Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

adénome pléiomorphe

[F2]

carcinome embryonnaire l.m.

embryonal carcinoma, germ cell tumor

Néoplasme appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région suprasellaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures périvasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine.
La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn.   cancer embryonnaire

tératome malin, cancer de l'ovaire, cancer du testicule, α-fœtoprotéine, tumeur vitelline, tumeur du sinus endodermique

[F2,O6]

carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.

undifferenciated carcinoma of the thyroid

Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
 

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome lobulaire in situ du sein l.m.

in situ lobular breast cancer

Cancer de la partie proximale des canaux galactophores, dans les lobules, au niveau des acinus, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement bien qu’il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

[F2,O5]

carcinome pilomatriciel l.m.

pilomatriciel carcinoma

Tumeur maligne exceptionnelle correspondant à un carcinome développé à partir de la matrice pilaire.
Atteignant l'adulte d'âge moyen, elle se présente généralement sous forme de nodules sous-cutanés siégeant sur le tronc et les membres.
Histologiquement, elle comporte une prolifération de cellules matricielles atypiques, des zones nécrotiques et des plages de cellules momifiées entourées d'un granulome macrophagique ; les mitoses y sont nombreuses. Bien que rares, des métastases peuvent se développer. Le traitement est chirurgical.

A. Malherbe et J. Chenantais fils, dermatopathologistes français (1880)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. épithéliocarcinome de Malherbe

[F2,J1]

cardiolipide n.m.

cardiolipin, reaginic test

Diphosphatidylglycérol, phospholipide non azoté, localisé particulièrement dans les membranes internes des mitochondries des cellules du myocarde, où il est associé à la cytochrome-oxydase ; c’est aussi un constituant des membranes bactériennes.
Etant donné la richesse en mitochondries des cellules du myocarde on l’extrait du cœur de bœuf pour l’utiliser comme antigène dans la sérologie des tréponématoses : réaction de Bordet-Wassermann, VDRL, Kline, etc.

J. Bordet, immunologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919; A. P. von Wassermann, bactériologiste allemand (1906) ; B. S. Kline, biologiste américain (1930)

Étym. préfixe cardio- et lipide : lipide du cœur

Bordet-Wassermann (réaction de), VDRL, Kline (réaction de)

[C1,C3]

cardiomyocyt e n.m.

cardiomyocyte

Cellule du muscle cardiaque.
Mesurant 50 à 100 µm de long et 10 à 20 µm de large, la cellule myocardique entourée par une membrane et dotée de tous les organites intracytoplasmiques ainsi que de myofibrilles de 1 à 2 µm de diamètre qui constituent l’élément contractile. Longtemps considéré comme un syncytium, le myocarde est en réalité constitué de cellules distinctes étroitement connectées les unes aux autres.
Au sein du myocarde se situent les cellules nodales aux caractères particuliers et aux fonctions originales.

Syn. cellule myocardique

cellules nodales

[K2,A2]

caspase n.f.

caspase, cysteine-containing, aspartate-specific protease.

Enzyme protéolytique, du type des cystéine-protéases, hydrolysant les liaisons peptidiques
 situées après un aspartate, impliquée dans la vie des cellules et qui peut parfois activer l’apoptose déclenchée par ex. par le TNF.
La première caspase a été isolée chez un nématode (Cenorabditis elegans). Chez l’Homme on connaît au moins dix caspases, réparties en trois groupes selon des similitudes structurales. Certaines d’entre elles participent à la « maturation » des cellules d’autres à leur apoptose.

Étym. contraction de cystein aspartase

apoptose, mort cellulaire, TNF

[C3]

Édit. 2019

Castelman (maladie de) l.f.

