gaz n.m.
gas
Fluide aériforme compressible, non liquéfiable dans les conditions habituelles.
Le concept de gaz permanent (qui ne peut être liquéfié) et celui théorique de «gaz parfait» ne sont qu'approximatifs. Les gaz réels et les mélanges de gaz réels suivent de près la loi des gaz tant qu'ils restent au-dessus de leur température critique, mais ils sont tous liquéfiables par compression au-dessous de cette température.
Les principales propriétés des mélanges gazeux se rattachent à celles de leurs composants et suivent assez bien la loi des mélanges (loi de Dalton) tant que les masses moléculaires des composants ne sont pas trop différentes. L'air sec est un mélange de gaz qui suit bien la loi des gaz ; par contre, l'air humide, notamment l'air alvéolaire, suit mal cette loi car la pression d'une vapeur en équilibre avec son liquide ne varie pas si la pression du mélange se modifie.
J. B. van Helmont, chimiste, physiologiste flamand (1580-1644)
Étym. flamand gheist : esprit subtil, vapeur
→ air, gaz parfait, pneumotachographe, vapeur
gaz alvéolaires l.m.p.
alveolar gas
Mélange de gaz et vapeur d'eau saturante contenu dans les alvéoles pulmonaires, constamment renouvelé grâce aux échanges gazeux.
La ventilation alvéolaire, qui équilibre les échanges gazeux entre l'air et le sang, maintient stable la PCO2 artérielle et celle de l'air alvéolaire.
En régime stable, la composition des gaz alvéolaires moyens est constante. La pression partielle du gaz dans l'alvéole (PA) est chez l'homme sain :
- pour l'oxygène (PAO2) de 110 mm de mercure pour une PaO2 de 100 mm de mercure ;
- pour le gaz carbonique (PACO2) de 40 mm de mercure pour une PvCO2 de sang mélangé de 46 mm de mercure et une PaCO2 de 40 mm de mercure.
Du fait de la pesanteur, les parties hautes des poumons sont mieux ventilées et moins irriguées que les basses (sauf en microgravité), ainsi le sang allant au cœur droit n'est pas homogène et ne correspond pas exactement à l'air alvéolaire «moyen» : il en résulte un écart alvéolocapillaire normal (de l'ordre de 2 à 3 mm de Hg = 3 à 4 hPa), mais cet écart peut être important dans les pneumopathies et les atteintes de la paroi thoracique ou du diaphragme, les changements de position peuvent alors entraîner une forte hypoxie.
Étym. lat. alveolus : petite cavité
→ altitude, alvéolocapillaire (différence), décubitus, ventilation/perfusion (rapport)
gaz (caractéristiques de quelques) et de la vapeur d'eau l.m.p.
characteristics of some gases and of the steam
Le premier tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques physiques des principaux gaz utilisés en anesthésie et celles de la vapeur d'eau.
Pour distinguer les gaz employés en anesthésie on utilise en France des couleurs normalisées (Norme ISO) portées sur l'ogive des bouteilles de gaz comprimé ; malheureusement la norme internationale n'est pas respectée dans tous les pays, ce qui est une source de confusion, particulièrement pour les organisations humanitaires qui utilisent un matériel provenant de diverses provenances. Le deuxième tableau donne ces marquages.
gaz carbonique l.m.
carbon dioxide
Nom usuel en français du dioxyde de carbone de symbole chimique CO2.
Terme déconseillé
L. Guyton de Morveau, chimiste français (1787)
Syn. dioxyde de carbone
→ dioxyde de carbone, anhydride carbonique
[C1]
Édit. 2018
gaz de combat l.m.
poison gas
Gaz toxique utilisé, soit pour empoisonner l'adversaire, soit pour réduire ses capacités de combattant (gaz incapacitants, gaz de combat de rue).
