Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

133 résultats 

rayon périphérique postérieur l.m.

back peripheral optic radius

Rayon de courbure d'une zone périphérique postérieure.
Quand elles sont multiples, ces zones sont numérotées par ordre croissant à partir de la zone entourant la zone optique périphérique.

zone optique centrale,  zone optique périphérique

résistance vasculaire périphérique l.f.

peripheral resistance

Résistance à l'écoulement du sang le long des vaisseaux, exprimée par le rapport de la différence de pression (mmHg) entre l'origine et le point considéré du système vasculaire, et le débit cardiaque (mL/s).
Elle concrétise l’opposition à l’écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins.
Le débit dans un vaisseau est déterminé par trois facteurs : la différence de pression du sang entre ses deux extrémités, la force de propulsion du sang, et l'opposition à son écoulement.
Elle peut être calculée à partir d'une formule dérivée de la loi d'Ohm :
R = (Pi – Pf)/ Q ou Pi est la pression moyenne initiale du vaisseau, Q le débit, Pf la pression moyenne finale dans le vaisseau.
Dans la circulation systémique, la résistance à l’écoulement du sang est pour ses deux tiers environ le fait des artérioles dont le diamètre peut varier dans un rapport de 1 à 4 selon la loi de Poiseuille :
R = 8 η l / π r4 (η est la viscosité du sang, l la longueur et r le rayon du vaisseau).
Ce phénomène de variation du diamètre des vaisseaux appelé vasomotricité est un facteur majeur de régulation de la pression artérielle systémique et localement des débits régionaux. De plus, les résistances systémiques favorisent la transformation du débit pulsatile artériel en débit continu capillaire et veineux nécessaire aux échanges entre les cellules et le compartiment vasculaire.

Poiseuille (loi), Ohm (loi d')

sclérocornée périphérique l.f.

peripheral sclerocornea

Malformation congénitale très rare, avec absence de différenciation sclère-cornée au limbe.
Elle prend l’aspect d’un anneau translucide circulaire ou ovalaire qui fait 360 degrés et est accompagné de vaisseaux qui se prolongent à partir du limbe et laissent le centre cornéen fonctionnel. On peut trouver sur cette portion centrale une cornea plana et l'œil peut être hypermétrope fort. Il y a parfois des adhérences iridocornéennes mais pas d'hypertonie ni de microphtalmie. L’affection est autosomique dominante (MIM 181700).

cornea plana

syndrome vestibulaire périphérique l.m.

vestibular peripheral syndrome

Ensemble des symptômes et signes d’examen liés à une lésion du labyrinthe postérieur (ou vestibule) ou du nerf vestibulaire.
Les symptômes sont le vertige rotatoire ou linéaire avec nausées et vomissements. Les signes d’examen associent un nystagmus dont la composante lente dévie du côté lésé et une ataxie. Typiquement, le syndrome vestibulaire périphérique est harmonieux, c’est-à-dire que tous les signes déficitaires battent dans le même sens : ainsi une atteinte du vestibule droit provoque-t-il un nystagmus gauche (mais dont la composante lente pathologique bat vers la droite), une déviation des index et de la marche aveugle vers la droite, un signe de Romberg vers la droite.

M.H. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

vertige, nystagmus, Romberg (signe de), vestibulaire (exploration instrumentale), équilibre, nerf vestibulaire

système nerveux périphérique l.m.

systema nervosum periphericum, pars peripherica systema nervosi (TA)

peripheral nervous system

Ensemble de tous les organes du système nerveux qui n’appartiennent pas au système nerveux central.
Ce sont les ganglions, les nerfs et les plexus.

taxis périphérique l.m.

peripheral taxis

Pression exercée sur les parois d’un utérus inversé lors de la délivrance pour tenter sa réintégration dans la cavité pelvienne.

Étym. gr. taxis : arrangement

tissu lymphoïde périphérique ou secondaire l.m.

peripheral lymphoid tissue

Ensemble des tissus lymphoïdes formé par les ganglions, la pulpe blanche de la rate et les formations lymphoïdes associées aux muqueuses.
Ces tissus sont le lieu de la différenciation terminale des lymphocyes T et B et du passage des lymphocytes sanguins vers le tissu lymphoïde à travers des veinules postcapillaires. Ces tissus sont organisés en zones riches en cellules B (follicules lymphoïdes primaires, centres germinatifs) et en zones riches en cellules T (ex : cortex profond des ganglions).

MALT

vision périphérique l.f.

peripheral vision

Vision assurée par la périphérie de la rétine, en dehors de la zone maculaire.
Cette vision est caractérisée par une faible acuité, par une moindre sensibilité aux couleurs, mais aussi par une remarquable sensibilité au contraste et au mouvement.

vision, vision ambiante, vision centrale

agénésie du corps calleux avec dysmorphie faciale et syndrome de Pierre Robin l.f.

corpus callosum (agenesis of) with facial anomalies and Robin sequence

Syndrome associant une agénésie du corps calleux et un syndrome de Pierre Robin.
Deux familles ont été décrites, présentant oreilles anormales, télécanthus, petites fentes palpébrales, petit nez avec antéversion des narines, anomalies laryngées et cardiaques, petites mains et hypotonie. La survie est fonction des lésions cérébrales et de l'encéphalopathie. L’affection est autosomique récessive (MIM 217980).

