eau liée l.f.
bound water
En physiologie animale, volume hydrique requis pour assurer l'élimination d'une charge osmotique sous la forme iso-osmolaire.
[C2,M1]
Édit. 2018
eau minérale l.f.
mineral water
1) Eau de source utilisée comme boisson.
Sa teneur en ions minéraux dépend des terrains d'où elle est tirée, HCO3-, Cl-, SO42-, Na+, Ca2+, Mg2+, K+, Li+, Fe3+, etc. Elle est dite naturelle lorsqu'elle n'a subi aucun traitement pour en modifier la composition.
2) Eau de source utilisée en médecine en raison des vertus thérapeutiques qui lui sont attribuées.
Dans le domaine des voies aériennes supérieures, sont utilisées des eaux sulfurées calciques et sulfurées sodiques, des eaux bicarbonatées sodiques et des eaux chlorurées sodiques. Les eaux sulfurées sont plus indiquées dans les affections où domine l’infection et les eaux chloro-bicarbonatées lorsque prédominent la congestion, le spasme, l’allergie.
→ station thermale, eau de source
[C1,E1]
Édit. 2018
eau minérale naturelle l.f.
natural mineral water
Eau d’origine souterraine possédant un ensemble de caractéristiques de nature à lui conférer des propriétés favorables à la santé, se distinguant des eaux destinées à la consommation humaine du fait de sa teneur en minéraux, oligoéléments et autres constituants, ses effets considérés comme bénéfiques et sa pureté originelle.
Cette eau est tenue à l’abri des risques de pollution. L’exploitation de cette eau doit être autorisée par le ministre chargé de la Santé et fait l’objet d’un contrôle de sa qualité par les services de l’Etat (ARS). Elle ne peut faire l’objet d’aucun traitement ou adjonction sauf dans des cas précis prévus par arrêté ministériel.
[C1, E1]
Édit. 2019
eau osmosée l.f.
water of osmosis
Eau ayant été purifiée par filtration à travers une membrane d’osmose semi-perméable, en acétate de cellulose ou en polymères aromatiques, soumise à l’action d’une force supérieure à la pression osmotique.
Quasiment exempte de composés inorganiques et organiques, elle se situe, en termes de qualité, entre l’eau déminéralisée et l’eau distillée (monographie « Eau purifiée » de la Pharmacopée française.
→ osmose inverse, eau déminéralisée, eau distillée
[C1,G3]
Édit. 2018
eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.
water for hemodialysis
Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).
Syn. eau pour hémodialyse
→ distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions
[C1, G5, M1]
Édit. 2019
eau pour irrigation l.f.
water for irrigation
Codifiée par la Pharmacopée européenne dans la monographie « Préparations pour irrigation », cette catégorie désigne des préparations aqueuses stériles, contenant moins de 0,5 UI/mL d’endotoxines bactériennes, en grands volumes, destinées à l’irrigation des cavités, des lésions et des surfaces corporelles, par exemple au cours d’interventions chirurgicales.
Les récipients sont unidoses (flacon versable) et leur orifice ne doit pas être adaptable aux dispositifs de perfusion. Cette eau ne doit pas être injectée et elle doit être utilisée en une seule fois, les quantités non utilisées devant être jetées (étiquetage démonstratif).
Syn. eau versable
[C1,G3]
Édit. 2019
eau pour préparation injectable l.f.
aqua ad injectabilia, ter for injectable preparation
Codifiée par la Pharmacopée européenne, eau produite par distillation à partir d’eau destinée à la consommation humaine ou d’eau purifiée, pouvant avoir deux usages et deux qualités:
1) préparation industrielle de médicaments, administrés par voie parentérale après stérilisation;
2) stérilisée, dissolution, au moment de l’emploi, d’une préparation anhydre, pour administration parentérale.
L'eau pour préparation injectable stérilisée doit répondre aux exigences de qualité de la Pharmacopée européenne pour l’eau purifiée et elle doit être stérile (concentration limite en endotoxines 0,25 U.I. par mL).
Abrév. eau PPI
→ distillation de l'eau, eau purifiée
[C1, G5]
Édit. 2019
eau préemballée l.f.
conditioned water
Eau de consommation humaine, de source ou minérale mise à la disposition de l’utilisateur par l’intermédiaire d’un récipient.
Le récipient est de forme, nature et capacité variables, à l’exclusion des bâches et autres citernes.
Syn. eau conditionnée, eau embouteillée
[C1, E1]
Édit. 2019
eau purifiée l.f.
aqua purificata, purified water
Codifiée par la Pharmacopée européenne, eau destinée à la préparation de médicaments autres que ceux qui doivent être stériles et exempts de pyogènes.