Les gaz de combat proviennent du développement de la grande industrie chimique ; les armes chimiques qui les ont précédés étaient surtout des produits incendiaires dérivés du feu grégeois (mélange de soufre, de poix et de salpêtre). Les gaz de combat utilisés pendant la Guerre de 1914-1918 (Julius Haber, chimiste allemand, 1917) furent le chlore, le phosgène (asphyxiant), l'ypérite ou gaz moutarde (d'après son odeur) et le sulfure de bis-chloro-éthyl (vésicant). Depuis les années 1940, les gaz utilisés sont essentiellement des organophosphoré (sarin, tabun, gaz V) très toxiques et rémanents. Les principaux gaz pour combats de rue sont le 2-chlor-acétophénone (CN), lacrymogène, le BZ, provoquant ataxie et stupeur, l'ortho-chloro-benzo-malonitrile (CS), lacrymogène et irritant.
Enfin la poudre de carbone (en aérosol), capable de rendre conductrices toutes les surfaces où elle se dépose, est utilisée pour neutraliser les installations électriques extérieures en provoquant d'innombrables courts-circuits qui les mettent hors d'usage. Cette poussière est inoffensive pour le personnel.
J. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918 (1921)
gaz du sang l.m.p.
blood gases
Mélange surtout constitué par un mélange d’oxygène (02), de dioxyde de carbone (C02) et d’azote qui, fixés et transportés par la circulation sanguine, jouent un rôle primordial dans la fonction respiratoire.
Pour leur plus grande part, ils sont présents dans le sang sous forme d’une combinaison chimique (oxyhémoglobine et bicarbonates) alors qu’une faible fraction (moins de 3%) est dissoute dans le plasma. La mesure des gaz du sang (concentration, capacité, pression partielle) constitue une étape très importante de l’étude de la fonction respiratoire.
De façon variable selon les veines, le sang veineux est plus pauvre en O2 et plus riche en CO2, mais, dans les artères, le sang a la même composition gazeuse partout, composition qui est en équilibre avec l'air alvéolaire. La PO2 de l'air ambiant diminue avec l'altitude, ce qui réduit notablement la quantité d'O2 transportée par le sang.
La connaissance de la PaO2 et de la PaCO2, très utile en réanimation, permet de distinguer les différents syndromes respiratoires et métaboliques. Malheureusement, la mesure doit se faire sur un prélèvement de sang artériel : seule la saturation oxyhémoglobinée artérielle est accessible par voie transcutanée (oxymètre de pouls).
Le tableau ci-dessous donne les valeurs normales au niveau de la mer et en altitude : à 3 000 m la PO2 de l'air ambiant est alors réduite d'un tiers. Il faut noter que l'altitude cabine des avions de ligne est limitée à 2 500m (celle du Concorde était limitée à 1500 m).
Gaz du sang en fonction de l'altitude :
| Altitude | Pression barométrique | PaO2 | SaO2 | PaCO2 |
| mètres | mm de Hg | mm de Hg | % | mm de Hg |
| 0 | 760 | 95 | 98 | 40 |
| 1 500 | 634 | 73 | 95 | 38 |
| 2 500 | 560 | 59 | 89 | 37 |
| 3 000 | 526 | 53 | 87 | 36 |
→ Davenport (diagramme de), Fenn (diagramme de)
gaz lacrymogène l.m.
tear gas, anti-riot gas
Gaz de combat de rue, antiémeute, anti-agression provoquant une irritation intense des muqueuses avec larmoiement et impossibilité de poursuivre le combat.
Les principaux sont le CN les CS et le DM (adamsite-chloro-hydro-phénarsine).
Leur action, très rapide, survient en quelques minutes et dure plusieurs heures.
gaz moutarde l.m.
mustard gas
→ ypérite
gaz parfait l.m.
Gaz qui suit une loi liant la pression, P, le volume occupé, V, le nombre, n, de molécules (en moles) en jeu et la température absolue T (en K), avec R, la constante de Boltzmann (R = 8,31 J par K et par mole) :
Loi des gaz, P. V = n. R. T.
Le gaz parfait est un concept théorique très proche de la réalité pour les gaz de l'air et, en général pour tous les gaz à des températures supérieures à leur température critique
R. Boyle, Sir, chimiste et physicien irlandais (1662)
→ Boyle (loi de), gaz, température absolue
gaz rare l.m.
noble gas
Gaz se trouvant à l'état de traces dans l'air.
Ce sont l'hélium, le néon, l'argon, le krypton et le xénon, qui sont non toxiques, ainsi que le radon, qui est radioactif. Ils sont difficiles à liquéfier. L'argon est le plus commun des gaz rares dans l'air (1%), il passe en même temps que l'O2 dans les tamis moléculaires des concentrateurs d'O2.
