empreinte œsophagienne du foie l.f.
impressio œsophageal hepatis (TA)
œsophageal impression of liver
Dépression en forme d’hémi-cylindre imprimée par l’œsophage abdominal dans la partie la plus reculée de la face inférieure du lobe gauche du foie.
Syn. anc. gouttière œsophagienne du foie, échancrure œsophagienne du foie
[A1]
Édit. 2019
empreinte oligonucléotidique l.f.
oligonucleotide fingerprinting
[Q1]
Édit. 2019
empreinte parentale n.f.
genomic imprinting
Modification de l’expression des gènes qui entraîne la répression d'un seul des deux allèles, maternel ou paternel, par altération de la structure de la chromatine dans la région où se trouvent ces gènes.
Un gène est régulé par les facteurs agissant sur sa transcription, mais aussi par des modifications dites « épigénétiques », survenant durant la formation des gamètes, qui peuvent être transmissibles et consistent en la méthylation ou l’acétylation des histones de la chromatine. Lorsqu’un gène est soumis à l’empreinte, un seul allèle s’exprime et, ainsi, le sujet peut souffrir d’une mutation récessive qui serait sans effets s’il n’existait pas d’empreinte. Chez l’homme, par exemple, le syndrome de Prader-Willi caractérisé par une hypotonie, une obésité, une petite taille et des retards mentaux, est dû à une mutation sur le chromosome 15 paternel non suppléée par la copie maternelle, demeurée silencieuse. De même, le gène de l’IGF2 (Insulin-like Growth Factor) est soumis à une empreinte parentale avec une expression sélective des allèles paternels Une levée d’empreinte est observée dans le syndrome de Wiedermann-Beckwith associé à une macrosomie fœtale, une prédisposition tumorale et une hypoglycémie néonatale.
→ Prader-Willi (syndrome de), IGF, Wiedermann-Beckwith (syndrome de), épigénétique, insulin-like growth factor (IGF)
[Q1]
Édit. 2019
empreinte prostatique l.f.
bladder base impression
En imagerie médicale, sur une urographie intraveineuse (technique de moins en moins utilisée) image du bord inférieur de la vessie soulevé par une hypertrophie de la prostate.
Sur la cystographie, on distingue plusieurs degrés selon l'importance de l'hypertrophie prostatique : d'abord simple perte de parallélisme avec le bord supérieur du pubis, le col vésical demeurant en place; puis soulèvement progressif de la vessie et du col vésical ; enfin déplacement vers le haut et laminage de la vessie, l'extrémité inférieure des uretères étant soulevée "en hameçon". L'empreinte prostatique peut être asymétrique par prédominance d'un lobe latéral.
Une image de soulèvement de la base vésicale peut s'observer chez la femme et correspondre à diverses causes : cystocèle, simple contraction des muscles releveurs, etc.
L'échographie permet actuellement non seulement l'étude de l'hypertrophie prostatique, mais aussi celle de son retentissement vésical.
→ adénome prostatique, échographie prostatique
[B2, M2, M3]
Édit. 2019
empreinte rénale du foie l.f.
impressio renalis hepatis (TA)
renal impression of liver
Dépression profonde et étendue imprimée sur la partie postérieure de la face inférieure du lobe droit du foie par la portion susmésocolique de la face antérieure du rein droit.
[A1]
Édit. 2019
empreinte suprarénale du foie l.f.
impressio suprarenalis hepatis (TA)
suprarenal impression of liver
Dépression imprimée par la glande suprarénale droite sur la face postérieure du lobe droit du foie, immédiatement à droite du sillon de la veine cave inférieure.
[A1]
Édit. 2019
empreinte trigéminale l.f.
impressio trigeminalis (TA)
trigeminal impression
Excavation de la face antérieure de la partie pétreuse de l’os temporal située au voisinage de l’apex en avant du hiatus du canal du nerf grand pétreux.
Elle fait suite à l’incisure du nerf trijumeau sur l’arête pétreuse. Elle reçoit la partie latérale du ganglion semi-lunaire du nerf trijumeau. Son bord postérieur plus marqué forme le tubercule rétrogassérien de Princeteau ; il résulte de l’ossification de la dure-mère correspondante.
J. Gasser, anatomiste autrichien (1723-1765) ; L. Princeteau, anatomiste et chirurgien frnçais (1858-1932)
Syn. anc. fossette gassérienne, fossette trigéminale, fossette du ganglion de Gasser.
[A1, H5]
Édit. 2019
immuno-empreinte n.m.
western blot
Technique qui utilise des anticorps marqués pour détecter des protéines dans un mélange après les avoir séparées par électrophorèse et transférées par adsorption sur une feuille de nitrocellulose.
Étym. lat. immunis : exempt de
Syn. western blot, immunoblot
technique d'empreinte macromoléculaire l.f.
molecular finger printing
Identification d’un individu ou d’une espèce à partir des produits du traitement enzymatique de ses protéines ou de son ADN.
