repères d'Hilgenreiner l.m.p.
Hilgenreiner’s marks
Sur une radiographie du bassin de face d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, repères et constructions destinés à dépister une position anormale du fémur par rapport à l’acetabulum avant l'apparition du noyau épiphysaire fémoral proximal.
Mesures faites pour le dépistage d’une luxation ou subluxation congénitale de la hanche : la
distance entre l'extrémité supérieure du fémur à la ligne des cartilages en Y d'une part, et au bord inféro-interne de l’acétabulum d'autre part, en tenant compte également des angles acétabulaire qui permettent d’apprécier l’obliquité du toit de l’acetabulum.
Cette technique est concurrencée par le dépistage échographique.
H. Hilgenreiner, chirurgien orthopédiste autrichien (1925)
Syn. construction d'Hilgenreiner
→ angle acétabulaire, ligne des Y, luxation congénitale de la hanche
[B2,O1,2015]
rétrognathie n.f.
retrognathia
Mandibule déformée qui paraît reculée par rapport au maxillaire supérieur avec saillie insuffisante du menton sur la ligne de profil.
Elle fait partie du syndrome de Pierre Robin avec la rétroposition de la langue et l'imperforation des choanes.
P. Robin, stomatologue français (1923)
Étym. lat. retro : en arrière ; geneion : menton
Syn. rétrogénie
réveil (test de) l.m.
recovery test
Procédé d'évaluation des fonctions intellectuelles supérieures et de la coordination psychomotrice au décours d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'anesthésie réduit temporairement les performances des fonctions cognitives et de coordination des appareils sensoriels et moteurs dépendant du système nerveux central. On apprécie le réveil par des tests cliniques simples ou par des épreuves plus complexes. Ces tests peuvent aider à autoriser la sortie après une anesthésie ambulatoire. Cliniquement, on étudie la station debout, la marche en ligne droite et la posture avec une épreuve de Romberg.
Le score d'Aldrete, de 0 à 10 (calqué sur celui d'Apgar) comporte 5 items : pression artérielle, ventilation, motricité, conscience, coloration cutanée, cotés chacun de 0 à 2. La sortie de la salle de réveil est autorisée si le score est supérieur à 8.
Adaptés des tests utilisés en psychologie, les tests psychomoteurs ne sont employés que pour des recherches scientifiques. On utilise :
- l'étude de la rapidité de réaction, barrer une lettre donnée dans un texte écrit, temps de réaction visuelle, test de traçage (test de Trieger-Newman) ;
- le simulateur de conduite ;
- l'étude des saccades oculaires (par électrooculographie) ;
- la stabilométrie (équitest simplifié).
Après une anesthésie générale les tests sont perturbés pendant 90 à 180 minutes, voire plus. L'effet résiduel des médicaments dépend du patient (âge, antécédents) et de la nature des médicaments.
Virginia Apgar, anesthésiologiste américaine (1953) ; J. A. Aldrete, anesthésiologiste mexicain (1970) ; N. D. Trieger et M. G. Newman, stomatologues américains (1969)
→ Apgar (score d'), stabilométrie, Trieger-Newman (test de)
rifampicine n.f.
rifampicin
Antibiotique antituberculeux de première ligne, bactéricide sur les bacilles intra et extra
La rifampicine est métabolisée par le foie en un dérivé microbiologiquement actif. Elle entraîne une induction enzymatique de désacétylation qui accélère son propre métabolisme et celui de bien d'autres médicaments. Cette induction enzy
La rifampicine a une faible toxicité hépatique directe, mais des ictères cytolytiques sont liés à l'association avec l'isoniazide et/ou le pyrazinamide. Des incidents d'ordre immuno-allergique (rash cutané, choc anaphylactique, insuffisance rénale aigüe, anémie hémolytique, purpura thrombopénique) peuvent survenir, favorisés par le surdosage et les traitements discontinus.
La résistance primaire à la rifampicine est en France métropolitaine de 1%, la résistance secondaire de 4,9%.
Etym.: du film "Rififi chez les hommes" (1955), très apprécié du groupe des chercheurs italiens qui nommèrent ainsi la classe des rifamycines qu'ils avaient découverte en 1957.
Découverte en 1959 par Sensi par extraction de Streptomyces mediterranei (actuellement Amycolatopsis rifamycinica).
P. Sensi, N. Maggi, S. Füresz, G. Maffi, chimistes et médecins italiens (1966)
→ rifamycines, isoniazide, pyrazinamide
[D1,G5]
Édit. 2018
Schwalbe (anneau de) l.m.
Schwalbe's ring
Zone, dite zone S, condensation de la membrane de Descemet, située dans l'angle iridocornéen, juste en avant du trabeculum, dont le bord postérieur est marqué par une élévation discontinue plus ou moins marquée, très variable d'un individu à l'autre.
