Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

535 résultats 

test au verre rouge l.m.

red glass test

Test qui permet d'étudier les relations sensorielles.
On place un verre rouge, devant l'œil droit par convention, devant l'œil fixateur en cas de strabisme. Le sujet fixe une lumière : s'il voit une lumière rose, il y a fusion, s'il voit deux lumières, une rouge et une blanche, il y a diplopie, s'il voit une blanche ou une rouge, il y a neutralisation.
Il s'agit d'un procédé très dissociant, qui est utile dans l'étude de la diplopie dans les paralysies oculomotrices.

diplopie, fusion, neutralisation

[P2]

Édit. 2019

virus d'Epstein-Barr l.m.

Epstein-Barr virus

Le virus d'Epstein Barr (EBV), apparteient à  la famille des Herpesviridae, sous-famille des Gammaherpesvirinae, dont le réservoir est uniquement humain, qui est responsable de la mononucléose infectieuse, mais qui est aussi associé à des tumeurs comme le lymphome de Burkitt ou le carcinome indifférencié du nasopharynx.
Chez l’immunodéprimé, l’EBV peut être présent dans divers états pathologiques : lymphome de Burkitt, lymphomes malins non hodgkiniens , maladie de Hodgkin et leucoplasie orale chevelue. Il a aussi été mis suspecté dans  l’étiologie de diverses tumeurs.
L'infection virale peut persister dans certaines cellules, mais en restant d'expression réprimée et susceptible de se réactiver, notamment chez l'immunodéprimé, comme lors de l'infection par le VIH.
Le génome de ce virus est un ADN linéaire et bicaténaire ; ce virus possède une enveloppe et sa capside est de symétrie icosaédrique. 
Le diagnostic repose sur l’existence d'un syndrome mononucléosique biologique, mais aussi sur le MNI test, la réaction de Paul, Bunnell et Davidsohn, la présence d'anticorps spécifiques et la PCR sur sang (lymphocytes circulants), voire sur liquide cérébrospinal.

M. A. Epstein, Sir, virologiste et anatomopathologiste britannique et Yvonne M. Barr, virologiste britannique (1964) ; D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959) ; T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1832)

Étym. lat. virus : poison

Sigle EBV

Herpesviridae, mononucléose infectieuse, Burkitt (lymphome de), cancer du nasopharynx, lymphome malin non hodgkinien, Hodgkin (maladie de), leucoplasie orale chevelue, MNI-test, Paul, Bunnell et Davidssohn (réaction de)

[D1]

Édit. 2018

virus de l'immunodéficience humaine (VIH) l.m.

human immunodeficiency virus (HIV)

Rétrovirus  responsable du syndrome d'immunodéficience acquise humaine (sida).
Deux virus à ARN, transcrits en ADN proviral par une transcriptase inverse virale, sont actuellement connus : VIH1 et VIH2. La transmission du virus est principalement parentérale, sexuelle et maternofœtale. Le test ELISA et le Western Blot sont les tests de routine, utilisés pour le dépistage, de même que l’évaluation de la charge virale est utilisée pour le suivi thérapeutique.
Caractérisé par un cyle réplicatif au sein des cellules exprimant à leur surface la molécule CD4, le VIH induit une disparition progressive de ces cellules infectées, notamment les lymphocytes CD4 impliqués dans les mécanismes de défense immunitaire. Cette disparition progressive d'effecteurs de l'immunité cellulaire, contrastant avec une immunité humorale détectable mais insuffisante, rend compte de la fréquence des infections opportunistes (cytomégalovirose, mycobactériose, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, etc.) et de l'émergence de cancers (sarcome de Kaposi, lymphome, etc.).
Les thérapeutiques antirétrovirales se répartissent en quatre classes de médicaments : des inhibiteurs de la rétrotranscriptase (analogues de nucléosides et inhibiteurs non nucléosidiques), inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée. L’instauration d’un traitement (trithérapie le plus souvent) et une surveillance adaptée permettent une réduction considérable, voire une une nondétection de la charge virale plasmatique et une  amélioratioin significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients malgré la fréquence des effets secondaires.
La transmission verticale maternofœtale du virus, contemporaine de l'accouchement dans la majorité des cas, avoisine 25%. Elle est réduite à moins de 15% par la prise de médicaments antiviraux (AZT) pendant la grossesse.

