flèche thoracique l.f.
thoracic curve
Dans une courbure scoliotique thoracique, distance transversale entre l'épineuse de la vertèbre thoracique la plus éloignée de la ligne médiane et la ligne repère joignant les deux vertèbres C1 et C7.
Si la scoliose est équilibrée dans le plan transversal, la ligne repère tendue de C1 à S1 est verticale.
Fourier (plan de) l.m.
Fourier's plane, k space
En IRM, dans la technique 2DFT, matrice bidimensionnelle intermédiaire entre le plan de coupe, composé de voxels, et la matrice-image définitive, formée de pixels.
Véritable canevas de l'image, le plan de Fourier ou espace des fréquences spatiales k, ou, plus simplement espace des k est une matrice 2D dans laquelle sont stockées les données brutes, codées en phase et en fréquence, disposées en lignes et en colonnes.
Cependant une ligne ou un point de ce plan ne correspond pas à une ligne ou à un point de la matrice image définitive, mais à une fraction de l'image entière. Ainsi, si la matrice a 256 lignes, chaque ligne du plan de Fourier correspond à 1/256 de l'image totale. Dans ce plan, le signal est maximal (rephasage maximal) au centre du plan (qui correspond aux basses fréquences) et minimal (déphasage maximal) à la périphérie (hautes fréquences).
Il en résulte que le centre du plan de Fourier gouverne le contraste de l'image et sa périphérie la résolution spatiale. On passe du plan de Fourier à la matrice image définitive par une transformation de Fourier effectuée dans chacune des deux directions y (codage par la phase) et x (codage en fréquence), d'où le nom de double transformation de Fourier (2DFT)
J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Syn. espace des k, fenêtre de lecture
→ gradient bipolaire, gradient de codage de phase, gradient de codage en fréquence, Fourier (transformation de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
gaine du muscle droit de l'abdomen l.f.
vagina musculi recti abdominis (TA)
rectus sheath
Gaine fibreuse dans laquelle est contenu le muscle droit de l’abdomen.
Elle et constituée de deux feuillets, l’un antérieur, la lame antérieure de la gaine, l’autre postérieur, la lame postérieure de la gaine, unis sur la ligne médiane, entre eux et avec les deux feuillets du muscle controlatéral, en formant la ligne blanche. Ces deux feuillets sont formés par les fascias terminaux antérieurs des muscles larges de l’abdomen. La disposition terminale de ces fascias est telle que se constitue une ligne arquée en arrière de la gaine du muscle droit de l’abdomen.
→ ligne arquée de la gaine du muscle droit de l'abdomen
ligne basion-opisthion l.f.
foramen magnum line
Ligne joignant le basion à l'opisthion et correspondant au diamètre antéropostérieur du foramen magnum (trou occipital).
Chez l'Homme, cette ligne est tournée vers l'avant, alors qu'elle regarde en arrière chez les anthropoïdes. Selon l’hypothèse de l'Evolution, elle s'est déplacée vers l'avant, au fur et à mesure que se développait la station debout.
Dans les invaginations basilaires graves, l'odontoïde peut dépasser cette ligne.
D. L. McRae, médecin radiologue canadien (1953)
Syn. ligne de McRae
ligne bimastoïdienne l.f.
bimastoid line
Ligne joignant les sommets des deux processus mastoïdes sur des radiographies de face du crâne (ou des tomographies ou des coupes scanographiques).
Normalement cette ligne affleure la dent de l'axis. Elle la croise en cas d'impression basilaire; mais la taille des processus mastoïdes peut varier de façon importante suivant les individus, de sorte que cette ligne n'est pas très fiable. A l'état normal, la position de la pointe de la dent de l'axis peut varier de 3 mm au-dessous à 10 mm au-dessus.
ligne de direction l.f.
line of direction
Ligne joignant le premier point nodal de l'œil à un point objet de l'espace.
La ligne de direction principale est l'axe visuel ; les autres sont dites lignes de direction secondaires. La notion de ligne de direction est une notion d'optique géométrique, à ne pas confondre avec la "direction visuelle", notion de nature perceptive.
ligne digastrique l.f.
digastric line
Ligne joignant, sur des radiographies de face ou sur des reconstructions scanographiques de face de la charnière cervico-occipitale, les rainures digastriques des deux processus (apophyses) mastoïdes, et qui sert à rechercher une impression basilaire.
A l'état normal, la dent de l'axis et l'étage postérieur de la base du crâne sont au-dessous de cette ligne. En cas d'impression basilaire, la ligne digastrique coupe la dent de l'axis et l'étage postérieur de la base du crâne se trouve au-dessus d'elle.
