état de mal épileptique l.m.
status epilepticus
Activité épileptique continue ou par crises subintrantes.
Cet état peut revêtir autant d'aspects qu'il existe de variétés de crises épileptiques (notamment état de mal convulsif moteur partiel, myoclonique ou non convulsif). Il peut survenir chez un épileptique connu ou être la première manifestation d'une atteinte cérébrale dont il importe de préciser la nature.
L'état de mal convulsif généralisé doit être distingué de la crise tonique postérieure, signe d'une hypertension de la fosse postérieure de mauvais pronostic. De toute façon une prise en charge urgente s'impose.
épilepsie
[H1]
Édit. 2018
état lacunaire l.m.
démence vasculaire, lacunaires (syndromes neurologiques)
[H1]
Édit. 2018
état limite l.m.
borderline personality disorder
Concept toujours discuté, depuis A. Stern surtout (1938), selon que ces états se trouvent situés au carrefour des névroses et des psychoses, dans l'un des deux groupes ou indépendamment d'eux.
Troubles d'abord considérés comme des formes larvées de schizophrénie : latente (E. Bleuler), pseudonévrotique (P. Höch et P. Polatin, 1949), etc. Il est de fait que l'apparition, en cours de cure psychanalytique, de signes et de défenses psychotiques (clivage, déni, notamment) après une présentation névrotique initiale, a beaucoup contribué à leur reconnaissance.
Par contre, O.F. Kernberg les place plutôt parmi les personnalités névrotiques, selon un continuum avec les hypomaniaques, puis les cyclothymiques. S'il admet la possibilité d'épisodes psychotiques transitoires, c'est sur un fond de personnalité constant.
À côté du "type impulsif", la CIM 10 fait du "type borderline" un sous-groupe de la "personnalité émotionnellement labile", comportant : perturbations de l'image de soi, des objectifs et des préférences personnelles ; sentiments de vide ; intensité et instabilité des relations, source de crises émotionnelles, avec efforts démesurés pour éviter les abandons, voire menaces répétées ou gestes auto-agressifs (possibles également sans facteurs déclenchants manifestes). Il est de fait que les effondrements dépressifs sont fréquents. L'état limite représente la personnalité de base d'une partie des alcooliques et des toxicomanes
Les critères de cette entité, présentée comme autonome par le DSM IV, rejoignent assez bien ceux de la CIM.
La prise en soins est difficile et aléatoire.
personnalité "as if", personnalité émotionnellement labile
A. Stern, psychiatre et psychanalyste américain (1938) ; E. Bleuler, psychiatre suisse (1911) O. F. Kernberg, psychiatre américain (1979)
[H3]
Édit. 2018
état limite de l'enfant et de l'adolescent l.m.
child and adolescent borderline personality disorder
Cadre hétérogène de troubles se démarquant de la névrose autant que de la psychose, volontiers retenu dans ces tranches d'âge pour souligner les potentialités évolutives plus diversifiées des troubles de l'enfance et de la crise maturative de l'adolescence, ainsi que leur pronostic moins défavorable si l'on intervient en temps opportun et avec des moyens adaptés.
Cet arrêt du développement comporte notamment l'impossibilité d'assumer le second processus de séparation-individuation(1). Une telle incapacité est liée surtout au refus maternel de participer à la première phase de ce processus. Des facteurs précipitants éventuels l'accentuent (séparation objective, perte, etc.). En résulteraient une angoisse et une réaction dépressive, elles-mêmes à la base de mécanismes de défense primitifs (clivage, déni, en particulier).
J. F. Masterson (1), psychiatre américain (1971)
[H3,O1]
Édit. 2018
état métastable l.m.
metastable (state)
Etat caractérisant un composant capable de se transformer spontanément en un autre mais de manière infiniment lente, si bien que la vitesse de transformation n’est pas mesurable.
L’état métastable peut être rompu par addition d’un catalyseur. C’est le cas des enzymes en biologie, dont le rôle est d’accélérer des réactions chimiques qui sont spontanément trop lentes pour être détectables.
Syn métastabilité
[C1]
Édit. 2018
état oniroïde l.m.
oneiroid state
(1), accompagné d'éléments confusionnels mineurs, sinon inexistants.
