Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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caisse générale de sécurité sociale l.f.

general cash of social security

Caisse propre à chacun des quatre départements d’outre-mer (Guyane, la Réunion, Martinique, Guadeloupe) qui par différence avec les caisses de la métropole recouvre les cotisations, gère conjointement les risques maladies, accidents du travail et vieillesse pour les travailleurs salariés du régime général et du régime agricole, et pour les travailleurs indépendants.

Sigle  : CGSS

[E]

centre national d'études supérieures de sécurité sociale l.m.

Etablissement public chargé de la formation des agents des régimes de sécurité sociale, d’assurer leur formation pour leur permettre d’accéder aux fonctions d’agents de direction et d’agent comptable, d’assurer le perfectionnement des personnels d’encadrement (praticiens-conseils, cadres supérieurs techniques, personnels supérieurs des administrations de tutelle).
L’admission au centre se fait par un concours annuel réservé aux étudiants et au personnel des organismes. La durée de l’enseignement est de dix-huit mois.

Sigle CNESSS

[E]

code de la sécurité sociale l.m.

Ensemble de textes législatifs et réglementaires relatifs à l’organisation du travail, aux droits et obligations des employeurs et des salariés, à la sécurité et à la protection de la santé des travailleurs.

[E]

globe de sécurité l.m.

post-partum uterine retraction

En obstétrique, utérus normalement rétracté après la délivrance.
A la palpation, sa perception comparable à celle d'un globe uniformément dur élimine tout risque d'hémorragie de la délivrance, d'où son nom.

A. Pinard, obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1844-1934)

ligature vivante de Pinard

haut comité médical de la sécurité sociale l.f.

high medical committee of the social security

Comité chargé de définir les principes d’ordre médical destinés à permettre l’orientation générale du contrôle exercé par les praticiens conseils des régimes d’assurance maladie.
Il peut être saisi par le ministre des Affaires Sociales ou par le ministre de l’Agriculture, de projets sur lesquels il donne son avis et formule éventuellement des propositions à l’occasion de ses travaux. Il peut attirer l’attention des ministres compétents sur les réformes qui lui paraissent conformes au bon fonctionnement de la sécurité sociale. Il dispose également d’attributions pour les nominations – promotions des praticiens-conseils du régime général de l’assurance maladie.

Sigle HCMSS

institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.

institute of radioprotection and nuclear safety

Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.

Sigle  : IRSN

numéro d'immatriculation à la sécurité sociale l.m.

Numéro d’identification au répertoire de l’INSEE attribué à tout assuré immatriculé à la sécurité sociale.
Il se compose de 13 chiffres divisés en 6 blocs :
-le sexe : un chiffre (1 pour les hommes, 2 pour les femmes) ;
-l’année de naissance : deux chiffres (les deux derniers du millésime) ;
-le mois de naissance : deux chiffres ;
-le numéro du département de naissance : deux chiffres ;
-le numéro de la commune de naissance : trois chiffres (selon la codification du répertoire des communes) ;
- le rang d’inscription sur la liste des naissances de la commune : trois chiffres.
Le numéro de 13 chiffres est parfois suivi de 2 chiffres qui constituent une « clé » de contrôle.

position latérale de sécurité l.f.

lateral safety posture

Chez un sujet inconscient, position de latérocubitus, tête maintenue dans l'axe du corps, pour éviter le risque d'inhalation de régurgitations gastriques.
La mise en position de sécurité d'une victime inconsciente assure une meilleure liberté des voies aériennes en empêchant la langue d'obturer la glotte et elle évite les inhalations trachéobronchiques en cas de régurgitation, de vomissement ou de saignement dans l'arrière gorge ou l'hypopharynx. Surtout chez un accidenté, cette manœuvre doit se faire dans l'ordre pour éviter des complications en cas de lésion du rachis :
- Allonger la victime sur le dos, en respectant la rectitude de la colonne vertébrale.
- Prendre un coussin (ou des vêtements pliés) le placer contre la joue de la victime du côté où l'on va la tourner.
-Ecarter largement le bras de ce côté.
- Saisir l'autre bras et le genou du même côté, tourner la victime en latérocubitus, la joue sur le coussin.
- Une fois la victime mise en position latérale de sécurité, dégager le menton le plus possible de la poitrine pour que la tête soit en arrière

coma, latérocubitus, Mendelson (syndrome de)

sécurité n.f.

