accidents à l'iode l.m.p.
iodine accident
Les accidents provoqués par l’iode sont essentiellement l’insuffisance rénale secondaire à l’injection intraveineuse de produits de contraste iodés.
L’injection de produits de contraste iodés entraîne à la fois des modifications de l’hémodynamique rénale et une action toxique au niveau des cellules tubulaires qui peuvent être à l’origine d’une insuffisance rénale aigüe, réversible, ou d’une aggravation d’une altération fonctionnelle rénale préexistante conduisant alors à une insuffisance rénale totale irréversible.
Ces accidents surviennent essentiellement quand la clairance glomérulaire est inférieure à 60 mL/mn, en cas de déshydratation, de prise de médicaments modifiant la fonction rénale, de myélome, d’utilisation d’un produit de contraste hyperosmolaire, de répétition des examens radiologiques à de faibles intervalles de temps.
L’utilisation de produits de faible osmolarité et l’hyperhydratation s’imposent en présence de facteurs de risque tandis que l’utilisation de N-acétyl-cystéine est controversée.
Chez un diabétique traité par metformine l’insuffisance rénale peut se compliquer d’acidose lactique.
En revanche, les manifestations allergiques ne sont pas provoquées par l’iode mais par les produits qui lui sont associés.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
[B2,C2,G4,M1]
Édit. 2020
accidents précoces par ingestion de champignons l.m.p.
precocious accident by ingestion of mushrooms
Manifestations variées, surtout digestives et neurovégétatives, consécutives à l'absorption de certains champignons toxiques, qui surviennent dans les 12 heures après l'ingestion (en 6 heures, en moyenne).
Les manifestations cliniques sont surtout digestives (vomissements, diarrhée), elles peuvent entraîner une déshydratation grave sans atteinte hépatique. Des manifestations neurovégétatives peuvent s'y associer (syndrome entolomien ou tricholomien). Selon les cas on observe des signes :
- cholinergiques (sueurs, hypersécrétion salivaire et bronchique, myosis, coliques, diarrhée, hypermotricité intestinale, tremblement, hoquet, bradycardie et même parésies) dans le syndrome muscarinique imputable à des clytocybes (Clytocybes dealbata, Clytocybes rivulosa) et à des inocybes (Inocybes patouillardi) ;
- atropiniques (malaise avec titubation, nausées, brulures gastriques, pseudo-ivresse avec myoclonies, agitation, hallucinations, tachycardie et même convulsions ; risque d'apnée et coma), c'est le syndrome panthérinique dû aux amanites panthères (A. pantherina) et tue-mouches (A. muscaria) ;
- neuropsychiques centraux avec hallucinations (onirisme, état confusionnel, paresthésies) par ingestion de coprins (panacolus), d'agarics ou de peyotl ;
- vasomoteurs avec érythème, bouffées de chaleur et hypotension : effet «antabuse» dû à l’ingestion simultanée de coprins (C. atramentarius ou C. noir) et d’alcool ;
- d'hémolyse aiguë par ingestion de certains gyromitres ou fausses morilles mal cuites ou mal desséchées (Gyromitra esculenta, Scarsophora coronaria).
Le traitement est symptomatique : on se méfiera cependant des intoxications graves (phalloïdes) à début précoce en raison parfois d'associations ou d'erreurs d'interprétation (l'intoxication peut survenir après la prise d'un repas intermédiaire non toxique).
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ syndrome entolomien, entolome livide, Syndrome tricholomien, tricholome tigré, Syndrome muscarinique, syndrome panthérinique, amanite, coprin, agaric, peyotl, aldéhyde-déshydrogénase, gyromitre
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 2017
accidents tardifs par ingestion de champignons l.m.
late accident by ingestion of mushrooms
Manifestations viscérales graves, surtout digestives, hépatiques et parfois rénales, en rapport avec l'absorption de certains champignons toxiques, survenant dans un délai supérieur à 6 heures (en moyenne 12 heures après l'ingestion).
On peut voir des atteintes rénales tardives (après 3 à 15 jours), isolées, parfois sans signe gastro-intestinal initial et dont le diagnostic difficile peut être suspecté lors de la survenue d'atteintes rénales (insuffisance rénale aiguë) d'allure «épidémique».
