Kistner (classification de) l.f.
Kistner's classification
Classifïcation en quatre stades de l'endométriose pelvienne permettant, après un bilan d'extension poussé jusqu'à la cœlioscopie ou la laparotomie, d'évaluer l'étendue et la sévérité des lésions endométriosiques.
Son intérêt est pronostique et thérapeutique. Actuellement peu utilisée, cette classification a le mérite d'être très précise.
R. W. Kistner, gynécologue américain (1977)
lentille esthétique l.f.
cosmetic lens
Lentille de contact destinée à modifier l'apparence de l'œil.
electrostatic lens
Lentille formée d'électrodes métalliques percées suivant leur axe commun d'un trou circulaire permettant le passage du faisceau d’électrons, et portées à des potentiels fixes ou réglables.
L'optique électronique ou plus généralement l'optique corpusculaire s'intéresse aux trajectoires d'électrons libres accélérés, et à tous les procédés permettant de guider ces particules dans un espace où règne un vide poussé. Elle utilise différentes méthodes de calcul (analytiques, ou sur ordinateur) ou des méthodes analogiques.
On peut se servir d'électrons issus d'une surface émissive pour obtenir l'image de cette surface sur un écran fluorescent, ou bien utiliser ces électrons accélérés sous quelques dizaines ou centaines de kilovolts pour former l'image d'un
Les microscopes électroniques à très haute résolution permettent de voir des détails de l'ordre du dixième de nanomètre.
→ microscope électronique, microscope électrostatique
[B1]
Édit. 2017
leucémie myélomonocytaire chronique de l'enfant l.f.
juvenile myelomonocytic leukemia
Hémopathie maligne associant une prolifération granuleuse et monocytaire à une dysérythropoïèse avec augmentation considérable du taux de l'hémoglobine F.
Cette maladie qui survient avant quatre ans, surtout chez le garçon, est biologiquement caractérisée par une pousse spontanée des progéniteurs granulomonocytaires in vitro.
B. M. Cummings, pédiatre américain (2019)
Syn. leucémie myéloïde chronique juvénile; leucémie granulocytaire chronique; Leucémie myélomocytaire chronique infantile;
leucémie myélomonocytaire chronique et subaiguë; syndrome de monosomie 7 infantile.
[F1, O1]
Édit. 2020
milieux de culture du complexe tuberculosis l.m.p.
tuberculosis complex culture
Milieu solide à l'œuf coagulé, contenant du vert malachite pour inhiber la croissance des germes contaminants, le milieu de culture de Löwenstein-Jensen est le milieu de culture de référence.
À l'intérieur de ce complexe on ne peut identifier les différentes espèces en cause par hybridation. L'identification repose sur l'observation des colonies et sur les épreuves biochimiques.
Il existe plusieurs variantes du milieu de Löwenstein-Jensen : Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum poussent mieux si du pyruvate est additionné à ce milieu.
Le milieu de Coletsos donne des colonies plus volumineuses car en plus du glycérol, il contient du pyruvate et Mycobacterium bovis y pousse plus facilement.
Ces milieux à l'œuf sont très sensibles. Les colonies y ont un aspect caractéristique. Ils ont un très faible coût de revient, mais leur opacité ne permet pas d'observer l'apparition des colonies précocement. La culture est lente, 20 à 30 jours pour Mycobacterium tuberculosis, 45 à 60 jours pour Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum. Les souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes à l'isoniazide ont aussi une croissance lente.
Les milieux liquides et celui de Sauton permettent la croissance de Mycobacterium tuberculosis en une dizaine de jours sous forme d'un voile.
L'épreuve à la niacine (niacin-test) est positive pour Mycobacterium tuberculosis ; il réduit aussi les nitrates en nitrites (nitrate+). Mycobacterium bovis est nitrate(-) et niacine(-).
[D1]
Mycobacterium bovis
Mycobacterium bovis
Agent de la tuberculose bovine, découvert en 1902.
Il s'observait surtout, chez l'Homme, dans les tuberculoses digestives, péritonéales et ganglionnaires. La contamination se faisait principalement par voie digestive, par l'intermédiaire du lait issu d'un cheptel contaminé. La contamination interhumaine de M. bovis se fait par voie aérienne comme pour M. hominis. La disparition de M. bovis est due à la prévention de la tuberculose dans le cheptel bovin (abattage) et par la stérilisation du lait. Elle peut s'observer encore dans les populations africaines immigrées depuis peu.
