Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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bouffée de chaleur l.f.

hot flushes

Signe fonctionnel de la ménopause se manifestant par une bouffée vasomotrice d'apparition brutale.
Elle peut également survenir après une castration chirurgicale. Elle entraîne une sensation désagréable de chaleur au visage et à la partie supérieure du tronc et s'accompagne de sueurs profuses et d'une vasodilatation cutanée.
Chez l'homme elle se voit principalement après castration, qu'elle soit chirurgicale ou médicamenteuse.

ménopause, castration

Édit. 2017

capuchon n.m.

hood

Coiffe au col d’une cape permettant de couvrir la tête et, par analogie, en anatomie, petite structure couvrant l’extrémité (la tête) d’un organe ou d’un noyau cellulaire en biologie (on dit alors aussi acrosome).
Nota : le masque pour oxygénothérapie utilisé chez les nouveau-nés, hood en anglais, n’a pas été inventé par le pédiatre Hood qui n’a jamais existé.

Étym. italien (piémontais) cappucio, augmentatif du bas lat. cappa : cape, manteau couvrant la tête (kap : racine indo-européenne portant l’idée de tête, lat. caput)

[A1]

case-piège l.f.

house trap

Dispositif permettant d'étudier en permanence les entrées et les sorties d'arthropodes vecteurs potentiels dans une habitation.
Il s'agit d'une maison, construite selon les normes en usage dans la région, équipée de différents pièges d'entrée et de sortie permettant la capture des arthropodes, principalement des moustiques attirés par les personnes qui l'habitent. On peut ainsi étudier l'endophagie et l'endophilie des différentes espèces de vecteurs, leur cycle d'agressivité dans le nycthémère, ainsi que l'efficacité des pulvérisations intra-domiciliaires d'insecticides.

endophagie, endophilie, lutte anti-vectorielle, cycle d'agressivité

[D4]

cellule de Hofbauer l.f.

Hofbauer’s cells

Histiocyte des villosités placentaires de 3ème ordre, présente entre le 3ème et le 4ème mois de la grossesse, identifiée par son noyau réniforme.

J. I. I. Hofbauer, gynécologue américain (1878-1961)

[O6]

Édit. 2015

cellule hôte l.f.

host cell

1) Au sens général, cellule hébergeant un un matériel génétique étranger apporté par un virus,
un plasmide, un ADN recombiné in vitro, ou une cellule entière.
2) En génie génétique, cellule permettant la réplication d'un plasmide, d'un phage, ou bien d'un virus ou d'un vecteur de clonage dérivé d'un de ces organismes.

plasmide, ADN recombiné, phage

[A2, Q1]

Édit. 2019

centre d'hébergement et de réadaptation sociale l. m.

housing and social rehabilitation centre

Structure d'accueil temporaire prenant en charge les individus isolés ou les familles en difficulté sociale.
Définie par une circulaire du 14 mars 1991, elle participe à un ensemble de mesures d'action sociale (fonds de solidarité logement, RMI, etc.) visant à faire face à des situations de détresse ou d'exclusion. Dépassant le seul hébergement, son action comprend des charges variées : prévention de l'exclusion, accompagnement des personnes en difficulté pour permettre leur autonomie dans les domaines de l'emploi, de la formation, de la santé.
Elle est destinée notamment aux malades mentaux les plus défavorisés en voie de désinsertion sociale.

Sigle CHRS

[E]

chromosomes homéologues l.m.p.

homeologous chromosomes

Chromosomes présentant une certaine similitude génique, et qui ne s'apparient et ne se recombinent que dans des situations exceptionnelles p. ex. en l'absence de leur homologue ou sous l'effet de gènes de contrôle spécifiques, dits gènes de synapse.

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps

chromosome homologue

[Q1]

chromosomes homologues l.m.p.

homologous chromosome

Chromosomes présentant une succession identique de gènes.
Dans les espèces diploïdes à reproduction sexuée, chaque chromosome homologue provient d'un gamète parental différent. Les deux chromosomes homologues s'apparient et échangent du matériel génétique à la prophase I de la méiose.

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps

asynapse, désynapse, chromosome homéologue

[Q1]

Claude Bernard-Horner (syndrome de) l.m.