Par exemple, identification d’un individu par digestion de son ADN ou celle d’une souche bactérienne par protéolyse suivie de spectrométrie de masse.
[Q1]
Édit. 2018
empreinte à la nucléase l.f.
nuclease footprinting
Visualisation d’une région de l’ADN spécifiquement liée à une protéine qui la protège contre l’action d’une nucléase.
→ nucléase
[Q1]
Édit. 2019
empreinte du ligament costo-claviculaire l.f.
impressio ligamenti costoclavicularis (TA)
impression for costoclavicular ligament
Zone de rugosité de l’extrémité médiale de la face inférieure de la clavicule qui donne attache à l’extrémité crâniale du ligament costo-claviculaire.
Syn. Syn. anc. tubérosité costale de la clavicule
[A1]
Édit. 2019
empreinte génétique l.f.
genetic fingerprint, DNA profiling
Ensemble de caractéristiques spécifiques du génome d’un individu permettant son identification à partir de son acide désoxyribonucléique (ADN).
Dans chacune des espèces la séquence de l’ADN des individus qui la compose est très proche mais pas identique. Des variations ponctuelles de la séquence sont observées environ toutes les 200 paires de bases (il y a 6 milliards de paires de bases dans un génome humain). Un nombre variable de répétitions de régions plus ou moins longues (quelques dizaines à quelques dizaines de milliers de paires de bases) sont trouvées tous les 1.000 à 5.000 paires de bases dans tout le génome. Toutes ces variations sont appelées polymorphismes. Il y en a des millions dans le génome. De ce fait, sauf pour les vrais jumeaux, deux individus présentent obligatoirement une palette de polymorphismes très différente. L’analyse de la séquence de l’ADN (et même d’une toute petite partie du génome) permettra donc d’identifier un individu parmi toute la population mondiale puisque personne d’autre ne peut posséder une palette de variations de séquences identique à celle mise en évidence.
L’analyse des empreintes génétiques est un outil de plus en plus utilisé en médecine légale pour identifier les individus ou faire une recherche de paternité. L’analyse des empreintes génétiques est très utilisée aussi en bactériologie pour reconstituer l’histoire de maladies nosocomiales ou d’une épidémie ou dans l’agroalimentaire pour trouver l’origine d’une viande, d’un foie gras, etc. Cela est possible parce que le génome de tous les êtres vivants est constitué d’ADN et possède des polymorphismes.
→ génome, acide désoxyribonucléique, paires de bases
[Q1]
Édit. 2020
empreinte parentale l.f.
genomic imprinting
Expression par certains gènes d’un seul allèle transmis par le père ou par la mère.
Ces gènes ont donc une empreinte qui a été mise par l’un des deux parents et qui fait que l’allèle transmis s’exprime ou pas. Ces marques sont de nature épigénétique, c’est à dire qu’elles sont transmises à la génération suivante sans que la séquence de l’ADN ne soit modifiée. Pour ce que l’on en sait aujourd’hui, sur le plan moléculaire, ces marques résultent de méthylations des cytosines de l’ADN, et/ou de modifications post-traductionnelles des histones (acétylation, méthylation etc.) ou encore de modifications de la structure de la chromatine. Ces marques peuvent avoir un effet activateur de l’expression du gène ou au contraire inhibiteur, mais elles ne sont présentes que sur l’un des deux allèles du gène. Une mutation récessive d’un de ces gènes se traduira par une maladie qui n’apparaîtra que si l’allèle muté a été transmis par le parent qui l’exprime. Chez l’homme, par exemple, le syndrome de Prader-Willi, caractérisé par une hypotonie, une obésité, une petite taille et un retard mental, est dû à une mutation sur le chromosome 15 paternel, non suppléée par la copie maternelle demeurée silencieuse. De même le gène de l’IGF2 (Insulin like Growth Factor) est soumis à une empreinte parentale avec une expression sélective des allèles paternels. Une levée de l’empreinte est observée dans le syndrome de Beckwith-Wiedemman qui est associé à une macrosomie fœtale, une prédisposition tumorale et une hypoglycémie néonatale.
→ syndrome de Prader-Willi, IGF2, syndrome de Beckwith-Widemman, allèle, épigénétique
[Q1]
Édit. 2020
aile iliaque l.f.
[A1]
Édit. 2015
angle iliaque l.m.
iliac angle
Sur une radiographie de face du bassin du nourrisson, angle formé par la ligne des cartilages en Y et une ligne oblique tangente à la fois au talus du toit du cotyle et au point le plus externe de l'aile iliaque.
La mesure de cet angle n'a d'intérêt que pour le calcul de l'index iliaque.
[A1,B2]
Édit. 2017
aponévrose du muscle psoas-iliaque l.f.
artère circonflexe iliaque l.f.
→ artère circonflexe iliaque profonde
artère circonflexe iliaque profonde l.f.
arteria circumflexa ilium profunda (TA)
deep circumflex iliac artery
Branche collatérale née de la face latérale de l’artère iliaque externe au-dessus du ligament inguinal.