Elle se présente comme une ligne translucide plus ou moins régulière faisant saillie dans la chambre antérieure et qui sert de repère à l'examen gonioscopique de l'angle irido-cornéen.
G. A. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)
[A1,P2]
Édit. 2018
score cardiotocographique de Hammacher l.m.
Hammacher's score
Score établi en donnant une pondération à chacune des composantes du rythme cardiaque fœtal, les oscillations, la ligne de base, les accélérations, les décélérations, etc.
K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968)
→ monitorage électronique fœtal
[O6,2015]
secourir v.
to help
Aider quelqu'un à sortir d'un danger (péril) pressant et, dans l'immédiat, à le mettre hors de danger.
L'article 63 alinéa 2 du Code Pénal (Ordonnance de Gaulle du 25 juin 1945, reprenant un projet de 1934 de révision du Code Pénal), précise : «Sera puni … quiconque s'abstient de porter à une personne en péril l'assistance …», définit le délit de «non assistance à personne en péril» et institue pour chacun l'obligation de secourir.
"Tout médecin qui se trouve en présence d'un malade ou d'un blessé en péril ou, informé qu'un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s'assurer qu'il reçoit les soins nécessaires" (Art. R 4127-10).
La notion d'abstention fautive est ancienne : déjà les Romains punissaient de mort l'esclave ou le soldat qui avait manqué à cette obligation vis-à-vis de son maître ou de son chef.
Au Moyen-Âge, l'obligation de secours, plus religieuse que pénale, était résumée dans la formule «qui peut et n'empesche, pèche». Elle était imposée dans beaucoup de Coutumes françaises avant la Révolution. Mais les législateurs Révolutionnaires et le Code civil ne l'ont pas reprise au nom du principe de liberté individuelle, parce que la loi ne l'imposait pas : le débat est toujours ouvert hors du droit français. Au XXe siècle pourtant l'obligation est appliquée dans les pays francophones et leurs colonies.
Dans les pays de l'Est et au Portugal, l'obligation vise essentiellement le médecin : il ne peut se soustraire à donner ses soins en cas d'urgence. L'obligation est beaucoup plus faible en Allemagne, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas et en Tchécoslovaquie. Mais, dans de nombreux pays, notamment au Royaume-Uni et dans les pays de l'ex-Commonwealth, en Chine et au Japon, il n'y a pas de sanction pénale. Aux Etats-Unis ou en Suisse, la situation varie selon les Etats ou les Cantons : une proposition fédérale de «good samaritan act» (rappelant la parabole du Bon Samaritain - St Luc - X - versets 27 à 37) est à l'étude depuis longtemps à Washington : elle se heurte à l'objection libérale.
Il faut tenir compte de ces différences de législation selon les pays pour évaluer le risque pénal que court un médecin en cas d'abstention devant une situation d'urgence, notamment en cas d'une demande de premier secours sur un bateau ou un avion de ligne. On peut ne pas répondre si l'on est sur le territoire d'un pays sans obligation d'assistance ; toutefois, dans un bateau ou un avion français l'obligation reste valable (le droit du pavillon s'applique). Le principe alors généralement admis est que la responsabilité civile du médecin est couverte par le transporteur, sauf si le médecin demande des honoraires, auquel cas il doit supporter toute la responsabilité.
Étym. lat. succurro : courir vers, porter secours
sein surnuméraire l.m.
supernumerary breast
Bourgeon mammaire supplémentaire d'origine ectodermique, dont l'existence est due à l'involution incomplète de la crête mammaire, qui se forme de chaque côté de la ligne médiane entre la racine des membres supérieurs et inférieurs et dont seul persiste normalement le bourgeon céphalique qui forme le bourgeon mammaire primitif.
Il se révèle particulièrement au moment de l'allaitement.
septum intermusculaire latéral fémoral l.m.
septum intermusculare femoris laterale (TA)
lateral femoral intermuscular septum
Cloison intermusculaire qui s’étend de la face profonde du fascia lata à la ligne âpre du fémur où elle s’insère, de haut en bas, sur la branche latérale de trifurcation, sur la lèvre latérale et sur la branche latérale de bifurcation inférieure.
Placée entre le muscle vaste latéral en avant et les muscles postérieurs de la cuisse en arrière, elle sépare les régions antérieure et postérieure de la cuisse.
Syn. anc. cloison intermusculaire externe de la cuisse
septum intermusculaire médial fémoral l.m.
septum intermusculare femoris mediale (TA)
medial femoral intermuscular septum
Cloison intermusculaire qui s’étend de la face profonde du fascia fémoral à la lèvre médiale de la ligne âpre où elle se confond avec l’aponévrose d’insertion du muscle vaste médial.
