Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nævus congénital mélanocytaire géant l.m.

Lésion dermatologique pigmentée présente chez le nouveau-né dès la naissance, mesurant plus de 10 cm de diamètre, composée d’une très grande quantité de mélanocytes, cellules pigmentaires  qui ont migré depuis la crête neurale. 
La fréquence des nævi congénitaux est estimée en moyenne à 1 sur 500 000 naissances, mais les données épidémiologiques sont limitées. La cause exacte du développement de ces nævi congénitaux n’est pas encore complètement définie  mais il s'agirait probablement d'une mutation acquise au niveau d’une cellule mélanocytaire à partir de la fin du premier mois de grossesse ou plus tard. Parmi les gènes impliqués on retrouve le gène NRAS, et le gène BRAF. La mutation étant somatique, la transmission familiale est exceptionnelle. Le risque d’évolution vers un mélanome malin est encore assez mal déterminé mais se situerait entre 1 et 5%.

NRAS gène, BRAFgene, mélanome

nævus sébacé linéaire (syndrome du) l.m.

Association d’un naevus sébacé étendu, généralement localisé au niveau du visage ou du cuir chevelu, et d’un large spectre d'anomalies pouvant affecter tous les systèmes, y compris le système nerveux central (tumeur du cerveau, hémimégalencéphalie et élargissement des ventricules latéraux).
L'incidence à la naissance des naevus sébacés est estimée à 1/1 000.
La maladie est caractérisée par un naevus typique de la ligne médiane pour lequel trois stades dermatologiques ont été identifiés :
- stade 1 de la naissance à la puberté, la lésion petite et non poilue peut régresser en taille ;
- stade 2 au cours de la puberté, est caractérisé par une augmentation en taille de la lésion et par un épiderme qui devient verruqueux ;
- stade 3 une transformation maligne de la lésion est possible. L'épithélioma basocellulaire est le plus fréquent
Les manifestations neurologiques principales sont des convulsions (jusqu'à 75% des patients) et un déficit intellectuel (jusqu'à 60% des patients).
Plusieurs autres systèmes peuvent aussi être atteints : coarctation de l'aorte , dysplasie fibreuse localisée au niveau du crâne, hypoplasie du squelette, formation de structures osseuses, scolioses et cyphoscolioses, rachitisme vitamine D-résistant et hypophosphatémie, strabisme, anomalies rétiniennes, colobome, cataracte, vascularisation cornéenne, et hémangiome oculaire, rein en fer à cheval.
Le syndrome de naevus sébacé linéaire est sporadique. Un mosaïcisme génétique impliquant un gène dominant pourrait être responsable des syndromes du naevus épidermique (gène HRAS).
Le naevus sébacé linéaire est généralement asymptomatique mais en raison de son impact esthétique et de sa transformation maligne potentielle, une résection prophylactique de la lésion (de préférence avant la puberté et même parfois durant la petite enfance) peut être recommandée.
Les locutions « syndrome du naevus épidermique » et « syndrome du naevus sébacé linéaire » sont souvent utilisées de manière interchangeable mais le syndrome du naevus épidermique se différencie en comportant un groupe de maladies caractérisées par l'association d'un naevus épidermique (de n'importe quelle variété) et des atteintes diverses d'un ou plusieurs organes.

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. naevus sébacé de Jadassohn, Schimmelpenning-Feuerstein-Mims (syndrome de), syndrome de Solomon,  naevus organoïde

Réf. Orphanet, S. Menascu, neuropédiatre israélien (2008)

HRAS gene, naevus sébacé, hémimégalencéphalie, épithélioma basocellulaire, coarctation de l'aorte

[F2, H1, H3, I2, J1, K2, P2, Q3]

Édit. 2018

nanisme mésomélique type Langer l.m.

mesomelic dwarfism Langer’s type

Nanisme par raccourcissement très important des segments moyens des membres associé (inconstamment) à une hypoplasie mandibulaire.
Les ulnas sont très courts, trapus, les radius courts et incurvés, souvent subluxés ou luxés. L’hypoplasie fibulaire est importante ; aux mains et aux pieds, souvent désaxés, une brachydactylie est notée. Cette malformation, rare, peut être décelée en prénatal. Elle est de transmission  récessive, liée à une mutation du gène SHOX en Xp22.3. Elle est homozygote, et apparentée à la dyschondrostéose de Léri-Weill liée à une mutation hétérozygote du gène SHOX.

