Holden et Sovak (technique de) l.f.
Holden and Sovak's technique
Méthode de salpingostomie ampullaire par éversion de la muqueuse tubaire après résection de la portion altérée de l'ampoule.
Cette technique n'est plus guère employée depuis l'apparition de la microchirurgie
F. C. Holden et F. W. Sovak, gynécologues amércains (1932)
[O3]
Édit. 2015
Holger Nielsen (méthode de) l.f.
Holger Nielsen’s method
Méthode de respiration artificielle du sujet en décubitus ventral les bras écartés du corps à 90° et les avant-bras fléchis, consistant à tirer les bras en arrière puis à comprimer fortement la base du thorax.
Technique obsolète.
H. Nielsen, officier et athlète danois (1932)
[G2]
Édit. 2015
holter tensionnel l.f.
blood pressure holter
Dénomination impropre de cette technique qui est la mesure automatisée de la pression artérielle (MAPA).
N. S. Korotkoff, chirurgien de l’armée russe (1905)
Étym. analogie avec holtercardiaque
→ mesure automatisée de la pression artérielle
[K2]
hormone antidiurétique l.f.
antidiuretic hormone
Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. vasopressine, pitressine
Sigle angl. ADH
→ ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine
[C2, M1, O4]
Édit. 2020
hormone chorionique somatotrope l.f.
chorionic growth hormone
Hormone, sécrétée par le placenta, qui stimule la croissance fœtale et la sécrétion lactée.
De structure polypeptidique, constitué de 190 acides aminés disposés en deux chaînes, d’une masse moléculaire de 35 000 Da, elle est voisine de l’hormone de croissance. Elle est sécrétée par le syncytiotrophoblaste dès le 13ème jour de la grossesse.
Elle possède des propriétés lutéotrophiques, mammotrophiques et lactogéniques ainsi qu’une activité lipolytique, protéolytique et hyperglycémiante. Son action somatotrope participe à la croissance fœtale.
Elle peut être dosée par technique radio-immunologique dans certains laboratoires spécialisés. Sa concentration plasmatique, reflet de la fonction placentaire, augmente progressivement jusqu’à la 36ème semaine (7 à 10 µg/L) puis diminue légèrement jusqu’à la 40ème semaine. Son dosage présente un intérêt pronostique en cas de retard de croissance intra-utérin et pour le dépistage de la souffrance fœtale (teneur inférieure à 4 µg/mL).
Étym. gr. hormaô : j'excite
Syn. somato-mammotrophine chorionique humaine, hormone chorionique somato-mammotrophique, hormone lactogène placentaire (HLP)
Sigle s. HCS
[O4]
Hryntschak (technique de) l.f.
Hryntschak's procedure
Technique d'adénomectomie prostatique transvésicale qui a la particularité de réaliser l'hémostase de la loge par son "matelassage" grâce à plusieurs sutures transversales.
Cette oblitération de la loge est techniquement facilitée par l'utilisation d'une aiguille de forme spéciale dite boomerang.
T. Hryntschak, chirurgien urologue autrichien (1951) ; S. H. Harris, chirurgien urologue australien (1930)
[M2]
Édit. 2015
Huntington (chorée de) l.f.
Huntington’s chorea
Affection autosomique dominante rare, caractérisée cliniquement par l'association de mouvements choréiques, d'une démence progressive, des troubles de la personnalité (impulsivité, agressivité) et de l'humeur (dépression).
Le début de la maladie a lieu entre dix et soixante ans, par des mouvements choréiques débutant à la face, prédominant aux mains, imprévisibles, irréguliers, avec maladresse, nervosité, perte d’équilibre, faiblesse musculaire, akinésie et évolution hypertonique. Il existe des troubles mentaux, et ultérieurement une démence progressive de type sous-cortico-frontal, de niveau psychotique. A l’examen ophtalmologique s’observent une anisocorie avec mydriase et hippus, une rétraction des paupières avec apraxie d’ouverture et fermeture spasmodique, une anomalie des saccades avec ralentissement des vitesses. L’évolution se fait vers la mort en 10 à 25 ans, dans la cachexie et le marasme intellectuel.
Des résultats cliniques positifs, appuyés sur la tomographie par émission de positons, ont été obtenus grâce à une greffe intracérébrale de neurones fœtaux chez un petit groupe de patients.
Cette maladie semble liée à une mutation siégeant sur le bras court du chromosome 4 en 4p16.3, consistant en une amplification du trinucléotide CAG (cytosine, adénine, guanine) au-delà de 37 répétitions. Le gène responsable, dénommé IT 15, code pour une protéine appelée huntingtine. Sa recherche par une technique d'amplification génique constitue un test diagnostique de la présence de l'anomalie génétique, mais pas obligatoirement de la maladie. L'affection est autosomique dominante à pénétrance complète (MIM 143100). Le conseil génétique est difficile.