Helga V. Toriello et J. C. Carey, médecins américains (1988)

Syn. Toriello-Carey (syndrome de)

[H1,H5,Q2 ]

Édit. 2017

algie faciale l.f.

facial pain

Syndrome douloureux situé dans le territoire d'innervation de la Vème paire du nerf crânien ou nerf trijumeau.
L'algie faciale typique est la névralgie du trijumeau caractérisée par une douleur extrême, unilatérale, en général diurne, intéressant soit la zone bouche-oreille, soit la zone nez-orbite. Les algies faciales atypiques regroupent différentes entités : psychogène, migraine faciale, algies postzostériennes, ostéo-arthrite temporomandibulaire. Elles sont à différencier des algies d'origine dentaire ou sinusienne.

Étym. gr. algos : douleur

trijumeau (névralgie du)

[H1]

Édit. 2017 

artère faciale l.f.

arteria facialis (TA)

facial artery

Artère naissant de la face antérieure de l’artère carotide externe, au-dessus de l’artère linguale et de la grande corne de l’os hyoïde.
Profonde dans sa partie cervicale et superficielle au niveau de la face, elle a un trajet très sinueux. Elle s’engage sous le ventre postérieur du muscle digastrique et sous le muscle stylo-hyoïdien, elle contourne la glande submandibulaire, elle fait un crochet autour du bord inférieur de la mandibule et se dirige en haut et en avant vers la commissure des lèvres. Puis elle chemine en regard du sillon naso-génien où elle prend le nom d’artère angulaire. Elle donne de nombreuses branches collatérales : artère palatine ascendante, artère ptérygoïdienne, rameau tonsillaire, artère submaxillaire, artère submentonnière, artère massétérique, artères labiales inférieure et supérieure, artère de l’aile du nez. Elle est l’artère principale de la face.

Syn. anc.  artère maxillaire externe

artère faciale transverse postérieure l.f.

artère transverse de la face

asymétrie faciale l.f.

facial asymmetry

Dysmorphie faciale responsable d’une dissymétrie entre les parties droite et gauche de la face.
Elle fait partie des Syndromes du premier arc de l’extrémité céphalique.

Syndrome du premier arc

difformité faciale (répercussions psychologiques de la) l.f.

facial deformity, disfigurement

Souffrance psychique fréquente, liée à une difformité congénitale ou à une défiguration traumatique ("gueule cassée"), plus rarement pathologique (dermatose, infection maligne, etc.).
L'importance sociale d'une belle apparence étant élevée au rang de norme, la "perte d visage" peut accentuer le malaise, bien que le retentissement personnel de ces anomalies dépende d'autres facteurs : personnalité foncière, réaction familiale, incidences existentielles, notamment.
Comportement d'alerte en face d'autrui, évitement des contacts, excès alcooliques, agressivité, état dépressif ou anxieux, conduites suicidaires sont fréquemment relevés.
Chez les blessés de la face, il semble s'agir du type de mutilation le moins bien supporté. La relation avec le sujet doit se maintenir pendant toute la durée d'un traitement long et minutieux. Une prise en soins globale est indispensable. Mais l'amélioration est surtout fonction de l'amélioration esthétique et de la réadaptation sociale.

diplégie faciale l.f.

facial diplegia

Déficit qui, de même qu'une paralysie des masticateurs, peut s'ajouter à un syndrome bulbaire proprement dit, par atteinte des projections corticonucléaires destinées aux noyaux moteurs des nerfs facial et trijumeau (respectivement VIIe et Ve paires crâniennes), entrant ainsi dans le cadre d'un syndrome pseudobulbaire, voire bioperculaire.

Étym. gr. dis : deux ; plêgê : coup

diplégie faciale congénitale l.f.

congenital facial diplegia

P. J. Möbius, neurologue allemand (1888)

Étym. gr. dis : deux ; plêgê : coup

Moebius (syndrome de)

dyskinésie bucco-linguo-faciale l.f.

facial dyskinesia

Ensemble de mouvements anormaux involontaires répétitifs de la face, des lèvres, de la bouche et de la langue tels que mouvements latéraux des mâchoires, protrusion de la langue et des lèvres, mouvements de succion, etc.
Il existe des formes spontanées qui surviennent plus particulièrement chez la femme âgée. Elles peuvent être secondaires à des traitements neuroleptiques.

Étym. gr. dus : difficile ; kinêsis : mouvement

Syn. syndrome masticatoire buccolingual

dysplasie faciale ectodermique l.f.

facial ectodermal dysplasia

Syndrome facial donnant l'apparence des marques d'un forceps.
Aspect léonin du visage, avec peau plissée autour des yeux, absence de cils sur l'une ou les deux paupières ou absence de cils en inférieur et plusieurs rangées de cils sur la paupière supérieure, sourcils inclinés et remontant en temporal, nez et menton donnant un contact caoutchouteux, et certains patients ont une empreinte temporale bilatérale comme faite par un forceps, lésions que l’on voit également dans les dysplasies dermiques localisées au visage. L’affection est autosomique récessive (MIM 227260) provoquée par les mutations de TWIST 2 gene.