L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1967)

SHOX gene

nanisme thanatophore l.m.

thanatophoric dwarfism, lethal dwarfism

Ostéochondrodysplasie congénitale rapidement létale, qui associe un nanisme avec des membres très courts, un thorax en entonnoir, des vertèbres écrasées, une macrocéphalie et des côtes courtes.
Deux types sont décrits : le type 1 a des déformations importantes : des os très courts et incurvés ; le type 2 moins déformé, avec le crâne en trèfle.
L’hérédité est autosomique dominante par mutation de novo du gène du récepteur du facteur de croissance des fibroblastes FGFR3,  locus en 4p16.3 dont la mutation au codon 650 dans le deuxième domaine de la tyrosine kinase de la protéine est spécifique du type 2. D’autres mutations du gène sont responsables de l’achondroplasie et de l’hypochondroplasie.

P. Maroteaux et M. Lamy, membre de l'Académie de médecine, pédiatres français (1967)

Étym. gr. thanatos : la mort ; phorein : porter

Syn. Maroteaux-Lamy (syndrome de), dysplasie thanatophore

achondroplasie, hypochondroplasie, FGFR3 gene

nécrose striatale bilatérale familiale infantile

familial infantile bilateral striatal necrosis

Forme familiale de nécrose striatale bilatérale infantile (IBSN), syndrome de dégénérescence bilatérale symétrique spongieuse des noyaux caudés, putamen et globus pallidus, caractérisé par une régression développementale, une choréoathétose et une dystonie progressant vers une quadriparésie spastique.
La prévalence de l'IBSN familiale a été estimée à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition varie entre 7 et 15 mois. La maladie a un début insidieux et une évolution progressive associant : choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des habiletés motrices et verbales, myoclonus, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
Le diagnostic est confirmé par les images du scanner et de l’IRM.
La dégénérescence striatonigrale infantile autosomique récessive est causée par une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et la dégénérescence striatonigrale infantile mitochondriale est causée par une mutation du gène MTATP6. Le diagnostic prénatal et le conseil génétique sont offerts aux familles des patients touchés.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite disséminée aiguë, la neurodégénérescence avec l'accumulation de fer dans le cerveau, la maladie de Leigh, la chorée de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalonique, la déficience en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidémie glutarique I, l'intoxication au monoxyde de carbone.
Le pronostic est habituellement médiocre, quadriparésie spastique évoluant vers la mort, due à une infection.
Le traitement par la biotine orale ralentit initialement les progrès de la maladie.

Rachel Straussberg, neuropédiatre israélienne (2010)

Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)

nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme sporadique, MT-ATP6, NUP62

néoplasie endocrinienne multiple de type 1 l.f.

endocrine adenomatosis multiple

Adénomatose pluri-endocrinienne associant un ulcère gastrique, et des anomalies endocriniennes primaires de l'hypophyse, des parathyroïdes et du pancréas.
On trouve un diabète, un hypogonadisme, des tumeurs gastriques, intestinales et pancréatiques. L’ulcère gastrique est secondaire à une tumeur sécrétant de la gastrine et à une surproduction d’acide gastrique (syndrome de Zollinger-Ellison). Au niveau ophtalmologique, on peut trouver une modification du champ visuel secondaire à un adénome hypophysaire (scotome correspondant à la localisation de la tumeur), et une atrophie optique secondaire. Locus du gène (MEN1) en 11q13. Le gène cloné est constitué de 10 exons entièrement séquencés et une des mutations est retrouvée dans 85% des cas. L’affection est autosomique dominante (MIM 131100).

P. Wermer, médecin interniste américain (1954)

Syn. MEA 1, MEN 1, adénomatose multiple endocrinienne, Wermer (syndrome de), Zollinger-Ellison (syndrome de), adénomatose pluriendocrinienne de type 1, endocrinopathie néoplasique multiple de type 1

NPH1 gene, sigle anglais pour nephrocystin 1

Gène situé sur le locus chromosomique 2q13, codant pour la nephrocystin 1.
Cette protéine joue un rôle au niveau des cils situés à la surface des cellules qui participent à la transmission des signaux au niveau des reins, du système respiratoire et de la rétine.
Les mutations de ce gène entraînent le syndrome de Joubert, la néphronophtise familiale juvénile, le syndrome de Senior et Løken.