Horner's syndrome

Syndrome unilatéral caractérisé par un ptosis de la paupière supérieure, une légère ascension de la paupière inférieure, une énophtalmie, un myosis avec rétrécissement de la fente palpébrale et une congestion nasale avec anhidrose et rougeur de l'hémiface du même côté.
Ce syndrome est dû à une paralysie ou une lésion de la chaîne sympathique cervicale homolatérale. L'anesthésie locorégionale (intra-orale, bloc du plexus brachial, péridurale thoracique, lombaire ou brachiale), l'analgésie intrapleurale et une mauvaise position du cou sur la table d'opération sont les principales causes anesthésiques de ce syndrome. Lors de l’anesthésie, le syndrome est transitoire, régressant dans les trois mois, mais en cas de lésion de la chaine sympathique il est définitif (traumatismes cervicaux, chirurgie du cou, séquelle de ponction de la veine jugulaire interne).
Il existe un syndrome «symétrique» (excitation d'une des chaînes sympathiques cervicales) de Pourfour du Petit, qui peut se voir dans les mêmes conditions.

F. Pourfour du Petit, dit Petit le médecin, anatomiste et ophtalmologue français (1727) ; C. Bernard (1862), physiologiste français, membre de l’Académie française, de l’Académie de médecine et l’Académie des sciences et J. Horner ophtalmologiste suisse (1869)

Pourfour du Petit (syndrome de)

[H1]

complexe Hox l.m.

Hox complex

Famille de gènes homéotiques disposés de l'avant vers l'arrière, c'est-à-dire de l'extrémité 3' vers l'extrémité 5' de l'ADN de 4 chromosomes chez les vertébrés, dirigeant le développement des organes depuis l'extrémité céphalique jusqu'à l'extrémité caudale.
Les 4 complexes Hox de la Souris sont orthologues entre eux, car ils proviennent génétiquement de la duplication d'un complexe Hox ancestral unique comme celui qu'on trouve chez l'Amphioxus, et également homologues des gènes HOM des invertébrés.

[Q1]

couche cornée l.f.

horny layer, stratum corneum

Ensemble des couches les plus superficielles de l'épiderme composé de kératinocytes anucléés et aplatis, desséchés, entièrement kératinisés, qui perdent ensuite leur cohésion et s'exfolient.
Son épaisseur varie selon les zones du tégument. Plus particulièrement épaisse dans les régions palmaire et plantaire, la couche cornée ne se voit sur les muqueuses et demi-muqueuses buccales et génitales que dans certaines conditions pathologiques, notamment la leucoplasie.

Syn. stratum corneum

[A2,J1]

crâne en trèfle l.m.

cloverleaf skull

craniosténose liée à la fermeture précoce des sutures coronales et lambdoïdes donnant une déformation du crâne en forme de trèfle, un exorbitisme avec possibles ulcérations de cornée, un hypertélorisme et une hydrocéphalie.
Elle entraîne rapidement la mort de l'enfant.

K. Holtermüller et H-R.Wiedemann, pédiatres allemands (1960)

Syn. Holtermüller-H.Wiedemann (syndrome de crâne en trèfle de)

[O1 ]

crochet n.m.

hook

Instrument avec une extrémité recourbée.
En chirurgie osseuse, pour attirer vers soi une diaphyse p. ex.

[I3,B4]

cyclopie-arhinencéphalie l.f.

arhinencephalia-cyclopia

Anomalie tératologique associant œil unique avec holoprosencéphalie, arhinencéphalie, ventricule unique, agénésie du corps calleux et du septum pellucidum.
Œil unique médian ou synophtalmie (deux ébauches oculaires primitives fusionnées) surmonté d'une trompe nasale et absence de cavités nasales. Le tableau comporte aussi microcéphalie, fente labiale et palatine (lorsque la bouche n'est pas absente), convulsions, épilepsie. Au niveau de l'orbite unique on peut trouver une anophtalmie, une microphtalmie, un colobome de l'iris. Le décès survient en néonatal. Les cas observés sont la plupart du temps isolés ou sporadiques (parfois trisomie 13 ou microdélétion d'un chromosome 18 en anneau) mais ils peuvent être secondaires à une transmission héréditaire autosomique récessive (MIM 236100).

