Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

115 résultats 

échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.

Wechsler adult intelligence scale

Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.

D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)

Sigle WAIS

Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)

[H4]

Édit. 2019

échelle de somnolence l.f.

scale of drowsiness

Epworth (échelle de somnolence d')

[K1]

Édit. 2019

échelle du coma de Glasgow n.f.

Glasgow's coma scale

Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).

La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.

G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)

Étym. Glasgow : ville d’Ecosse

Syn. Glasgow (score de)

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle objective d'évaluation de la douleur chez l'enfant l.f.

objective pain scale

Échelle adaptée à l'évaluation de la douleur chez l'enfant de 1 à 5 ans.
L'échelle comprend 5 items cotés de 0 à 2, dont la somme donne le score (maximum 10).
-
Augmentation de la pression artérielle systolique par rapport à la valeur préopératoire
<10%-->0
de 10 à 20 %-->1
de 20 à 30 %-->2
- Pleurs
pas de pleur-->0
présents, mais enfant consolable-->1
présents, mais enfant inconsolable-->2
-
Mouvements (un enfant immobile et prostré peut avoir une douleur majeure)
enfant calme et endormi-->0
agitation modérée, ne tient pas en place-->1
agitation désordonnée et intense, peut se faire mal-->2
-
Comportement
enfant endormi ou calme-->0
contracté, voix tremblante, accessible aux tentatives de réconfort-->1
non accessible aux tentatives de réconfort, apeuré, accroché aux bras de ses parents ou d'un soignan-->2
-
Expression verbale ou corporelle localisée
endormi ou calme-->0
exprime une douleur modérée non localisée (inconfort global ou position jambes fléchies sur le thorax, bras croisés sur le corps)-->1
douleur localisée verbalement ou désignée par la main ou position jambes fléchies sur le tronc poings serrés, l'enfant porte sa main vers une
 zone douloureuse ou cherche à la protéger-->2

Sigle OPS

[H1, O1]

Édit. 2019

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral l.f.

La présence des réflexes du tronc cérébral est cotée de 0 à 5, ce qui fait passer la classique échelle de Glasgow allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) à une échelle de Glasgow-Liège allant de 3 à 20.
Cotation des réflexes :
- fronto-orbitaire 5
- oculocéphalique ou oculovestibulaire vertical 4
-  photomoteur 3
- oculocéphalique ou oculovestibulaire horizontal 2
- oculo-cardiaque 1
            

Étym. Glasgow : ville d’Écosse

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.

visual analog scale

Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à  l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.

C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)

Abrév. Abrév : EVA

échelle d'anxiété de Spielberger

[E1]

Édit. 2020

accidents électriques (échelle d'intensité des) l.f.

intensity score of electrical accidents

Échelle du Bureau Inernational du Travail qui comprend quatre degrés selon l’intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : Courant continu intensité inférieure à 80 mA. Courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA. Pas d’effet cardiaque. Légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : Courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA.
Risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A.
Fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : Courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur à 3 A.
Arrêt respiratoire et cardiaque. Sidération des centres nerveux, brulures.

électrisation, électrocution

[B1,E1]

Édit. 2018

Epworth (échelle de somnolence d') l.f.

Epworth (scale of drowsiness)

Evaluation à l'aide d'un questionnaire de la somnolence diurne devant une suspicion d’apnée du sommeil.
L’existence d’une hypertension artérielle et d’un ronflement pendant le sommeil nocturne sont des arguments pour rechercher une apnée du sommeil.
Le questionnaire permet de coter l’importance de la somnolence dans la journée, dans différentes circonstances, en attribuant une note de 0 à 3 suivant la fréquence de l’endormissement (0 jamais, 1 si cela est possible, 2 si cela est probable et 3 si cela est systématique). Les questions concernent les situations suivantes : au cours de la lecture d’un document, devant la télévision ou au cinéma, assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre, cours, congrès, en qualité de passager, depuis au moins une heure sans interruptions, d'une voiture ou d'un transport en commun (train, bus, avion, métro), en étant allongé pour une sieste, lorsque les circonstances le permettent,  en position assise au cours d'une conversation (ou au téléphone) avec un proche, en étant assis à table à la fin d'un repas sans alcool, au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage . Le total varie de 0 à 24. En dessous de 8, il n’existe pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, il existe un déficit de sommeil. - Un total supérieur à 12, caractéristique d’une somnolence diurne excessive, justifie la réalisation d’une polysomnographie.