Syn. JBTS4, juvenile nephronophthisis 1 protein, nephrocystin-1, nephronophthisis 1 (juvenile), NPH1, SLSN1

Joubert (syndrome de), néphronophtise familiale juvénile, Senior et Løken (syndrome de)

néphrine n.f.

nephrin

Protéine transmembranaire de 1241 acides aminés codée par le gène NPHS1 situé sur le chromosome 19 et exprimée essentiellement dans les diaphragmes de fente (slit diaphragm) qui relient les pieds des cellules épithéliales du glomérule ou podocytes.
La néphrine appartient à la superfamille des immunoglobulines. Les mutations du gène NHPS1 sont à l’origine du syndrome néphrotique congénital de type finlandais à transmission autosomique récessive dont la fréquence est considérablement accrue en Finlande par rapport au reste du monde. La néphrine est indispensable au bon fonctionnement de la barrière glomérulaire comme le prouve l’existence d’une protéinurie élevée chez les enfants atteints par ce syndrome néphrotique. Avec la podocine, elle servirait de lien entre la membrane et le cytosquelette des podocytes. La maladie débute in utero, est apparente dès la naissance et résiste à la corticothérapie et aux traitements immunosuppresseurs. Elle est habituellement létale dans les deux premières années de la vie, le seul traitement efficace étant la transplantation rénale.

syndrome néphrotique congénital de type finlandais, podocyte, podocyne

Neu1 gene sigle angl. pour neuraminidase 1

Gène situé sur le locus chromosomique 6p21.3, codant pour la neuraminidase 1, enzyme situé dans les lysosomes qui scinde les oligosaccharides et les attache aux glycoprotéines pour produire de l’acide sialique.
Des mutations de ce gène entraînent un déficit en neuraminidase ou sialidose.
Syn. acetylneuraminyl hydrolase, exo-alpha-sialidase, FLJ93471, G9 sialidase, lysosomal sialidase, N-acetyl-alpha-neuraminidase 1, NANH, NEU, NEUR1_HUMAN, neuraminidase 1 (lysosomal sialidase), neuraminidase 1 precursor, SIAL1, sialidase 1, sialidase 1 (lysosomal sialidase)

neuraminidase (déficit en)

NF2 gene sigle angl. pour neurofibromin 2

Gène situé sur le locus chromosomique 22q12.2 codant pour la protéine merline, synthétisée par les cellules de Schwann, qui joue un rôle dans les mouvements cellulaires et les communications intercellulaires.
Elle a également un rôle de suppresseur de tumeur qui prévient le développement et la croissance exagérée cellulaire.
Des mutations de ce gène sont responsables de la neurofibromatose de type 2 et de certaines tumeurs.

Syn. ACN, BANF, MERL_HUMAN, merlin, Moesin-Ezrin-Radixin-Like Protein, Neurofibromatosis 2 Gene Product, Neurofibromatosis Type 2 Protein, Neurofibromin 2, neurofibromin 2 (bilateral acoustic neuroma), neurofibromin 2 (merlin), SCH, Schwannomerlin, Schwannomin

neurofibromatose de type 2

neurofibromatose n.f.

neurofibromatosis

Maladie caractérisée par l’association de manifestations cutanées, en particulier par des taches « café au lait » plus ou moins nombreuses et étendues, par des tumeurs nerveuses ainsi que par des atteintes squelettiques et viscérales, entrant dans le cadre des phacomatoses et des neurocristopathies.
Différents types ont été isolés (Riccardi) La neurofibromatose de type 1 (NF-1) correspond à la maladie de von Recklinghausen où de nombreuses taches cutanées sont associées à des neurofibromes, à des nodules iriens de Lisch et à de multiples anomalies osseuses et viscérales. L’affection est autosomique dominante ; le gène est en 17q11.2.
La neurofibromatose de type II (NF-2) est caractérisée par des taches café au lait peu nombreuses, des lésions nerveuses de type neurinomes, en particulier des nerfs auditifs, sans nodules iriens de Lisch. L’hérédité est autosomique dominante ; le gène NF2 est en 22q12.2.
La neurofibromatose de type III ou mixte est rare ; très voisine de la NF II, elle présente des neurofibromes associés à des neurinomes et à des tumeurs intra parenchymateuses du système nerveux central ; il n’y a pas de nodules de Lisch.