M. bovis pousse en 45 à 60 jours sur milieux enrichis type Löwenstein-Jensen donnant des colonies lisses homogènes, translucides (permettant le passage de la lumière). Il est microaérophile, s'enfonçant dans le milieu de culture comme M. Africanum.
Le pyrazinamide est inactif sur M. bovis. C'est avec une souche de M. bovis virulente que l'on prépare le BCG par 230 passages sur milieux à la pomme de terre, biliés et glycérinés.
Mycobacterium xenopi
Mycobacterium xenopi
Mycobactérie appartenant au groupe II à croissance lente et scotochromogène.
Cette espèce est souvent responsable d'infection pulmonaire chronique en Europe du Nord et en Australie. En France, elle est en troisième place derrière Mycobactérium tuberculosis et Mycobacterium bovis.
Elle colonise volontiers d'anciennes cavités pulmonaires détergées et guéries, p. par exemple d'anciennes lésions tuberculeuses excavées.
Xenopi n'est souvent pigmenté qu'à la primoculture. Il pousse plus vite à 42° qu'à 37°, donnant de petites colonies de longs bacilles.
Pereyra (opération de) l.f.
Pereyra's operation
Technique simplifiée de colposuspension pour incontinence urinaire chez la femme.
Une petite incision sus-pubienne est réalisée jusqu'à l'aponévrose. La canule coudée de Pereira est introduite par l'incision sus-pubienne. Elle est poussée dans l’espace de Retzius à l'aveugle, le trocart étant retiré, et ressort par le vagin à droite du col de la vessie, repéré par le relief du ballonnet d'une sonde de Foley à 3 ou 4 cm du méat. Le trocart est ensuite poussé dans la canule, sort au niveau de la coudure de celle-ci et perfore le vagin à 2 cm d'elle. Un fil d'acier est placé dans l'œillet terminal de la canule et l'autre extrémité dans celui du trocart. L'ensemble est retiré par l'incision sus-pubienne. La même manœuvre est réalisée de l'autre côté. Les fils de droite sont noués à leurs homologues du côté gauche, au-devant de l'aponévrose abdominale. De leur tension dépend l'accentuation de l'angle cervico-urétral. On complète par une cautérisation profonde au bistouri électrique, dont la pointe est introduite au niveau des tissus para-urétraux de part et d'autre de l'urètre.
A. J. Pereyra, chirurgien urologue américain (1959)
phase anagène l.f.
anagene phase
Phase du cycle pilaire au cours de laquelle le poil ou le cheveu est en période de pousse.
La phase anagène comporte six stades :
- stade 1 : activation des cellules papillaires et mitoses des cellules germinales bulbaires ;
- stade 2 : développement du bulbe en profondeur et autour de la papille dermique ;
- stade 3 : début de synthèse d'un cheveu anagène naissant, de forme cônique, ne dépassant pas la gaine épithéliale interne ;
- stade 4 : développement de la mélanogénèse ;
- stade 5 : l'extrémité distale du cheveu dépasse la gaine épithéliale interne ;
- stade 6 : émergence du cheveu à la surface du cuir chevelu.
Au niveau du cuir chevelu, la phase anagène dure en moyenne de 2 à 4 ans chez l'homme et de 3 à 6 ans chez la femme.
Étym. gr. ana : en haut ; genos : origine
plancher pelvien (théorie du) l.f.
pelvic floor theory
Théorie expliquant la rotation intrapelvienne du sommet fœtal en variété occipitopubienne à la partie basse de l'excavation.
La disposition en carène des muscles releveurs de l'anus, ainsi que leur tonicité, déterminent la rotation du sommet fœtal. Quand l'occiput prend contact par sa partie postérieure avec la carène, il est poussé par la contraction utérine sur le plan incliné, ce qui entraîne sa migration vers le bas, l'avant et en dedans.
[O3]
Édit. 2020
pompe péristaltique l.f.
peristaltic pump
Dispositif dans lequel la compression programmée d'un tube souple par des « doigts », qui agissent l'un après l'autre, propulse le liquide contenu dans le tube.