L. Montagnier, membre de l’Académie de médecine et F. Barré-Senoussi, virologues de l’Institut Pasteur de Paris, tous deux prix Nobel de médecine en 2008

Syn. HTLV, LAV (obsolètes)

sida, ELISA (technique), western (technique), charge virale plasmatique, CD 4, cytomégalovirus, mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, Kaposi (maladie de), lymphome, inhibiteurs de la transcriptase inverse, inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée, AZT

vitamine B12 marquée l.f.

R.F. Schilling, biochimiste américain en l’honneur duquel le test de Schilling a été dédié

Schilling (test de)

vitesse circulatoire (mesure de la) l.f.

circulation time (measure of)

La vitesse circulatoire globale est déterminée en mesurant le temps écoulé entre l’introduction d’un produit- test dans une veine périphérique et sa manifestation en un point éloigné du réseau circulatoire.
Cette manifestation peut être le goût d’un produit sapide ou de l’éther, une réaction physiologique précise, ou l’apparition d’une coloration avec la fluorescéine.

vitesse de sédimentation globulaire l.f.

erythrocyte sedimentation

Examen de laboratoire d’utilisation courante pour la détection et l’appréciation de l’intensité d’une l’inflammation en clinique humaine.
Pour mesurer la vitesse de sédimentation des hématies on place du sang citraté dans un tube de verre calibré, vertical et immobile et on apprécie la hauteur du niveau de séparation entre le plasma et les-hématies au bout de une et deux heures. La vitesse de sédimentation des hématies varie en fonction de facteurs érythrocytaires (hématocrite, forme des hématies) et surtout plasmatiques ( concentration de fibrinogène, protéinémie qui sont influencées par l’état inflammatoire). Cet examen a été, jusqu’à la mesure de la concentration plasmatique de la protéine C-réactive, le meilleur test de l’inflammation en clinique.

Étym. lat. sedere : descendre

Sigle VS

inflammation, sédimentation

volume inspiratoire maximal par seconde l.m. (VIMS)

forced inspiratory volume in one second (FIVS)

Volume de gaz inspiré pendant la première seconde d'une inspiration forcée maximale réalisée après une expiration complète.
La mesure de cet indice, exprimée en LBTPS/sec n'est pas systématique lors d'un examen fonctionnel, mais elle est indiquée en cas de suspicion de rétrécissement trachéal.
Ce test, analogue à celui du volume expiré au maximum en une seconde (VEMS), présente l'intérêt de mettre en évidence les sténoses trachéales : en effet, lors de l'inspiration, la trachée subit une traction vers le bas ; en cas de sténose trachéale, la traction sur la zone sténosée diminue notablement la section de la trachée : ceci augmente considérablement la résistance au passage de l'air et ralentit l'inspiration, d'où une réduction significative du VIMS.

volume expiratoire maximal par seconde

von Willebrand (maladie de) l.f.

von Willebrand’s disease

Syndrome hémorragique lié à un déficit en facteur von Willebrand et en facteur VIII.
Hémophilie vasculaire ou pseudohémophilie avec syndrome hémorragique cutanéomuqueux, allongement du temps de saignement et test de Salzman (diminution d'adhésivité des plaquettes). Les formes très sévères, où la présence du facteur von Willebrand est indétectable, constituent le type 3. D'exceptionnelles formes variantes liées à une anomalie qualitative du facteur von Willebrand doivent être connues du fait de l'incidence thérapeutique : le type 2A et le type 2M sont dus à une diminution de l'affinité du facteur von Willebrand pour la membrane plaquettaire, la polymérisation de celui-ci restant normale dans le type 2M, mais étant insuffisante dans le type 2A. Le type 2B se caractérise par une affinité augmentée pour la glycoprotéine Ib plaquettaire, alors que la polymérisation est insuffisante. Au cours du type 2N enfin, existe un défaut de fixation au facteur VIII coagulant.
Les formes très sévères, où la présence du facteur von Willebrand est indétectable, constituent le type 3. D'exceptionnelles formes variantes liées à une anomalie qualitative du facteur von Willebrand doivent être connues du fait de l'incidence thérapeutique : le type 2A et le type 2M sont dus à une diminution de l'affinité du facteur von Willebrand pour la membrane plaquettaire, la polymérisation de celui-ci restant normale dans le type 2M, mais étant insuffisante dans le type 2A. Le type 2B se caractérise par une affinité augmentée pour la glycoprotéine Ib plaquettaire, alors que la polymérisation est insuffisante. Au cours du type 2N enfin, existe un défaut de fixation au facteur VIII coagulant.
 L’examen oculaire peut montrer des hémorragies rétiniennes en particulier péripapillaires.
L’affection est le plus souvent autosomique dominante (MIM 193400) ou autosomique récessive ou liée au sexe dominante (MIM 314560). Le locus du gène (VWF) est en 12p13.

