glycérol-kinase n.f.
glycerol kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation du glycérol en utilisant une molécule d'adénosine-triphosphate (ATP).
La présence de cet enzyme dans le foie permet d'utiliser le glycérol provenant de la circulation sanguine pour synthétiser le glycérophosphate métabolisable. Dans le tissu adipeux qui ne contient pratiquement pas de glycérol-kinase, la synthèse du glycérophosphate se fait à partir des trioses-phosphates.
kinase n.f.
kinase
Enzyme catalysant une réaction d'activation.
Les kinases sont surtout les enzymes transférant le radical phosphoryle de l'ATP sur un substrat. P. ex. l'hexokinase permet à un ose de devenir actif métaboliquement sous forme d'hexose-6-phosphate.
Étym. gr. kinesis : mouvement
kinase dépendante des cyclines l.f.
cyclin-dependent kinase (CDK)
Famille de protéines-kinases indispensables au cycle de division cellulaire, qui sont activées par fixation de cyclines.
Les CDK activées par les cyclines permettent l’avancée des cellules dans le cycle de division cellulaire en phosphorylant des substrats spécifiques lors des étapes successives du cycle. Le génome humain contient 21gènes codant des CDK, parmi lesquelles au moins CDK1 à CDK4 sont directement impliquées dans le contrôle du cycle cellulaire.
→ cycline, protéine kinase, cycle cellulaire
[C1]
Édit. 2018
MAP-kinase n.f.
MAP kinase
L'une des protéines intracellulaires catalysant la phosphorylation des protéines MAP (Mitogen Activated Protein).
Cette phosphorylation par l'ATP s'effectue sur une sérine ou une thréonine de la MAP. La MAP-kinase est elle-même activée par phosphorylation sous l'effet d'une cascade de kinases : MAP-kinase-kinase, MAP-kinase-kinase-kinase, cette dernière étant phosphorylée par une kinase membranaire, la raf-kinase, activée par les protéines ras. Les MAP-kinases sont aussi appelées ERK (Extracellular signal Regulated Kinase). Les MAP-kinases phosphorylent non seulement des MAP intranucléaires, mais encore d'autres kinases cytoplasmiques telles que celle (S6 kinase) qui phosphoryle des protéines ribosomiques contrôlant la synthèse des protéines.
Syn. ERK sigle pour Extracellular signal Regulated Kinase
mévalonate-kinase (déficit en) l.m.
mevalonate kinase deficiency
monoglycéride-kinase n.f.
monoglyceride kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphorique d'une molécule d'ATP sur la fonction alcool primaire en 3 d'un monoglycéride.
phosphoglycérate-kinase n.f.
phosphoglycerate-kinase
Enzyme catalysant le transfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur la fonction carboxylique de l'acide phosphoglycérique.
Il joue un rôle dans la glycolyse, au niveau de l’oxydoréduction phosphorylante, en permettant la formation d'une molécule d'ATP à partir de l'acide diphospho-1,3-glycérique.
phosphoglycérate-kinase (déficit en) l.m.
phosphoglycerate-kinase deficiency (PGK)
Déficit génétique récessif d'un enzyme catalysant le tranfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur la fonction carboxylique de l'acide phosphoglycérique, jouant un rôle dans la glycolyse.
Liée à l'X (Xq13), survenant chez l'enfant et l'adolescent, cette affection classée parmi les glycogénoses rares associe habituellement une anémie hémolytique à un retard mental, à des convulsions et à des troubles musculaires, les uns et les autres souvent sévères. Des douleurs et une faiblesse des membres inférieurs à l'exercice, avec myoglobinurie et insuffisance rénale, sont relevées. Le taux de créatine-kinase est considérablement augmenté. La lactacidémie ne s'accroît pas à l'effort. La surcharge en glycogène, évaluée dans le muscle, reste très modérée, ainsi qu'un déficit en phosphoglycérate-kinase.
phosphomévalonate-kinase n.f.
phosphomevalonate kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phos
Il participe aux réactions de la biosynthèse des stérols et des composés isoprénoïdes.
phosphorylase-kinase n.f.
phosphorylase kinase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical phosphoryle de l'ATP sur une phosphorylase b ou sur une déphospho-phosphorylase pour la transformer en phosphorylase a active.
