Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

64200 entrées :

transplantectomie n.f.

transplantectomy

Ablation chirurgicale d'un organe transplanté, généralement en raison de la disparition de sa fonction par rejet, ou pour toute autre pathologie propre.
C'est souvent une intervention complexe en raison des difficultés de dissection, exigeant la mise en œuvre de techniques particulières.

transplantectomie rénale l.f.

renal transplantectomy

Ablation chirurgicale d'un rein antérieurement greffé en raison des troubles liés à sa perte de fonction, d'une pathologie vasculaire (thrombose, anévrysme, HTA) ou parenchymateuse (tumeur).
La technique employée est souvent la néphrectomie sous-capsulaire en raison des difficultés de dissection pédiculaire.

transport aérien des patients l.m.

transport of patients by aircraft

Du fait des variations rapides de l'altitude de la cabine au cours du vol et des règles imposées par la réglementation, le transport de patients par aéronef (avion, hélicoptère, etc.) est soumis à des règles de sécurité plus contraignantes que celles du transport au sol.
Les règlements de sécurité aérienne donnent au commandant de bord des droits étendus : il est maître du plan de vol et peut interdire l'embarquement d'un dispositif médical qui lui paraît menacer la sécurité aérienne (p. ex. les bouteilles d'O2 comprimé ne sont acceptées qu'avec l'accord du transporteur). Tout matériel doit être solidement attaché afin de ne pas risquer de provoquer de dégâts en cas d'atterrissage forcé ou de turbulences.
Les dispositifs médicaux utilisés à l'hôpital sont souvent inutilisables dans un aéronef (l'alimentation électrique est de 110V 400 Hz, les prises ont des normes différentes de celles au sol et certains dispositifs peuvent perturber le fonctionnement des installations électroniques de bord). Toutefois, les grands avions de ligne sont équipés de prises de 120 V 50Hz (comme les hôpitaux) qui sont mis à la disposition des passagers à l'usage des ordinateurs.
Les variations de pression à la montée et à la descente dictent des précautions spéciales pour les perfusions (aiguille d'altitude) et pour le réglage des respirateurs. La longue durée des trajets intercontinentaux impose une programmation stricte des soins, une évaluation précise des réserves nécessaires de gaz, perfusions et médicaments. En escale, il faut prévoir d’éventuelles dépenses acquittables en monnaie locale.
Trois types d'aéronefs sont utilisés : avion spécial, avion de ligne, avec aménagement spécial éventuellement et, surtout en premier secours, hélicoptère. Le ballon n'a jamais été utilisé pour le transport de patients, contrairement à ce qui a été dit (même lors du siège de Paris en 1870).
Un transport aérien ne s'improvise pas, sans interférer sur le plan de vol, le médecin doit rester en liaison étroite avec l'équipage. En outre, un transport international suppose un accord avec le pays récepteur ce qui impose une coordination médico-administrative (SAMU ou compagnie d'assistance) mettant en jeu des connaissances juridiques et des liaisons administratives et techniques que ne maîtrisent pas les administrateurs et les praticiens des établissements de soins. Dans les avions de ligne gros porteurs, on envisage l'aménagement d'une surface réservée aux soins des malades. Sinon, on aménage un espace similaire en séparant par des rideaux les sièges nécessaires pour établir un espace sanitaire.
Enfin, comme pour tous les transports de patients, une stricte coordination entre les médecins ayant en charge le malade, ceux qui le transportent et ceux qui vont le recevoir est indispensable, mais la barrière des langues peut compliquer les choses.

→ altitude (aiguille d'), SAMU, hélicoptère

[E,G1]

transport aqueux transmembranaire l.m.

transport of hydrophilic molecules through the cellular membrane

La couche lipidique des membranes cellulaires ne permet pas le passage de l'eau et des molécules hydrophiles dissoutes, ce passage se fait à travers des pores protéiniques qui traversent la membrane et ont accès aux milieux aqueux de chaque côté.
Capables de reconnaitre une molécule et de la transporter grâce à un site de reconnaissance semblable à ceux des enzymes ou à celui de liaison des récepteurs, ces protéines jouent un rôle essentiel dans les échanges de substance, l'eau et les ions surtout, entre les deux milieux que sépare la membrane. Ces échanges règlent notamment le volume de la cellule.
Lorsque la molécule ou l'ion transporté va du milieu où il est le plus concentré vers celui où il l'est moins on parle de diffusion facilitée. Celle-ci peut se faire à travers un canal ionique, pore à travers la membrane ou grâce à un transporteur mobile dans lequel la molécule transportée est fixée sur son site spécifique (cas du glucose) : c'est la diffusion facilitée.

