microtrast® n.m.
Nom commercial d'une préparation de sulfate de baryum, présentée en pâte, prête à l'emploi pour examen radiologique du pharynx et de l'œsophage.
muscle intercostal parasternal l.m.
intercostal parasternal (muscle)
Portion de l'intercostal interne entre le sternum et les jonctions chondrocostales, isolée par les physiologistes.
En se contractant pendant l'inspiration, il participe avec l'intercostal externe à l'élévation des côtes et à l'élargissement du gril intercostal.
myélographie à contraste positif l.f.
positive contrast myelography
Examen radiologique de la moelle épinière à l'aide d'un produit de contraste iodé.
Elle a été d'abord réalisée à l'aide d'huiles iodées (lipiodol, puis duroliopaque); ensuite avec des triiodés hydrosolubles tolérés par voie intrathécale (métrizamide, puis iopamidol ou iohexol). Les injections se faisaient par voie lombaire pour l'exploration des régions thoracique et thoracolombaire ; par ponction cervicale en C1-C2 (voie latérale) sous contrôle télévisé pour l'exploration de la région cervicale.
Actuellement, ces examens sont supplantés par l'IRM.
Étym. gr. muelos : moelle ; graphein : écrire
Syn. myélographie aux hydrosolubles
neurasthénie n.f.
neurasthenia, Beard's disease
État permanent, essentiellement masculin, d'asthénie physique et psychologique d'origine "nerveuse", accompagné de troubles fonctionnels multiples et variables.
En fait, considérée par son auteur comme particulière aux États-Unis qui étaient à la pointe du monde industriel et où la méritocratie, de même que le rapport obsessionnel au travail chez les responsables, étaient très marqués, cette nouvelle névrose apparut bien plus répandue sur le plan social et culturel à J.M. Charcot, qui s'y intéressa beaucoup. Souvent à la mode, utilisée à l'excès dans la littérature du début de ce siècle, la neurasthénie, avec notamment sa "faiblesse irritable", survivra jusqu'à l'actuelle 10e édition de la CIM par l'OMS, où sa description parmi les "autres troubles névrotiques" reste proche de celle de Beard.
À partir de 1895, S. Freud la séparera de la névrose d'angoisse, mais la conservera dans le cadre des névroses actuelles. Il continuera à soutenir sa spécificité.
G. M. Beard, médecin neurologue américain (1869)
nœuds lymphatiques parasternaux l.m.p.
nodi lymphoidei parasternales (TA)
parasternal lymph nodes
Groupe de quatre à cinq petits nœuds lymphatiques intercostaux situés à la partie antérieure de chacun des espaces intercostaux au niveau de l’artère thoracique interne.
Ils drainent les vaisseaux lymphatiques de la partie antérieure des espaces intercostaux et de la moitié interne de la glande mammaire ainsi que les nœuds lymphatiques diaphragmatiques antérieurs. Ils se drainent dans le tronc broncho-médiastinal homolatéral.
Syn. anc. ganglions lymphatiques mammaires internes, ganglions lymphatiques thoraciques internes, ganglions lymphatiques sternaux
os suprasternaux l.m.p.
ossa suprasternalia (TA)
suprasternal bones
Deux petits osselets inconstants situés au-dessus de l’incisure jugulaire du sternum avec lequel il s’articule, soit par des ligaments, soit par une synchondrose.
Ils représentent un vestige de l’épisternum et se développent aux dépens des cartilages supra-sternaux dans l’épaisseur du ligament inter-claviculaire.
Édit. 2017
parastatine n.f.
Peptide de 73 acides aminés, fragment de la chromogranine A (bCGA347-419), inhibiteur de la sécrétion d‘hormone parathyroïdienne
pédérastie n.f.
pederasty
1) Étymologiquement, homosexualité masculine avec de jeunes garçons.
2) Par extension, toute pratique homosexuelle masculine.
Ce terme n'est pratiquement plus utilisé en psychiatrie.
Étym. gr. paidos : enfant, jeune garçon, erastês : qui aime, amant
pneumocolon n.m.
double contraste enema
Autrefois, insufflation après évacuation d'un lavement baryté.
→ double contraste (technique du)
pondération n.f.