H. Fischgold et J. Metzger, neuroradiologistes français (1961)
Syn. ligne de Fishgold et Metzger
ligne glutéale postérieure l.f.
linea glutea posterior (TA)
posterior gluteal line
Ligne courbe rugueuse, concave en avant, presque verticale, qui parcourt la partie postérieure de la face glutéale de l’os ilium, depuis un point correspondant à l’union du quart postérieur et des trois quarts antérieurs de la crête iliaque jusqu’au bord supérieur de la grande incisure ischiatique, un peu en arrière de la ligne glutéale antérieure.
Elle sépare les surfaces d’insertion des muscles moyen glutéal en avant et grand glutéal en arrière. Chacun d’eux s’insère sur le versant correspondant de la ligne.
Syn. anc. ligne demi-circulaire postérieure ; ligne semi-circulaire postérieure ; ligne semi-circulaire supérieure
ligne inter-trochantérique l.f.
linea intertrochanterica (TA)
intertrocanteric line
Ligne de rugosités qui limite en dehors la face antérieure du col du fémur.
Elle s’étend obliquement de haut en bas et de dehors en dedans du tubercule prétrochantérique supérieur au petit trochanter dont elle reste séparée par une fossette prétrochantérique. Elle donne insertion à la capsule articulaire coxale et au ligament iliofémoral. A son extrémité inférieure des rugosités plus marquées constituent le tubercule prétrochantérique au-dessous duquel se poursuit la ligne de trifurcation médiale de la ligne âpre.
J. Testut, anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1849-1925)
Syn. ligne inter-trochantérienne antérieure, crête inter-trochantérienne antérieure, ligne oblique du fémur de Testut
Méary (ligne de)
Méary’line
Sur une radiographie du pied de profil en charge, ligne droite continue passant, chez le sujet normal, par l'axe de l'astragale et l'axe diaphysaire du premier métatarsien.
Elle fait partie des repères permettant d'étudier la statique du pied. La cassure de cette ligne (angle de Tomeno) permet en particulier de poser le diagnostic de pied plat quand les deux axes forment un angle ouvert vers le haut et de pied creux si l’angle est ouvert vers le bas. Dans le pied creux postérieur par abaissement de la tubérosité calcanéenne, cette ligne est normale, les tracés restent alignés.
R. Méarys (1967) , B. Tomeno, chirurgiens orthopédistes français (1976)
Syn. axe de Méary
mésoblaste n.m.
mesoblast
Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine (développement du disque embryonnaire tridermique), va constituer, par le processus de gastrulation, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen, un contingent de cellules mésoblastiques qui s’interposent entre l’ectoblaste et l’entoblaste.
Les cellules invaginées sur la ligne médiane, au niveau du nœud primitif de Hensen, à l’extrémité crâniale de la ligne primitive, vont migrer en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale et constituer la notochorde. Latéralement le mésoblaste se différencie en trois parties : le mésoblaste para-axial se segmente en somatomères à l’origine des somites ; le mésoblaste intermédiaire se différencie en ébauches urogénitales segmentées en région céphalothoracique (les néphrotomes) et non segmentées en région caudale, le cordon néphrogène ; plus latéralement, le mésoblaste de la lame latérale se clive en deux couches, l’une pariétale la somatopleure, l’autre viscérale la splanchnopleure.
In fine, du mésoblaste dérivent les tissus de soutien (conjonctif, cartilage, os), les muscles striés et lisses, tout le système circulatoire et les cellules sanguines, les reins, les gonades et leurs canaux excréteurs, la glande corticosurrénale, la rate et le revêtement des cavités cœlomiques.
Étym. gr. mesos : au milieu ; blastos : germe
Syn. mésoderme, chordomésoblaste
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, lame latérale du mésoblaste, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, plaque préchordale, notochorde, somatomère, somite, néphrotome, cordon néphrogène, somatopleure, splanchnopleure, ectoblaste, entoblaste
[A4,O6]
plan de Fourier l.m.
Fourier plane
Le plan de Fourier, ou espace des fréquences spatiales k ou, plus simplement « espace des k », est la matrice 2D où sont stockées, sur k rangées et k colonnes, les données brutes échantillonnées d’une image IRM en fonction de leur codage en phase et en fréquence.
