infection à virus respiratoire syncytial l.f.
respiratory syncytial virus infection
→ virus respiratoire syncytial (infection à)
infections respiratoires chez l'immuno
- la sémiologie clinique et radiologique,
- l'examen de l'expectoration à la recherche de légionnelles, mycobactéries, aspergillus, etc.,
- le lavage broncho-alvéolaire et les prélèvements distaux protégés, méthodes de choix pour les recherches bactériologiques.
Les principales infections respiratoires opportunistes sont pour :
- les parasitoses : la pneumocystose, la toxoplasmose, l'anguillulose, plus rarement la leishmaniose et la cryptosporidiose,
- les mycoses : l'aspergillose, la mucormycose, les candidoses, la cryptococcose,
- les infections virales : le cytomégalovirus, les virus herpès zoostères et simplex, les virus de la grippe, le virus syncytial respiratoire.
- les infections bactériennes, les plus fréquentes : les pneumococcies, les bacilles gram—, les légionnelloses, la nocardiose, le rhodococcus.
- la tuberculose et certaines mycobactérioses atypiques (M. avium-intracellulare, M. xenopi, M. kansasii).
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
insuffisance respiratoire aigüe l.f.
Baisse brutale de la PaO2 au-dessous de 60 mm de mercure avec ou sans élévation de la PaCO2)
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
insuffisance respiratoire chronique l.f.
respiratory insufficiency, respiratory failure
Etat pathologique transitoire ou persistant relevant d’une incapacité de l’appareil respiratoire à assurer les échanges gazeux indispensables à l’organisme (apport d’oxygène et et/ou élimination du dioxyde de carbone) se traduisant dans le sang artériel par une baisse de la pression partielle d’oxygène (PaO2) et/ou une élévation anormale de la pression partielle du dioxyde de carbone (PaCO2).
Elle est la conséquence définitive de différentes affections qui conduisent à discerne :
- les insuffisances obstructives liées à une atteinte parenchymateuse (bronchopneumopathies chroniques obstructives, asthme sévère),
- les insuffisances restrictives, généralement dues à une atteinte squelettique, neurologique ou neuromusculaire.
Le syndrome est caractérisé par une dyspnée apparaissant lors d'efforts de plus en plus faibles et évoluant finalement vers une dyspnée permanente.
L'insuffisance respiratoire se présente sous des aspects un peu différents selon la partie de la fonction respiratoire qui est la plus atteinte, car l'insuffisance d'une partie de la fonction est compensée dans une certaine mesure par les autres parties : l'insuffisance ventilatoire entraîne une hypercapnie, compensée par la circulation, mais inversement quand la fonction circulatoire devient insuffisante l'hypoxie tissulaire qui en résulte est compensée au repos par une hyperpnée, d'où hypocapnie. Toutes les insuffisances respiratoires graves sont caractérisées par un syndrome d'hypoxie-hypercapnie avec compensation rénale de l'acidose respiratoire par rétention des bicarbonates Il en résulte des perturbations de l'équilibre humoral entraînant des troubles cardiaques, rénaux, cérébraux, etc. L'insuffisance respiratoire ne peut être ramenée à une simple insuffisance ventilatoire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ bronchopathie, asthme, asthme, hypercapnie, hypoxie, incapacité fonctionnelle insuffisance fonctionnelle, respiration,
insuffisance respiratoire chronique (décompensation aigüe d'une) l.f.
acute insufficiency in chronic respiratory insufficiency
Les insuffisants respiratoires chroniques peuvent se décompenser rapidement sous l'influence de causes minimes (Par ex. infection bronchique banale) : du fait de la compensation de leur hypercapnie chronique, ces patients ont accumulé une grande quantité de bicarbonates dans leur milieu intérieur et leur équilibre acidobasique est particulièrement instable.