Elle chemine dans un dédoublement du fascia iliaque jusqu’à l’épine iliaque antéro-supérieure. Elle se bifurque en deux branches terminales : l’une ascendante ou abdominale se ramifie dans les muscles et téguments de la paroi abdominale et s’anastomose avec l’artère épigastrique inférieure, l’artère épigastrique superficielle et les artérioles lombaires ; l’autre horizontale ou iliaque suit la crête iliaque, perfore le muscle transverse de l’abdomen et s’anastomose avec l’artère ilio-lombale, formant une arcade artérielle qui irrigue en haut les muscles de la paroi lombaire et en bas les muscles glutéaux et le muscle tenseur du fascia lata.
Syn. anc. artère circonflexe iliaque, artère épigastrique inférieure et externe
artère circonflexe iliaque superficielle l.f.
arteria circumflexa ilium superficialis (TA)
superficial circumflex iliac artery
Branche collatérale ventrale de l’artère fémorale, née sous le ligament inguinal, parfois par un tronc comun avec l’artère épigastrique superficielle.
Elle se distribue aux téguments de la paroi abdominale en dehors du territoire irrigué par l’artère épigastrique superficielle. Elle s’anastomose avec l’artère épigastrique superficielle et avec l’artère circonflexe iliaque profonde.
Syn. anc. artère circonflexe superficielle, rameau iliaque de l’artère iliaque superficielle
artère iliaque commune l.f.
arteria iliaca communis (TA)
common iliac artery
Branche de bifurcation terminale de l’aorte au niveau du bord inférieur de la quatrième vertèbre lombaire.
Elle se dirige obliquement en bas et en dehors sur un trajet de 6cm environ et se bifurque en ses deux branches terminales, l’artère iliaque externe et l’artère iliaque interne, en dedans de l’interligne sacro-iliaque, en dehors du promontoire du sacrum, à hauteur du disque intervertébral lombosacré. Elle donne quelques rameaux à l’uretère, aux nœuds lymphatiques, au muscle ilio-psoas, au péritoine et aux veines iliaques.
Syn. anc. artère iliaque primitive
artère iliaque externe l.f.
arteria iliaca externa (TA)
external iliac artery
Branche latérale de bifurcation de l’artère iliaque commune.
Elle est destinée au membre inférieur. Satellite du bord médial du muscle ilio-psoas qu’elle suit depuis son origine en dedans de l’interligne sacro-iliaque jusqu’à sa terminaison au milieu du ligament inguinal où elle prend le nom d’artère fémorale. Elle fournit quelques rameaux aux nœuds lymphatiques et au muscle ilio-psoas et deux collatérales plus volumineuses, l’artère épigastrique inférieure et l’artère circonflexe iliaque profonde.
Syn. anc. arteria cruralis iliaca, arteria iliaca anterior
artère iliaque interne l.f.
arteria iliaca interna (TA)
internal iliac artery
Branche médiale de bifurcation de l’artère iliaque commune.
Elle est destinée aux organes intra-pelviens et aux parois du pelvis. Elle fournit douze branches émanant le plus souvent de deux troncs. Le tronc antérieur donne l’artère obturatrice, l’artère ombilicale, l’artère glutéale inférieure, l’artère pudendale interne, l’artère vésicale inférieure, l’artère rectale moyenne, l’artère prostatique née le plus souvent d’un tronc commun avec l’artère vésicale inférieure, l’artère vésiculo-déférentielle chez l’homme née d’un tronc commun avec l’artère prostatique et, chez la femme, les artères utérines et vaginales naissant le plus souvent par un tronc commun. Le tronc postérieur donne l’artère ilio-lombale, l’artère sacrale latérale supérieure, l’artère sacrale latérale inférieure et l’artère glutéale supérieure. L’artère iliaque interne et ses branches occupent l’expace pelvirectal supérieur compris entre le péritoine d’une part et les parois de la cavité pelvienne d’autre part.
Syn. anc. artère hypogastrique, arteria pelvica
artère iliaque primitive l.f.
artériographie de l'artère iliaque interne l.f.
arteriography of the internal iliac artery
Étude radiographique du pelvis après opacification de l'artère iliaque interne (artère hypogastrique) et de ses branches par un contraste iodé hydrosoluble.
L'examen est sélectif, voire hypersélectif, utilisant la technique de Seldinger; la voie préférentielle par ponction de l'artère axillaire gauche permet de descendre un cathéter dans l'artère iliaque interne, puis dans les branches de celle-ci.
Syn. artériographie hypogastrique
articulation sacro-iliaque l.f.
articulatio sacro iliaca
sacro-iliac joint
Diarthrose paire et symétrique unissant le sacrum et l'os iliaque, renforcée par un système ligamentaire puissant, iliosacré en arrière, iliolombaire, iliotransversaire, ilioconjugué, petit et grand sacrosciatique et symphyse pubienne en avant.