Classiquement, un premier gradient de sélection de coupe GS permet de sélectionner un plan de coupe perpendiculaire à l’axe des z. Ce plan est assimilable à une matrice 2D, que l’on va remplir ligne par ligne. Au sein de cette matrice, un deuxième gradient Gy permet de sélectionner une rangée d’échantillons de même phase. Au sein de cette rangée, un troisième gradient Gx permet de repérer les échantillons en fonction de leur fréquence de précession et de les ranger en ligne. On remplit ainsi une rangée puis, en variant un peu la phase, on sélectionne la rangée suivante, remplie à son tour selon la même méthode, jusqu’à ce que tout le plan de Fourier soit plein.
Point important, les échantillons ainsi sélectionnés, puis rangés en lignes ne reflètent pas la disposition anatomique des voxels contenus dans la coupe. Chaque point du plan de Fourier contient des renseignements issus de l’ensemble du volume. Le centre du plan contient les signaux les plus intenses et gère principalement le contraste et la périphérie contient les fréquences les plus élevées, gérant la résolution spatiale.
D’autes méthodes plus rapides peuvent être utilisées pour remplir le plan de Fourier : augmentation de la vitesse de balayage (écho de gradient rapide), balayage de plusieurs lignes voire même de la totalité du plan de Fourier en une seule fois (single shot), balayage du plan en spirale à partir de son centre, balayage radiaire…
Le passage du plan de Fourier à l’image matricielle IRM se fait à l’aide d’une opération mathématique nommée double transformée de Fourier (2DFT). L’apellation de « double » est du au fait dans l’axe des x puis de celui des y.
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
protrusion acétabulaire l.f.
protrusio acetabuli
Sur l'imagerie du bassin, saillie de l'acetabulum dans le pelvis entraînant une migration de la tête fémorale, discrète ou franche, uni ou bilatérale.
Divers repères et mesures permettent de l'étudier : 1- tête fémorale qui atteint, en dedans, la ligne ilio-ischiatique ; 2- angle de Wiberg supérieur à 40-45° ; 3- croisement des branches de l'U radiologique ; 4- ligne acétabulaire devenue interne à la ligne ilio-ischiatique.
Les causes sont multiples, congénitales ou acquises ; en particulier, on trouve des protrusions acétabulaires dans la polyarthrite rhumatoïde et l’ostéomalacie. Cette affection rare limite le mouvement d’abduction des membres inférieurs et peut devenir une cause de dystocie par rétrécissement du bassin.
Reid (ligne de) l.f.
Reid base line
Ligne joignant de chaque côté la commissure palpébrale latérale (canthus externe) au milieu du méat acoustique externe.
Ligne importante, servant de repère en radiologie crânienne et maxillomandibulaire ; le plan passant par les deux lignes orbitométales est le plan orbitoméatal.
Cette ligne fait un angle d'environ 10° avec le plan de Virchow.
R. W. Reid, anatomiste écossais (1884)
Syn. ligne canthoméatale, ligne orbitoméatale
→ ligne canthoméatale, ligne orbitoméatale, canthus externe, plan de Virchow
[A1, B2]
Édit. 2019
surface poplitée du fémur l.f.
facies poplitea femoris (TA)
popliteal surface of femur
Surface triangulaire à sommet supérieur limitée par les deux branches, latérale et médiale, de la ligne âpre qui font suite en bas aux deux lèvres correspondantes de cette ligne.
Chacune de ces branches se porte vers la saillie du condyle fémoral correspondant limitant ainsi la surface poplitée. Celle-ci est séparée de la fosse intercondylienne sous-jacente par la ligne intercondylienne.
Syn. anc. espace poplité du fémur
surface poplitée du fémur l.f.
facies poplitea femoris (TA)
popliteal surface of femur
Surface triangulaire à sommet supérieur limitée par les deux branches, latérale et médiale, de la ligne âpre qui font suite en bas aux deux lèvres correspondantes de cette ligne.
Chacune de ces branches se porte vers la saillie du condyle fémoral correspondant limitant ainsi la surface poplitée. Celle-ci est séparée de la fosse intercondylienne sous-jacente par la ligne intercondylienne.
Syn. anc. espace poplité du fémur
transport aérien des patients l.m.
transport of patients by aircraft
Du fait des variations rapides de l'altitude de la cabine au cours du vol et des règles imposées par la réglementation, le transport de patients par aéronef (avion, hélicoptère, etc.) est soumis à des règles de sécurité plus contraignantes que celles du transport au sol.