G. Huntington, médecin américain (1872)
Syn. chorée héréditaire
→ démence sous-corticale, conseil génétique en neurologie, génétique en neurologie, IT15
[H1,Q2]
Édit. 2015
hydrodélinéation cristallinienne l.f.
hydrodelineation of the lens cortex
Technique de dissection intracristallinienne destinée à désolidariser, par injection de liquide d'infusion, le noyau central dur de son épinoyau et du cortex.
[P2]
hydrodissection cristallinienne l.f.
hydrodissection of the lens cortex
Technique de dissection du cristallin, par injection de liquide d'infusion destiné à désolidariser le noyau (noyau dur et épinoyau) et le cortex de la capsule, afin de faciliter sa manipulation et sa rotation lors des différentes manœuvres de phacoémulsification : c'est une des étapes primordiales et incontournables de la phacoémulsification.
La dissection cortex/capsule étant anatomiquement difficile, il persiste toujours des adhérences capsulaires et corticales.
[P2]
hypnogramme n.m.
hypnogram
Enregistrement au cours du sommeil des principales fonctions naturelles afin de mesurer les durées de sommeil lent et paradoxal et de détecter les accidents tels que les apnées, les troubles du rythme cardiaque, les mouvements oculaires.
Les patients sont étudiés dans des laboratoires équipés des moyens nécessaires d'enregistrement et de traitement des données (électrocardiogramme, électroencéphalogramme, pneumogramme, actogramme oculaire, etc).
J.M. Charcot l'expliquait par l'intervention de mécanismes neurophysiologiques et l'employait à des fins expérimentales. H. Bernheim en faisait une technique utilisable en thérapeutique.
J. Braid, chirurgien écossais (1843) ; J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1882) ; H. Bernheim, neurologue français (1891)
[N1,H1]
hypnose actuelle l.f.
current hypnosis
Technique représentée essentiellement par l'école éricksonienne et la sophrologie.
M. Erickson considère l'hypnose comme un état au cours duquel le sujet a la possibilité de se restructurer. Le rôle du thérapeute est d'apprendre au patient à utiliser ses possibilités à un niveau inconscient, en l'occurrence en hypnose, afin de favoriser la créativité.
Le terme de sophrologie désigne l'étude de la conscience, considérée comme la force qui permet "l'intégration de tous les éléments psychologiques et physiques de la personne humaine, c'est-à-dire de la force qui l'anime" (A. Caycedo, vers 1960). La sophrolologie repose sur une théorie des états et niveaux de conscience (pathologique, ordinaire, sophrologique) et intègre le schéma corporel comme une réalité vécue. Ses techniques font appel à une "persuasion raisonnée" aboutissant à un premier degré de "sophronisation de base", état de relaxation profond où le sujet est réceptif à des sensations cénesthésiques et aux suggestions des thérapeutes. Existent des approches spécifiques telles que la sophro-acceptation, utilisée dans l'abord des phobies et des relations dynamiques, visant, à partir du corps, à élargir le champ de conscience.
M. H. Erickson, psychiatre américain (1979) ; A. Caycedo, neuropsychiatre colombien (1962)
hypothermie de surface l.f.
cutaneous hypothermia
Technique de refroidissement corporel par immersion, permettant d'abaisser la température aux environs de 31 degrés, pour une durée d'arrêt circulatoire de 5 minutes.
hystérectomie fundique l.f.
fundal hysterectomy
Technique d’hystérectomie partielle qui consiste à réséquer le fond utérin entre les deux cornes utérines, ce qui permet de conserver une fonction ovarienne non altérée.
hystérectomie par décollation antérieure l.f.
hysterectomy through anterior dissection
Ablation chirurgicale de l’utérus par voie abdominale, subtotale (procédé de Kelly) ou totale (procédé de Richelot), avec abord antérieur en premier, après décollement vésico-utérin et ouverture de la face antérieure du vagin.
La résection des annexes se fait de bas en haut et de dehors en dedans. Cette technique permet de réaliser l’hystérectomie lorsque les deux annexes sont bloquées.
L-G. Richelot, gynécologue français, membre de l’Académie de médecine (1886)
hystérectomie totale intrafasciale l.f.
total intrafascial hysterectomy, Aldridge’s hysterectomy
Ablation chirurgicale complète de l’utérus menée par voie abdominale, mais avec la particularité que l’exérèse du col s’effectue à l’intérieur de la gaine fibromusculaire que constituent en avant le fascia précervical et en arrière le fascia rétrocervical.
Elle semble présenter deux avantages par rapport à la technique extrafasciale : suppression du risque de blessure de la vessie et de l’uretère, conservation des attaches fibromusculaires de l’utérus, ce qui permet une fixation solide du moignon vaginal et une diminution du risque de chute secondaire.
A. H. Aldridge, R. S. Meredith, gynécologues américains (1950)
→ Aldridge et Meredith (procédé d')
[O3]
Édit. 2017
hystérosalpingographie n.f.
hysterosalpingography
Radiographie de l'utérus et des trompes dont la cavité est opacifiée par l'injection d'un produit de contraste iodé.