La situation est caractérisée par l'apparition rapide d'un ou de plusieurs signes tels que l'augmentation de la dyspnée avec tachypnée, des troubles psychiques, la mise en charge de tous les muscles ventilatoires (tirage, respiration abdominale paradoxale), l'aggravation des données de dosages des gaz du sang. Chez de tels malades, en général atteints de pneumopathie obstructive, la réanimation est délicate : une ventilation artificielle imprudente peut amener des barotraumatismes pulmonaires, un collapsus circulatoire (collapsus de reventilation) et une perfusion trop rapide peut entraîner un œdème pulmonaire.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ collapsus de reventilation, hypocapnie, incapacité fonctionnelle, insuffisance fonctionnelle
kinésithérapie respiratoire l.f.
respiratory physiotherapy
Ensemble des traitements visant à permettre aux malades, ayant un encombrement bronchique, d'évacuer leurs sécrétions et d'utiliser au mieux et en les renforçant, leurs muscles respiratoires.
Les muscles à faire travailler sont surtout le diaphragme et les muscles de la sangle abdominale. Les techniques kinésithérapiques sont très utiles aux bronchitiques chroniques bronchorrhéiques, dilatés des bronches, emphysémateux et asthmatiques.
La kinésithérapie est nécessaire dans la prévention et le traitement des séquelles pleurales au cours des pleurésies en particulier purulentes et tuberculeuses, pour la préparation aux interventions et durant leurs suites opératoires.
Syn. rééducation respiratoire
maladie dite cytochromique du muscle et du système nerveux l.f.
cytochrome-related disease of muscle and nervous system
Mitochondriopathie avec ataxie progressive, fatigue, aréflexie, myopathie oculaire et démence.
L’affection est autosomique dominante (MIM 124000).
A. J. Spiro, neurologue américain (1970)
Étym. gr. cutos : cellule ; chrôma : couleur
Syn. déficit du complexe III de la chaîne respiratoire mitochondriale
maladies virales respiratoires aigües des voies aériennes inférieures (causes des) l.f.p.
viral disease of lower respiratoiry tract (etiology)
Les maladies respiratoires aigües sont d'origine virale dans près de 2/3 des cas.
Elles appartiennent à 8 genres différents représentant plus de 200 virus anti
Ces virus sont :
- des rhinovirus,
- des coronarovirus,
- le virus respiratoire syncytial,
- le virus para-influenzae,
- des adénovirus,
- les virus influenzae A et B,
- des entérovirus,
→ pneumonies et bronchopneumonies virales
mouvement respiratoire du fœtus l.m.
fœtal respiratory movements
Mobilisation de la cage thoracique du fœtus, sans hématose pulmonaire puisque le poumon fœtal n'est pas fonctionnel.
Ils apparaissent précocement, dès la 10e semaine de grossesse, et représentent un signe de bien-être fœtal. D'abord continue, l'activité respiratoire devient intermittente, à 30% du temps à terme, puis disparaît au cours du travail.
mycose respiratoire l.f.
mycosis of lung
Affection de l'appareil respiratoire provoquée par des champignons.
L'aspergillose est la plus fréquente des mycoses respiratoires observées en France, où elle se présente sous quatre formes anatomocliniques :
- aspergillose pulmonaire diffuse ;
-aspergillose bronchique avec ses trois variantes que sont la bronchite aspergillaire simple, la bronchite aspergillaire obstructive et l'aspergillose bronchique avec manifestations allergiques ou maladie de Hinson ;
- aspergillose intracavitaire, dite "aspergillome"
- aspergillose pleurale.
Les candidoses bronchopulmonaires sont rares.
Les cryptococcoses pulmonaires ne sont plus rares depuis le début de l'épidémie de Sida.
L'histoplasmose est la mycose d'importation la plus souvent rencontrée en France.
Les mucormycoses provoquent des lésions cutanéomuqueuses nécrotiques de la face qui se développent à partir des sinus.
Étym. gr. mukês : champignon
→ aspergillome, aspergillose, aspergillose bronchopulmonaire allergique, aspergillose pleurale, aspergillose pulmonaire chronique nécrosante, aspergillose pulmonaire diffuse, aspergillose pulmonaire invasive, cryptococcose, histoplasmose, mucormycose
nerf respiratoire de Charles Bell l.m.
C. Bell, Sir, chirurgien et physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1774-1842)
nerf respiratoire externe l.m.
nerf thoracique long l.m.
nervus thoracicus longus (TA)
long thoracic nerve
Branche collatérale motrice du plexus brachial née des branches antérieures des cinquième et sixième nerfs spinaux cervicaux.
Elle descend sur la paroi latérale du thorax en arrière des vaisseaux thoraciques latéraux. Elle fournit un rameau à chacune des digitations du muscle grand dentelé.