Ce syndrome assez complexe se présente surtout sous la forme d'un délire en général subaigu, réversible même s'il peut évoluer sur une longue période (2). Ineffable, mystérieux, pathétique ou fantastique, comportant souvent une exubérance imaginative et un contexte dysthymique, mais sans atteinte profonde de la personnalité ni discordance, il donne une impression de compréhensibilité, de proximité du sens latent.
S. Follin le rapproche des psychoses hystériques et de certaines formes délirantes de la psychose maniacodépressive. Mais il estime que de tels processus altèrent l'organisation de la vie mentale et constituent toujours un moment de discontinuité dans une trajectoire existentielle, qui se trouve ainsi modifiée. Car aucune évolution délirante n'est sans substrat ni incidences.
(1 (2) (2)
bouffée délirante, psychose délirante aigüe ou subaigüe
H. Ey (1955) et J. Rouart(1) psychiatres français (1950) ; W. Mayer-Gross, psychiatre allemand (1889-1961) (2); S. Follin , psychiatre français(1963) (2)
[H3]
Édit. 2018
état précancéreux l.m.
état prénéoplasique
[F2]
Édit. 2018
état prénéoplasique l.m.
precancerous condition
Ensemble d'altérations tissulaires qui, en elles-mêmes ne sont pas malignes, mais qui peuvent, dans leur évolution et selon une probabilité variable, être associées à un cancer ou en être le prélude, et constituent donc un facteur de risque plus ou moins déterminant.
Certaines sont des lésions non tumorales, régénératives, hyperplasiques ou dysplasiques, acquises, p. ex. rectocolite hémorragique, hyperplasie endométriale, métaplasie bronchique, leucoplasies buccale, vulvaire, pénienne, kératose solaire cutanée, radiodermite, gastrite chronique, etc. Elles peuvent produire un cancer à leur niveau dans une proportion variable de cas. D'autres sont des tumeurs bénignes dont l'évolution comporte un risque variable de transformation maligne, p. ex. polyadénome et tumeur villeuse du côlon, tumeur séreuse et mucineuse de l'ovaire, adénome pléomorphe des glandes salivaires. D'autres enfin sont des maladies génétiques à expression tumorale, telles la polypose rectocolique familiale, la neurofibromatose de Recklinghausen, dans l'évolution desquelles on voit fréquemment apparaître soit une transformation maligne de la, ou des tumeurs, soit l'émergence de néoformations variées : méningiome, gliome, mélanome, phéochromo
Syn. état précancéreux
[F2]
Édit. 2018
état pseudopeladique l.m.
pseudopeladique (état)
[J1]
Édit. 2018
état second l.m.
Terme français qui, depuis J.M. Charcot notamment, décrit un état pathologique transitoire avec trouble particulier de la conscience, comportant une dissociation entre les activités automatiques, qui restent coordonnées bien que parfois incongrues et bizarres, et la personnalité, à laquelle ces activités restent étrangères, voire contrastent avec l'éducation reçue.
Proche de l'état crépusculaire ou même intriqué, il en différerait, au moins en théorie, par l'absence d'obnubilation confusionnelle globale et la notion d'un "rétrécissement du champ de conscience" (P. Janet), donc d'un trouble névrotique.
L'état second s'observe surtout chez les hystériques et au cours de l'hypnose. Une de ses formes les plus typiques serait le somnambulisme non épileptique. Il est devenu plus rare depuis qu'il suscite moins d'intérêt.
J.M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1825-1893) ; P. Janet, médecin, psychologue et philosophe français (1859-1947)
→ état crépusculaire, état hypnoïde
[H3]
Édit. 2018
état septique non septicémique l.m.
sepsis without septicaemia
Syndrome de réponse inflammatoire généralisée causé par certaines toxines ou certains médicaments tels ceux utilisés en chimiothérapie.
Ce syndrome se voit surtout dans les services de réanimation chez les patients victimes d'une agression traumatique ou chirurgicale.
sepsis, syndrome de réponse inflammatoire généralisée.
[D1,N1]
Édit. 2018
état végétatif l.m.
vegetative state
Coma profond après destruction plus ou moins complète des structures encéphaliques, mais avec conservation suffisante des structures du tronc cérébral pour permettre la ventilation spontanée.
Il s’agit d’un état chronique caractérisé par une perte de conscience de tout stimulus externe ou interne, une absence très vraisemblable des fonctions cognitives, mais avec persistance des fonctions végétatives.
Succédant habituellement à un coma prolongé, il est occasionné par des lésions hémisphériques étendues prédominant, selon les cas, sur le cortex ou la substance blanche sous-corticale.