La pression de doigts agissant successivement sur le tube produit une compression qui se déplace comme une onde péristaltique, ce qui pousse le liquide à l'intérieur du tube et produit un débit pulsé à chaque cycle.
précaution (principe de) l.m.
principle of precaution
«L'absence de certitude, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable» (Loi du 2 février 1995 relative au renforcement et à la protection de l'environnement dite loi Barnier).
Ce principe, proposé à la Conférence de Rio de Janeiro (1992) et repris pour l'environnement par l'Union Européenne (conférence de Schengen), a été étendu au domaine médical bien que sa valeur juridique soit très contestée, car, en droit, un «principe» n'implique pas une application obligatoire tant qu'elle n'a pas été spécifiée par un règlement dans chaque cas particulier.
En fait il semble que ce principe ne devrait s'appliquer qu'aux décisions administratives concernant des enjeux importants (prévention d'épidémies, prévention de la transmission à l'homme de l'encéphalite spongiforme, etc.) et non aux décisions médicales individuelles.
Respecter le vieux principe médical primum non nocere, «d'abord ne pas nuire», paraît suffisant comme règle thérapeutique. Cependant le «principe de précaution» a été, abusivement, semble-t-il, poussé à l'extrême avec la notion de «risque zéro», notamment dans le domaine de protection contre les radiations ionisantes ou dans celui des très faibles doses de polluants toxiques.
pulsion n.f.
drive, instinct
Quantité d'énergie interne à l'organisme, qui permet le fonctionnement de l'appareil psychique et le pousse à réaliser certains buts.
Le mot allemand "trieb" ne saurait être traduit en français par instinct.
S. Freud distingue quatre éléments susceptibles de cerner le phénomène pulsionnel : la poussée (afflux d'excitations internes), la source (zone corporelle siège de l'excitation), l'objet (non spécifique) et le but (la résolution de la tension interne).
La pulsion a des représentants psychiques au moyen desquels elle s'inscrit dans l'appareil psychique, mais qui se voient refuser une première prise en charge dans le conscient (refoulement originaire).
D'autres représentations, qui leur sont liées, sont secondairement refoulées et formeront les contenus de l'inconscient en même temps que des lieux d'investissement pour l'énergie pulsionnelle.
Par ailleurs, Freud a toujours voulu maintenir au centre de sa théorie la notion de conflit, qui l'obligeait à postuler une dualité pulsionnelle.
recommandations de bonnes pratiques médicales l.f.p.
Propositions développées méthodiquement pour aider le praticien et le patient à rechercher les soins les plus appropriés dans des circonstances cliniques données.
Destinées à donner aux médecins une synthèse des connaissances scientifiques sous une forme utilisable dans le cadre de leur activité elles sont élaborées par la Haute autorité de santé (HAS), l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ainsi que par les sociétés savantes. Selon l’arrêt Mercier de la Cour de cassation en 1936,elles correspondent à l’obligation du praticien à se fonder sur les données acquises de la science tout en respectant sa liberté d’exercice lorsqu’il considère que la situation particulière du malade le justifie. En outre, la préoccupation de la « maîtrise médicalisée des dépenses de santé », apparue dans les années 1990, pousse à la standardisation des soins.
rotamètre n.m.
rotameter
Débimètre massique à orifice variable très utilisé sur les appareils d'anesthésie car il est très fidèle et très fiable.
Il consiste en un tube légèrement conique, évasé vers le haut, où circule le gaz qui pousse un flotteur cylindrique jusqu'à un niveau correspondant à une pression qui équilibre son poids : ce niveau permet de mesurer le débit du fluide sur une échelle étalonnée (qui n'est pas proportionnelle car le régime ne suit pas la loi de Poiseuille) qui permet la lecture directe du débit. Pour assurer un bon centrage du flotteur, deux encoches hélicoïdales sont pratiquées sur son bord vertical, ce qui dévie les filets du fluide et entraîne sa rotation permanente d'où le nom de «rotamètre» donné à l'appareil.
Comme le dispositif de mesure dépend de la pesanteur il convient que l'axe du tube soit bien vertical et il faut prendre garde à la parallaxe lors de la lecture de l'échelle.
→ débitmètre, Poiseuille (loi de)
Sabouraud (milieu de) l.m.