M. W. Johns, médecin australien (1991)

Étym. Cette échelle a été introduite en 1991 par le Dr Murray W. Johns de l’Epworth Hospital de Melbourne

apnée du sommeil (syndrome d'), somnolence, polysomnographie

[H1, K1]

Édit. 2020

Ferriman et Gallwey (échelle de) l.f.

Echelle d’appréciation de l’importance d’un hirsutisme

  • lèvre supérieure
  1. quelques poils sur le bord externe
  2. une petite moustache sur le bord externe
  3. une moustache s’étendant sur la moitié externe
  4. moustache complète
  • menton
  1. quelques poils péri-aéolaires
  2. poils disséminés avec des zones de concentration
3 et 4. barbe légère ou importante
  • poitrine
  1. quelques poils péri-aréolaires
  2. avec quelques poils médians en plus
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité recouvrant toute la poitrine
  • partie supérieure du dos
  1. quelques poils disséminés
  2. un peu plus mais encore disséminés
3 et 4. recouvrant complètement la moitié supérieure du dos, toison légère ou épaisse
  • moitié inférieure du dos
  1. touffe de poils sacrée
  2. la même avec extension latérale
  3. les trois quarts de la surface sont recouverts
  4. pilosité diffuse sur toute la surface
  • moitié supérieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. plus fournis et toujours médians
3 et 4. partie supérieure complètement recouverte
  • moitié inférieure de l’abdomen
  1. quelques poils médians
  2. une raie médiane de poils (traînée)
  3. une bande médiane de poils
  4. pilosité en losange
  • bras ; cuisses ; jambes
  1. pilosité clairsemé ne touchant pas plus du quart de la surface du segment de membre
  2. un peu étendue : la couverture reste incomplète
3 et 4. couverture complète légère ou dense
  • avant-bras
  1. couverture complète de la face postérieure
  2. pilosité légère
3 et 4. pilosité dense
Interprétation du score selon Abraham Valeur du score
Normal < 8
Hirsutisme léger 8 à 16
Hirsutisme modéré 17à 25
Hirsutisme sévère > 25
S’il est supérieur à 15une cause organique est suspectée et les bilans biologiques sont nécessaires

D. M. Ferriman et J. D. Gallwey, médecins britanniques (1961)

hirsutisme

[J1,O4]

Édit. 2018

Gesell (échelle de) l.f.

Gesell's developmental schedule

Épreuve qui étudie le rythme de développement des petits enfants âgés de quatre semaines à cinq ans dans six domaines : locomotion, motricité manuelle, adaptabilité manuelle, expression verbale, compréhension verbale, réactions sociales (A. Gesell, 1919).
Ce test a été largement utilisé en France dans les années 1950 par Jenny Aubry et son équipe pour évaluer les enfants placés en institution ("Enfance abandonnée"). Il est peu homogène. Certains domaines d'observation et certaines épreuves ont été retenus pour des tests construits ultérieurement.

A. Gesell, pédiatre et psychologue américain (1928)

Hounsfield (échelle de) l.f.

Hounsfied’s scale

Echelle de densités en scanographie.

G. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine de 1979 (1973)

Hounsfield (unité)

[B2]

Kellgren-Copeman  (échelle de) l.f.

Kellgren-Copeman  scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
- 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
- 4 : sévère : ostéophytes développés avec affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.   

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970), médecins rhumatologues britanniques

logarithmique (échelle) l.f.

logarithmic scale

Echelle graphique utilisée pour transformer de nombreuses courbes expérimentales en droites.
Ce procédé est particulièrement utile en radiothérapie, en pharmacologie, en épidémiologie et en statistique pour déterminer rapidement les grandeurs caractéristiques de la distribution de l'ensemble des observations étudiées.
L'on emploie des graphiques semi-logarithmiques (une seule échelle logarithmique) pour suivre la décroissance des phénomènes exponentiels, pour la radioactivité et l'épuration d'un médicament ou d'un toxique au cours du temps (échelle logarithmique en ordonnée pour l'intensité et échelle proportionnelle en abscisse pour le temps)
Les graphiques bilogarithmiques (deux échelles logarithmiques) sont employés pour rectifier les relations algébrique, par ex. la relation poids-taille, et d'une manière générale les relations d'isométrie pour vérifier l'homogénéité d'une distribution statistique.
En épidémiologie et en pharmacologie, on utilise des graphiques log-probit, échelle logarithmique en abscisse (p. ex. pour la concentration de la molécule active) et échelle de probabilité en ordonnée, pour la mortalité. C'est ainsi qu'on peut déterminer facilement par anamorphose la dose létale médiane d'un toxique, la dose active médiane d'un médicament, l'évolution probable d'un syndrome, p. ex. l'hémorragie, etc.