→ membrane cellulaire, œdème, œdème cérébral

[Mais un transport actif en sens inverse est possible : en fournissant de l'énergie par une molécule d'ATP,le passage d'un milieu moins concentré vers celui plus concentré peut se faire. Ce transport actif est réalisé grâce à un couplage entre l'hydrolyse]

transport axonal l.m.

axonal flux

Transport bidirectionnel de molécules et d’organites cellulaires entre le corps cellulaire des neurones et les terminaisons nerveuses, dendrites et axones. L’intégrité du flux axoplasmique est capitale pour la physiologie axonale
Le transport antérograde ou orthograde, qui va du corps cellulaire à la synapse, assure la régénération et la croissance axonales. Le transport rétrograde qui permet le retour de certains constituants vers le corps cellulaire, constitue une porte d’entrée majeure des virus neurotropes.
Ce transport axonal peut être bloqué avec accumulation du matériel véhiculé dans l’axone. Deux types de dégénérescence wallérienne et rétrograde peuvent se produire.

Syn. transport axonoplasmique, flux axonal

transport biologique actif l.m.

active biological transport

Processus de pénétration cellulaire impliquant la formation d'un complexe transitoire entre la molécule qui va pénétrer et une molécule qui lui sert de transporteur.

transport biologique passif l.m.

passive biological transport

Processus de pénétration cellulaire d'une substance par diffusion passive, dont la vitesse dépend de sa liposolubilité et de la différence de concentration entre le milieu extracellulaire et le milieu intracellulaire.

transport des patients l.m.

transport of patients

Conditions dans lesquelles le transport d'un patient doit être assuré sans mettre en péril inconsidéré les sauveteurs et, si possible, sans aggraver l'état du patient.
Avant tout transport il faut vérifier l'état de conscience du patient.
Il importe notamment d'éviter les variations brutales de position qui risquent, par déplacement de la masse sanguine, d'entraîner une inefficacité cardiaque chez un patient en collapsus. Pour éviter ce risque d'arrêt cardiaque, on ne doit pas transporter immédiatement un patient en situation circulatoire instable quand des soins immédiats sur place peuvent stabiliser la fonction circulatoire avant le transport (intérêt de la perfusion de substitut du plasma). Il faut éviter de mobiliser les fractures, particulièrement celle, éventuelle, d'une vertèbre cervicale qui peut blesser, voire couper la moelle épinière : le déplacement d'une vertèbre cervicale fracturée peut amener une tétraplégie avec un arrêt respiratoire mortel. De même en cas d'apnée il faut, avant le transport, désobstruer la bouche et faire une ventilation artificielle. Enfin avant tout transport il faut arrêter les hémorragies externes et immobiliser les fractures.
Les transports de patients doivent être faits avec des moyens adaptés à chaque situation particulière : pour les petites distances (moins de 200 km, brancard, ambulance ou hélicoptère, pour les grandes distances, avion. Il faut distinguer le transport primaire du lieu où se trouve le patient vers un centre de soins où il sera traité, du transport secondaire, si nécessaire, de ce dernier lieu vers un service hospitalier spécialisé.
Le transport primaire doit, si possible, être fait après l'avis du médecin traitant (mais sans perdre un temps précieux pour le prévenir et le faire venir), celui d'un médecin éventuellement sur place ou celui du SMUR. Ce contact médical initial permet au SAMU d'orienter rapidement le patient vers un service médical approprié, de fournir des éléments d'anamnèse qui faciliteront la prise en charge et d'obtenir l'accord, voire les conseils du service récepteur, afin qu'aucun retard n'intervienne au moment de l'admission. Il permet, s'il y a lieu, que certains soins urgents puissent être entrepris avant et pendant le transport (par ex. la fibrinolyse en cas d'infarctus du myocarde). Sauf si l'on ne peut faire autrement, contrairement à une ancienne règle, il ne faut pas conduire systématiquement un patient à l'hôpital le plus proche, car cet hôpital peut ne pas être à même de le prendre en charge rapidement ou de lui donner les soins spécialisés qui seraient indispensables. L'application de cette ancienne règle peut retarder considérablement les soins efficaces et, dans les cas graves, elle risque d'entraîner des complications et même de compromettre la vie de la victime.
Le choix du mode de transport doit se faire en tenant compte du temps de transport et des moyens nécessaires en personnel et matériel disponibles pour faire face à la situation tant géographique que médicale, la distance est un facteur secondaire. L'aspect économique  du transport ne doit pas primer car, souvent mal évalué, il conduit à un mauvais choix pouvant retarder considérablement la prise en charge efficace. Or un mauvais choix entraine des frais médicaux considérables en examens coûteux, en durée d'hospitalisation et en traitement de séquelles qui auraient dues être évitées, sans compter une augmentation de la mortalité dans les cas les plus graves.