Tous ces gaz sans activité chimique sont pourtant susceptibles de former des complexes, tels des hydrates et des microcristaux, qui perturbent le fonctionnement nerveux sous une certaine pression et induisent alors la narcose. Le xénon, notamment, a des propriétés anesthésiques voisines de celle de l'oxyde nitreux.
→ air, concentrateur d'oxygène, gaz (caractéristiques de quelques), xénon, zéolithe
analyseur de gaz par infrarouge l.m.
infrared gaz analyser
Spectromètre permettant de mesurer la concentration du dioxyde de carbone et de certaines vapeurs anesthésiques par absorption en lumière infrarouge.
L'appareil est surtout utilisé comme capnographe. L'absorption d'un faisceau lumineux monochromatique suit la loi de Beer. Le O2, le N2 et de nombreux gaz ne sont pas dosables par l'infrarouge. Le N2O peut perturber les dosages du CO2 ou du CO. Les vapeurs anesthésiques ont des bandes d'absorption assez voisines ce qui empêche l'analyse infrarouge des mélanges de ces vapeurs. La vapeur d'eau est aussi une source de perturbation, d'où l'importance de dessécher les gaz avant le passage dans la chambre de mesure.
J. H. Lambert, mathématicien et philosophe suisse (1760) ; A. Beer, physicien, mathématicien et chimiste allemand (1852)
→ Beer-Lambert (loi de), spectromètre, dioxyde de carbone, capnographe
[G1]
Édit. 2018
interface-fabricant d'une prise murale de gaz l.f.
conversion kit of a terminal unit of gas distribution
Ensemble d'éléments spécifique à un gaz fourni par un fabricant conçu pour modifier la configuration ou les performances d'une prise murale de distribution de gaz fournie par un autre fabricant.
lentille rigide perméable au gaz l.f.
gas permeable hard lens
Lentille rigide fabriquée dans un matériau perméable aux gaz.
Lorsque la transmissiblité de ce matériau à l'oxygène est assez élevée, le métabolisme de la cornée peut être assuré sous lentille en tout ou partie.
pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques l.f.
operating room pollution
L’anesthésie générale amène un rejet de gaz et de vapeurs dans le bloc opératoire où ces polluants peuvent s’accumuler.
Les principaux polluants sont l’acide nitreux (comburant) et les vapeurs anesthésiques halogénées (peu combustibles), halothane, isoflurane, enflurane, desflurane, sévoflurane. L’oxyde d’éthyle et le cyclopropane ne sont plus employés car ils étaient source d’explosions.
On évalue l’importance de la pollution par la concentration du gaz ou de la vapeur dans l’air exprimée en parties par million en volume, ppv. Les limites réglementaires diffèrent légèrement selon les pays, elles sont en France de 25 ppv pour le protoxyde d’azote N2O et 2 ppv pour les substances volatiles halogénées.
L’inhalation prolongée de vapeurs anesthésiques en salle d’opération ou de réveil dépend de la durée de séjour du personnel et de sa position par rapport à la source polluante (les anesthésistes, généralement près de la tête du patient, sont les plus exposés). La toxicité aigüe (loi de Haber) ne s’observe pas en pratique car on est loin du seuil de toxicité, mais les séjours répétés en ambiance polluée accumulent les risques.
Des accidents dus à l'exposition chronique à l'oxyde nitreux ont été observés : le N2O inactive la cobolamine, cofacteur de la méthionine synthétase, nécessaire au métabolisme des folates ; cette dernière intervient dans la biosynthèse de l'ADN et donc dans la multiplication cellulaire. Ainsi les principaux troubles causés par l'inhalation prolongée de N2O touchent le fœtus à la fin du premier mois de la gestation (action abortive et tératogène). Chez l'adulte on note une atteinte de la moelle osseuse (anémie analogue à celle de Biermer) et des troubles nerveux (neuromyopathie). Tous ces troubles régressent rapidement après l'arrêt des inhalations, sauf en ce qui concerne le fœtus.