E. von Willebrand, médecin interniste finlandais (1926) ; E. W. Salzman, chirurgien américain (1963)

von Willebrand (maladie de)

Waaler-Rose (réaction de) l.f.

Waaler-Rose’s test

Réaction de détection du facteur rhumatoïde dans le sérum.
Fondée sur la recherche de l'agglutination d'hématies de Mouton (ou d'Homme) préalablement soumises à l'action d'une dose agglutinante de sérum de Lapin immunisé contre ces hématies, elle est moins sensible que les tests utilisant comme réactif des IgG humaines, test au latex en particulier.

E. Waaler, médecin interniste norvégien (1940) et H. M. Rose, biologiste américain (1948)

polyarthrite rhumatoïde, latex (test au), facteur rhumatoïde

[I1,C1]

Édit. 2017

echelle d’intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.

Wechsler intelligence scale for children

Un des principaux tests utilisés en France pour l'évaluation des capacités intellectuelles des enfants d'âge scolaire, de 6 à 16 ans et 11 mois. 
L'échelle totale permet de calculer le quotient lntellectuel total (QIT) représentant l'aptitude intellectuelle générale. Les 5  indices principaux rendent compte du niveau de performance de l'enfant pour chacune des grandes fonctions cognitives (compréhension verbale, raisonnement fluide, aptitudes visuospatiales, mémoire de travail, vitesse de traitement). Une cinquième version du test est parue en 2014, la traduction française en 2016. -

D. Wechsler, psychologue américain (1949)

Sigle angl. WISC

Réf. Validation de la tradutionfrançaise par l'ECPA (Éditions du Centre de Psychologie Appliquée),(2016)

Wechsler-Bellevue scale, échelle de niveau intellectuel de l'adulte

[H4]

Édit. 2019

Weiss (test de) l.m.

Weiss’ stereotest

Test duochrome pour mesurer l'acuité stéréoscopique de loin.
Il existe deux tests de Weiss, l'un se réalise en divergence, l'autre en convergence. Les deux évaluent surtout la fusion. L'acuité stéréoscopique est de 250 secondes d'arc, mesurée à 5 mètres.

J.B. Weiss, ophtalmologiste français (1982)

Whitaker (test de) l.m.

Whitaker’s test

Test urodynamique consistant en une pyélomanométrie antérograde à débit constant.
Le principe est la mesure différentielle entre la vessie et le bassinet, lorsque l'on perfuse celui-ci à débit constant. Le but est de déceler un éventuel obstacle fonctionnel sur l'uretère, la jonction pyélo-urétérale ou urétéro-vésicale.

R. H. chirurgien Whitaker, urologue britannique (1973), R. Vela-Navarrete, chirurgien urologue espagnol (1982)

pyélomanométrie, Vela Navarette (test de)

Wilcoxon (test de) l.m.

Wilcoxon rank sum test

Test statistique non paramétrique qui sert à estimer les liens entre deux variables qualitatives indépendantes et une variable quantitative.

F. Wilcoxon, chimiste et statisticien américain (1945)

[E1]

Édit. 2020

Wirt (test de) l.m.

Wirt's test

Test polarisé pour la mesure de l'acuité stéréoscopique.

S. E. Wirt, ophtalmologiste américain (1946)

Wisconsin card sorting test l.angl.

Jeu de réflexion utilisé pour évaluer les fonctions psychiques élaborées comportant les fonctions d'anticipation, de sélection des buts, de préplanification et de surveillance.
Quatre cartes sont présentées. Elles sont différentes par leur couleur, le nombre et la forme des items représentés (ronds, carrés, triangles, etc.). Le test consiste à catégoriser une à une les cartes d’un paquet en les déposant en quatre tas selon un critère (couleur, forme..) choisi initialement par l’intéressé. Un changement de choix est ensuite imposé par l’examinateur et l’intéressé doit alors s’adapter au nouveau critère. Cela permet d’apprécier la capacité à tenir compte de l'information et à inhiber un geste devenu routinier.

fonctions exécutives

[H3,H4]

xylose n.m.

xylose

Aldopentose dont la forme D se trouve sous forme de polymère dans les parties ligneuses de certains végétaux (xylanes).
C'est aussi un constituant du primevérose.
Le xylose est absorbé au niveau du duodénum mais n’étant pas métabolisé, il est rapidement éliminé dans les urines. Le test au xylose, qui consiste à faire absorber au patient 25g de xylose dans 500mL d’eau puis à mesurer la xylosémie et la xylosurie, permet de mettre en évidence une malabsorption intestinale.