→ hémorragie, brancardage, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, évacuation sanitaire, SMUR

transport des patients en ambulance l.m.

transport of patients in ambulance

Mode de transport qui, s'il est possible, s'impose pour des trajets allant d'une centaine de mètres à quelques dizaines de kilomètres, mais apporte un certain nombre de nuisances liées aux variations d'accélération (freinages et virages) et aux secousses subies par le véhicule, ces deux effets étant fonction de la vitesse.
C'est pourquoi la conduite d'une ambulance doit toujours être prudente : la priorité dont elles jouissent doit être utilisée pour une conduite régulière et non pour permettre une grande vitesse. De même le patient doit être placé la tête en avant dans le sens de la marche de façon à ce que lors du freinage le sang aille vers la tête et non vers les pieds, ce qui risquerait de désamorcer le cœur et de provoquer son arrêt en cas de collapsus cardiovasculaire ou d'état de choc. Une suspension amortie du brancard doit atténuer la fréquence des vibrations nocives. De même l'aménagement de la cabine et la disposition du matériel, du personnel et du patient doivent être protégés contre les accélérations et les secousses : le patient doit être sanglé sur son brancard et celui-ci doit être solidement bloqué pour éviter qu'il tombe en cas d'arrêt brusque.
Il y a trois sortes d'ambulances :
- Ambulances légères destinées au transport de malades ou de blessés légers ne nécessitant aucun soin pendant le trajet (de simples voitures utilitaires légères aménagées pour recevoir une couchette brancard), ces ambulances sont en général confortables et rapides.
- Ambulances de premiers secours (VSAB, véhicules de secours aux asphyxiés et blessés) peuvent recevoir deux, voire quatre brancards. Elles sont, en principe, en liaison radiotéléphonique avec leur service de rattachement et doivent posséder un équipement minimum pour des soins simples et pour la contention des patients. Ce sont en général des camionnettes utilitaires spécialement aménagées pour les services de secours (pompiers, militaires, etc.). Elles sont plus robustes, mieux équipées et mieux adaptées aux services assurant les premiers secours aux blessés mais elles sont moins confortables et moins rapides que les ambulances légères ; une norme définit les dimensions de la cabine, son équipement et les performances du véhicule.
- Ambulances médicalisées des SMUR. Elles amènent le médecin sur place : leur équipement permet des soins de réanimation déjà très évolués et même de donner l'anesthésie pendant le trajet. Elles doivent avoir une liaison radiotéléphonique avec leur hôpital de rattachement et, si possible, avec leur SAMU. Elles ont à peu près les même dimensions et les mêmes performances mécaniques que les VSAB mais ne comportent en général qu'un seul brancard pour laisser de la place au personnel qui donne les soins.

→ accélérations, transport des patients, vibrations, VSAB, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, évacuation sanitaire, SMUR

transport des patients en avion l.m.