H. Setleis, pédiatre américain (1963)

Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner

Syn. marques bitemporales de forceps (syndrome des), Setleis (syndrome de)

TWIST 2 gene

érythrose faciale l.f.

facial erythrosis

Poussée congestive des joues et du nez avec rougeur et sensation de chaleur cutanée, survenant lors des émotions ou après le repas, l'absorption d'alcool ou de mets épicés, une modification de la température externe, ou parfois sans cause évidente.
Elle peut précéder l'apparition d'une couperose ou d'une rosacée qui n'est qu'une érythrose permanente.

Étym. gr. eruthros : rouge

couperose, rosacée, bouffée vasomotrice

[J1]

Édit. 2018 

fibrose cervico-faciale l.f.

cervicofacial fibrosis

Syn. fibrose cervicocéphalique

fibrose cervicocéphalique

[A2,P1]

Édit. 2018 

fissure faciale l.f.

facial cleft

Ensemble des malformations résultant d'un défaut de confluence des bourgeons primordiaux de la face, ce qui les oppose aux fentes résultant d'un défaut de soudure des bourgeons secondaires, comme les fentes labiopalatines.
Sa traduction clinique est variable : naso-oculaire de l’œil à la narine ; oro-oculaire médiane ou latérale de la bouche à l’angle interne de l’œil ou à la paupière inférieure ; maxillomandibulaire de la bouche à l’oreille ; mentosternale de la bouche à la face antérieure du cou. Elle s’accompagne souvent d’une division palatine.

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

[A4]

Édit. 2018

fistule bucco-cervico-faciale l.f.

Trajet anormal congénital faisant communiquer le plancher buccal avec les plans sous-jacents.
Fréquentes, les fistules muqueuses sont souvent uniques et associées à des lésions dentaires (foyer d'ostéite, granulome, kyste péricoronaire infecté). Les fistules cutanées peuvent être uniques ou multiples. Il convient de rechercher une ostéite mandibulaire. Les fistules mentonnières sont la conséquence d'une ostéite apicale développée à partir des incisives inférieures après un traumatisme. Un processus néoplasique, une infection de type actinomycose ainsi qu'une tuberculose ganglionnaire doivent être aussi recherchés, plus rarement une syphilis tertiaire.

Étym. lat. fistula : canal

fistule dentaire

[A3,P3]

Édit. 2018

fossette faciale l.f.

Syn. aire du nerf facial du méat acoustique interne

aire du nerf facial du méat acoustique interne

[A1]

Édit. 2018

hémiatrophie faciale de Romberg l.f.

facial hemiatrophy

Affection rare, de pathogénie inconnue, observée surtout chez la femme, débutant habituellement dans l'adolescence et conduisant après une évolution lente et progressive, à l'atrophie d'une moitié de la face par amincissement de la peau, du tissu souscutané et parfois une atrophie des muscles et des os sous-jacents.
Une étiologie neurologique est parfois incriminée. La relation entre cette affection et la sclérodermie "en coup de sabre" est souvent discutée. Un dysfonctionnement végétatif et encore une forme localisée de dysraphie sont évoqués.

M. H. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. gr. hêmi: demi ; a privatif ; trophê : nourriture

Syn. hémiatrophie faciale progressive, trophonévrose faciale (désuet), maladie de Romberg

sclérodermie en coup de sabre, dysraphie

[H1]

hémiatrophie faciale progressive l.f.

progressive facial atrophy

Atrophie unilatérale, lente et progressive des tissus mous de la face donnant au visage un aspect asymétrique sans paralysie faciale.
Elle intéresse essentiellement la peau, le tissu sous-cutané et parfois les muscles et les os sous-jacents. La mandibule peut être hypoplasique ou absente.
Au niveau oculaire elle est caractérisée par une atrophie des paupières, une atrésie canaliculaire, une énophtalmie, une hétérochromie irienne et un ptosis.
L’asymétrie peut aussi exister au niveau du corps. La survenue de convulsions est possible.
Cette affection rare, observée surtout chez la femme, débute habituellement dans l’adolescence.
Son origine neurologique est parfois incriminée, attribuée à une dystrophie nerveuse, un dysfonctionnement végétatif. La relation entre cette affection et la sclérodermie «en coup de sabre » est discutée.
L’affection est autosomique dominante (MIM 141300).

C. H. Parry, médecin britannique (1825); M. H. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. gr. hêmi: demi ; a privatif ; trophê : nourriture

Syn. : atrophie hémifaciale progressive, Parry-Romberg (syndrome de), Romberg (maladie de), trophonévrose faciale progressive (désuet)

sclérodermie en coup de sabre

[H1]

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