Castelman’s disease

La maladie de Castleman (MC) ou hyperplasie angio-folliculaire est une maladie lymphoproliférative bénigne de forme localisée ou multicentrique rare, dont les manifestations cliniques sont hétérogènes, allant d'une adénopathie latente asymptomatique à des épisodes récurrents d'adénopathies diffuses avec de graves symptômes systémiques.
La forme localisée ou unicentrique atteint l’abdomen, le thorax ou les nœuds (ganglions) périphériques. Elle est de découverte fortuite, il n’y a pas de syndrome inflammatoire. Elle n’est pas associée au virus HHV8.
La forme multicentrique est symptomatique avec fièvre, asthénie, amaigrissement. Biologiquement, il existe une anémie inflammatoire, une gammapathie monoclonale, une hypoalbuminémie. Elle peut être associée à une affection auto-immune et/ou au virus HHV8 et/ou à un syndrome POEMS (polynévrite, organomégalie, endocrinopathie, gammapathie monoclonale, hyperpigmentation cutanée). La forme systémique est fréquemment associée à une immunosupression et/ou une infection par le HIV.
Histologiquement, on distingue une forme hyaline vasculaire et une forme plasmocytaire.
La forme hyaline vasculaire dite forme classique est caractérisée par des centre germinatifs anormaux comportant des vaisseaux à paroi épaissie, une modification du réseau des cellules dendritiques folliculaires, des lymphocytes du manteau agencés concentriquement en bulbe d’oignon, une vascularisation inter-folliculaire marquée.
La forme plasmocytaire, le plus souvent multicentrique, est caractérisée par des zones inter-folliculaires comportant une hyperplasie vasculaire, une plasmocytose importante, des centres germinatifs hypertrophiques, la présence de cellules plasmocytaires et plasmoblastiques polyclonales. Le marquage HHV8 est souvent retrouvé au niveau des plasmoblastes.
Il existe des formes mixtes.

B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954) ; N. Dupin, dermatologue français (2000)

POEMS

[D1,K1]

caténine n.f.

catenin

Protéine cellulaire servant de lien entre certaines protéines membranaires (cadhérines) et les protéines du cytosquelette ou des microtubules.
On distingue plusieurs caténines (α-, β-caténines). La β-caténine est trouvée associée dans les cellules épithéliales à l'extrémité de la cadhérine-E, permettant le maintien de l'adhérence des cellules entre elles et l'ancrage au cytosquelette.

cadhérine, cytosquelette, microtubule

[C1, C3]

Édit. 2019

cavité amniotique l.f.

amniotic cavity

Cavité qui, au 8ème jour de développement de l’embryon, se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
La cavité amniotique est alors délimitée par l’amnios et par les cellules épiblastiques qui forment l’ectoblaste ; la ligne de jonction amnio-ectoblastique constituera, après les phénomènes de gastrulation (disque embryonnaire tridermique de la 3ème semaine de développement) et la délimitation progressive de l’embryon entre la 3ème et la 8ème semaine, l’anneau ombilical primitif. La cavité amniotique constituée est remplie de liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. Sa paroi est formée par l’amnios au travers duquel s’effectuent les échanges d’eau et d’électrolytes avec la mère ; ils se font par l’intermédiaire du trophoblaste particulièrement épaissi au niveau du pôle embryonnaire où, sous le nom de chorion, il participe à la constitution du placenta.

épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnioblaste, amnios, ectoblaste, ligne de jonction amnio-ectoblastique, anneau ombilical, trophoblaste, chorion, placenta

[A1,O6]

CD 2 sigle pour Cluster of Differentiation

Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines exprimée par les lymphocytes T et les cellules NK.
L’épitope CD 2R est exprimé par les cellules activées. CD 2 délivre un signal d’activation des lymphocytes T et NK. Ses ligands sont CD 48, CD 58 et CD 59.

[C3,F3]

CD 27, CD 30, CD 40, CD 95, CD 120 sigles pour Cluster of Differentiation

Protéines transmembranaires de la famille des récepteurs de NGF (nerve growth factor) ou des récepteurs de TNF.
Ces molécules membranaires sont oligomérisées lors de l’association avec leur ligand trimérique, membranaire ou soluble et elles induisent des signaux d’activation cellulaire ou d’apoptose.
CD27 (récepteur de CD70) est exprimé sur les lymphocytes T, B et NK et délivre un signal de costimulation.
CD30. est exprimé sur les lymphocytes T et B. C’est le récepteur de CD153 (CD30L) ; il contrôle l’activation et l’apoptose.
CD40, récepteur de CD154 (CD40L), est exprimé sur les lymphocytes B, les cellules de Langerhans et les monocytes. L’interaction avec son ligand induit un signal de commutation isotypique des lymphocytes B dans les centres germinatifs, et induit en outre l’expression de CD80 (B7.2) et CD86 (B7.1) sur les cellules présentatrices d’antigène. Ces molécules interagissent avec CD28 pour délivrer un signal d’amplification de la synthèse d’IL-2, puis avec CTLA-4 qui inhibe la prolifération des lymphocytes T activés. Le déficit de CD154 s’accompagne d’un syndrome d’hyper-IgM avec absence d’IgA et d’IgG.
CD95. (Syn Fas, Apo-1). Induit un signal d’apoptose notamment au cours de la délétion périphérique des lymphocytes T et B activés.
CD120A est le récepteur de type 1 des TNFα et ß ; CD120B le récepteur de TNF de type 2.
Six autres molécules de la même famille ont été récemment identifiées.