Les vapeurs halogénées produisent une irritation oculaire et bronchique et, à long terme, des atteintes hépatiques chez quelques sujets prédisposés, mais les enquêtes épidémiologiques n'ont pas démontré la toxicité hépatique ou rénale.
La prévention consiste à réduire la pollution anesthésique et à en minimiser ses effets :
- les anesthésiques volatils doivent être utilisés en circuit fermé,
- les rejets doivent être aspirés et rejetés sur l'extérieur ou absorbés sur du charbon activé,
- les blocs opératoires et les salles de réveil doivent être ventilés («l'atmosphère des salles d'opération et de réveil doit recevoir un apport en air neuf au régime minimal de 15 volumes par heure et par salle avec un apport minimum de 50 m3/h/personne»),
- le personnel ne doit pas rester plus de huit heures par jour en atmosphère polluée et les séances longues doivent être compensées par des jours de travail hors pollution.
→ Haber (loi de), oxyde nitreux
Raman (analyseur de gaz par effet) l.m.
gaz analyser by Raman effect
Lors du passage d'un faisceau monochromatique (produit par un laser) à travers le milieu à analyser, la lumière diffusée présente un spectre de raies caractéristique des molécules polyatomiques rencontrées ce qui permet leur dosage de façon sélective.
L'effet Raman n'affecte pas les molécules sphéroïdales, notamment celles des gaz rares qui sont monoatomiques.
Ces analyseurs sont utilisés pour doser le gaz carbonique, l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, l'oxyde nitreux et toutes les vapeurs anesthésiques, mais étant donné le petit volume courant chez le jeune enfant, ces appareils sont peu précis et peu utilisables en pédiatrie.
C. V. Raman, Sir, physicien indien, prix Nobel de physique en 1930 (1928)
→ analyseur de gaz, mesure (appareil de), monitorage
[B3]
Édit. 2018
spectrographie de masse (analyseur de gaz par) l.m.
mass spectrography gas analyser
Procédé d'analyse des gaz et vapeurs reposant sur la déviation des molécules ionisées sous l'influence d'un champ magnétique qui les focalise en fonction du rapport entre leur masse et leur charge électrique, ce qui permet la réalisation d'un spectre de masse (les masses moléculaires en abscisses).
L'intensité de chaque raie (en ordonnée) est proportionnelle à la concentration de la molécule dans le mélange analysé.
L'appareil permet d'analyser simultanément, et avec beaucoup de précision, la composition des mélanges respiratoires, notamment ceux utilisés en anesthésie et de la suivre en continu.
Le prélèvement est très faible, car le trajet des ions doit se faire dans le vide : le gaz est ionisé et les ions pénètrent dans le spectrographe proprement dit, où ils décrivent un demi-cercle dont le rayon est proportionnel au rapport masse/charge électrique, avant de tomber sur les récepteurs où ils produisent un courant dont l'intensité est proportionnelle au débit des ions. e
Un même appareil peut être utilisé en temps partagé entre plusieurs patients.
tête de prise murale spécifique à un gaz l.m.
gas-specific connection point socket assembly
Prise murale de distribution de gaz médical destinée à recevoir l'about d'un flexible, non interchangeable et spécifique au gaz.
Cette prise (embout) doit être fixée à l'embase par un dispositif non interchangeable et spécifique au gaz. Ces mesures de sécurité ont permis de supprimer les accidents mortels dus aux erreurs de distribution de l'O2 et du N2O (plusieurs morts par an en France auparavant)
→ embout, raccord de prise rapide
tube à gaz raréfié l.m.
rarefied gas X-ray tube
tube radiogène à gaz l.m.
rarefied gas X-ray tube
Tube à rayons X, utilisé dans les premières décennies de la radiologie, contenant un gaz raréfié (habituellement de l'air).
Ce type de tube fut inventé par William Crookes. Le gaz était ionisé sous l'action de la différence de potentiel établie entre une anode et une cathode. Les ions positifs, accélérés vers la cathode y provoquait l'éjection d'électrons qui se précipitaient sur une anticathode, au même potentiel positif que l'anode, où ils provoquaient l'émission de rayons X; cette émission instable et difficilement réglable l'a fait abandonner à l'apparition du tube Coolidge.