V. M. Riccardi, médecin généticien américain (1981)

Étym. gr. neuron : nerf ; lat. fibra : fibre

NF1 gene sigle angl. pour neurofibromin 1

Gène situé sur le locus chromosomique 17q11.2 codant pour la neurofibromine. Cette protéine produite par les oligodendrocytes et les cellules de Schwann forme une gaine de myéline protectrice des cellules nerveuses et agit également comme suppresseur de tumeur.
Des mutations de ce gène provoquent la neurofibromatose de type 1 et certains cancers.

Syn. Neurofibromatosis-related protein NF-1, Neurofibromatosis Type 1 Protein, neurofibromin 1 (neurofibromatosis, von Recklinghausen disease, Watson disease), NF1-, AP-Related Protein, NF1 GRP, NF1 Protein, NF1_HUMAN

neurofibromatose de type 1

NLRP3 gene sigle angl. pour NOD-Like Receptor family, Pyrin domain containing 3

Gène situé sur le locus 1q14 codant pour la cryopyrine intervenant dans les phénomènes de l’inflammation.
Les mutations de ce gène sont associées au spectre des maladies inflammatoires à transmission dominante appelées cryopyrin-associated periodic syndrome (CAPS)  qui regroupent : urticaire familiale au froid (FCAS), Muckle-Wells (syndrome), syndrome méningo-cutanéo-articulaire chronique de l’enfant (CINCA) appelé aussi neonatal-onset multisystem inflammatory disease (NOMID).

T. J. Muckle et M. V. Wells, médecins britanniques (1962)

Syn. CIASI pour Cold Induced Autoinflammatory Syndrome I

cryopyrine, syndromes CAPS, urticaire familiale au froid, Muckle-Wells (syndrome), syndrome méningo-cutanéo-articulaire chronique de l’,enfant

[N3, O1, Q1, Q3]

Édit. 2018

NPR2 gene sigle angl. pour natriuretic peptide receptor 2

Gène situé sur le locus chromosomique 9p13.3 codant pour natriuretic peptide receptor B, (récepteur B de peptide natri-urétique), un des récepteurs membranaires intégrales pour les peptides natri-urétiques.
Cette protéine est le récepteur principal pour les peptides natri-urétiques type C.
La mutation de ce gène entraîne la dysplasie acromésomélique de Maroteaux

Syn. AMDM, ANPb, ANPRB, ECDM, GUC2B, GUCY2B, NPRB, NPRBi, SNSK

dysplasie acromésomélique de Maroteaux

NR0B1 gene sigle anglais pour Nuclear Receptor Subfamily 0 Group B Member 1

Gène situé sur le locus chromosomique Xp21.2, codant pour la protéine DAX1 qui joue un rôle important dans le développement et le fonctionnement de plusieurs glandes endocrines à savoir les surrénales, l’hypophyse et les gonades (ovaires et testicules).
Des mutations de ce gène provoquent le syndrome de Wyer et la maladie d’Addison liée au sexe.

Syn. AHC , AHCH, AHX, DAX-1, DAX1, DSS, gonadotropin deficiency, GTD, HHG, NR0B1_HUMAN, nuclear hormone receptor, nuclear receptor DAX-1, nuclear receptor , subfamily 0, group B, member 1

Swyer (syndrome de), Addison liée au sexe (maladie d')

NUP62 gene sigle angl. pour nucleoporin 62

Gène localisé en 19q13.33 codant pour une nucléoporine, composantes du complexe poreux nucléaire des cellules eucaryotes qui régule l’écoulement des macromolécules entre le noyau et le cytoplasme.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la nécrose striatale bilatérale familiale infantile.