Les yeux ouverts donnent une apparence d'éveil. L'activité motrice est très rudimentaire. Les fonctions végétatives sont respectées, parfois excessives, notamment la respiration spontanée et les régulations cardiovasculaires, en particulier tensionnelles. La perceptivité est le plus souvent nulle, y compris celle des sensations douloureuses. Une vie mentale non extériorisée pourrait cependant parfois persister. D'autres activités du tronc cérébral sont retrouvées quasi-constamment (rythme nycthéméral) ou fréquemment (réflexes cornéens, oculovestibulaires, photomoteurs). L'EEG est souvent de type thêta delta diffus.
Quelle que soit l’étiologie (lésion aigüe traumatique ou non, affection dégénérative ou métabolique, malformation encéphalique), l’espérance moyenne de vie est de deux à cinq ans. Une réversibilité devient peu probable après douze mois chez les traumatisés crânio-encéphaliques et trois mois dans les autres cas.
La récupération de la conscience et même des fonctions élémentaires de relation est exceptionnelle. La nutrition doit être assurée de manière artificielle. La difficulté est que cet état ne correspond pas vraiment à une mort cérébrale et ces patients restent à charge dans les services de réanimation sans espoir de convalescence.
mort cérébrale, respiratoire (centre)
[H1]
Édit. 2018
état végétatif persistant l.m.
persistent vegetative state
État de perte de conscience caractérisé par la persistance de signes d'éveil, avec maintien des fonctions végétatives (notamment respiratoires, circulatoires et digestives), mais avec une abolition prolongée (pendant au moins trois mois) de toute fonction de relation ou cognitive.
Contrairement au coma (réversible ou aboutissant à la mort cérébrale), un rythme nycthéméral persiste, fait de phases d'éveil et de sommeil. Pendant les phases d'éveil, les yeux sont ouverts, des mouvements des globes oculaires, des mâchonnements, des bâillements, des déglutitions peuvent se produire. Mais le patient a perdu toute communication avec son entourage, toute expression verbale, il ne répond pas aux ordres simples, n'a aucune activité gestuelle finalisée ou organisée. Presque toujours il existe une hypertonie avec rétraction tendineuse.Les réflexes du tronc cérébral et de la moelle sont variables, les réflexes archaïques (de succion, mastication, déglutition, bâillement) de même les réflexes pupillaires à la lumièresont généralement présents.
Les causes de cet état sont variées : traumatiques, anoxiques (arrêt cardiaque), infectieuses, métaboliques, toxiques. Le pronostic est désastreux : il est exceptionnel qu'un retour à la conscience, même fragmentaire, survienne après une durée de trois mois.
Le traitement ne peut être que symptomatique.
éthique en réanimation d'adulte, éthique en réanimation pédiatrique
B. Jennett, neurochirurgien britannique et F. Plum, neurologue américain (1972) ; J. B. Posner neurologue américain (2007)
[H1]
Édit. 2018
état septique l.m.
sepsis
Etat inflammatoire accompagnant une infection cliniquement vraisemblable ou bactériologiquement prouvée.
L'état septique chez les patients hospitalisés est le plus souvent d'origine respiratoire, abdominale ou veineuse (infection d'un cathéter). Des stades sont maintenant universellement adoptés:
1) sepsis "simple" : association à une infection des signes inflammatoires (SIRS,systemic inflammatory reponse syndrome, SRIS, syndrome de réponse inflammatoire généralisée) ;
2) choc septique: association d'une infection et d'une hypotension sévère ;
3) syndrome de défaillance multiviscérale : association d'une infection et de défaillances organiques : rénale, circulatoire, neurologique.
Le pronostic est d'autant plus sévère que l'état septique progresse. La mortalité augmente de 20% à plus de 50 % du premier au dernier stade.
R. C. Bone, médecin interniste américain (1992)
→ état septique, septicémie, bactériémie, choc septique, défaillance multiviscérale, syndrome de réponse inflammatoire généralisée
[D1,N1]
Édit. 2018
état mixte l.m.
mixed manic-depressive syndrome
Syndrome rare, où coexistent symptômes maniaques et dépressifs, qui se manifeste au cours d'une maladie bipolaire (syndrome maniaco-dépressif), habituellement pendant la phase de transition d'un accès mélancolique vers un accès maniaque ou vice-versa.