W. Crookes, physicien britannique (1832-1919) ; W.D. Coolidge, physicien américain (1873-1975) ; J. Hittorf, physicien allemand (1824-1914)
Syn. tube à gaz, tube à gaz raréfié, tube de Crookes, tube de Hittorf (variante du précédent)
gaz anesthésiques (intoxication par les) l.f.
anesthetic gaz poisoning
→ pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques
[G1, B3]
Édit. 2020
aniridie partielle avec agénésie rénale unilatérale et retard psychomoteur l.f.
aniridia, partial, with unilateral renal agenesis and psychomotor retardation
Association d'une aniridie, d'une agénésie rénale et d'un retard mental.
L'affection a été décrite chez un frère et une sœur avec pour complication le glaucome. L'auteur a également signalé une légère dysmorphie avec un télécanthus et des bosses frontales.
L’affection est autosomique récessive (MIM 206750).
Annemarie Sommer, généticienne américaine (1974)
Étym. gr. an privatif; iris
[H1,H3,M1,O1,P2,Q2]
Édit. 2017
Axenfeld-Rieger avec absence partielle de muscles oculaires, hydrocéphalie et anomalies squelettiques et faciales (syndrome d') l.m.
Axenfeld-Rieger’s anomaly with partially absent eye muscles, distinctive face, hydrocephaly et skeletal abnormalities
Association d'un syndrome d'Axenfeld-Rieger avec l'absence de plusieurs muscles oculaires, une exophtalmie, un hypertélorisme, un dysmorphisme facial et des anomalies osseuses.
On trouve également une hydrocéphalie, un front proéminent, un étage moyen de la face aplati et l'épiphyse fémorale aplatie. Dans une autre famille la dilatation des ventricules, l’hypertélorisme et le Syndrome de Rieger étaient accompagnés d'un retard psychomoteur, et d'une légère surdité sensorielle. L’affection est autosomique dominante (MIM 109120).
R. C. De Hauwere pédiatre et généticien belge (1973)
coefficient de régression partielle l.m.
coefficient of partial regression
Coefficient qui permet de mesurer la relation mathématique entre deux variables en général après ajustement sur une ou plusieurs covariables.
Lorsque ces deux variables sont quantitatives et que la relation entre elles est linéaire, on appelle ce modèle la régression linéaire.
[E1]
Édit. 2020
corrélation partielle l.f.
partial correlation
Quantification de la force de relation entre deux variables (en principe quantitatives), avec ajustement sur une ou plusieurs covariables.
P. ex. il existe une corrélation entre l’âge de la mère, le poids de l’enfant à la naissance et la parité. L’analyse des corrélations partielles permet de savoir si la liaison entre l’âge de la mère et le poids de l’enfant est indépendante ou non de la liaison avec la parité.
→ études multifactorielles, ajustement
[E1]
Édit. 2020
crise épileptique partielle l.f.
epileptic partial fit, seizure
Crise épileptique dont les premières manifestations cliniques sont en rapport avec un système anatomique et fonctionnel de neurones, limitées à une partie d'un seul hémisphère et dont les signes ou symptômes dépendent de l'origine et de la propagation des décharges critiques.
Ces crises sont subdivisées en trois groupes :
- simples, avec signes moteurs (crises somatomotrices avec développement jacksonien, ou crises localisées toniques, cloniques ou tonicocloniques, ou crises dites versives, ou crises phonatoires), avec signes sensitifs ou sensoriels (crises sensitives extensives ou non, visuelles, auditives, olfactives, gustatives, vertigineuses), avec signes végétatifs (digestifs, cardiovasculaires, urogénitaux, respiratoires, oculaires intrinsèques, touchant la thermorégulation), enfin avec signes psychiques (crises cognitives, état de rêve, notamment) ;
- complexes, intéressant une partie suffisante du cerveau pour altérer la conscience, mais insuffisante pour provoquer une crise tonicoclonique généralisée ;
- partielles simples ou complexes, secondairement généralisées.
L'expression électro-encéphalographique est une décharge rythmique de pointes et/ou d'ondes lentes plus ou moins localisées, quelquefois bilatérales et alors symétriques et asynchrones. L'absence de traduction graphique est également possible.
Syn. crise épileptique focale
[H1]