Syn. IBSN, p62, SNDI

nécrose striatale bilatérale familiale infantile

OAT gene . sigle.angl. pour ornithine AminoTransferase

Gène situé sur le locus chromosomique 10q26 qui code pour l’ornithine aminotransfèrase, enzyme mitochondriale pyridoxine-dépendante catalysant le transfert du groupe aminé de l’ornithine.
Des mutations de ce gène sont responsables de l’atrophie gyrée de la choroïde et de la rétine.

Syn. DKFZp781A11155, HOGA, OAT_HUMAN, ornithine aminotransferase (gyrate atrophy), ornithine aminotransferase precursor

hyperornithinémie héréditaire

Édit. 2017

obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4

obesity associated with melanocortin 4 receptor deficiency

Le déficit en récepteur de la mélanocortine 4 (MC4R) est la forme la plus fréquente d'obésité monogénique identifiée à ce jour : obésité sévère avec augmentation de la masse corporelle maigre, de la densité osseuse.
Il existe une augmentation de la croissance linéaire dans la petite enfance, une hyperphagie débutant dans la première année de vie et une hyperinsulinémie sévère. La fonction reproductive est préservée.
La prévalence dans la population générale est probablement de 1 sur 2000. La prévalence des mutations de MC4R a été estimée de 0.5 à 1% chez les adultes obèses (indice de masse corporelle>30), avec une fréquence plus élevée dans les populations présentant une obésité à début infantile sévère, avec une variabilité entre les populations.
La protéine MC4R est un récepteur couplé à la protéine G impliqué dans la voie de signalisation hypothalamique leptine-mélanocortine. L'activation de MC4R joue un rôle clé dans le maintien de l'homéostasie énergétique. Elle est associée à la suppression de la prise alimentaire. La majorité des patients décrits à ce jour sont porteurs de mutations hétérozygotes du gène MC4R (18q21.32). Le déficit en MC4R est transmis de manière codominante, avec une expressivité et une pénétrance variables selon les populations. Des cas rares de personnes porteuses de la mutation à l'état homozygote ont été décrits et présentent un phénotype plus sévère. Cependant, certains patients homozygotes avec une absence complète de la fonction MC4R ont été décrits sans hyperinsulinémie.
Le diagnostic suspecté d'après les signes cliniques est confirmé par la détection d'une mutation du gène MC4R.
Comme pour les autres formes d'obésité, le pronostic dépend des complications présentes : diabète de type 2, maladie cardio-vasculaire, cancer.

Réf. Orphanet, S. Filetti, médecin interniste italien (2007)

récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, MC4R gene

Édit. 2017

OCA2 gene acr. angl. pour melanosomal transmembrane protein

Gène localisé en 15q12 (au même endroit que les gènes du syndrome de Prader-Willi, et du syndrome d'Angelman, affections avec hypopigmentation) qui code la protéine AOC2 dont la fonction précise est inconnue.
Elle pourrait avoir un rôle dans la maintenance de l’intégrité des mélanosomes. Les patients ont des mélanocytes qui peuvent produire de petites quantités de mélanine, mais principalement de type phéomélanine jaune.
La mutation de ce gène est à l’origine de l’albinisme oculo-cutané type 2.

Syn.BEY1, BEZ2, BOCA, D15S12, EYCL, EYCL2, EYCL3, HCL3, PED, SHEP1→ albinisme oculo-cutané type 2

Édit. 2017

OCRL gene sigle angl. pour oculocerebrorenal

Gène localisé sur le chromosome Xq26.1, codant pour l’enzyme phosphatidylinositolbiphosphate.
Des mutations de ce gène sont à l’origine de la maladie de Dent de type 1 et du syndrome de Lowe.

Syn. NPP5F,  Lowe oculocerebrorenal syndrome protein, NPHL2, OCRL1, CRL_HUMAN, oculocerebrorenal syndrome of Lowe, phosphatidylinositol polyphosphate 5-phosphatase

Lowe (syndrome de), Dent (maladie de), phosphatidylinositol-4',5'-bisphosphate

[I2, M1, P2]

Édit. 2018

œil de poisson (maladie en) l.f.

fish-eye disease

Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).

