ; pour les yeux, un nystagmus, des opacités ponctuées du cristallin ou une cataracte.
L’affection est autosomique récessive (MIM 234050).
Symptomatique, le traitement repose sur la suppression du brossage et des agressions physicochimiques du cheveu.
Vera Price, dermatogue américaine (1980), R. J. Allen, neuropédiatre américain (1971) C. E. Jackson, médecin américain (1974)
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; theion : soufre
Syn. cheveux fragiles d’Amish (syndrome des)
→ BIDS (syndrome), PIBIDS (syndrome), IBIDS (syndrome)
trichothiodystrophie avec ichthyose congénitale l.f.
trichothiodystrophy with congenital ichthyosis
trichotillomanie n.f.
trichotillomania, hair-pulling
Habitude compulsive consistant à s'arracher de façon répétée et plus ou moins consciente ses propres cheveux, poils, cils ou sourcils.
La trichotillomanie est plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Son pronostic est meilleur chez l'enfant, chez qui est souvent employé le terme de "tic d'épilation". Certaines formes sévères sont à l'origine de réactions du cuir chevelu ou peuvent évoquer une alopécie.
Le traitement repose sur une prise de conscience du geste, un traitement anxiolytique si nécessaire, et éventuellement une psychothérapie.
Étym. gr. thrix, trichos : poil ; tillein : arracher ; mania : folie
Syn. tic d'épilation, autodépilation (obs.), trichomanie (obs.)
trichotillomanie ciliaire l.f.
trichotillomania
Automutilation des cils d'origine psychogène.
Plus volontiers caractérisée à la zone du cuir chevelu, la trichotillomanie peut également intéresser les cils et/ou les sourcils. On parle alors de trichotillomanie ciliaire ou sourcillière.
Étym. gr. thrix, trichos : poil ; tillein : arracher ; mania : folie
trichromate adj.
trichromatic
Se dit de l’œil normal qui perçoit bien les trois couleurs fondamentales du spectre (rouge, vert, bleu), ainsi que leurs nuances.
trichromate anormal l. adj.
Se dit de l’œil qui distingue les trois couleurs fondamentales du spectre, mais avec des modifications dans la perception de leurs intensités lumineuses relatives et de leur saturation.
Étym. gr. trikhrômatos : tricolore
→ protanomalie, deutéranomalie, trianomalie, protanopie, deutéranopie, trianopie, dyschromatopsie
trichromatisme n.m.
trichromatism
Mode de vision des couleurs par lequel le mélange des trois couleurs primaire, rouge, vert et bleu, peuvent reproduire l’aspect des couleurs perçues.
Les ondes lumineuse de grandes longueurs d’onde (λ d’intensité maximale autour de 560 à 570 nm) excitent l’opsine des cônes L (long wavelength) et donnent la perception du rouge. Les ondes moyennes (λ autour de 530-535 nm) excitent les cônes M (middle wavelength) donnant la perception du vert. Les ondes lumineuses courtes (λ autour de 426-440 nm) excitent les cônes S (short wavelength), donnant la perception du bleu. Pour chaque couleur la courbe d’intensité de l’excitation des photorécepteurs est une courbe en cloche ; les extrémités de ces courbes se chevauchent et cette superposition des spectres d’absorption des trois types de cônes donne les autres couleurs et les nuances par mélange des sensations colorées ; par exemple la somme des signaux (atténués) issus des cônes M et L donnent la couleur jaune. L’œil humain peut ainsi percevoir jusqu’à 15000 nuances quand le trichromatisme est normal.
Le trichromatisme est anormal quand une ou plus rarement plusieurs couleurs sont mal perçues, ordinairement par mutation du gène contrôlant la formation du pigment.
Le trichromatisme est particulier à l’Homme, à certains grands singes et à des oiseaux. La plupart des autres mammifères sont dichromates, ne possédant que des cônes S et M, sensibles aux courtes et moyennes longueurs d’onde.
Étym. gr. tri : trois ; khroma : couleur
→ trichromatisme anormal, cône, opsine, daltonisme
trichromatisme anormal. L.m.
anomalous trichromatism
Mode de vision dans lequel une (rarement plusieurs) des trois couleurs primaires est mal perçue par mutation du gène codant pour l’opsine correspondante atteignant 5,9 pour cent de la population.
1) La protanomalie (dychromatopsie de Hart) est une diminution de la sensibilité aux longueurs d’ondes lumineuses longues de l’opsine des cônes L avec une faible perception du rouge. La prévalence est de un pour cent chez l’homme et de 0,02 % chez la femme.
2) La deuteranomalie (dyschromatopsie de Rayleigh) est une sensibilité diminuée et anormale de l’opsine des cônes M aux longueurs d’ondes moyennes entraînant une mauvaise perception du vert. C’est la plus fréquente de ces dyschromatopsies ; elle atteint près de 5% des hommes et 0,38 % des femmes. Ces deux anomalies, héréditaire, récessives, liées au sexe, sont liées à des mutations sur les gènes correspondants en Xq28.
3) La tritanomalie, faible perception des ondes lumineuses de courte longueur d’onde par anomalie de la sensibilité des cônes S, donne une mauvaise appréciation du bleu et du violet et parfois du jaune. Très rare, autosomique dominante à expressivité variable, elle est liée à une mutation du gène de l’opsine des cônes S en 7q31.1-q32.
W. M. Hart Jr, ophtalmologiste américain (1987), J. W. Strutt, Lord Rayleigh, physicien britannique, prix Nobel de physique en 1904 (1842-1919)
Étym. gr. tri : trois ; khroma : couleur ; a privatif ; nomos : la loi, la règle
→ trichromatisme, Hart (dyschromatopsie de), Rayleigh (dyschromatopsie de), daltonisme, dyschromatopsies protan, deutan et tritan