[C3,F3]

cellule antrale l.f.

antral cell

Cellule constitutive de la muqueuse glandulaire de l'antre de l'estomac, soit cellule à mucus tapissant les cryptes, soit cellule qui forme les acinus glandulaires de l'antre également appelés glandes pyloriques.
Ces glandes sont composées de cellules à mucus et de cellules endocrines.

[A2,L1]

cellule C l.f.

C cells

Cellule du corps thyroïde, distincte des thyréocytes, sécrétant la thyrocalcitonine, hormone intervenant dans la régulation du métabolisme phosphocalcique à carcatère hypocalcémiant.
Appartenant au système APUD, les cellules C dérivent de la crête neurale et sont dispersées entre les vésicules du corps thyroïde. Les cancers médullaires sont liés à la prolifération de ces cellules.

Syn. cellule parafolliculaire

cancer médullaire de la thyroïde, système APUD

[A2,O4]

cellule dendritique l.f.

dendritic cell

Ensemble de cellules du système immunitaire présentant de longs prolongements cytoplasmiques, rappelant les dendrites des neurones, un noyau indenté, spécialisées, selon leur nature,
dans la capture, le transport, l’apprêtement de l’antigène, ou encore
dans la présentation de celui-ci aux lymphocytes.
Elles  comprennent entre autres : les fibroblastes, les myofibroblastes, les dendrocytes dermiques I et II, les cellules de Langerhans.
Leur membrane exprime de nombreux antigènes de surface et HLA de classe II.
Elle sont spécialisées dans la présentation des antigènes aux lymphocytes T. Leur activation s’accompagne d’une expression en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classes I et II, nécessaire à la reconnaissance des antigènes et au déclenchement d’une réponse immunitaire . 

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)

neurone, apprêtement de l’antigène, présentation de l’antigène, fibroblaste, fibroblaste,
dendrocyte
, myofibroblaste, cellules de Langherhans, HLA

[A2, F3]

Édit. 2019

cellule de Paget l.f.

Paget’s cell.
Cellule épithéliale de grande taille, de forme arrondie, constituée d’un noyau volumineux central avec un nucléole proéminent et d’un cytoplasme clair finement granuleux riche en glycogène.
En immunohistochimie  les cellules de Paget expriment les kératines de bas poids moléculaire, sont marquées par les anticorps anti-Ace et contiennent certaines mucines.
Ces cellules se rencontrent dans la maladie de Paget du mamelon : forme particulière de cancer du sein qui se développe au niveau de la partie superficielle de la glande mammaire de la femme ménopausée et qui est liée à un cancer sous-jacent.

J. Paget, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)

cancer du sein, Paget (maladie du mamelon de)

[A2,O5]

cellule étoilée du foie (CEF) l.f.

fat-storing cells +

Cellule localisée dans les espaces entre les hépatocytes et les cellules endothéliales des sinusoïdes veineux (espaces de Disse), servant essentiellement au stockage de la vitamine A, sous forme estérifiée, dans des gouttelettes lipidiques.
Elle contribueà réguler le flux sanguin capillaire.
Après activation par des cytokines, notamment TGF-β produit par les cellules de Kupffer adjacentes, les CEF acquièrent des propriétés myofibroblastiques et synthétisent du collagène conduisant à la fibrose hépatique.

C. von Kupffer, anatomiste allemand (1876); T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951)

Syn. cellule stellaire hépatique, cellule de Ito, péricyte hépatique, cellule périsinusoïdale

Disse (espace de), von Kupffer (cellule de), myofibroblaste, fibrose hépatique

[L1,A2 ]

Édit. 2017

cellule ganglionnaire l.f.

ganglion cell

Cellule de la dernière étape du traitement rétinien du signal visuel dont les axones convergent vers la papille en contournant la macula pour former la tête du nerf optique avant de se projeter sur le corps géniculé latéral ou sur les structures visuelles sous-corticales.
Ces cellules sont classées en différentes catégories selon l'extension et la morphologie de leur champ dendritique, le mode de codage du signal et leur projection sur les couches magno, parvo ou koniocellulaires du corps géniculé latéral, à l'origine des trois grands ensembles de projection appelés magnosystème, parvosystème et koniosystème. Il existe d'autres types de cellules ganglionnaires dont les projections et le rôle fonctionnel ne sont pas déterminés.