Les règlements de sécurité aérienne donnent au commandant de bord des droits étendus : il est maître du plan de vol et peut interdire l'embarquement d'un dispositif médical qui lui paraît menacer la sécurité aérienne (p. ex. les bouteilles d'O2 comprimé ne sont acceptées qu'avec l'accord du transporteur). Tout matériel doit être solidement attaché afin de ne pas risquer de provoquer de dégâts en cas d'atterrissage forcé ou de turbulences.
Les dispositifs médicaux utilisés à l'hôpital sont souvent inutilisables dans un aéronef (l'alimentation électrique est de 110V 400 Hz, les prises ont des normes différentes de celles au sol et certains dispositifs peuvent perturber le fonctionnement des installations électroniques de bord). Toutefois, les grands avions de ligne sont équipés de prises de 120 V 50Hz (comme les hôpitaux) qui sont mis à la disposition des passagers à l'usage des ordinateurs.
Les variations de pression à la montée et à la descente dictent des précautions spéciales pour les perfusions (aiguille d'altitude) et pour le réglage des respirateurs. La longue durée des trajets intercontinentaux impose une programmation stricte des soins, une évaluation précise des réserves nécessaires de gaz, perfusions et médicaments. En escale, il faut prévoir d’éventuelles dépenses acquittables en monnaie locale.
Trois types d'aéronefs sont utilisés : avion spécial, avion de ligne, avec aménagement spécial éventuellement et, surtout en premier secours, hélicoptère. Le ballon n'a jamais été utilisé pour le transport de patients, contrairement à ce qui a été dit (même lors du siège de Paris en 1870).
Un transport aérien ne s'improvise pas, sans interférer sur le plan de vol, le médecin doit rester en liaison étroite avec l'équipage. En outre, un transport international suppose un accord avec le pays récepteur ce qui impose une coordination médico-administrative (SAMU ou compagnie d'assistance) mettant en jeu des connaissances juridiques et des liaisons administratives et techniques que ne maîtrisent pas les administrateurs et les praticiens des établissements de soins. Dans les avions de ligne gros porteurs, on envisage l'aménagement d'une surface réservée aux soins des malades. Sinon, on aménage un espace similaire en séparant par des rideaux les sièges nécessaires pour établir un espace sanitaire.
Enfin, comme pour tous les transports de patients, une stricte coordination entre les médecins ayant en charge le malade, ceux qui le transportent et ceux qui vont le recevoir est indispensable, mais la barrière des langues peut compliquer les choses.
→ altitude (aiguille d'), SAMU, hélicoptère
[E,G1]
tube vasculaire endothélial de l'embryon l.m.
1ère ébauche du système vasculaire de l’embryon apparue au milieu de la 3ème semaine, dans la période présomitique, par l’individualisation de « cellules cardiaques » situées dans l’épiblaste, immédiatement en dehors de la ligne primitive.
Ces cellules, situées dans l’épiblaste migrent à travers la ligne primitive. Elles gagnent l’aire cardiaque au contact de la membrane pharyngienne et de la plaque neurale. Elles sont situées dans la splanchnopleure intraembryonnaire. La migration commence par les cellules destinées à la partie supérieure de cœur et aux gros vaisseaux puis par celles destinées aux parties distales, ventricule et sinus veineux. Au contact du feuillet entoblastique de la membrane pharyngienne elles se transforment en myoblastes cardiaques tandis que les cellules endocardiques (angioblastes) se multiplient dans le mésoblaste en amas cellulaires angioformateurs. Ces amas confluent pour former le tube vasculaire endothélial entouré des myoblastes. Sa partie antérieure constitue l’aire cardiaque autour de laquelle s’individualise la cavité péricardique à partir de la cavité cœlomique. La splanchnopleure intraembryonnaire formera l’épicarde ou péricarde viscéral.
En aval de l’aire cardiaque du tube vasculaire endothélial d’autres amas cellulaires angioformateurs apparaissent de chaque côté de la ligne médiane. Creusés d’une lumière ils forment la paire des aortes dorsales qui entreront en connexion avec le tube vasculaire endothélial.
→ épiblaste, ligne primitive, aire cardiaque, membrane pharyngienne, plaque neurale, cavité cœlomique, splanchnopleure intraembryonnaire
[A4,K2,K4,O6]
adminiculum de la ligne blanche l.m.
adminiculum lineae albae (TA)
posterior attachment of linea alba
Renforcement de l'insertion de la ligne blanche sur la symphyse pubienne.