Mode de transport qui présente un intérêt particulier pour les grandes distances

(> 200 km) car il est très rapide, très régulier (pratiquement pas d'accélérations nocives et très peu de secousses), offre en général une place très grande pour la surveillance et les soins de réanimation et il franchit sans difficulté mers et montagnes.
Mais il est plus dépendant des conditions météorologiques que le transport terrestre et ne peut se faire que d'un aérodrome à un autre, ce qui impose un relais par ambulance ou hélicoptère pour aller de l'hôpital à l'avion et inversement. Le transport par avion est donc peu justifié pour les courtes distances. En outre le patient est soumis à des variations d'altitude, qui interfèrent sur l'administration des soins (en croisière l'altitude cabine des avions de ligne est de 2 500 m).
Aspect technique : La première difficulté rencontrée est le brancardage à l'entrée et à l'intérieur de l'avion. Sauf les aéronefs de transport militaire, les avions civils ne sont en général pas aménagés pour ce mode de chargement : aussi est-il indispensable de reconnaitre le trajet à effectuer pour entrer et circuler dans l'avion avant d'y conduire le patient. Sa mise en place effectuée et la sangle bouclée, il reste à disposer et à fixer le matériel nécessaire à portée de la main de façon qu'il ne risque pas de se déplacer sous l'influence des inclinations de l'avion, des accélérations du décollage et de l'atterrissage ou d'une turbulence toujours possible.
Il y a peu de contrindication au transport aérien des patients en autonomie respiratoire, sauf pour les blessés de l'abdomen (risque de passage de matières fécales dans le péritoine lors de la montée, de même un malade porteur d'anus artificiel rencontre des difficultés à la montée, il doit éviter si possible l'avion) et pour les malades contagieux (virus des fièvres hémorragiques, etc.) qui risquent de contaminer les autres occupants de l'avion. Pourtant de nombreux patients voyagent seuls ou accompagnés par un proche dans un avion de ligne ou dans un autre moyen de transport en commun sans déclarer leur maladie et le risque de contagion existe (p. ex. cas d'un passager tuberculeux bacillifère ayant contaminé dans l'avion plusieurs passagers assis autour de lui). Quoi qu'il en soit un patient dyspnéique autonome peut voyager assis, quitte à emporter avec lui une bouteille d'O2 comprimé (les dispositifs actuels à O2 liquide sont dangereux en avion) pour compenser les effets de l'hypoxie d'altitude (en effet les bouteilles de secours dans l'avion ne doivent être utilisées que pour faire face aux urgences).
Des civières peuvent être installées dans les avions de ligne pour les patients couchés (p. ex. fractures du membre inférieur). A condition d'avoir obtenu l'installation d'une cabine sanitaire (des rideaux pour isoler le patient et le médecin), on peut transporter des patients nécessitant des soins intensifs (ventilation mécanique, perfusions, etc.) pour lesquelles des soins de réanimation doivent être assurés en vol.
Qu'il s'agisse d'avion de ligne ou d'avion ambulance, des précautions spéciales doivent être prises pour l'alimentation électrique des appareils, les bouteilles d'oxygène ou d'air comprimé doivent être acceptées par le transporteur et tout le matériel doit être solidement arrimé. Il faut savoir qu'un certain nombre d'appareils utilisés à l'hôpital ne conviennent pas en aéronautique (se renseigner auprès du médecin de la compagnie ou d'un médecin du SAMU compétent en médecine aéronautique).
Le transport des malades psychiatriques est possible mais il faut qu'ils soient accompagnés par un personnel compétent capable de les maitriser en cas de besoin.
Aspect réglementaire : Le commandant de bord a toute autorité pour refuser de transporter un patient ou un appareillage lui paraissant dangereux, il doit aussi suivre les instructions de sa compagnie. Des mesures particulières avec remplissage d'un formulaire normalisé sont prévues pour le transport des handicapés.

Syn. EVASAN

→ d'altitude (aiguille d'), altitude, aérien (transport) des patients, otite barotraumatique, transport des patients en hélicoptère, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport des patients en hélicoptère l.m.

transport of patients by helicopter

Moyen sans pareil pour le transport primaire des blessés en terrain difficile, mais il est soumis aux contraintes très particulières du vol à vue.
Sauf pour les appareils spécialement équipés, il ne doit pas voler de nuit ou dans le brouillard : le vol près d'obstacles tel qu'arbres, fils électriques, parois rocheuses, etc., a été la cause de nombreux accidents. De même le vol en période crépusculaire, qui rend la vision des obstacles difficile, est à éviter le plus possible.

→ transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport du cuivre (maladie du) l.f.

copper transport disease

J. H. Menkes, pédiatre américain (1962)

→ Menkes (maladie de)

transport intestinal du calcium l.m.

calcium intestinal transport

Transport du calcium qui se fait à l’état normal selon deux formes : un flux entérocytaire paracellulaire qui est un mouvement passif, non saturable qui s’effectue par simple diffusion sur tout l'intestin grêle et suit le mouvement de l’eau et des solutés osmotiquement actifs, et un flux transcellulaire actif et saturable, dépendant de la vitamine D, impliquant une protéine porteuse (Ca BP), qui s’effectue dans le duodénum et le haut jéjunum.
Ce flux prévaut dans la plupart des situations où les besoins de calcium sont accrus (croissance, gestation, lactation).
Normalement, un sujet adulte du monde occidental ingère entre 600 et 1 000 mg de calcium par jour (15 à 25 mmol).