Sa survenue peut révéler un état schizophrénique chez l'adolescent et l'adulte jeune, ou être la première manifestation d'un processus d'affaiblissement intellectuel à expression dysthymique au-delà de la cinquantaine.
L'état mixte apparaissant dans le cours d'une psychose maniacodépressive révèle souvent une pathologie où domine le fond dépressif. Il constitue une bonne indication de sismothérapie.
→ maladie bipolaire, schizophrénie, dysthymie, sismothérapie
[H3]
Édit. 2018
état hypnoïde l.m.
hypnoid state
Type particulier de dissolution de la conscience survenant en dehors du sommeil, dans lequel les contenus de la pensée sont analogues à ceux du rêve.
Terme d'abord employé (1) pour désigner un état hystérique de conscience analogue à celui créé par l'hypnose. S. Freudl pensait notamment que les représentations qui surviennent alors sont coupées du "trafic associatif" donc de toute "élaboration associative". Il voyait dans le clivage, introduit de ce fait au sein de la vie psychique, la condition de l'hystérie. Freud ne tarda pas à limiter la portée de ces conceptions, puis à les réfuter, et il dégagea la notion de mécanismes de défense.
Il reste que nombreux sont les états de ce type, plus ou moins marqués, rencontrés dans les manifestations hystériques. On les observe également lors de la prise de certaines drogues, cannabis p. ex.
(1) P. J. Möbius, neuropsychiatre allemand (1853-1907) ; (1) J. Breuer, neurologue et physiologiste autrichien (1842-1925) ; S. Freud, psychiatre autrichien (1856-1939)
→ trouble dissociatif, hystérie, état second
[H3]
Édit. 2018
état dangereux dangerous state agressivité et criminologie, dangerosité en psychiatrie l.m.
dangerous state
→ agressivité et criminologie, dangerosité en psychiatrie
[H3]
Édit. 2018
cardioversion par choc électrique l.f.
electrical countershock, cardioversion
Traitement ayant pour but de régulariser le rythme cardiaque et de restaurer un rythme sinusal en délivrant à l'ensemble du myocarde une stimulation électrique brève (5 ms) avec une énergie comprise entre 200 et 400 joules à l'aide d'un défibrillateur et d'électrodes placées sur l'aire précordiale (choc externe) ou directement sur le cœur à thorax ouvert, p. ex. en fin d'intervention cardiaque sur en cœur en état de fibrillation.
En urgence, devant un arrêt cardiaque en fibrillation ventriculaire, le choc est délivré sans prémédication. Pour une tentative de régularisation programmée d'une arythmie avec fibrillation auriculaire, p. ex., le traitement se fait en unité de soins intensifs cardiologiques sous anticoagulation soigneuse préalable, à moins d'une vérification échocardiographique transœsophagienne de l'absence de thrombus dans les cavités cardiaques, avec contrôle de la kaliémie et de l'absence de contrindication pour une anesthésie générale de courte durée. Si le choc est efficace, le rythme sinusal est rétabli immédiatement. En cas d'un premier échec, un ou plusieurs chocs de plus forte énergie peuvent être délivrés.
Étym. gr. kardia : cœur ; lat. médiéval versio : retournement
[K2,G5,B4]
choc n.m.
shock
1) En accidentologie et en général, effet produit par un coup.
Il entraîne la projection du corps choqué ou sa déformation, réversible (choc élastique avec production de vibrations, voire d'une onde de choc dans le corps) ou irréversible qui produit des dommages et des écrasements si l'on dépasse une certaine limite.
2) En médecine, syndrome consécutif à une désadaptation du contenant cardiocirculatoire et du contenu sanguin. Il entraîne des troubles microcirculatoires et de l'utilisation de l'oxygène, avec augmentation de la lactacidémie, témoin du métabolisme anaérobie : c'est l'état de choc.
Même si le point de départ est local (ex. levée de garrot), les déchets toxiques, libérés dans le sang et transportés par la circulation dans tout l'organisme, produisent des lésions cellulaires et des troubles microcirculatoires. L'évolution se fait en trois temps.
1) En général, intense réaction neurovégétative avec production de catécholamines entraînant une vasoconstriction générale (choc froid), sauf dans les territoires à structure privilégiée du cœur et du cerveau. Si le système neurovégétatif est paralysé le sang artériel va directement vers les veines court-circuitant les capillaires (choc chaud).