De forme triangulaire, il est formé à la face postérieure et inférieure de la ligne blanche par un faisceau tendineux qui s'implante par une large base sur le brord supérieur de la symphyse pubienne et du pubis, ainsi que sur le ligament pectiné. De là il monte en s'effilant en arrière de la ligne blanche et se perd sur la face postérieure du raphé tendineux, à mi-distance de l'ombilic et du pubis; à la base de l'adminiculum , se voir une dépression profonde, le cavum suprapubicum, qui contient un peloton adipeux et quelques ramifications des vaisseaux et nerveux suspubiens.
nt
[A1]
Édit. 2020
angle acétabulaire l.m.
acetabular angle
Sur la radiographie du bassin d'un nouveau-né ou d'un nourrisson, angle formé par la ligne qui joint les deux éperons inférieurs de la partie minéralisée de l'ilium et la ligne des cartilages en Y.
D'environ 30° à la naissance, il diminue progressivement pour atteindre 20° à 6 mois ; trop élevé, il traduit une insuffisance de couverture du toit du cotyle.
Chez l'adulte, le terme s'emploie pour désigner l'angle d'obliquité du toit du cotyle, normalement inférieur ou égal à 10°.
→ coxométrie, index iliaque, Ombredanne (ligne de), Putti (construction de)
[B2,I1,O1]
Édit. 2017
angle basal l.m.
1) formé par la ligne joignant le nasion au centre de la selle turcique et la ligne joignant ce centre au basion;
2) formé par la ligne joignant le nasion au pôle supérieur du dos de la selle turcique et la ligne joignant ce pôle au basion. Sa valeur normale est comprise entre 125 et 143°.
Objet d'une confusion avec l'angle sphénoïdal de Virchow et Welcker des anthropologistes ou angle basal de Welcker (version n°2), il a la même signification que ce dernier. Son ouverture est augmentée dans la platybasie.
[A1,B2]
Édit. 2017
angle basilaire l.m.
foramen magnum basal angle
Angle formé d'une part par la ligne basion-opisthion; d'autre part par la ligne nasion-basion.
Décrit par Broca pour mesurer l'orientation du foramen magnum (trou occipital), cet angle est considéré par de nombreux auteurs comme le plus fiable pour rechercher l'existence d'une impression basilaire. Sa valeur normale est d'environ 163°; elle atteint 180° dans l'impression basilaire et peut même s'inverser ; on parle alors de convexobasie.
Syn. angle basal ou basilaire de Broca
[A1]
Édit. 2017
angle d'obliquité pelvienne l.m.
pelvic angle
Mesure angulaire de la bascule d’un bassin oblique par rapport à l’axe vertébral entre C7 et L5.
Il est tracé à partir du point d’intersection de la ligne passant par le bord inférieur des articulations sacro-iliaques et l’axe C7-S1 ; il est formé par cet axe C7–S1 et la perpendiculaire à la ligne bi-iliaque . Il mesure l’importance du bassin oblique, sa réductibilité et permet d’apprécier les résultats de la correction orthopédique ou chirurgicale.
[A1,B2,I2,O3]
Édit. 2017
angle iliaque l.m.
iliac angle
Sur une radiographie de face du bassin du nourrisson, angle formé par la ligne des cartilages en Y et une ligne oblique tangente à la fois au talus du toit du cotyle et au point le plus externe de l'aile iliaque.
La mesure de cet angle n'a d'intérêt que pour le calcul de l'index iliaque.
[A1,B2]
Édit. 2017
angle objectif l.m.
objective angle
Dans le strabisme, angle formé au premier point nodal de l'œil par l'intersection entre la ligne de direction principale de l'œil dévié et la ligne de direction secondaire de cet œil qui passe par le point-objet de fixation.
On peut mesurer objectivement cet angle en recentrant les reflets cornéens, soit en compensant la déviation par un prisme (méthode de Krimsky) ou par le mouvement du bras du synoptophore, soit en utilisant la méthode de Hirschberg. Dans ces deux méthodes, on néglige l'angle alpha.
On utilise aussi l'annulation de la refixation au cover test alterné avec un prisme, ou au Syn.optophore au flashing alterné. Il faut alors qu'il y ait une bonne fixation de chaque œil.
Ces deux méthodes sont moins exactes s'il y a une fixation excentrique.
À condition qu'il n'y ait pas d'adaptation sensorielle, on peut encore mesurer subjectivement l'angle objectif au test de Lancaster et ses dérivés ; ce sont alors des méthodes surtout utilisées dans les strabismes paralytiques.
Syn. angle de déviation, angle strabique
[A1,P2]
Édit. 2017