safety

1)Sens général : état d'esprit confiant et tranquille de celui qui se croit à l'abri du danger.
2)Sens scientifique : probabilité de ne pas courir un risque donné.
La sécurité n'est jamais parfaite car il existe toujours un risque même minime : en termes de probabilité (1 = sécurité parfaite) on peut écrire : sécurité = 1 - risque
Le médecin doit souvent évaluer la sécurité lorsqu'il établit un pronostic : pendant combien de temps le sujet examiné ne risquera-t-il pas un accident de santé ?
On ne peut répondre à la question qu'en termes de probabilités et en tenant compte du fait que la sécurité estimée diminue avec le temps, d'où la nécessité de contrôles médicaux d'autant plus rapprochés que le risque craint est plus grand.
Etym lat. securitas : sureté, sécurité (de securus : qui ne demande pas de soin, qui ne cause pas d'inquiétude ; se : sans ; cura : soin, sollicitude, inquiétude)

risque

sécurité anesthésique l.f.

La sécurisation anesthésique a pour but de prévenir et de limiter les conséquences des événements graves ou indésirables, induits par les méthodes anesthésiques et analgésiques. employées au cours d’un acte chirurgical ou médical douloureux, pouvant survenir pendant la période opératoire et post-opératoire.
Quel que soit le type d’anesthésie, des risques peuvent survenir à des moments différents. La prévention des complications est assurée par la qualification des personnels, la réalisation d’une consultation préalable, une surveillance continue.
- Les personnels médicaux et infirmiers sont détenteurs d’une formation certifiée et actualisée. Présents en nombre adéquat, lors de toutes les phases de l’anesthésie, ils sont regroupés au sein d’un service spécialisé et leur pleine disponibilité physique et intellectuelle est assurée par un régime réglementé de travail.
- Une consultation est réalisée plusieurs jours avant l’intervention, adaptée au degré d’urgence, à l’état du patient, à l’acte chirurgical et au mode anesthésique envisagé. Un interrogatoire complété par un questionnaire et un examen clinique, apprécie les conséquences des comorbidités : hypertension, bronchite chronique, diabète, allergies, troubles de la crase sanguine. Elle repère les difficultés techniques anesthésiques : facilité d’intubation, d’abord veineux ou de l’espace péridural. Elle s’appuie sur des examens complémentaires et des consultations spécialisées. Elle est l’occasion de donner une information honnête sur les techniques retenues, les risques prévisibles, la possibilité de transfusion sanguine, l’adaptation des thérapeutiques en cours. Elle est consignée dans un dossier écrit, généralement numérisé. Elle contribue à dissiper les craintes du patient et à établir un climat de confiance limitant le stress qui, ajouté à celui de l’intervention et de la maladie, majore les risques de complications. Une visite pré-anesthésique est effectuée dans les heures qui précèdent l’intervention.
- Une surveillance continue est assurée lors du réveil et de la période qui suit pendant laquelle les effets résiduels des médicaments anesthésiques peuvent entraîner une perte de la vigilance, un arrêt respiratoire, une hypoxie. Le séjour en salle de réveil doit être la règle, assurant du retour et du maintien de l’autonomie respiratoire, de l’équilibre circulatoire et de la récupération neurologique du patient,
- Une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l’intervention, s’appuie notamment sur :
- une stratégie anesthésique conforme aux recommandations des sociétés savantes et aux standards internationaux, établie par écrit et consignée dans le dossier du patient, mise en œuvre sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur ;
- l’emploi systématique de matériel anesthésique de suppléance et de moniteurs de surveillance avec alarme permettant de prévenir la survenue d’une hypoxie, d’une hypotension, d’un trouble du rythme cardiaque, d’une hypothermie, d’une complication opératoire ou anesthésique ;
- la disposition, en salles d’opération et de réveil, de l’arrivée des fluides médicaux et d’aspiration par le vide et de moyens de contrôle continu du débit d’oxygène, de la saturation du sang en oxygène, des pressions et débits ventilatoires et de la concentration en gaz carbonique expiré si le patient est intubé.
La prévention des infections et des accidents thrombo-emboliques incombe également aux médecins anesthésistes-réanimateurs.
La plus grande fréquence des chirurgies ambulatoires ou de court séjour impose une actualisation des mesures de sécurité. Une réflexion est en cours pour adapter le processus réglementaire à cette évolution.
Des procédures de signalement et de suivi des accidents, une revue de morbimortalité, le contrôle de la conformité aux recommandations, l’accréditation, le respect d’une check-list opératoire contribuent à la démarche qualité.
L’ensemble de ces mesures soutenues par une réglementation toujours plus contraignante ne permettent cependant pas le contrôle total des risques systémiques complexes ou rares. En France, le nombre des événements indésirables serait de 60 000 à 95 000 par an pour 11,5 millions d’anesthésies; la moitié d’entre eux serait évitables.

