Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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nécrose striatale bilatérale familiale infantile

familial infantile bilateral striatal necrosis

Forme familiale de nécrose striatale bilatérale infantile (IBSN), syndrome de dégénérescence bilatérale symétrique spongieuse des noyaux caudés, putamen et globus pallidus, caractérisé par une régression développementale, une choréoathétose et une dystonie progressant vers une quadriparésie spastique.
La prévalence de l'IBSN familiale a été estimée à moins de 1/1 000 000.
L'âge d'apparition varie entre 7 et 15 mois. La maladie a un début insidieux et une évolution progressive associant : choréo-athétose, dystonie, rigidité, spasticité, dysphagie, atrophie optique, déficit intellectuel, régression développementale des habiletés motrices et verbales, myoclonus, quadriparésie, ataxie cérébelleuse et nystagmus.
Le diagnostic est confirmé par les images du scanner et de l’IRM.
La dégénérescence striatonigrale infantile autosomique récessive est causée par une mutation du gène NUP62 (19q13.33) et la dégénérescence striatonigrale infantile mitochondriale est causée par une mutation du gène MTATP6. Le diagnostic prénatal et le conseil génétique sont offerts aux familles des patients touchés.
Les diagnostics différentiels incluent la maladie de Wilson, l'encéphalomyélite disséminée aiguë, la neurodégénérescence avec l'accumulation de fer dans le cerveau, la maladie de Leigh, la chorée de Huntington juvénile, l'acidurie méthylmalonique, la déficience en guanidinoacétate méthyltransférase, l'acidémie glutarique I, l'intoxication au monoxyde de carbone.
Le pronostic est habituellement médiocre, quadriparésie spastique évoluant vers la mort, due à une infection.
Le traitement par la biotine orale ralentit initialement les progrès de la maladie.

Rachel Straussberg, neuropédiatre israélienne (2010)

Réf. Orphanet, Rachel Straussberg (2010)

nécrose striatale bilatérale de l'enfant, nécrose striatale bilatérale de l'enfant forme sporadique, MT-ATP6, NUP62

NF2 gene sigle angl. pour neurofibromin 2

Gène situé sur le locus chromosomique 22q12.2 codant pour la protéine merline, synthétisée par les cellules de Schwann, qui joue un rôle dans les mouvements cellulaires et les communications intercellulaires.
Elle a également un rôle de suppresseur de tumeur qui prévient le développement et la croissance exagérée cellulaire.
Des mutations de ce gène sont responsables de la neurofibromatose de type 2 et de certaines tumeurs.

Syn. ACN, BANF, MERL_HUMAN, merlin, Moesin-Ezrin-Radixin-Like Protein, Neurofibromatosis 2 Gene Product, Neurofibromatosis Type 2 Protein, Neurofibromin 2, neurofibromin 2 (bilateral acoustic neuroma), neurofibromin 2 (merlin), SCH, Schwannomerlin, Schwannomin

neurofibromatose de type 2

neurinome bilatéral du nerf cochléaire (VIII) l.f.

acoustic neurinoma bilateral

neurofibromatose de type II

neurofibromatose de type II (NF-2) l.f.

neurofibromatosis type II

Phacomatose caractérisée par des taches « café au lait » peu nombreuses, par de nombreux neurinomes (schwannomes) en particulier des nerfs acoustiques, des racines nerveuses et des nerfs périphériques et par des méningiomes.
De nombreuses mutations ont été décrites. Il n’existe en général pas de taches "café au lait", et les nodules iriens de Lisch sont absents. On trouve très fréquemment une cataracte présénile sous-capsulaire postérieure et nucléaire. L'atteinte du facial (VII), proche du neurinome, peut donner une lagophtalmie, une hypoesthésie et une opacification cornéenne secondaire. Plusieurs familles ont été décrites avec hamartomes rétiniens. L’hérédité est dominante autosomique (MIM 101000), mais dans la moitié des cas il s’agit chez le cas index d’une mutation de novo. Gène de la NF2 en 22q12.2. , la protéine exprimée est la schwannomine (ou merline). 50% des cas sont dus à des mutations de novo.