Un cliché sans préparation précède l'examen à la recherche d'éventuelles calcifications ou de toute autre anomalie. La technique consiste à injecter la cavité utérine par une canule à préhension pneumatique adaptée à la morphologie du col.
L'examen fournit des renseignements directs sur la cavité utérine et celle des trompes (taille, position, malformation éventuelle), sur l'état de la muqueuse et de la sous-muqueuse ; des renseignements indirects sur les formations expansives du myomètre, des annexes ou du voisinage. Chez une femme stérile, l'étude de la perméabilité tubaire est un temps essentiel de l'examen. Le passage du produit de contraste dans la cavité pelvienne et sa diffusion péritonéale peut donner une image du contour extérieur des ovaires. Les indications de cet examen sont aujourd'hui réduites par la pratique de l'échographie et des autres techniques d'imagerie moderne.
Étym. gr. hustera : utérus ; salpigx : trompe ; graphein : écrire
Syn. hystérographie
Sigle HSG
hystéro-vestibulostomie n.f.
hysterovestibulostomy
Technique opératoire consistant en l'abaissement à la vulve de l'utérus, en cas d'aplasie vaginale isolée.
T. R. Kazancigil, gynécologue turc (1956)
Syn. opération de Kazancigil
ICSI sigle angl. f. pour IntraCytoplasmic Sperm Injection
Technique d’assistance médicale à la procréation utilisée en cas de stérilité due à une anomalie du sperme, quantitative (oligospermie) ou qualitative (tératospermie) : un spermatozoïde choisi au hasard est injecté sous microscope dans le cytoplasme d’un ovocyte.
Elle est indiquée quand la fécondation in vitro classique, à cause des anomalies du sperme, ne permet d’obtenir aucun embryon. Le taux de grossesse est de l’ordre de 20 % à 30 % par cycle traité. Quand l’azoospermie est due à une obstruction ou à une agénésie des canaux déférents, les spermatozoïdes, voire des spermatides, sont recueillis par biopsie testiculaire puis micro-injectés dans l’ovocyte.
iléoscopie rétrograde l.f.
retrograde ileoscopy
Méthode de cathétérisme rétrograde de l'iléon terminal à partir du cæcum au cours de la côloscopie totale.
Cette technique permet la visualisation et la biopsie de la muqueuse iléale et constitue une des modalités diagnostiques des maladies inflammatoires, infectieuses, tumorales de l'iléon ainsi que des troubles de l'absorption.
iléostomie terminale l.f.
terminal ileostomy
Iléostomie généralement définitive, en cas d'exérèse totale ou subtotale du tube digestif d'aval : côlon, rectum et anus.
Il peut s'agir d'une iléostomie de Brooke qui consiste à confectionner une iléostomie avec trompe muqueuse de un ou deux centimètres facilitant l'appareillage. Il peut s'agir aussi d'une iléostomie de Kock, cette technique consistant à effectuer juste en amont de la stomie un réservoir intestinal ; la vidange du réservoir s'effectue par sondage à travers l'iléostomie.
B. N. Brooke, chirurgien britannique (1952) ; N. G. Koch, chirurgien suédois (1969)
image fluo l.f.
fluorescent image
Pour une lentille cornéenne rigide, image obtenue du ménisque de larmes après instillation dans l'œil d'une goutte de fluorescéine excitée par une lumière bleue cobalt.
Pour une lentille cornéenne souple, utilisation d'une fluorescéine à grosses molécules qui ne teinte pas la lentille, mais les critères d'adaptation d'une telle lentille peuvent s'évaluer sans l'aide de cette technique qui tend à être abandonnée.
Étym. lat. imago : image, représentation
imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging in neurology
Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale
imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.
cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)
Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….
C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)
→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar
[H1,H2,B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique oculo-orbitaire dynamique l.f.
dynamic oculo-orbital magnetic resonance imaging
Technique d’imagerie par résonance magnétique consistant en l’acquisition de séquences courtes des orbites lors des fixations du regard, dans les plans neuro-oculaire, neuro-oculaire transhémisphérique oblique, et coronal.
Elle permet la visualisation des mouvements oculaires et l’analyse de leur conséquence sur le contenu orbitaire (contraction musculaire, déplacement du nerf optique, etc.).
Étym. lat. imago : image, représentation
Sigle IRMOD
→ plan neurooculaire, plan neurooculaire transhémisphérique oblique
[P2,B2,B3]
Édit. 2018
immunocapture n.f.
sandwich type assay
Technique de dosage immunologique impliquant dans un premier temps la fixation à l’aide d’un anticorps spécifique, puis dans un deuxième temps la révélation à l’aide d’un autre anticorps marqué.
On utilise le plus souvent un anticorps monoclonal pour l’immunocapture et des anticorps polyclonaux pour la révélation. Si la révélation est faite à l’aide d’un anticorps monoclonal, celui-ci doit reconnaître un épitope différent de celui auquel se lie l’anticorps de capture.
Étym. lat. immunis : exempt de