C. Bell, Sir, chirurgien et physiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1774-1842)
Syn. anc. nerf respiratoire de Charles Bell, nerf respiratoire externe ; nerf du muscle grand dentelé.
oculo-respiratoire (réflexe) l.m.
oculorespiratory reflex
→ réflexe oculo-respiratoire, réflexe oculocardiaque
Édit. 2017
partie respiratoire de la tunique muqueuse du nez l.f.
pars respiratoria tunicae mucosae nasi (TA)
respiratory region of mucosa of nasal cavity
Partie inférieure de la muqueuse nasale qui correspond au flux respiratoire par opposition à la partie supérieure qui correspond au flux olfactif.
physiologie respiratoire (symboles) l.m.
symbols of respiratory physiology
La normalisation des formules de physiologie respiratoire a été faite au Congrès d'Atlantic City en 1950 sous la présidence de J. Pappenheimer.
Principes : Les symboles chimiques sont pris comme tels en petites capitales, les variables sont, en règle, écrites en grandes capitales, sauf pour f, la fréquence respiratoire ; les petites capitales sont aussi utilisées pour préciser la nature ou la localisation des grandeurs mesurées dans l'air ; les minuscules sont utilisées pour préciser la localisation des grandeurs mesurées dans le sang ; les sigles précisant les conditions de mesure sont écrits en petites capitales ou en minuscules et des symboles spéciaux sont tirés des mathématiques ou de la physicochimie.
[Fondée sur des principes simples,cette normalisation n'est pas toujours respectée en pratique car certains symboles sont difficiles à écrire correctement,même à la main. Nous donnons pourtant ci,dessous la traduction du tableau original d'Atlantic City ]
PNO sigle m.
1) pour PNeumOthorax, dans les maladies de l’appareil respiratoire ;
2) pour Plan Neuro-Oculaire, en ophtalmologie.
→ pneumothorax, plan neuro-oculaire
quotient respiratoire l.m.
respiratory quotient
Rapport entre le volume de dioxyde de carbone (CO2) rejeté et le volume d’oxygène (O2) consommé : chez le sujet normal la valeur moyenne du quotient respiratoire est : R = V'CO2 /V'O2 = 0,8 au repos.
L'assimilation par Lavoisier de la respiration à une combustion du carbone, selon la formule globale
C + O2 → CO2, montre qu'à une molécule d’O2 consommée correspond une molécule de CO2 produite. Selon l'hypothèse d'Avogadro-Ampère on peut déterminer ce quotient par le rapport des volumes ou des débits gazeux pendant une durée donnée. Sa valeur moyenne varie selon la nature des aliments consommés par l'organisme et la valeur «instantanée» (mesurée sur moins d'une minute) dépend des conditions physiopathologiques, d'où son intérêt en anesthésiologie et en réanimation.
Par ex. lors de la contraction musculaire rapide, qui consomme essentiellement des glucides, R tend vers 1, au contraire dans le jeûne lorsque le sujet brule ses lipides, R tend vers 0,7. Comme il sort des poumons R fois moins de CO2 qu'il n'entre d’O2, il en résulte que, pour R = 0,8, l'organisme «aspire» un débit d'air égal à 0,6 L/min. De ce fait cette «pompe» diminue la pression qui règne dans l'organisme : elle devient plus faible d'environ 10% que la pression atmosphérique (A. Strohl, 1922) : c'est le mécanisme du vide pleural. De même, si l'on injecte un gaz dans l'un des espaces virtuels de l'organisme (plèvre, péritoine, cavité articulaire), ce gaz est rapidement résorbé.
Mais, lorsqu'on considère les échanges respiratoires locaux, la valeur instantanée du rapport entre l’O2 absorbé et le CO2 rejeté peut être notablement supérieur à l'unité, notamment au niveau des lobules des sommets des poumons, très ventilés et peu irrigués, où il est de l'ordre de 3 chez le sujet debout.
