Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ectrodactylie-dysplasie ectodermique sans fente labiopalatine l.f.

ectrodactyly-ectodermal dysplasia without cleft lip/palate

Ectrodactylie des mains et des pieds (pince de homard) sans la fente labiopalatine.
La dysplasie ectodermique donne des ongles hypoplasiques, des cheveux fins, une anomalie de la dentition. Il n'y a pas de fente palatine, mais il se peut qu'il ne s'agisse que d'une forme à minima de l'ectrodactylie - dysplasie ectodermique avec fente labiopalatine car cette dernière affection a une expressivité très variable. On peut observer kératoconjonctivite et photophobie. Une famille mauritanienne a été décrite sur quatre générations. L’affection est autosomique dominante (MIM 129810).

C. E. Wallis, médecin généticien sud-africain (1988)

Étym. gr. ektrôein : avorter ; daktulos : doigt

Syn. EEC syndrome sans fente labiopalatine

ectrodactylie

[I,Q2]

Édit. 2018

hospitalisation sans consentement l.f.

hospitalization without consent

Hospitalisation sous contrainte prévue dans la loi du 27 juin 1990 selon deux modalités : hospitalisation sur demande d'un tiers (articles L 333 à 341) et hospitalisation d'office (articles L 342 à 349) auxquelles on peut ajouter les cas d'hospitalisation médicolégale.
Les formalités d’internement prévues par une loi de 1838 ont été modifiées par celle de 1990 ; elle garantit mieux les droits des malades, elle prévoit le contrôle des établissements et des hospitalisations sans consentement, l’examen des plaintes, des sorties d’essai, etc. L’hospitalisation sur demande d’un tiers nécessite deux certificats médicaux circonstanciés concordants ; en cas de péril imminent pour la santé du malade, une procédure d’urgence peut être adoptée. Les certificats sont soumis au préfet et à une commission départementale.
L’hospitalisation d’office se fait sur certificat médical et arrêté préfectoral ; une procédure d’urgence peut être adoptée en cas de danger imminent pour la sûreté des personnes.

soins psychiatriques à la demande d'un tiers

hypoxie sans hypoxémie l.f.

Syn. territoire de non perfusion, territoire d'hypoxie

hypoxémie, hypoxie (causes de l')

[G1,G2,H1,K1,K2,K4]

Édit. 2017/1

hystérectomie sans conservation annexielle l.f.

hysterectomy with adnexectomy

Ablation chirurgicale de l'utérus avec les deux annexes de l'utérus (ovaires et trompes).
Intervention chirurgicale pouvant être réalisée par voie abdominale, par voie vaginale ou par voie combinée.

hystérectomie totale et hystérectomie vaginale

infarctus sans onde Q l.m.

non Q wave infarction

Syndrome coronaire aigu avec ou sans sus-décalage du segment ST, dont la réalité est attestée par l’augmentation significative de la teneur du plasma en troponine.

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

infarctus du myocarde, troponine

ostéogenèse imparfaite sans déformation l.f.

ostéogenèse imparfaite type 1

[A4,O6,Q2]

Édit. 2017

sans-abri et santé mentale l.m.

homeless and mental health

Situation de certains malades mentaux que leur maladie a désinsérés du tissu social, les empêchant de travailler et les privant d'un domicile, processus accentué par la crise économique.
Relevée par la généralité des auteurs, une surmorbidité psychiatrique (un tiers environ des sans-domiciles aux États-Unis) concerne en particulier : les états schizophréniques (prévalence dix fois plus élevée que dans la population générale), la psychose maniacodépressive, les troubles de la personnalité, les effets de l'usage de l'alcool et des drogues.
En France, la psychiatrie de secteur les ignorerait si la réglementation ne les répartissait dans les secteurs existants, au niveau de chaque hôpital et de chaque centre médicopsychologique, leur donnant au moins un lieu de refuge et d'hébergement thérapeutique.
Ces patients posent de difficiles problèmes de réadaptation, surtout quand ils sortent de l'hôpital psychiatrique après un long séjour, ne répondent pas aux traitements ou ne les observent pas, sont démunis, mobiles, sans appui familial et utilisent toutes sortes de moyens pour se sortir des embarras de la vie. Dans les pays anglosaxons, il est apparu qu'une importante proportion de malades mentaux ne pouvait être traitée convenablement dans la communauté.

soins sans consentement l.m.p.