Elle sépare la loge antérieure de la cuisse de la loge postéro-médiale (loge des muscles adducteurs de la cuisse)
Syn. anc. cloison intermusculaire interne de la cuisse
septum lucidum l.m.
septum pellucidum (TA)
septum pellucidum
Cloison sagittale s’étendant de la face inférieure du corps calleux à la face supérieure du fornix.
Elle sépare sur la ligne médiane les deux ventricules latéraux. De forme triangulaire à sommet postérieur, elle s’insinue en avant entre le rostrum du corps calleux et les colonnes du fornix. Elle est formée de deux minces lames accolées (lames du septum lucidum) qui délimitent à leur partie moyenne une petite cavité (cavum du septum lucidum).
Syn. anc. cloison transparente
séquence d'impulsions en IRM l.f.
pulse sequence
En IRM, succession d'impulsions et de temps morts utilisée pour exciter les moments magnétiques des protons, l'agencement de cette succession conditionnant la dépendance (généralement désignée par le terme pondération) du contraste vis-à-vis des temps de relaxation T1 et T2, ainsi que vis-à-vis de la concentration rhô des protons (densité de protons).
On dira ainsi, selon les cas, que la séquence réalisée est pondérée en T1, en T2 ou en densité de protons (rhô). En écho de spin classique, une séquence permettait d'obtenir une ligne de la matrice. Pour obtenir l'image, il fallait donc la répéter autant de fois que la matrice comprenait de lignes (en général 128 ou 256). Actuellement, les séquences rapides, nettement plus comlpexes, ont considérablement accéléré ce processus.
Syn. cycle d'acquisition
→ écho de spin, écho de gradient, inversion-récupération, saturation partielle, saturation-récupération
[B2,B3]
Édit. 2018
séquence écho-planar (IRM) l.f.
L’écho-planar (EPI) est une séquence IRM extrêmement rapide (plus de 10 coupes à la seconde - temps d'acquisition de quelques centaines de millisecondes, de l'ordre de 500 ms) qui peut être diversement pondérée : T1, T2, TE*, inversion-récupération, diffu
Comme en écho de spin rapide (ESR), plusieurs lignes du plan de Fourier sont acquises avec une seule impulsion de radiofréquence (acquisition segmentée), ou même le plan de Fourier entier (single shot). Mais contrairement à l'ESR (où les échos sont générés par une série d'impulsions de 180°), en séquence écho-planar les échos sont produits par une série d'impulsions q qui réalisent un train d'échos de gradient, avec commutation rapide des gradients en fin de ligne. Le temps d'acquisition est ainsi réduit de façon importante par rapport à l'ESR. Mais l'écho planar nécessite des gradients très puissants qui n'existent que sur certains appareils récents.
A l’origine d'importantes modalités IRM nouvelles : séquence de diffusion, de perfusion, d’imagerie fonctionnelle, la séquence écho-planar nécessite un appareillage puissant et performant. C’est une des techniques d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle qui permet d'établir, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau, en localisant les modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Elle est également une voie de recherche en imagerie fonctionnelle cardiaque.
P. Mansfield, Sir, physicien britannique, prix Nobel de médecine en 2003 (1977)
Syn. écho planar (imagerie par)
Sigle EPI
→ écho de spin rapide, séquences de diffusion, séquences de perfusion, imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
[B2,H1,H5]
signe métacarpien l.m.
metacarpeal sign
Sur une radiographie de face de la main, raccourcissement du 4ème métacarpien objectivé par le fait que la ligne tangente à la tête des 4ème et 5ème métacarpiens ne passe plus au delà de la tête du 3ème.
Ce raccourcissement, mis en évidence chez 90% des sujets, s'observe notamment dans le syndrome de Turner.
Syn. signe d’Archibald
sillon bulbo-pontique l.m.
sulcus bulbopontinus (TA)
medullopontine sulcus
Sillon séparant la moelle allongée du pont.
Sur la ligne médiane il s’élargit en une fossette, le foramen caecum. De chaque côté de celui-ci émergent successivement : au-dessus de la pyramide de la moelle allongée, le nerf abducens ; au niveau de la fossette sus-olivaire, le nerf facial et le nerf intermédiaire ; au niveau de la fossette latérale, au-dessus du cordon latéral de la moelle allongée, le nerf vestibulo-cochléaire.
Syn. anc. sillon bulbo-protubérantiel, sillon protubérantiel inférieur
sillon gingivo-labial inférieur l.m.
Sillon profond compris entre la face interne de la lèvre inférieure et l’arcade alvéolaire.
Il est soulevé, sur la ligne médiane, par un repli muqueux, le frein de la lèvre inférieure.
Syn. sillon labio-gingival inférieur
sillon gingivo-labial supérieur l.m.
Sillon profond compris entre la face interne de la lèvre supérieure et l’arcade alvéolaire.