Henry (anamorphose de)

exponentielle, hémorragie

Parinaud (échelle de) l.f.

Échelle d’acuité visuelle de la vision de près.

M. Parinaud, ophtalmologiste français (1844-1905)

échelle de Glasgow-Liège l.f.

Glasgow Liège’s coma scale

L'échelle de Glasgow a été adaptée aux patients trachéotomisés ou intubés qui ne peuvent répondre aux tests vocaux.
L'examen doit se faire dans l'ordre :  ouverture des yeux, réponse verbale, réponse motrice. En cas de trachéotomie ou d’intubation, qui empêchent les réponses verbales, il est retenu simplement si le malade "en semble capable".

Étym. Glasgow : ville d’Écosse ; Liège : chef-lieu de la province de Liège en Belgique

échelle du coma de Glasgow, échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral

[G1, H1]

Édit. 2019

échelle de Bicêtre l.f.

Bicêtre score

Échelle qui évalue la profondeur du coma d'un jeune enfant et qui est adaptée pour des malades intubés car elle ne prend pas en compte les réponses verbales mais fait une large part aux réflexes du tronc cérébral.
Le total des points va de 0 (coma extrême) à 20 (éveil). Les points concernant le tronc cérébral doivent être additionnés. Ce score prend en considération le caractère central ou périphérique des anomalies constatées. Il peut être utilisé chez le nourrisson à partir de l'âge de six mois.

   Date   Heure
Ouverture des yeux Asymétrie ? (A, B ou C)*
Spontanée + Poursuite
Spontanée
Provoquée
Néant

5
2
1
0

...
...
...
...
Diamètre pupillaire  Asymétrie ? (A, B ou C)*
normal : 2-3 mm
Myosis : < 2 mm
Mydriase : > 2 mm

2
1
0

...
...
...
Réactivité motrice  Asymétrie ? (A, B ou C)*
Localisatrice
Flexion
Extension
Néant

3
2
1
0

...
...
...
...
Réflexes du tronc
cérébral
(cumuler les points)
Grimaces
Photomoteur
Réflexe cornéen
Toux ou ventil. spontanée
Rien
4
5
2
1
0
...
...
...
...
...
   Total Bicêtre  .../ 20  
*A = pas d'asymétrie,
B = asymétrie d'origine cérébrale : retenir le mauvais côté,
C = asymétrie d'origine extracérébrale : retenir le bon côté

Étym. Bicêtre : ancien domaine français situé sur l'actuelle commune du Kremlin-Bicêtre dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

échelle de profondeur des comas, réflexes du tronc cérébral

[H1]

Édit. 2019

échelle d'Amiel-Tison l.f.

Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson utilisable de 0 à 3 ans.

--
Sommeil pendant l'heure précédente: 
 sommeil calme de plus de 10 minutes--> 0,  
courtes périodes de 5 à 10 minutes--> 1,
aucun--> 2.

-
Mimique douloureuse : 
visage calme et détendu--> O,
peu marquée, intermittente--> 1,
marquée--> 2.

- Qualité des 
pleurs :
absence de pleurs--> 0,
modulés, calmés par des incitations banales--> 1,
épétitifs, aigus, douloureux--> 2.

-
Activité motrice spontanée :
activité motrice normale--> 0,
agitation modérée--> 1,
agitation incessante--> 2.

-
Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
calme--> 0,
réactivité excessive à n'importe quelle stimulation--> 1,
trémulations, clonies, Moro spontané--> 2.

-
Flexion des doigts et des orteils :
mains ouvertes, orteils non crispés--> 0,
moyennement marquée, intermittente-->1,
très prononcée et permanente--> 2.