cellule X, cellule Y, cellule W

[A2,P2]

cellule hypoxique l.f.

hypoxic cell

Cellule placée dans un environnement où la pression partielle de l'oxygène est inférieure à la valeur normale.
Sa radiosensibilité est diminuée lorsque la pression de l'oxygène est inférieure à 10 mm Hg. La présence dans une tumeur de cellules hypoxiques, due à des anomalies de la circulation sanguine, peut être une cause d'échec de la radiothérapie. La radiorésistance induite par l'hypoxie est plus faible pour les rayonnements à grande densité d'ionisation, ce qui avait suscité un intérêt pour l'utilisation des neutrons en radiothérapie. Elle peut être diminuée par des radiosensibilisateurs. Le rôle défavorable des cellules hypoxiques est réduit lorsque l’irradiation est fractionnée ou à faible débit de dose, ce qui permet leur réoxygénation.

[A2]

cellule LE l.f.

LE cell

Cellule, le plus souvent un polynucléaire neutrophile, contenant une inclusion cytoplasmique arrondie et homogène ayant des affinités tinctoriales comparables mais non tout à fait superposables à celles d’un noyau de polynucléaire normal.
Ces cellules ont été observées au départ dans les frottis de moelle de sujets atteints de lupus érythémateux (LE) disséminé mais leur formation peut être obtenue in vitro par l’incubation de polynucléaires normaux mis en présence d’un sérum contenant du facteur lupique. La positivité de la recherche des cellules LE est très évocatrice du diagnostic de lupus érythémateux disséminé.
La formation de la cellule LE ou cellule de Hargraves est un phénomène complexe de nucléophagie se produisant en deux temps. Dans un premier temps, le facteur lupique ou facteur de Haserick qui est un autoanticorps anti-nucléoprotéines réagit avec le noyau d’un polynucléaire normal, cette réaction entraînant la mort du polynucléaire et des modifications de structure de son noyau. Dans un second temps, le noyau de ce premier polynucléaire est phagocyté par un autre polynucléaire demeuré normal et donc viable, ce qui aboutit à la formation de la cellule de Hargraves.

M. Hargraves, médecin américain (1948), J. R. Haserick, médecin américain (1949)

Syn. cellule lupique, Hargraves (cellule de), Haserick (facteur de)

[A2,N3]

cellule paracrine l.f.

paracrin cell

Cellule du système neuroendocrine dont le produit de sécrétion intervient de façon locorégionale sur les cellules de voisinage et non à distance par voie sanguine comme les cellules endocrines habituelles.

[A2,O4]

cellules rénales principales n.f.p.

principal cells

Cellules présentes dans le tube connecteur et le canal collecteur cortical et médullaire du néphron distal responsables de la réabsorption du sodium.
Dans les cellules principales, le sodium est réabsorbé au pôle apical par le canal épithélial ENaC sensible à l’amiloride. Il passe de la cellule vers le compartiment péritubulaire via la Na/K ATPase. L’aldostérone stimule l’activité du canal ENaC.

Syn. « cellules claires » en comparaison avec les cellules intercalaires.

canal sodique épithélial, Na/K ATPase, amiloride, aldostérone, cellules intercalaires

cellule T auxiliaire l.f.

helper T cell

Cellule Th dérivée du thymus coopérant avec les cellules B et d'autres cellules T au cours du développement d'une réponse immunitaire.
La coopération cellulaire s’effectue par interaction membranaire directe ou par l’intermédiaire de cytokines. La plupart des lymphocytes auxiliaires expriment le corécepteur CD4, certaines le corécepteur CD8. Selon le profil de cytokines produites après stimulation antigénique, on distingue les lymphocytes Th1, producteurs d’interféron γ qui interviennent dans la défense contre les virus et les parasites intracellulaires, et les lymphocytes Th2, producteurs d’IL-4, qui interviennent dans certaines réactions de défense contre les parasites et dans les réactions allergiques à anticorps de classe IgE. Cette polarisation de la production de cytokines n’apparaît que dans certains types de réponses immunitaires ou de réactions inflammatoires chroniques.

Sigle Th

lymphocyte T

cellule totipotente l.f.

totipotent cell

Cellule capable d’engendrer un organisme entier.
Le zygote des mammifères et les premières cellules issues de ses divisions sont des cellules totipotentes.

zygote, cellule souche

[A2, C3]

Édit. 2019

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