Soins psychiatriques sur décision d’un représentant de l’Etat (SDRE), précédemment dénommés hospitalisation d’office selon la loi de 1838, successivement modifiée en 1990 et le 5 juillet 2011.
Cette modalité d’hospitalisation est décidée par arrêté préfectoral. Sa mise en œuvre requiert le constat de troubles mentaux susceptibles de porter atteinte à la sûreté des personnes, ou de façon grave à l’ordre public, avec impossibilité pour le patient de consentir aux soins et nécessité d’une surveillance médicale constante ou régulière. Ceci doit être attesté par un certificat médical qui peut être rédigé par tout médecin, à la condition qu’il n’exerce pas dans l’établissement d’accueil.
En cas de danger immédiat pour la sureté des personnes (attestée par un certificat médical), le maire ( ou le commissaire de police à Paris) arrête toutes mesures provisoires nécessaires face à une personne dont le comportement est sous-tendu par des troubles mentaux manifestes : dans les 24 heures il en réfère au Préfet qui statue sous forme d’un arrêté au plus tard dans les 48 heures.
Dans les 24 heures et à nouveau dans les 72 heures suivant l’admission d’un patient en SDRE un psychiatre de l’établissement confirme ou non la nécessité de soins psychiatriques.
Au terme des 72 heures un psychiatre doit indiquer le type de prise en charge proposé : poursuite de l’hospitalisation ou entrée dans un programme de soins alternatif (ambulatoire ou en hospitalisation à temps partiel). Par la suite des certificats médicaux mensuels doivent justifier l’éventuelle poursuite de la mesure de contrainte aux soins, rendue effective par des arrêtés préfectoraux, initialement pour trois mois, puis pour des périodes de six mois maximum, renouvelables.
Le Juge des libertés et de la détention (JLD) est en charge d’un contrôle de l’hospitalisation sans consentement avant la fin des douze premiers jours et tous les six mois ensuite sous la forme d’une audience publique (audition du patient ou de son représentant). Il peut confirmer ou annuler la mesure contraignante en cours.
La demande de levée de l’hospitalisation en SDRE, le plus souvent avec programme de soins ambulatoires, est faite par certificat médical adressé au Préfet. En cas de désaccord de celui-ci, le directeur de l’établissement psychiatrique demande immédiatement un second avis psychiatrique (rendu sous 72 heures). Si ce second avis est conforme au premier, le Préfet doit lever la contrainte (nouvel arrêté) ; sinon il peut la maintenir, le directeur de l'établissement devra alors saisir le JLD pour demander la levée de contrainte.
Le JLD peut être sollicité à toute étape du processus de soins sans consentement. Il peut demander un avis expertal et ordonner la main levée de l’hospitalisation complète avec établissement d’un programme de soins alternatifs à l’hospitalisation complète.
Pour les patients placés en soins sur SDRE suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou pour ceux placés en « Unité pour malades difficiles » toute modification des soins sous contrainte (levée de la contrainte ou passage de l’hospitalisation complète à un programme de soins alternatifs) doit recevoir l’avis d’un collège pluridisciplinaire de l’établissement (transmis au Préfet et au JLD). Deux expertises indépendantes doivent être concordantes pour valider la demande de levée de l’hospitalisation complète.

sortie par décision judiciaire après hospitalisation sans consentement l.f.

exit by judicial decision after hospitalization without consent

Le patient ou toute personne lui portant intérêt, qui estime illégitime une hospitalisation sans consentement (HO ou HDT), peut en faire part au procureur de la République qui demande un certificat de situation et/ou une enquête puis, éventuellement, saisit d'office le tribunal de grande instance.
Décision du président du tribunal qui rend, ou non, une ordonnance de levée immédiate, sur le vu de rapports d'experts nommés par lui et après jugement en référé et contradictoire.

HD, HDT

système sans réinhalation l.m.

non-rebreathing system

Système respiratoire dans lequel la totalité du mélange expiré est rejetée à l'extérieur.
Il est utilisé en anesthésie, en ventilation artificielle, en plongée, etc., mais il faut envisager l'évacuation des gaz expirés.

ectrodactylie-dysplasie ectodermique sans fente labiopalatine l.f.

ectrodactyly-ectodermal dysplasia without cleft lip/palate

Ectrodactylie des mains et des pieds (pince de homard) sans la fente labiopalatine.
La dysplasie ectodermique donne des ongles hypoplasiques, des cheveux fins, une anomalie de la dentition. Il n'y a pas de fente palatine, mais il se peut qu'il ne s'agisse que d'une forme a minima de l'ectrodactylie - dysplasie ectodermique avec fente labiopalatine car cette dernière affection a une expressivité très variable. On peut observer une kératoconjonctivite et une photophobie. Une famille mauritanienne a été décrite sur quatre générations actuellement . L’affection est autosomique dominante (MIM 129810).

C.E. Wallis, généticien sud-africain (1988)

Étym. gr. ektrôein : avorter ; daktulos : doigt

ectrodactylie, fente labiopalatine, kératoconjonctivite, photophobie

[I2, J1, P2, P3, Q2]

Édit. 2019

veine sous-mentale                                     l.f.

Syn. veine submentale

veine submentale

[A1, K4]

Édit. 2020

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

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