W. R. Kanter, neurologue et R. Eldridge, médecin généticien américains (1980)

Syn. neurinome bilatéral du nerf cochléaire (VIII), neurofibromatose de type central

phacomatose, neurinome, neurinome de l'acoustique, schwannome

nodule élastotique de l'oreille l.m.

Petite nodosité indolore de l’anthélix d’origine actinique, parfois bilatérale, dont la principale altération histologique est une intense élastose solaire dermique

En cas de localisation sur l’hélix, le diagnostic différentiel pourrait se poser avec un nodule douloureux de l’oreille.

oligoméganéphronie n.f.

oligomeganephronia

Syn. oligomacronéphronie, hypoplasie rénale bilatérale avec oligonéphronie

oligomacronéphronie, hypoplasie rénale

Édit. 2017

oscillopsie secondaire l.f.

Oscillopsie secondaire à la destruction bilatérale du vestibule

W. E. Dandy, neurochirurgien américain (1941)

Syn. syndrome de Dandy

oscillopsie, Dandy (syndrome de)

Édit. 2017

paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale l.f.

facial palsy, congenital unilateral or bilateral

Paralysie faciale congénitale uni ou bilatérale avec agénésie partielle des noyaux protubérantiels, proche du syndrome de Moebius mais sans l'atteinte oculaire.
On peut trouver également une aplasie cutanée et plus fréquemment un curieux aspect d'"oreilles pendantes". L’affection est autosomique dominante (MIM 134100).

D. Skyberg et C. B. van der Hagen, pédiatre et généticien norvégiens (1965)

syndrome du clivage de la chambre antérieure l.m.

Leucome congénital bilatéral des cornées par défaut de clivage des structures embryonnaires antérieures de l'œil.
La malformation est secondaire à une anomalie de migration des cellules de la crête neurale et à un mauvais développement des structures de la chambre antérieure. Elle est bilatérale dans 80% des cas. L'opacité cornéenne centrale est due à une perte de substance et à une synéchie iridocornéenne, soit complète du bord pupillaire, soit partielle avec brides, et à une absence de membrane de Descemet et de l’endothélium au niveau du leucome. On trouve également : un embryotoxon postérieur, un colobome ou une hypoplasie irienne, une proéminence de l'anneau de Schwalbe, une cataracte polaire antérieure, la persistance de l'artère hyaloïdienne et un glaucome. Parfois d'autres anomalies sont associées: nanisme, retard mental, anomalies dentaires, fente palatine, syndactylie, dysostose craniofaciale et anomalies du système nerveux ou cardiaque. L'affection peut accompagner un syndrome chromosomique ; elle  est autosomique récessive ou dominante irrégulière (MIM 261540).
Le traitement du leucome cornéen congénital est chirurgical mais difficile: en effet, l'opacité cornéenne est souvent associée à un glaucome congénital par dysgénésie de l'angle irido-cornéen. Le plus urgent sera souvent d'opérer le glaucome pour ne pas obérer l'avenir visuel de cet œil. En cas de cataracte il faudra également l'opérer. Dans un temps ultérieur il faudra envisager une greffe de cornée, en sachant que cette chirurgie est toujours délicate et moins facile que chez l'adulte. Les résultats post-opératoires sont fonctions des lésions oculaires, du retentissement d'un éventuel glaucome et de la réussite de la greffe de cornée. L'acuité visuelle obtenue n'est jamais excellente, mais permet de gagner un peu de vision.

E. von Hippel (1897) et A. Peters, ophtalmologues allemands (1906) ; H. Saraux, ophtalmologiste français (1969 et 1973) ; Margaret Rutherfurd, médecin britannique (1931)

Syn. Peters (syndrome de), leucome congénital bilatéral des cornées

Peters plus, Saraux, Peters et nanisme, Rutherfurd (syndrome de)

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