-
Succion :
forte, rythmée, pacifiante--> 0,
discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs--> 1,
absente ou quelques mouvements-->2.-Évaluation globale du tonus musculaire :
normal pour l'âge--> 0,
modérément hypertonique--> 1,
très hypertonique--> 2.

-
Consolabilité : 
calmé en moins d'une minute-->0,
calmé après 1 à 2 minutes d'effort-->1,
aucune après 2 minutes d'effort-->2.- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
facile, prolongée--> 0,
difficile à obtenir-->1,
absente--> 2;

Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).

[G1, H1, O1]

Édit. 2019

Kellgren-Copeman (échelle de) l.f.

Kellgren-Copeman scale

Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur  l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la  hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
 - 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec  osteophytose et  pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec  ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
 - 4 : sévère : ostéophytes développés avec  affaissement discal important (> 1/3)  et  sclérose des plateaux vertébraux.  

J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques

[I1]

Édit. 2019

Echelle de dépression et d'anxiété l.f.

hospital anxiety and depression scale

Cette échelle explore les symptômes anxieux et dépressifs
1) Anxiété
- Je me sens tendu ou énervé
         0 Jamais
         1 De temps en temps
         2 Souvent
         3 La plupart du temps                          
-
J'ai une sensation de peur comme si quelque chose d'horrible allait m'arriver
         0 Pas du tout
         1 Un peu mais cela ne m'inquiète pas
         2 Oui mais ce n'est pas trop grave
         3  Oui, très nettement                                 
- Je me fais du souci
         0 Très occasionnellement
         1 Occasionnellement
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et me sentir décontracté
         0 Oui quoi qu'il arrive
         1 Oui, en général
         2 Rarement
         3 Jamais
- J'éprouve des sensations de peur et j'ai l'estomac noué
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Assez souvent
         3 Très souvent
- J'ai la bougeotte et n'arrive pas à tenir en place
         0 Pas du tout
         1 Pas tellement
         2 Un peu
         3 Oui, c'est tout le cas
- J'éprouve des sensations soudainesde panique
         0 Jamais
         1 Pas très souvent
         2 Assez souvent
         3 Vraiment très souvent
2) Dépression
- Je prends plaisir aux mêmes choses qu'autrefois
         0 Oui, tout autant
         1 Pas autant
         2 Un peu seulement
         3 Presque plus  
- Je ris facilement et vois le bon côté des choses
         0 Autant que par le passé
         1 Plus autant qu'avant
         2 Vraiment moins qu'avant
         3 Plus du tout
- Je suis de bonne humeur
          0 La plupart du temps
          1 Assez souvent
          2 Rarement
          3 Jamais   
- J'ai l'impression de fonctionner au ralenti
         0 Jamais
         1 Parfois
         2 Très souvent
         3 Presque toujours
- Je ne m'intéresse plus à mon apparence
          0 J'y prête autant d'attention que par le passé
          1 Il se peut que je n'y fasse plus autant attention
          2 Je n'y accorde pas autant d'attention que je devrais
          3 Plus du tout
- Je me réjouis d'avance à l'idée de faire certaines choses
           0 Autant qu'avant
           1 Un peu moins qu'avant
           2 Bien moins qu'avant
           3 Presque jamais
- Je peux prendre plaisir à un bon livre
           0 Souvent
           1 Parfois
           2 Rarement
           3 Très rarement

Faire le total du versant anxiété et dépression : 21 points maximum pour chacun.
Entre 8 et 10 : état anxieux ou dépressif douteux. Au-delà de 10 : état anxieux ou dépressif certain.

A. S. Zigmond et R. P. Snaith, psychiatres britanniques, Leeds (1983)

Sigle HAD

Réf. Zigmond AS, Snaith RP. : The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica 1983 Jun; 67(6):361-370

[H3]

Édit. 2020

échelle de Rankin loc. fém.