Sabouraud’s agar
Milieu gélosé (glucose, peptone, agar) très utilisé en mycologie, souvent additionné de chloramphénicol pour inhiber la pousse de bactéries ou de cycloheximide afin d’éviter le développement de moisissures, sauf évidemment quand ce sont ces micromycètes qui sont recherchés.
R. Sabouraud, dermatologiste français (1892)
tricholome tigré l.m.
Champignon basidiomycète à lamelles roses, de l’ordre des agaricales, qui pousse dans les bois ou les prés.
Le tricholome tigré (chapeau marron foncé) est vénéneux ; il est responsable du syndrome tricholomien. Le tricholome de Saint-Georges (chapeau blanc crème), dit mousseron, est comestible.
Étym. gr. thrix, trikhos : cheveu ; lôma : frange
→ syndrome tricholomien, accidents précoces par ingestion de champignons
[D2,G1,G2,G4,H1,H3,R2]
Édit. 2017
Trichosporon cutaneum
Trichosporon cutaneum
Champignon levuriforme, normalement commensal de la peau mais qui peut diffuser à tout l’organisme chez les malades immunodéprimés.
Après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, les colonies ont 15 à 17 mm de diamètre. Cette espèce est dimorphique, les souches jeunes se multipliant par simple bourgeonnement des levures, alors que les souches plus âgées ont l’aspect typique du genre avec des filaments et des arthrospores. Trichosporon cutaneum assimile le mélibiose, est inhibée par le cycloheximide à 0,01% et ne pousse pas à 37°.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
Syn. Trichosporon beigelIi
Trichosporon mucoides
Trichosporon mucoides
Champignon levuriforme responsable d’infections profondes, dont les colonies ont, après 10 jours de culture sur milieu de Sabouraud sans chloramphénicol, 13 à 17 mm de diamètre.
D’aspect humide et brillant, elles présentent des fissures radiaires étroites mais profondes. Les filaments se désarticulent rapidement en arthrospores mais il existe aussi des spores latérales, clavées, qui, avec l’âge, deviennent très réfringentes. Seule la physiologie permet de distinguer cette espèce de T. cutaneum, puisque T. mucoides assimile le mélibiose, pousse à 37° et est tolérant au cycloheximide.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; sporon : semence
trocart de Baux et Combel l.m.
Trocart pour la ponction de la paroi utérine lors de la phlébographie par voie endo-utérine.
En forme de canule légèrement courbe terminée par une olive, il était poussé jusqu’au contact de la paroi utérine où il guidait l’aiguille d’injection, ne lui permettant de pénétrer dans la musculeuse que jusqu’à une profondeur prédéterminée.
R. Baux et R. Combel, gynécologues français (1954)
tube Coolidge l.m.
Coolidge’s tube
Tube radiogène au vide très poussé dans lequel circulent librement les électrons émis par un filament (cathode) porté à l’incandescence (effet thermoélectronique).
Le filament est chauffé (effet Joule) par un circuit électrique à basse tension. L’intensité du courant de chauffage détermine l’intensité électronique qui traverse le tube, donc le débit de rayons X. Perfectionnés, mais utilisant le même principe, des tubes Coolidge de divers types équipent les installations radiologiques actuelles.
W.D. Coolidge, physicien américain (1913)
vigilance n.f.
vigilance, watchfulness
1) État de réactivité de l'organisme et capacité adaptative qui en découle.
On admet qu'elle varie depuis le sommeil jusqu'à la veille attentive. Ainsi, la vigilance associe deux notions : celle de veille, par opposition au sommeil et celle de vigueur en liaison avec une attention très vive.
2) En neurophysiologie, fonction qui maintient l'état d'alerte ou d'éveil de l'écorce cérébrale grâce à un mécanisme complexe formé de plusieurs pièces interconnectées, mais dont un des éléments principaux est le système réticulé activateur ascendant du tronc cérébral.
Celui-ci projette de façon diffuse sur le cortex, directement et par l'intermédiaire du thalamus. Son activité tonique est modulée par de multiples afférences, surtout sensitives et sensorielles, contribuant à la fonction d'éveil. Sa relative hétérogénéité fonctionnelle rend compte d'états dissociés entre l'éveil cortical, évalué sur la conscience et l'électrogenèse, et l'éveil comportemental, apprécié sur certaines formes de la réactivité sous-corticale.