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. pondération en T1, en T2, en densité protononique…
2) En biostatistique, attribution à chacun des éléments servant à élaborer une moyenne ou un indice ou un score, d’un coefficient qui exprime son importance relative.
Par ex. dans la prédiction d’une lithiase de la voie biliaire principale au cours d’une cholécystectomie, le score de Huguier a permis grâce à une analyse multifactorielle utilisant la régression logistique d’attribuer à chaque variable un facteur de pondération et de calculer un score prédictif de lithiase de la VBP.
M. Huguier, chirurgien frnçais, membre de l’Académie de médecine (1991)
[B2, E1]
Édit. 2020
procrastination n.f.
procrastination
Forme d'aboulie caractérisée par une tendance à différer l'action, à la remettre à plus tard.
Surtout fréquente dans la psychasthénie classique.
Étym. lat. procrastinatio : ajournement
produit de contraste l.m.
En imagerie médicale, substance qui augmente artificiellement le contraste entre la structure qui le contient et le milieu voisin. On peut y avoir recours quand le contraste naturel est insuffisant. La nature des produits de contraste dépend du type d’imagerie.
1) En imagerie X (radiographie, scanner à rayons X) le sulfate de baryum est réservé à l’opacification de la lumière du tube digestif et les produits iodés hydrosolubles aux autres indications. Le baryum comme l’iode absorbent les rayons X en raison de leur numéro atomique élevé. Ils sont à l’origine d’un «moule» radio-opaque de la structure qui les contient. Introduits dans le système vasculaire, les produits de contraste iodés ont une phase vasculaire brève, suivie d’une phase de diffusion extravasculaire puis d’une phase d’élimination urinaire par filtration glomérulaire. Leur utilisation implique donc une fonction rénale satisfaisante. Les produits iodés peuvent être injectés par voie intraveineuse (urographie, scanner…), intra-artérielle (artériographie), intra-articulaire (arthrographie), locale (hystérographie, uréthrographie ou cystographie rétrogrades, kystographie, fistulographie…..). Ils peuvent être, surtout par voie intraveineuse, à l’origine d’une sensation transitoire de chaleur sans gravité, de nausées ou, beaucoup plus rarement, de réaction allergoïde allant de la simple sensation de démangeaison à l’œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
2) En IRM, les produits de contraste modifient le comportement magnétique des tissus. On distingue les produits de contraste paramagnétiques (chélates de gadolinium, dont la pharmacocinétique est voisine de celle des produits iodés et qui peuvent être injectés par voie intraveineuse ou intra-articulaire) et les agents de contraste superparamagnétiques, constitués de nanoparticules d’oxyde de fer nommées SPION (superparamagnetic iron oxide nanoparticles) ou USPION (ultrasmall superparamagnetic iron oxide nanoparticles). Les produits de contraste gadolinés augmentent le signal des tissus vascularisés en T1. Ils ne franchissent pas la barrière hémato-encéphalique normale.
3) En imagerie nucléaire, on parle de radio-traceurs : ce sont des isotopes qui se fixent sur certains organes-cibles et dont l’émission est repérée par une gamma-caméra.
4°) En échographie, on utilise des microbulles injectées par voie IV, à l’origine d’une différence d’échogénicité des vaisseaux qui les contiennent et qui permettent de préciser le mode de vascularisation d’une lésion.
Edit. 2018
Syn. opacifiant, agent de contraste
[B2,B3]
produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble hexaiodenated contrast media
Groupe de produits de contraste dont la molécule se compose de deux noyaux aromatiques comportant chacun trois atomes d'iode.
Le groupe comprend deux produits très différents : 1- le plus ancien est un dimère monoacide dont la solution comprend 1/3 de sel de sodium et 2/3 de sel de méglumine de l'acide ioxaglique. En solution, chaque molécule se dissocie en un ion ioxaglate d'une part, un ion sodium ou méglumine d'autre part, soit deux ions pour six atomes d'iode. Ce produit a une osmolalité faible, qui le rapproche de celle des produits non ionique de même concentration. La solution à 350 mg d'iode/mL est surtout indiquée en angiocardiographie. 2- plus récent, l'iodixanol, comporte une molécule qui ne se dissocie pas en solution et possède six atomes d'iode. Iso-osmolaire et non ionique, très bien toléré, ses indications sont celles des triiodés hydrosolubles. Il ne doit pas être utilisé en injection intrathécale.
produits de contraste iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble iodinated contrast media
→ produits de contraste hexa-iodés hydrosolubles, produits de contraste tri-iodés hydrosolubles
produits de contraste non ioniques l.m.p.
nonionic contrast media
→ produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles l.m.p.
water soluble triiodinated contrast media
Sels d'un acide organique triiodé, les acides utilisés ayant en commun un noyau aromatique portant trois atomes d'iode.