Elle est préparée par distillation, par échange d’ions ou par tout autre procédé approprié à partir de l'eau destinée à la consommation humaine comme établi par l’autorité compétente.
[C1, G5]
Édit. 2019
eau résiduaire l.f.
residual water
→ eau usée
[C1,E1]
Édit. 2019
eau usée l.f.
used water
Terme général désignant les effluents liquides rejetés notamment par les foyers, les élevages, les industries, les établissements de soins.
Les niveaux de contamination et la diversité des polluants et contaminants microbiologiques sont liés aux types d’activités auxquels cette eau est associée. Dans le cadre de la politique « pollueur-payeur », les agences de l’eau réalisent des analyses de paramètres chimiques, microbiologiques et toxicologiques permettant de fixer des redevances servant à financer les actions de dépollution.
[C1, E1]
Édit. 2019
équivalent-air, équivalent-eau l.m.
air-equivalent, water-equivalent
En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les fantômes solides
[B1]
Édit. 2018
excrétion rénale de l'eau l.f.
renal excretion of water
Processus par lesquels les reins excrètent le volume d'eau nécessaire à l'équilibre du bilan hydrique et à l'excrétion urinaire des substances dissoutes provenant de l'alimentation et du métabolisme.
Environ 180 L d'eau sont filtrés par jour chez l'adulte, mais un à deux litres seulement apparaissent dans l'urine définitive. L'eau est réabsorbée en majeure partie (70%) dans le tubule proximal selon un processus maintenant l'osmolalité de l'urine égale à celle du plasma. L'ajustement final du volume d'eau à excréter se fait dans le tubule distal.
En cas de restriction hydrique, l'urine se concentre par équilibration osmotique de l'urine tubulaire avec les liquides interstitiels du rein à travers les parois du tubule rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
En cas de surcharge hydrique, l'urine hypotonique à l'entrée du tube distal le reste jusqu'à la fin du tube collecteur devenu imperméable à l'eau par absence d'hormone antidiurétique.
[C2,M1]
Édit. 2018
gaz (caractéristiques de quelques) et de la vapeur d'eau l.m.p.
characteristics of some gases and of the steam
Le premier tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques physiques des principaux gaz utilisés en anesthésie et celles de la vapeur d'eau.
Pour distinguer les gaz employés en anesthésie on utilise en France des couleurs normalisées (Norme ISO) portées sur l'ogive des bouteilles de gaz comprimé ; malheureusement la norme internationale n'est pas respectée dans tous les pays, ce qui est une source de confusion, particulièrement pour les organisations humanitaires qui utilisent un matériel provenant de diverses provenances. Le deuxième tableau donne ces marquages.
hamartome pigmentaire en jet d'eau l.m.
linear and whirled naevoid hypermelanosis
Dermatose apparaissant sans précession de phénomènes inflammatoires dans les premiers mois de la vie, sous forme de taches pigmentées groupées sur le tronc en bandes multiples suivant les lignes de Blaschko.
Des malformations viscérales associées ont été publiées. L'examen histopathologique montre une surcharge en mélanosomes des kératinocytes de la basale épidermique ainsi que des mélanocytes protubérants, sans thèques næviques, le tout correspondant vraisemblablement à un mosaïcisme somatique.
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus pigmentaire en jet d'eau (obs.)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
intoxication par l'eau (syndrome d') l.m.
water intoxication
Hyperhydratation globale avec hypotonie plasmatique plus ou moins sévère compte tenu de l'importance variable du déficit sodique souvent associé à l'inflation hydrique.
Elle survient chez des sujets atteints de défaillance cardiaque, d'insuffisance rénale ou hépatique avancée. Elle se traduit par une prise de poids, des nausées, des vomissements, des céphalées avec obnubilation, des convulsions et parfois coma.
On doit pratiquer en urgence la restriction hydrique stricte associée éventuellement à l'administration intraveineuse de solution de chlorure de sodium ou de substances osmotiquement actives telles que le mannitol.
javellisation de l'eau l.f.
obésité paradoxale avec rétention d'eau l.f.
paradoxical obesity with water retention
Terme impropre correspondant aux prises de poids, parfois sévères et très invalidantes observées chez certaines jeunes femmes notamment en période prémenstruelle.
Cette situation est une expression du syndrome des œdèmes orthostatiques en apparence idiopathique et ne correspond pas à une augmentation de la masse adipeuse.
Syn. obésité spongieuse (Gilbert-Dreyfus, médecin endocrinologue français, membre de l'Académie de médecine, 1951), hydrolipopexie (A. Albeaux-Fernet, médecin endocrinologue français, 1945), syndrome de Mach (R.S. Mach, néphrologue suisse, membre de l'Académie
→ œdèmes idiopathiques orthostatiques (syndrome des)
Édit. 2017
pâte à l'eau l.f.