→ calcium

[C1]

transport intestinal du calcium l.m.

calcium intestinal transport

Transport du calcium qui se fait à l’état normal selon deux formes : un flux entérocytaire paracellulaire qui est un mouvement passif, non saturable qui s’effectue par simple diffusion sur tout l'intestin grêle et suit le mouvement de l’eau et des solutés osmotiquement actifs, et un flux transcellulaire actif et saturable, dépendant de la vitamine D, impliquant une protéine porteuse (Ca BP), qui s’effectue dans le duodénum et le haut jéjunum.
Ce flux prévaut dans la plupart des situations où les besoins de calcium sont accrus (croissance, gestation, lactation).
Normalement, un sujet adulte du monde occidental ingère entre 600 et 1 000 mg de calcium par jour (15 à 25 mmol).

transport lipidique transmembranaire l.m.

transport of hydrophobe molecules through the cellular membrane

Passage au travers de la membrane cellulaire formée d'une bicouche lipidique des molécules lipidiques notamment celles des anesthésiques volatils et de nombreux médicaments lipophiles.
Ce transport est assuré par solubilité dans la membrane cellulaire et le passage est régi par les coefficients de solubilité dans les lipides de la membrane cellulaire et dans les milieux intra- et extracellulaires.

→ membrane cellulaire

transport muco-ciliaire l.m.

nasal mucociliary function

Mode de nettoyage des fosses nasales et des sinus lié à la présence d’un tapis de mucus et à la fonction ciliaire.

→ fonction mucociliaire

transport primaire d'un patient l.m.

patient primary transport

Transport d'un patient du lieu de «relève» (domicile éventuellement) vers un centre de soins.
Ce transport doit toujours être effectué après mise en condition sur place et convoyage, si nécessaire par une équipe médicale mobile (SMUR). Généralement le transport est effectué en ambulance ou, éventuellement en hélicoptère.

→ transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport rénal l.m.

renal transport

Processus par lequel les reins ajustent l'excrétion urinaire d'une substance donnée par des mouvements trans- ou para-épithéliaux de réabsorption ou de sécrétion.
On distingue les transports passifs qui se font le long d'un gradient de concentration et/ou de potentiel électrique et les transports actifs qui se font contre de tels gradients. Les transports actifs consomment de l'énergie apportée par l'hydrolyse de l'adénosine triphosphate (ATP) et nécessitent de l'oxygène. Les principaux transports actifs sont ceux du sodium, du potassium, du glucose, des bicarbonates, des phosphates, des acides aminés, du calcium, du magnésium et du chlore. Les principaux transports passifs sont ceux de l'eau et de l'urée. Les transports actifs sont souvent limités par une masse tubulaire de réabsorption (Tm) représentant le débit massique maximum transporté par unité de temps.

transport sanitaire l.m.

Déplacement de toute personne malade, parturiente ou blessée vers une structure diagnostique et/ou thérapeutique à l’aide de moyens sanitaires terrestres, aériens ou maritimes.
L’assurance maladie prend en charge sur prescription  médicale les frais de transport de l’assuré ou des ayants-droit dans l’obligation de se déplacer pour recevoir les soins qu’implique leur état ou pour se soumettre à un examen, sur la base du trajet et du mode de transport le moins onéreux compatible avec l’état du bénéficiaire.

→ évacuation sanitaire , transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients

transport secondaire d'un patient l.m.

patient secondary transport

Transport médicalisé d'un patient ayant pour objectif son transfert d'un centre de soin primaire où il a été mené vers un centre hospitalier où il pourra recevoir des soins spécialisés plus efficaces.
Ce transport peut être effectué par ambulance sur petite distance (de l'ordre de moins de 100 km), par hélicoptère éventuellement selon l'urgence et la distance (de l'ordre de moins de 250 km) ou par avion sur les grandes distances.

→ transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients, évacuation sanitaire, SMUR

transport tertiaire d'un patient l.m.

patient tertiary transport

Transport souvent non médicalisé si le patient ne nécessite pas de soins particuliers, effectué pour des raisons médicosociales afin de ramener un patient en phase de consolidation vers un centre de convalescence ou pour le reconduire à son domicile.
S'il est effectué sur de longues distances (ex. rapatriement) ce transport se fait par avion.