On distingue deux groupes : les tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité, les plus anciens, les moins coûteux et les moins bien tolérés; les tri-iodés hydrosolubles non ioniques, plus récents, plus couteux mais beaucoup mieux tolérés. Ces produits sont éliminés par voie rénale. Tous ne peuvent pas être injectés par voie intrathécale.
→ barrière hématoencéphalique, osmolalité, réactions secondaires, toxicité aigüe (d'un produit de contraste)
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.
high osmolality water soluble triiodinated contrast media
Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques l.m.p.
nonionic water soluble triiodinated contrast media
Produits de contraste différant des tri-iodés hydrosolubles à haute osmolalité par une liaison amide stable en solution, qui rend la base salifiante solidaire de l'acide (la molécule ne se dissocie pas en solution).
Les solutions de ces produits comprennent seulement une particule pour trois atomes d'iode. Leur faible osmolalité diminue les réactions secondaires et surtout réduit de façon importante la toxicité pour le système nerveux, à tel point que certains d'entre eux (iopamiron®, omnipaque®) peuvent être injectés par voie intrathécale. Leur osmolalité, légèrement supérieure à celle du plasma aux faibles concentrations, augmente avec la concentration en iode. Ces produits sont indiqués, en fonction de leur concentration, dans tous les types d'angiographies et de phlébographies, en angiocardiographie, scanographie et, du fait de leur élimination rénale, en urographie intraveineuse.
réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
sensibilité au contraste l.f.
contrast sensitivity
Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
sensibilité au contraste lumineux l.f.
contrast sensitivity
Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
Cette sensibilité au contraste varie avec l’âge, dans de nombreux états pathologiques tels que la dégénérescence liée à l’âge, le glaucome, la rétinopathie pigmentaire, les affections démyélinisantes (SEP), le diabète, certaines neuropathies iatrogènes et dans l’amblyopie fonctionnelle.
L’aptitude à percevoir un contraste lumineux plus ou moins faible peut être mesurée par le plus faible contraste qui permet de distinguer un stimulus visuel.
Différents tests permettent de la mesurer: tests sur papier (Arden, Vistech), tests inclus dans des appareils (Ergovision, Visiotest), des tests sur écran (moniteur ophtalmologique)
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
Chez un sujet malvoyant, il importera de déterminer le contraste le mieux adapté à la tâche visuelle à effectuer.
[C1,P2]
syndrome subjectif des traumatisés crâniens l.m.
traumatic neurasthenia
Ensemble de symptômes tenaces, fréquent après les traumatismes craniens.
Il associe fréquemmente : céphalées à forme névralgique avec hupersensibilité locale, éblouissements, vertiges, troubles visuels et vasomoteurs, éréthisme cardiaque, oppression, altération de la mémoire, de l’attention et du caractère.
Syn. syndrome (subjectif) post-commotionnel, syndrome subjectif des blessés du crâne
tétrastichiasis n.m.
tetrastichiasis
Anomalie de la marge ciliaire, d'origine congénitale, caractérisée par la présence d'une quadruple rangée de cils.
thorotrast n.m.
thorotrast
Solution colloïdale de dioxyde de thorium qui fut un des premiers produits de contraste utilisé pour l'artériographie, en particulier cérébrale.
Très opaque aux rayons X, bien toléré par les vaisseaux, le produit avait cependant un inconvénient majeur : outre sa faible radioactivité, sa fixation élective sur le foie et le système réticuloendothélial créait, à longue échéance, des masses opaques (thorotrastomes), indéfiniment visibles sur les clichés avec possibilité de dégénéresence maligne des organes concernés.
Définitivement abandonné à l'apparition des contrastes iodés hydrosolubles.
thorotrastome n.m.
thorostratome