Pâte dermatologique particulièrement riche en eau, à fort pouvoir absorbant.
poche à eau l.f.
standoff pad
Petit réservoir souple en caoutchouc ou en plastique interposé entre la sonde d'échographie et la structure étudiée pour faciliter l'examen des organes superficiels.
Il est remplacé actuellement par une substance plastique malléable d'impédance acoustique équivalente à celle des muscles.
test à l'eau glacée l.m.
ice water test
Test clinique de recherche de l'hyperréflectivité vésicale, utilisé dans les vessies neurologiques.
L'injection rapide de 60 à 90 mL de sérum glacé dans la vessie provoque en cas d'hyperréflectivité l'expulsion dans la minute qui suit du sérum ou du cathéter. Ce test est négatif chez le sujet normal et positif dans les lésions du neurone moteur central, car le réflexe mictionnel peut être déclenché par une stimulation extéroceptive.
traitement de l'eau destinée à la consommation humaine l.m.
Ensemble des techniques et équipements mis en œuvre pour produire de l’eau de consommation humaine à partir d’une eau issue du milieu naturel, non distribuable.
Les eaux de surface ou souterraines ne sont pas toujours d’une qualité conforme aux normes de qualité requises pour leur distribution en vue de la consommation humaine ; elles doivent donc subir une ou plusieurs phases de « nettoyage » qui peuvent être physiques (filtration), chimiques (notamment chloration de l’eau) et/ou biologiques.
vapeur d'eau l.f.
steam
En physiologie, vapeur qui joue un rôle important dans les échanges respiratoires et l’équilibre thermique.
L’élimination d'eau sous cette forme par la respiration et par la transpiration représente environ 500 g par jour chez l'adulte normal ; elle est de l'ordre de 600 g chez le sujet fébrile à 40°C s'il ventile normalement (8 L/min) et plus s'il hyperventile.
On éprouve une sensation de bien-être quand l'humidité relative de l'air ambiant est voisine de 50% de saturation (à 20°C). L'air trachéal est saturé en vapeur d'eau (point de rosée 47 mm de Hg à 37°C), mais la pression partielle de vapeur d'eau saturante augmente avec la température, chez les patients fébriles : il en résulte un abaissement de la PIO2 et donc de la PAO2.
Étym. lat. vapor : vapeur
→ humidité absolue, humidité relative, rosée (point de), vapeur
[B1, C2]
Édit. 2019
déminéralisation de l'eau l.f.
demineralization of the water
Procédé de traitement destiné à éliminer tous les sels dissous dans une eau qui fait appel à trois techniques.
-Le passage sur résines échangeuses d'ions (cationique et anionique). Ce procédé est limité à des eaux de relativement faible salinité, jusqu'à 2 g/L environ, et présente l'inconvénient d'utiliser des produits chimiques corrosifs: acide et soude.Il peut produire des eaux très pures.
-L’osmose inverse, applicable sur de grandes variétés de salinité (jusqu'à l'eau de mer), et dans une très large gamme de débit, de quelques litres / h à plusieurs centaines de m3 / h.
-La distillation, réservée soit à des applications de laboratoires, soit industrielle à partir d'eau de mer dans des bouilleurs-évaporateurs sous vide en cascades.
Syn. eau désionisée
→ osmose inverse, résines échangeuses d'ions, distillation de l'eau
[B3]
Édit. 2018
eau destinée à la consommation humaine l.f.
water fit for human consumption
Selon l’article R 1321-1 du code de la santé publique :
1) toutes les eaux qui, soit en l'état, soit après traitement, sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à d'autres usages domestiques, qu'elles soient fournies par un réseau de distribution, à partir d'une citerne, d'un camion-citerne ou d'un bateau-citerne, en bouteilles ou en conteneurs, y compris les eaux de source ;
2) toutes les eaux utilisées dans les entreprises alimentaires pour la fabrication, la transformation, la conservation ou la commercialisation de produits ou de substances destinés à la consommation humaine, qui peuvent affecter la salubrité de la denrée alimentaire finale, y compris la glace alimentaire d'origine hydrique.
Les eaux destinées à la consommation humaine doivent (directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998) :
- ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ;
- être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé.
- satisfaire à des références de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques, chimiques et radiologiques, établies à des fins de suivi des installations de production, de distribution et de conditionnement d'eau et d'évaluation des risques pour la santé des personnes.
Syn. eau potable
[C1,E1,R2]
Édit. 2018