Il est soulevé, sur la ligne médiane, par un repli muqueux, le frein de la lèvre supérieure.
Syn. sillon labio-gingival supérieur
sillon médian du quatrième ventricule l.m.
sulcus medianus ventriculi quarti (TA)
median sulcus of fourth ventricle
Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.
Syn. anc. tige du calamus striptorius
sillon médian du quatrième ventricule l.m.
sulcus medianus ventriculi quarti (TA)
median sulcus of fourth ventricle
Sillon longitudinal de la fosse rhomboïde allant, sur la ligne médiane, de l’angle supérieur à l’angle inférieur de la fosse.
Son extrémité supérieure se continue par le sillon médian de la paroi antérieure de l’aqueduc du mésencéphale. Son extrémité inférieure, élargie en V renversé, forme le sommet du trigone du nerf hypoglosse ; elle se perd sur la paroi du canal central de la moelle allongée au niveau d’une petite dilatation dite ventricule d’Arancius.
Syn. anc. tige du calamus striptorius
sillon naso-labial l.m.
sulcus nasolabialis (TA)
nasolabial sulcus
Sillon, toujours bien marqué, séparant la région génienne latéralement de la lèvre supérieure et de la partie inférieure de la pyramide nasale médialement.
Oblique en bas et latéralement, il s’étend de l’aile du nez à la commissure labiale.
Anc. : sillon naso-génien, sillon labio-génien, sillon génio-labial, sillon naso-labio-génien, sillon naso-jugal, ligne de De Salle
sillon terminal de la langue l.m.
sulcus terminalis linguae (TA)
midline groove of tongue, median sulcus of tongue
Sillon en forme de V ouvert en avant, situé sur la face dorsale de la langue, entre sa partie antérieure, buccale, et sa partie postérieure pharyngienne.
Le sommet postérieur du V est plus déprimé et porte le nom de foramen caecum de la langue. Ce sillon se trouve en arrière du V lingual formé par les papilles caliciformes. Il correspond à la ligne de soudure des trois bourgeons primitifs de la langue. Le foramen caecum de la langue marque l’implantation pharyngienne du canal thyréoglosse.
sourcil n.m.
supercilium (TA)
eyebrow
Chacune des deux saillies musculo-cutanées arquées et pourvues de poils qui, de chaque côté de la ligne médiane, séparent le front de la paupière supérieure en surplombant plus ou moins celle-ci, suivant leur degré de développement.
staphylorraphie n.f.
staphylorrhaphy
Technique de réparation chirurgicale de la division vélaire par rapprochement et suture sur la ligne médiane des deux hémivoiles.
Elle comporte la réparation des muqueuses supérieure et inférieure, de l’aponévrose palatine et des muscles qui constituent le voile du palais.
L’uranostaphylorraphie est la réparation de la voûte et du voile du palais en cas de fente vélopalatine.
Étym. gr. staphulos : grain de raisin , luette ; raphein : coudre
→ fente palatine, fente labiopalatine, division palatine
sternolaparotomie n.f.
sternolaparotomy
Incision verticale médiane du sternum et de la ligne blanche abdominale ouvrant très rapidement la cage thoracique et la cavité abdominale.
Elle permet d'aborder de toute urgence les cavités pleurales, péricardique et abdominale, dans les traumatismes graves thoraco-abdominaux. Elle donne un excellent jour sur le cœur, les vaisseaux de la base, le foie, la rate et les autres viscères abdominaux. Elle ne permet pas d'aborder l'aorte thoracique descendante ni la face postérieure des bronches et aborde très mal les veines pulmonaires inférieures.
Syn. cœliosternotomie
sternotomie n.f.
sternotomy
Section du sternum, qui peut être verticale, totale ou partielle, horizontale associée à une thoracotomie antérieure bilatérale, destinée à donner accès aux structures anatomiques médiastinales, habituellement dans un but chirurgical.
Elle paut être totale, le plus souvent médiane et verticale, parfois transversale (en complément d’une thoracotomie). La sternotomie totale, verticale nécessite une incision partant de la fourchette sternale en haut, débordant sur la ligne blanche au-dessous de l'appendice xyphoïde. Elle peut être partielle, en général supérieure, dans le but d’un accès limité au médiastin supérieur. L'os est sectionné soit au ciseau (sternotome) frappé au maillet ou, mieux, avec une scie oscillante qui n'entame pas les tissus mous s'ils ne sont pas sous tension. C'est la voie d'abord idéale pour les tumeurs volumineuses du médiastin antérieur, le cœur et les gros vaisseaux de la base dans leur portion antérieure. La visibilité est médiocre, voire nulle sur la face postérieure des bronches et sur la portion descendante de l'aorte. Elle est réparée par des points séparés de fil d’acier péri- ou transsternaux.