Rappelons aussi le syndrome vasculaire (ischémique et gangréneux) de l'ergotisme dû au champignon de l'ergot de seigle (claviceps).
Le traitement est symptomatique : rééquilibration hydroélectrolytique et physiologique visant à couper le cycle entérohépatique des toxines et à éviter les effets de leur fixation sur les membranes et parenchymes : désinfection intestinale, vitamine C, silymarine.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accidents précoces par ingestion de champignons, amanite vireuse, amanite phalloïde, phalloïdine, syndrome phalloïdien, amanitine
[D2,G4,N1]
Édit. 2016
désensibilisation (accidents de l.m.p.
hyposensitization accidents
Incidents de gravités très diverses allant du simple incident désagréable à l'accident très sévère, à l'occasion d'une désensibilisation.
Les réactions locales sont de simples incidents, un peu désagréables mais bénins. Une réaction syndromique peut survenir qui est le réveil du symptôme traité : coryza, asthme ou eczéma. Des manifestations générales peuvent apparaître qui prennent, dans les graves, la forme de réactions anaphylactiques immédiates mais parfois avec des rebonds secondaires. Il faut peser avec soin l'importance de ces accidents qui ont pu motiver dans certains pays, en Angleterre en particulier, des oppositions sérieuses à la pratique de la désensibilisation spécifique.
diabète (accidents vasculaires cérébraux du) l.m.p.
diabetic strokes
Lésions micro- et macro-angiopathiques liées au diabète, facteur principal de ces accidents vasculaires.
Il s'agit surtout d'accidents ischémiques ou de pathologie lacunaire. Les atteintes cardiaques (coronaropathie et ses complications) peuvent être source d'embolies.
Étym. gr. diabêtês : qui traverse
électrochoc (incidents et accidents de l') l.m.p.
electroshock (minor and severe complications)
Aléas iatrogènes expliquant que ce procédé thérapeutique a été critiqué avec une particulière véhémence ces dernières années, malgré son évolution technique.
Ses principales contrindications relèvent d'affections cardiocirculatoires majeures. Les lésions ostéo-articulaires (fractures, luxations) ont disparu avec la curarisation. Des accidents anesthésiques sont possibles (inhalation bronchique, notamment). La mortalité est estimée à deux décès pour 100 000 électrochocs.
Dans les suites, s'observent fréquemment des céphalées transitoires et des troubles mnésiques de type antérograde qui ne concernent que les quelques heures et évènements ayant précédé l'électrochoc. Les plaintes peuvent porter sur des troubles définitifs. La physostigmine, le piracétam, la triiodothyronine, la TRH, la caféine, la vitaminothérapie B1 et B6 ont été proposés pour leur prévention.
Sont déconseillées les associations avec des IMAO, des benzodiazépines, des thymorégulateurs ou des antiépileptiques. L'appel à des antidépresseurs non IMAO ou à des neuroleptiques ne semble pas influer sur l'efficacité de ce traitement.
[B3,H1]
Édit. 2018
encéphalomyopathie, acidose lactique et accidents vasculaires cérébraux l.f.
mitochondrial encephalomyopathy, lactic acidosis, and stroke-like episodes
Pathologie mitochondriale à transmission maternelle la plus fréquente, associant des épisodes d’accidents vasculaires cérébraux avant l’âge de 40 ans, une myopathie, une ataxie, de la myoclonie, de la démence et de la surdité.
La grande majorité des cas (80%) est liée à une mutation de MT-TL1 ; un petit nombre de cas provient d’une mutation du gène M-TND1 et MT-ND5.
S. G. Pavlakis, neuropédiatre américain (1984)
Sigle MELAS
→ myopathie, ataxie, myoclonie
[H1, Q2]
Édit. 2019
grossesse et accidents vasculaires cérébraux l.f.
pregnancy and cerebral strokes
Survenue d'accidents vasculaires cérébraux au cours de la grossesse.
Des occlusions artérielles d'origine cardio-embolique sont possibles, de même que des accidents vasculaires liés à des athéroscléroses familiales, voire à l'homocystinurie, aux dissections artérielles et à des désordres hématologiques (drépanocytose, coagulopathies thrombophiliques, purpura thrombopénique, etc,). Des thromboses veineuses cérébrales sont surtout décrites dans le post-partum.