Rankin scale

échelle d’évaluation de résultats globaux d’un seul item pour les patients post-AVC. Elle est utilisée pour catégoriser le niveau d’indépendance fonctionnelle en fonction des activités pré-AVC.Niveau de Rankin                                           Description
         0                                     Aucun symptôme
         1                                     Aucune incapacité significative en dépit des symptômes :capable d'effectuer
                                                toutes les tâches et activités habituelles
         2                                     Handicap léger : incapacité d'effectuer toutes les activités antérieures, mais
                                                capable  de s'occuper de ses propres affaires sans assistance
         3                                     Handicap modéré : nécessité de l'aide mais capable de marcher sans
                                                assistance
         4                                     Handicap modérément sévère : incapable de marcher sans assistance et
                                                incapable de s'occuper de ses propres besoins corporels sans assistance
         5                                     Handicap sévère : alité, incontinent et nécessitant de l'attention et des soins
                                                infirmiers constants 

J. Rankin, médecin écossais (1957)

AVC

[H1, K4]

Édit. 2021

accès aux documents administratifs l.m.

access to the administrative documents

Possibilité donnée à tout citoyen de consulter certains documents administratifs d’intérêt général ou le concernant : qualité des eaux de consommation, plan d’occupation des sols, dossiers fiscaux, etc.
Les documents administratifs liés à une situation d’ordre médical (factures, relevés d’hospitalisation, etc.) ne font pas exception et peuvent être consultés par l’intéressé ; seuls les documents contenant des données et des informations proprement médicales, tels que éléments diagnostiques ou pronostiques, comptes-rendus opératoires, sont communiqués selon des règles particulières.

Étym. lat. accessus : arrivée

[E3]

Édit. 2016

accès aux informations à caractère médical l.m.

acces to medical information

Le droit de toute personne d’obtenir un accès direct à son dossier comportant des informations à caractère médical, concernant uniquement sa santé, est établi par la Loi du 4 mars 2002.
Ces informations, détenues par des professionnels et établissements de santé, sont formalisées ou ont fait l’objet d’échanges écrits entre professionnels de santé (alinéa 1 er de l’article L.1117-7 du Code de la santé publique).
Selon le Décret du 26 décembre 2016, toute personne ou structure, publique ou privée, à but lucratif ou non, peut sous certaines conditions, accéder aux données du Système national des données de santé (SNDS), après autorisation de la CNIL.
Le patient peut confier l’accès direct à ces données de santé à un médecin ou à toute personne de son choix, par exemple un avocat, disposant d’un mandat de l’intéressé. S’il s’agit d’un mineur le droit à l’accès des données est confié à la personne ayant l’autorité parentale. Dans le cas d’une tutelle, c’est le tuteur qui exerce le droit d’accès au nom de la personne. Dans le cas d’une curatelle, le patient peut avoir un accès direct aux données le concernant. Si la personne est décédée, les ayants droits peuvent avoir accès aux données, à condition que la personne décédée ne se soit pas de son vivant, opposée à cette communication, que le demandeur ait qualité d’ayant droit et que la demande soit motivée par une ou plusieurs des justifications suivantes : connaitre les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt, faire valoir ses droits. La communication doit être faite au plus tard dans les huit jours suivant la demande et au plus tôt dans les 48 heures. Ce délai est de 2 mois, lorsque le dossier a plus de 5 ans.
Le décret d’autorisation de l’accès aux données du SNDS précise les institutions dotées « d’un accès permanent » et celles bénéficiant d’un accès ponctuel, sur autorisation de la CNIL. Le texte autorise la Caisse nationale des travailleurs salariés à contractualiser avec l'Institut national de la santé et de la recherche médicale) en tant que "coordinateur national d'infrastructures de recherche utilisant des données de santé". Un deuxième décret publié le 28 décembre, fixe "les modalités de demande d'autorisation de traitement de données à caractère personnel ayant pour fin la recherche, les études et les évaluations dans le domaine de la santé".

caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, système national des données de santé

[E3]

Édit. 2018

accès aux soins l.m.

health care accessibility

Faculté, pour une personne ou une population, de pouvoir bénéficier de services de soins : médecins, hôpitaux, etc.
L’accès aux soins peut être entravé par de nombreuses conditions : matérielles (éloignement des lieux de soins), financières (coût des soins), culturelles (ignorance des possibilités de soins offertes aux malades), etc.

Étym. lat. accessus : arrivée, accessibilité

[E3]

Édit. 2016

accommodation aux conditions de vie l.f.

coping

En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.

Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).

[C2,H4,N1]

Édit. 2016

adhésion aux traitements psychotropes l.f.

compliance with psychotropic drugs

observance, psychotropes (adhésion aux)

[G5,H3]

Édit. 2017

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