Étym. lat. securitas : exemption de soucis, tranquillité d'esprit ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience

sécurité civile l.f.

civilian safety

Ensemble des mesures et moyens administratifs de prévention et de secours élaborés pour la protection des populations vis-à-vis des risques de toute nature : catastrophe naturelle ou accidentelle, guerre, etc.
La sécurité civile dispose d’une organisation structurée aux différents échelons territoriaux et dépend du ministre de l’intérieur. Les actions de prévention portent principalement sur le contrôle du respect des règles de sécurité dans les lieux d’accueil du public ou d’activité économique et sur l’élaboration de plans de secours par exemple le plan ORSEC. L’organisation des secours locaux relève de l’autorité directe du préfet qui coordonne les moyens.

Étym. lat. securitas : exemption de soucis, tranquillité d'esprit  → ORSEC (plan)

sécurité (position latérale de) l.f.

safety lateral posture

position latérale de sécurité

Sécurité sociale l.f.

social security

Organisation de la protection sociale basée sur un système national de répartition et de solidarité.
Cet ensemble des régimes de base de protection sociale comporte quatre branches : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles.
En France, la Sécurité sociale n’existe pas comme entité administrative unique. D’une part, les régimes ne sont pas différenciés les uns par rapport aux autres. D’autre part, au sein du régime général (le plus important par le nombre de ses affiliés), le financement et la gestion des trois grands risques couverts se sont séparés en trois organismes : l’un affecté aux allocations familiales, un autre aux retraites de vieillesse, et un autre à l’assurance maladie, aux accidents du travail et maladies professionnelles ainsi qu’aux soins liés à la grossesse et à la maternité.
Ainsi, c’est souvent par erreur que, dans le langage courant, on dit sécurité sociale, quand il faudrait dire régime général ou assurance malade.
Les prestations de l’assurance maladie sont complétées par celles versées par les mutuelles ou complémentaires santé.

maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles régime général, mutuelle

zone de sécurité du génome l.f

genomic safe harbor (GSH)

Site du génome apte à intégrer un nouvel ADN qui sera fonctionnel et n’altèrera pas le génome hôte.
Les zones ainsi définies sont idéales pour y introduire des transgènes à application thérapeutique (thérapie génique). Leur identification et leur validation dans le génome humain sont en cours.

[Q1]

Édit. 2017

agence européenne de sécurité alimentaire l.f.

european food safety authority

Agence  fondée par l’Union européenne opérant indépendamment de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres de l’Union Européenne.
Créée en 2002, à la suite de crises de sécurité alimentaire. Elle se veut une source impartiale de conseils scientifiques et de communication sur les risques associés à la chaîne alimentaire.  Les responsabilités respectives des évaluateurs des risques et des gestionnaires des risques sont séparées.

Sigle angl. FSA

[E1]

Édit. 2019

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