Étym. gr. xulon : bois

[B1]

E-test l.m.angl. pour Epsilometer-test

Méthode d’étude de la sensibilité des bactéries aux antibiotiques utilisant des bandelettes commercialisées sous le nom de E-test (Epsilomètre) permettant de déterminer la concentration minimale inhibitrice (CMI) d’un antibiotique.
Un gradient exponentiel continu de concentrations d’antibiotique est obtenu dans une bandelette plastifiée. Celle-ci (une bandelette par antibiotique), déposée à la surface d’un milieu gélosé en boîte de Pétri ensemencé avec la suspension de la bactérie à tester, permettra, après incubation, de lire directement la valeur de la CMI sur la bandelette à son intersection avec la zone d’inhibition de croissance.

[D1,B3,G5]

Édit. 2018  

étuipénien l.m.

penial case

Dispositif appliqué circulairement sur la verge dans le but de recueillir les urines chez un homme incontinent.
Il est relié à un sac collecteur. Il peut être utilisé ponctuellement pour un test d'incontinence, ou constituer un appareillage permanent.

[B3,M3]

Édit. 2018  

élévation oculaire en adduction l.f.

elevation in adduction, upshoot in adduction

Élévation de l'œil non fixateur qui est en adduction, dans le regard latéral : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit.
Elle augmente ou peut seulement apparaître dans le regard oblique : regard en haut et à gauche pour l'élévation de l'œil droit, regard en haut et à droite pour l'élévation de l'œil gauche.
L'élévation en adduction, comme l'abaissement en adduction est un signe clinique fondamental dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, elle peut être déjà évidente avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement office d'écran quand l'œil fixateur est en abduction. Cette élévation en adduction est très fréquente et est symptomatique d'une hyperaction du petit oblique ; quand elle est peu marquée, elle est plus évidente dans le regard oblique c'est-à-dire quand on place l'œil non fixateur dans le champ d'action du muscle petit oblique ; dans les cas typiques, elle est associée à une hyperaction du droit inférieur opposé (antagoniste opposé du petit oblique) ; cette hyperaction du droit inférieur opposé doit être systématiquement recherchée : s'il y a hyperaction du petit oblique droit, elle est recherchée dans le regard en bas et à gauche (champ d'action du droit inférieur gauche) en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme paralytique, l'élévation en adduction est secondaire à la paralysie du grand oblique (paralysie trochléaire) ; dans le strabisme concomitant non opéré, l'élévation en adduction est très souvent bilatérale symétrique ou asymétrique ; elle peut être associée à une déviation verticale dissociée, notamment dans l'ésotropie congénitale ou infantile.

déviation oculaire diagonale

[P2]

Édit. 2019

calciurie n.f.

calciuria

Excrétion urinaire du calcium.
Elle constitue la forme d'excrétion la plus importante du calcium. On la mesure habituellement dans les urines des 24 heures où elle est un reflet des apports alimentaires. La mesure du rapport calcium/créatinine des urines du matin à jeun (test de Nordin) pourrait refléter la résorption osseuse bien que les corrélations avec les données histomorphométriques soient faibles.

B. E. C. Nordin, biochimiste australien (1976)

Étym. lat. calx : chaux ; gr. ouron : urine

lithiase rénale

[C1]

douleur neuropathique (critères diagnostiques) l.f.

Questionnaire représentant 10 items répartis en 4 questions.
OUI = 1 point NON = 0 point Score du patient : /10
La somme obtenue donne le score du patient, noté sur 10. Si le score du patient est égal ou supérieur à 4/10, le test est positif (sensibilité  82,9 %, spécificité 89,9 %).
Question 1 (interrogatoire) : la douleur présente-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes ? oui, non
1 - brûlure,
2 - sensation de froid douloureux,
3 - décharges électriques.
Question 2 (interrogatoire) : la douleur est-elle associée dans la même région à un ou plusieurs des symptômes suivants ? oui, non
4 - fourmillements,
5 - picotements,
6 - engourdissement,
7 - démangeaisons.
Question 3 (examen) : la douleur est-elle localisée dans le territoire ou l’examen met en évidence : oui, non
8 - hypoesthésie au tact,
9 - Hypoesthésie à la piqûre.
Question 4 (examen) : la douleur est-elle provoquée ou augmentée par :oui, non
10 -le frottement.