Les problèmes de prise en charge sont essentiellement d’ordre thérapeutique.
IRM de diffusion et de perfusion dans les accidents ischémiques cérébraux l.f.
diffusion and perfusion MRI in cerebral ischemic strokes
Séquences IRM permettant de déceler très précocement un infarctus cérébral, alors que le scanner ne peut reconnaître immédiatement qu'une hémorragie cérébrale.
Très sensible, l'IRM de diffusion permet de visualiser l’œdème cytotoxique dès les premières minutes. Traduite par un hypersignal, la chute du coefficient apparent de diffusion doit être mesurée par cartographie. Sa spécificité est proche de 100%. La superposition de l'IRM de perfusion à cette méthode permet de mettre en évidence l'existence d'une éventuelle "pénombre" ischémique. Ainsi sont distingués les patients pouvant bénéficier d'un traitement en urgence comme la thrombolyse ou la thrombectomie. Celui-ci doit intervenir dans les trois premières heures.
→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM)
[B2,B3,H1]
Édit. 2018
oxygène (accidents provoqués par l') l.m.
oxygen induced accidents
Il y a un risque notable d'incendie provoqué par l'oxygène, même à faible concentration.
En concentration élevée, la moindre étincelle (frottement, électricité statique) peut déclencher un incendie, car tout brûle dans l'oxygène pur, même le fer.
Édit. 2017
rétrécissement mitral (accidents évolutifs du) l.m.p.
accidental complications in mitral stenosis
Évènements pathologiques émaillant et compliquant l'évolution habituelle des rétrécissements mitraux.
Ils sont la conséquence des modifications hémodynamiques entraînées par la sténose mitrale : diminution du débit cardiaque, élévation des pressions et stase en amont de l'obstacle, dans l'oreillette gauche et la circulation pulmonaire.
Les plus habituels sont les manifestations pulmonaires (dyspnée d'effort, œdème pulmonaire, hémoptysie) et l'insuffisance cardiaque droite, avec turgescence jugulaire, gros foie et œdèmes, phlébothromboses ; l'arythmie complète par fibrillation auriculaire ou le flutter auriculaire sont quasi constants dans le RM évolué ; ils font le lit des thromboses auriculaires gauches responsables d'embolies très souvent cérébrales entraînant décès ou séquelles invalidantes dans 1/3 des cas. La survenue de l'une de ces complications doit faire envisager la cure du rétrécissement mitral (valvuloplastie percutanée ou chirurgie).
transfusion sanguine (accidents de la) l.m.
blood transfusion-related complications
Complications secondaires à l'administration de produits sanguins homologues ou autologues, dérivés du sang ou du plasma, qu'ils soient labiles ou stables.
De gravité variable, ces accidents peuvent mettre en jeu la vie du patient. Ils peuvent être immédiats (immunologiques, métaboliques, infectieux, xénobiotiques) ou retardés (immunologiques, infectieux). La transfusion massive comporte des complications particulières.
Les complications immunologiques immédiates peuvent toucher les éléments cellulaires ou plasmatiques. Une incompatibilité au niveau des antigènes des érythrocytes est à l'origine d'une hémolyse qui peut être intra- ou extravasculaire. Le conflit antigène-anticorps au niveau des érythrocytes peut être lié à une erreur humaine (transfusion hétérogroupe) ou à la présence d'allo-anticorps immuns (agglutinines irrégulières). On rencontre aussi des réactions anaphylactiques, dues à des immunoglobulines IgG ou IgE, dont les causes sont multiples et qui s'observent surtout avec le plasma et les dérivés du plasma (albumine). Les réactions générales (frissons, hyperthermie) peuvent avoir une origine immunologique chez des patients déficients en IgA.
Les complications métaboliques (hypocalcémie, hyperkaliémie, acidose métabolique, augmentation de la phosphorémie et de l'ammoniémie) sont moins fréquentes grâce à l'amélioration des techniques de conservation. Les complications infectieuses immédiates sont surtout d'origine bactérienne (contamination du produit).
→ transfusion sanguine (infections transmises par la), transfusion du nouveau-né