3) En psychologie appliquée, synonyme d’attention et, de façon plus restrictive, capacité de déceler des signaux imprévisibles et faiblement supraliminaires (épreuves de vigilance).
4) En terminologie administrative de la santé, attitude de prudence permettant de réduire les incidents et accidents éventuels.
Plusieurs mots composés utilisent ce mot en suffixe pour désigner des systèmes administratifs centralisés permettant de recenser, évaluer et combattre les accidents et incidents mettant en cause des médicaments (pharmacovigilance, hémovigilance), des dispositifs médicaux (matériovigilance), des moyens de laboratoire biologique (réactovigilance),
Il est utile de souligner le soin poussé des autorités de santé humaine pour surveiller et encadrer strictement la recherche biomédicale et regrouper les informations adressées par les expérimentateurs. La réglementation est rassemblée dans le Code de la santé publique qui bénéficie de fréquentes mises à jour.
H. Head, Sir, neuropsychiatre britannique (1923)
Étym. lat. vigilantia : déverbal de vigilere : veiller (fréquentatif de vigere : être fort)
→ coma vigil, hémovigilance, matériovigilance, pharmacovigilance, réactovigilance, végétatif (état)
étirement n.m.
stretching
Manœuvre de rééducation qui pousse l'effort musculaire et tendineux au maximum de son ampleur physiologique dans le sens de l'extension-allongement.
[I3]
Édit. 2018
lentille électrostatique l.f.
Lentille formée d'électrodes métalliques percées suivant leur axe commun d'un trou circulaire permettant le passage du faisceau d’électrons, et portées à des potentiels fixes ou réglables.
L'optique électronique ou plus généralement l'optique corpusculaire s'intéresse aux trajectoires d'électrons libres accélérés, et à tous les procédés permettant de guider ces particules dans un espace où règne un vide poussé. Elle utilise différentes méthodes de calcul (analytiques, ou sur ordinateur) ou des méthodes analogiques.
On peut se servir d'électrons issus d'une surface émissive pour obtenir l'image de cette surface sur un écran fluorescent, ou bien utiliser ces électrons accélérés sous quelques dizaines ou centaines de kilovolts pour former l'image d'un objet extrêmement mince, de quelques dizaines ou de quelques centaines de nanomètres (1 nm = 10-9 m), placé sur le trajet du faisceau. Tous les efforts se portent alors sur le pouvoir séparateur des instruments et sur la mise au point de « lentilles » électroniques ayant des aberrations aussi faibles que possible.
Les microscopes électroniques à très haute résolution permettent de voir des détails de l'ordre du dixième de nanomètre.
→ microscope électronique, microscope électrostatique
[B1]
Édit. 2017
cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique l.f. (CPRE)
endoscopic retrograde cholangiopancreatography
Opacification des voies biliaires et du canal de Wirsung grâce à un cathéter mis en place dans l’ampoule de Vater, par un fibroscope à vision latérale introduit par voie orale et poussé jusqu’au duodénum, permettant de réaliser des radiographies puis une thérapeutique.
La CPRE n’est plus utilisée à visée diagnostique mais uniquement thérapeutique.
Ses principales indications concernent l’extraction de calculs de la voie biliaire principale après sphinctérotomie endoscopique. Les sténoses de la voie biliaire principale peuvent, après avoir été dilatées, être traitées par la pose de prothèses temporaires ou définitives, pour drainer les voies biliaires des patients atteints d’un cancer de la tête du pancréas avec ictère. Les indications à opacifier puis drainer le canal de Wirsung sont plus rares (extraction de calculs pancréatiques obstructifs en cas de pancréatite chronique calcifiante, obstruction ou sténose du canal de Wirsung).
La CPRE peut être suivie de complications : poussée de pancréatite aiguë (la plus fréquente), angiocholite aigüe (surtout en cas de voie biliaire mal drainée), cholécystite aigüe (en l’absence de prévention par une antibiothérapie chez les malades ayant une vésicule en place), perforation duodénale, hémorragie papillaire (secondaire à la sphinctérotomie).
→ fibrowirsungographie, cholangographie rétrograde endoscopique
[B2,L1, L2, B3]
Édit. 2020