L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)

Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene

Édit. 2017

OPA1 gene sigle angl. pour OP, mitochondrial dynamin like GTPase

Gène localisé en 3q29 codant pour une protéine qui adapte la morphologie des mitochondries à leurs fonctions.
Cette protéine est située dans la membrane des mitochondries de différents types de cellules, en particulier du cerveau, de la rétine, des muscles squelettiques, du foie et du cœur.
Les mutations du gène OPA1 sont responsables de l’atrophie optique de type Kjer (atrophie optique juvénile), de l’ophtalmoplégie progressive externe, de l’atrophie optique compliquée de Behr.

Syn. FLJ12460, KIAA0567, MGM1, mitochondrial dynamin-like GTPase, NPG, NTG, OPA1 HUMAN, optic atrophy 1 (autosomal dominant)

atrophie optique de type Kjer, ophtalmoplégie progressive externe, Behr (atrophie optique compliquée)

[P2]

Édit. 2018

OPN1MW gene sigle anglais pour opsin 1 (cone pigments), medium-wave-sensitive

Gène situé sur le locus chromosomique Xq28, codant pour une protéine essentielle pour la vision des couleurs située dans la rétine.
La mutation de ce gène entraîne un déficit de la vision des couleurs

Syn. CBBM, GCP, green cone photoreceptor pigment, green cone pigment, green-sensitive opsin, M-pigment, middle-wave-sensitive pigment, OPN1MW1, OPSG_HUMAN, photopigment apoprotein

Nagel dyschromatopsie deutéranopie

Édit. 2017

ostéogénèse imparfaite type 4 l.f.

osteogenesis imperfecta type 4

Forme modérée ou sévère d'ostéogenèse imparfaite caractérisée par une fragilité osseuse congénitale (fractures fréquentes), une faible masse osseuse, des sclères normales ou bleues de façon inconstante, un nanisme modéré, des anomalies osseuses avec une scoliose légère à modérée et une dentinogenèse imparfaite.
Il existe une ostéoporose, des os wormiens, une surdité ou une audition anormale. La forme A comporte la dentinogénèse imparfaite, absente dans la forme B. Ce type 4 est très proche cliniquement du type 1 de Sillence.
L' ostéogénèse imparfaite type 4 peut être autosomique dominante, alors due à des mutations des gènes COL1A1 codant pour la chaîne α1 (17q21.31-q22) et COL1A2 codant pour la chaîne α1 du collagène I (7q22.1), ou être autosomique récessive, par mutations du gène PPIB (15q21-q22) (parfois décrite comme ostéogénèse imparfaite type 9) ou du gène CRTAP (3p22) (parfois décrite comme ostéogénèse imparfaite type 7).

Syn. ostéogénèse imparfaite avec sclères blanches

ostéogénèse imparfaite, Sillence (classification de)

[A4,O6,Q2]

Édit. 2017

ostéo-onychodysostose n.f.

osteoonychodysostosis, nail patella syndrome

Malformation congénitale caractérisée par une absence ou une hypoplasie des ongles et des rotules, une dysplasie osseuse, une néphropathie et des lésions oculaires.
La dysplasie osseuse concerne les surfaces articulaires et des parties juxta-articulaires des genoux et des coudes, du bassin ou du crâne. L’hypoplasie de la tête radiale, les cornes osseuses sur les fosses iliaques externes, et les anomalies de la rotule ou patella (hypoplasie ou absence, subluxation, dédoublement) sont les principaux symptômes osseux. Les ongles sont atrophiques, rayés. Une atteinte rénale avec glomérulonéphrite est fréquente. Les lésions oculaires sont constantes. L’affection est autosomique dominante, Le gène (NPS1), lié au gène du groupe sanguin ABO, est en 9q34.

A. C. Chatelain, chirurgien suisse (1822) ; W. Österreicher, neurologue allemand (1930), J. W. Turner, médecin américain (1933), W. Kieser, médecin allemand (1939), A. Touraine, dermatologiste  français, membre de l'Académie de médecine (1942), E. E. Fong, médecin radiologue américain (1946)

Étym. gr. onux, onuchos : ongle; osteon : os ; dus  : difficulté

Syn. ostéo-onychodysplasie, onycho-ostéodysostose, onycharthrose Österreicher-Turner (syndrome d’), Turner-Kieser (syndrome de), Fong (disease)

onycho-ostéodysplasie, Österreicher-Turner (syndrome d'), Tuner-Kieser (syndrome de)

Édit. 2017

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