Syn. holoprosencéphalie alobaire familiale, HPE, arhinencéphalie

[Q2,P2,H1,K2]

déchet hospitalier l.m.

hospital waste

Déchet produit dans un établissement de soins, dans un laboratoire d’analyses médicales, à l’occasion de soins à domicile ou en cabinet privé.
Ce terme recouvre une grande diversité de déchets (déchets ménagers, débris organiques, déchets radioactifs, etc.). Quantitativement, les déchets assimilables aux déchets domestiques sont prépondérants. La spécificité des déchets hospitaliers provient d’une faible partie de ceux-ci, désignée dans la réglementation par le terme déchets hospitaliers contaminés : il s’agit de ceux qui comportent un risque infectieux potentiel ou effectif. Ils nécessitent une gestion particulière : conditionnement ad hoc, marquage, incinération obligatoire ; on retrouve parmi eux les pansements, les seringues et aiguilles, les petites pièces anatomiques, etc.

Étym. lat. médiéval decadere, du lat ; cadere : tomber

déficit en acide homogentisique-oxydase l.m.

homogentisic acid oxidase deficiency

alcaptonurie

déficit en homocarnosinase l.m.

homocarnosinase deficiency

homocarnosinose

densité hospitalière l.f.

hospital density

Nombre de lits d’établissement de soins comportant hébergement, rapporté à une population donnée.
L’expression de la densité doit tenir compte des établissements de caractère public et privé. Elle est une donnée brute qui n’enregistre que les lits existants et ne fournit aucun renseignement sur l’activité de l’établissement, son utilité et sa fréquentation par la population locale, etc. Elle n’établit pas de distinction entre les lits de court et long séjour ni entre les établissements spécialisés ou non.

attraction (zone d'), occupation (taux de), soins ambulatoires

dosage hormonal l.m.

hormonal titration

Méthode d'appréciation des sécrétions hormonales d'une femme, soit par dosage dans les urines émises pendant 24 heures des catabolites des hormones, soit, actuellement, par dosage plasmatique radio-immunologique de l'hormone circulante elle-même.
Deux types de dosages plasmatiques hormonaux existent :
- les dosages plasmatiques statiques, qui explorent le taux circulant d'une hormone, par exemple les hormones stéroïdiennes, la testostérone, les œstrogènes, la progestérone ;
- les dosages dynamiques, qui étudient la fonction de secrétion hormonale d'une ou plusieurs glandes endocrines. P. ex. pour l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique : test de freinage à la bromocriptine, test au citrate de clomifène, épreuve de freinage par la dexaméthasone, test à la LH-RH, test à la progestérone, test à la thyrolibérine

dos creux l.m.

hollow back

Rachis thoracique malformé avec l'aspect d'une lordose au lieu de la cyphose normale.

dysplasie atrio-digitale type 1 l.f.

Holt-Oram syndrome

Holt-Oram (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

échappement hormonal l.m.

hormonal escape

Disparition progressive ou brutale de la sensibilité de certaines tumeurs à une thérapeutique de type hormonal, augurant généralement d'une phase évolutive peu contrôlable.
P. ex., dans le cas de l'adénocarcinome prostatique, disparition de la sensibilité tumorale à toute thérapeutique basée sur la suppression de l'activité androgénique ou de celle des œstrogènes.

Étym. lat. excappare : sortir de la chape

[G5, O4]

Édit. 2019

écotaxie n.f.

homing

Phénomène par lequel les cellules circulantes migrent vers des territoires tissulaires particuliers.
Ce phénomène est maîtrisé par des interactions moléculaires spécifiques entre structures de la membrane des leucocytes et contre-structures à la surface de l’endothélium. Un faible pourcentage des lymphocytes du sang circulant exprime sur leur membrane les molécules CLA (cutaneous lymphocyte antigens) qui guident leur migration vers les territoires cutanés. L’intégrine exprimée à la surface de certains lymphocytes permet leur migration à travers les veinules à endothélium épais des plaques de Peyer.

Étym. gr. oikos : demeure ; taxis : arrangement

intégrine

[C2, F1]

Édit. 2019

enrouement n.m.

hoarseness, huskiness

Altération de la voix, sourde et voilée, par atteinte du vibrateur laryngé et plus particulièrement des cordes vocales.

Étym. lat. raucus : rauque

[P1]

Édit. 2020

équilibre hôte-parasite l.m.

host-parasite equilibrium

Équilibre biologique entre l’organisme de l’hôte et celui d’un parasite n’exerçant qu’une activité pathogène modérée et, inversement, échappant aux mécanismes de défense de l’hôte. 

Étym. lat. aequus : égal; libra : balance à un plateau

immunité, sensibilité, tolérance immunologique

[D1]

Édit. 2018 

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