→ transport des patients en hélicoptère, transport des patients en avion, transport des patients en ambulance, transport des patients

transporteur n.m.

carrier

Substance capable de prendre en charge une molécule et de la transporter d'un lieu à un autre dans l'organisme, ou d'un compartiment à un autre dans une cellule.
P. ex. l'hémoglobine assure le transport des molécules d'oxygène dans le sang.
Des protéines plasmatiques jouent des rôles de transporteurs spécifiques de molécules peu solubles dans l'eau, telles que les hormones stéroïdes ; la CETP, protéine transférant les esters de cholestérol d'une lipoprotéine à une autre est un exemple de transporteur permettant un échange de molécules. Des protéines appelées transporteurs sont aussi nécessaires au transport de molécules à travers les membranes. La translocation qui permet de faire passer une molécule d'ATP en échange d'un ADP à travers la membrane mitochondriale est catalysée par un transporteur appelé translocateur. D'autres protéines effectuent le transport de ligands dans le cytoplasme cellulaire, comme p. ex. les protéines transporteurs de cholestérol (sterol carrier proteins). La biosynthèse d'un acide gras utilise une protéine transporteur d'acyle (acyl carrier protein) pour transporter la molécule d'un site enzymatique au suivant. Un autre type de transporteurs est représenté par les transporteurs d'hydrogène ou d'électrons de la chaine respiratoire, qui, par des réactions d'oxydoréduction, transmet hydrogène ou électron d'un donneur à un accepteur, jusqu'à la molécule de dioxygène qui sert d'accepteur final.

transporteur d'acide monocarboxylique l. m.

monocarboxylate transporter

Famille de protéines transmembranaires permettant le transport d'acides monocarboxyliques, en particulier l'acide lactique et l'acide pyruvique, et d'autres molécules entre le cytoplasme et le milieu extracellulaire.
Cette famille de protéines comporte actuellement 14 membres, nommés MCT 1 à MCT 14.  MCT1, MCT2, MCT3 et MCT4 sont des transporteurs d'acides monocarboxyliques, tandis que MCT 8 est un transporteur important d'hormones thyroïdiennes et MCT10 un transporteur d'acides aminés aromatiques (phenylalanine, tyrosine). La fonction exacte des autres membres de la famille reste actuellement mal connue.

Syn. SLC16

Sigle angl. MCT

→ acide monocarboxylique, acide lactique, acide pyruvique, hormones thyroïdiennes, acide aminé aromatique

[C1, C3]

Édit. 2018

transporteur de folates couplé aux protons n.m.

proton-coupled folate transporter (PFCT)

Protéine transmembranaire servant à l'entrée des folates dans les cellules.
PFCT est exprimé principalement au pôle apical des entérocytes du jejunum proximal et permet l'absorption intestinale des folates. Elle est également exprimée sur les cellules des plexus choroïdes et permet le passage des folates dans le liquide céphalo-rachidien. Le transport de folates par PCFT est conjugué à un transport intracellulaire de protons, d'où son nom.
PCFT est codé par le gène SLC46A1, situé sur le chromosome 17q11.2. Des mutations de ce gène peuvent entraîner une maladie métabolique héréditare appelée malabsorption héréditaire de l'acide folique.

Sigle PCFT

Réf. Rongbao Zhao, Srinivas Aluri, I David Goldman. The Proton-Coupled Folate Transporter (PCFT-SLC46A1) and the Syndrome of Systemic and Cerebral Folate Deficiency of Infancy: Hereditary Folate Malabsorption. Mol Aspects Med. 2017 Feb;53:57-72. doi: 10.1016/j.mam.2016.09.002.

→ acide folique, entérocyte, jéjunum, plexus choroïde, absorption de l'acide folique, malabsorption héréditaire de l'acide folique

[C1, Q2]

Édit. 2020

transporteur des métaux divalents l.m.

divalent metal transporter

Protéines de la membrane cellulaire permettant la pénétration intracellulaire des métaux divalents.
Le transporteur des métaux divalents N° 1 (Divalent Metal Transporter 1, DMT1) joue un rôle important dans l’absorption intestinale du fer. Il est exprimé fortement sur la membrane apicale des entérocytes et permet l’entrée du fer ferreux de la lumière intestinale dans les cellules.

Abrév. DMT

→ fer

| page précédente | /2568 | page suivante