Étym. lat. dolor : douleur

Syn. questionnaire DN4

[H1]

Édit. 2018

Pelizaeus-Merzbacher (maladie de) (PM) l.f.

Pelizaeus-Merzbacher's disease

Leucodystrophie liée à l'X, entraînant retard de développement, nystagmus, hypotonie, spasticité et déficit intellectuel variable.
On décrit 3 formes suivant l'âge d'apparition et la gravité :
- la forme néonatale est la plus sévère, associant hypotonie, nystagmus, détresse respiratoire néonatale et stridor, avec retard moteur et cognitif ultérieur et quadriparésie spastique ;
-la forme classique, se manifeste au cours des 2 premiers mois de vie par un nystagmus et une hypotonie, progressivement remplacée par une spasticité. Des signes plus tardifs incluent ataxie, altération du développement moteur et déficit intellectuel ;
- la forme la moins grave, caractérisée par un léger retard de développement moteur débutant à 2-3 ans, plus tard associé à une  paraplégie spastique, à une ataxie et/ou à un léger déficit intellectuel, se distingue difficilement de la forme avec mutation non-sens de PLP1, forme modérée de PM associée à une neuropathie périphérique et une paraplégie spastique compliquée type 2 (SPG2 compliquée).
La PM est d'évolution progressive, variable selon le phénotype. Dans ses formes les plus sévères, la mort survient au cours de la 2ème décennie. Dans les formes les plus modérées, l'espérance de vie est assez bonne et la maladie progresse lentement après l'adolescence.
La prévalence est estimée à 1/400 000. Si la maladie affecte les hommes, des cas de femmes hétérozygotes avec un phénotype moins sévère ont été rapportés.
La PM liée à l'X, est due à des mutations ou des altérations de dosage du gène PLP1 (Xq22) entraînant un hypomyélinisation du système nerveux central. La PM allélique de SPG2, qui résulte aussi de mutations de PLP1. PLP1, encode la protéine protéolipide PLP1, la protéine la plus abondante de la gaine de myéline et DM20, son isoforme alternativement épissée. Les duplications PLP1 sont à l'origine de la forme classique ; les substitutions faux-sens sont responsables de la forme néonatale et des formes de SPG2 pures ;  les mutations nulles de PLP1correspondent à la maladie de PM, mutation non-sens de PLP1. Les patients sans mutations du gène PLP1 mais avec un tableau clinique similaire et des caractéristiques neuro-radiologiques quasi identiques à celles de la PM sont classés dans la maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like (PMLD).
Le diagnostic repose sur les examens cliniques, électro-physiologiques et neuro-radiologiques. L'IRM montre une hypomyélinisation complète (forme néonatale et quelques formes transitoires), partielle (PM modérée) ou diffuse (maladie de PM, mutation non-sens de PLP1). L'étude des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral peut être utile pour différencier la PM (absence d'ondes de II à V) de la PMLD (ondes II à V enregistrables). Un test génétique confirme le diagnostic.
Le diagnostic différentiel inclut la maladie de Krabbe, de Canavan, la leucodystrophie métachromatique, la maladie d'Alexander, la paraplégie spastique familiale, la PMLD l'infirmité motrice cérébrale.
Le diagnostic prénatal ou préimplantatoire est possible quand une mutation sous-jacente sur PLP1 a été identifiée dans la famille.

Réf. Orphanet, J. Garbern (2011)

leucodystrophie, stridor, paraplégie, ataxie, Pelizaeus-Merzbacher (maladie de) chez les femmes porteuses, protéine protéolipide, maladie de Krabbe,maladie de Canavan, leucodystrophie métachromatique, maladie d\'Alexander, paraplégie spastique familiale, maladie de Pelizaeus-Merzbacher-like, infirmité motrice d'origine cérébrale

[H1]

Édit. 2018

analyse de variance l.m. (ANOVA)

analysis of variance

Compare les moyennes de plus de deux groupes dans des échantillons indépendants (ANOVA à un facteur) ou appariés* (ANOVA à deux facteurs). C’est une généralisation du test t de Student à plus de deux groupes.

Sigle ANOVA

test t de Student

[E1]

Édit. 2020

chi carré (χ²)

chi square

Test statistique semi-paramétrique consernant l’existence d’une association entre des variables catégorielles, qualitatives.

[E1]

Édit. 2020

équivalence n.f.

L’équivalence est obtenue lorsque la non infériorité est montrée dans les deux sens.
L’équivalence n’est pas synonyme de test non significatif.

[E1]

Édit. 2020

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