Ce rapport intervient dans le calcul du métabolisme basal pris dans certaines conditions.
| Aliments brûlés | Quotient respiratoire |
| Valeurs moyennes à l’équilibre | |
| Glucides | R = 1 |
| Protides | R = 0,8 |
| Lipides | R = 0,7 |
| Valeurs “instantanées” | |
| Jeûne, dénutrition | R tent vers 0,7 |
| Exercice musculaire modéré, frisson | R tent vers 1 |
| Ventilation/Perfusion | R varie dans le même sens |
A. L. de Lavoisier, physicien français (1743-1794), A. Avogadro, chimiste italien (1776-1856), A. M. Ampère, physicien et mathématicien français (1775-1836)
Sigle QR
R symb. du
1) röntgen ou du
2) quotient respiratoire
→ röntgen
quotient respiratoire
réanimation cardiorespiratoire l.f.
cardio-respiratory resuscitation
Méthode utilisée pour faire face en urgence aux détresses cardiorespiratoires.
Elle comporte :
- la libération des voies aériennes, l'intubation trachéale avec désencombrement et oxygénation pour restaurer la respiration autonome,
- un massage cardiaque externe, en cas d'arrêt circulatoire,
- la prise d'un abord veineux,
Dès lors peuvent être faits un bilan et un diagnostic de la cause de la détresse pour discuter d'un traitement chirurgical s'il y a lieu et de toute autre mesure médicale nécessaire.
réanimation cardiorespiratoire et cérébrale l.f.
cardio-respiratory and cerebral ressuscitation
Méthode de réanimation pour faire face en urgence aux détresses cardiorespiratoires.
Les gestes de premier secours doivent être strictement coordonnés dans l'ordre indiqué sur le tableau ci-dessous (imité de Peter Safar (1981), légèrement modifié).
P. Safar, médecin réanimateur américain (1981)
→ arrêt cardiaque, arrêt circulatoire, défibrillation, intubation, massage cardiaque
rééducation respiratoire l.f.
breathing retraining
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
réflexe oculo-respiratoire l.m.
oculorespiratory reflex
Réflexe oculaire avec bradypnée, rythme irrégulier puis apnée, analogue au réflexe oculocardiaque et ayant les mêmes voies afférentes, mais projeté sur les centres respiratoires (centre pneumotaxique et centres médullaires).
Ses voies efférentes empruntent le nerf phrénique et les autres nerfs des muscles respiratoires, mais pas le pneumogastrique : il n'est donc pas inhibé par l'atropine.
sommeil (syndromes d'apnée du) l.m.p.
sleep apnea syndromes
Type de troubles surtout fréquents chez l'homme de la cinquantaine, obèse, dominés par une somnolence diurne de niveau variable et par un ronflement nocturne qu'interrompent des arrêts respiratoires répétés, sinon des hypopnées, survenant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de fois dans la même nuit (au moins cinq par heure de sommeil).
Seul, l'enregistrement polysomnographique permet une certitude diagnostique. Il précise ou contribue à préciser le type et la durée des apnées, leurs répercussions, notamment cardiovasculaires (pic tensionnel et rythmique lors des reprises ventilatoires), l'hypoxémie et l'hypocapnie sanguine, la fragmentation et la désorganisation du sommeil, ces dernières en règle non perçues par le patient.
Parmi les complications ou associations, seront citées : l'hypertension artérielle, une ischémie cardiaque ou cérébrale, une hypertension artérielle pulmonaire et une atteinte cognitive. Elles peuvent inaugurer la scène clinique.
À des degrés divers, semblent intervenir deux ordres de facteurs : mécaniques (notamment étroitesse des voies aériennes supérieures) et centraux (troubles de la commande des muscles de celles-ci, anormalement hypotoniques, avec réduction accrue de la surface pharyngée, déjà physiologiquement diminuée lors du sommeil).
Premier traitement utilisé, la trachéotomie a restreint ses indications aux échecs des autres méthodes du fait de la gêne qu'elle apporte. Méthode de référence, la pression positive continue empêche l'obstruction pharyngée pendant l'inspiration. Le développement des procédés chirurgicaux (uvulopalato-pharyngoplastie, p. ex.) et orthodontiques nécessite des prises de décision interdisciplinaires. Des améliorations ont été relevées après une perte de poids.
Syn. syndrome de Pickwick, décrit en hommage à Ch. Dickens (1836) par C.S. Burwell et coll. (1956), sous forme d'obésité, insuffisance cardiorespiratoire et somnolence
Sigle SAS