2) Vasoplégie générale : l'endothélium capillaire a été lésé et a laissé fuir le plasma vers les tissus, ce qui augmente le collapsus et mène à l'arrêt cardiaque en quelques heures.
3) Même si le traitement a pu momentanément rétablir la situation, la défaillance multiviscérale apparaît après un intervalle libre de quelques jours (les reins sont bloqués, les poumons œdématiés, une fibrinolyse possible, etc.), l'issue fatale est très difficile à éviter : le choc est dit «irréversible».
L'exploration hémodynamique avec cathétérisation du cœur droit (cathéter de Swan-Ganz) permet de mesurer le débit cardiaque et les résistances circulatoires : ces données sont utiles pour classer le choc et guider le traitement.
Étym. moyen néerlandais schokken : heurter, recevoir un coup
→ classification des états de choc, état de choc, collapsus, défaillance multiviscérale généralisée, rein de choc, poumon de choc, classification des états de choc, syndrome de choc
[N1,K2]
choc affectif l.m.
affective shock
Traumatisme psychique (manifestations immédiates ou rapprochées), traumatisme psychique et évènement exceptionnel.
[H4]
choc allergique l.m.
allergic shock
[N1,G1]
choc amphétaminique l.m.
amphetaminic shock
Psychostimulation à visée thérapeutique, recherchée par injection rapide d'une amphétamine.
Blocages ou réticences, surtout chez des hystériques ou des schizophrènes, mais aussi dépression, hypocondrie et alcoolisme névrotique : telles étaient après le travail princeps de E. Davidoff (1936), les indications principales de cette méthode.
Mais les contrindications de ce puissant sympa
E. Davidoff, psychiatre américain (1936)
Syn. all. weckanalyse (wecken : éveiller)
[H3,G5]
choc anaphylactique l.m.
anaphylactic shock.
État de choc brutal de mécanisme immuno-allergique (réaction d'hypersensibilité immédiate de type I avec l'intervention de complexes antigène-anticorps, les anticorps sont les plus souvent des immunoglobulines E), traduisant un contact préalable, passé souvent inaperçu.
Il survient souvent sur terrain prédisposé (accidents allergiques antérieurs, atopie), après l'ingestion ou l'injection de certains produits (aliments, antibiotiques, curares, vaccins, hormones, antalgiques, produits iodés, venins d'hyménoptères, produits de désensibilisation, latex, etc.). Les délais d'apparition varient de 2 à 20 min et plus. Les signes cliniques sont ceux du choc vasogénique (ouverture des shunts précapillaires et effondrement des résistances vasculaires), c'est un choc chaud. Les signes associés peuvent comprendre : tachycardie, urticaire, éruptions, bronchospasme, œdème laryngé (œdème de Quincke), diarrhée.
L'évolution peut être mortelle par collapsus et arrêt cardiaque. Le traitement d'urgence consiste en l'administration d'adrénaline par voie sous-cutanée, endotrachéale et surtout intraveineuse (chez l'adulte, 0,25 à 1 mg dilué dans 10 mL de solution sodée physiologique, en injection lente, à répéter si besoin). Pour la prévention d'accidents ultérieurs, une enquête allergologique doit toujours être entreprise afin d'identifier la substance en cause.
Étym. gr. ana : contraire de ; phulaxis : protection : anaphylaxie = qui fait le contraire d'une protection
→ choc, envenimation
choc anaphylactoïde l.m.
anaphylactoid shock
État de choc se distinguant du choc anaphylactique par sa pathogénie non-immunologique, il est dû à une libération d'histamine et de leucotriènes par les leucocytes basophiles ou à d'autres modes de libération chimique d'histamine.
Le choc anaphylactoïde peut être dû à une activation du complément par voie alterne.
Le traitement d'urgence est le même que celui du choc anaphylactique mais la prévention est différente.
Étym. gr. ana : contraire de ; phulaxis : protection : anaphylaxie = qui fait le contraire d'une protection
→ anaphylactique (choc), anesthésie (accident)
[N1,G1]
choc apexien l.m.
heart apical beat
Mouvement systolique de la pointe du cœur perçu normalement par la palpation du 4e ou 5e espace intercostal gauche.
Il peut être difficile à percevoir chez l’obèse. Certains états pathologiques modifient le choc apexien soit dans son siège, soit dans son aspect (choc en dôme, choc étalé, choc en masse).
[N1,K2]