La phosphorylase-kinase du muscle est normalement inactive. Son activité est déclenchée par l'influx nerveux ou par les ions Ca2+ et une protéine activatrice. La phosphorylase-kinase du foie (ou déphosphophosphorylase-kinase) n'est également activée que par un facteur déclenchant, l'AMP cyclique, dont la formation à partir d'ATP est le résultat de l'action d'une adénylate-cyclase activée par l'adrénaline ou le glucagon.
polynucléotide-kinase n.f.
Enzyme catalysant la phosphorylation de l'extrémité 5' d'un polynucléotide
protéine-kinase n.f.
protein kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation d'une protéine par l'ATP.
De nombreuses protéine-kinases transfèrent le radical phosphorique sur la fonction alcool d'une sérine ou d'une thréonine : c'est le cas de protéine-kinases dites cAMP-dépendantes qui ne sont actives qu'en présence d'AMP cyclique, répondant ainsi à des facteurs de régulation du métabolisme cellulaire comme les hormones agissant sur des récepteurs adrénergiques ; elles sont appelées protéine-kinases A ou PKA. D'autres phosphorylent la fonction phénol d'une tyrosine (protéine-tyrosine-kinases ou Y-kinases). D'autres protéine-kinases dépendent du diacylglycérol, répondant à d'autres facteurs agissant sur des récepteurs à phospho-inositides ; elles sont appelées protéine-kinases C ou PKC. D'autres sont activées par leur liaison avec la calmoduline et le calcium. Toutes les phosphoprotéines nécessitent pour leur biosynthèse des protéine-kinases plus ou moins spécifiques ; de nombreux enzymes du métabolisme ont une activité qui dépend de leur état de phosphorylation.
protéine-kinase A n.f.
protein kinase A
Protéine kinase dont l’activité nécessite la présence d’AMP cyclique.
Syn. protéine kinase c-AMP-dépendante
protéine-kinase C n.f.
protein kinase C
Protéine kinase initialement décrite comme activée par le calcium, d’où son nom, et dont l’activité in vivo dépend d’une interaction avec un diacyl-glycerol (ou diglycéride) de la membrane cellulaire.
pyruvate-kinase n.f.
pyruvate kinase
Enzyme catalysant le transfert réversible du radical phosphoryle de l'ATP sur le pyruvate sous forme énolique, formant le phosphoénolpyruvate .
l est présent dans toutes les cellules et joue un rôle dans la glycolyse en utilisant le phosphoénolpyruvate pour former une molécule d'ATP. Les conditions cellulaires sont défavorables à l'accumulation d'acide énolpyruvique et, par suite, à la réversibilité de cette réaction. La glycogénèse emprunte donc une autre voie pour former l'acide énolpyruvique. La pyruvate-kinase est inhibée lorsqu'elle est phosphorylée par une protéine-kinase A, sous l'effet de l'AMPc et donc du glucagon, ce qui constitue un élément régulateur de la glycolyse, la lipogénèse et la gluconéogénèse dans les hépatocytes.
pyruvate-kinase (déficit en) l.m.
PK deficiency
Première, par sa fréquence, des enzymopathies érythrocytaires de la voie d’Embden Meyerhof.
L’affection est principalement à transmission autosomale récessive. Les patients présentent une anémie hémolytique chronique d’intensité variable, les hématies prennent une forme d’echynocyte ; l’ictère est marqué (yeux et phanères jaunes) ; les urines sont foncées. L’anémie peut être améliorée par la splénectomie
Plusieurs centaines de cas ont été décrits. Il est responsable d’une anémie hémolytique congénitale chronique dont l’intensité varie avec la lésion moléculaire en cause.
rhodopsine-kinase l.f.
rhodopsin kinase
Enzyme qui régule la fonction de la rhodopsine en la phosphorylant.
L'inactivation de la rhodopsine excitée par les photons est rapidement phosphorylée par la rhodopsine-kinase (RK) et la bêta-adrénergique récepteur-kinase (ADRBK1). Le cDNA de la RK a été cloné en 1991. Cette protéine régule la fonction des récepteurs dans le cycle de la transduction visuelle et à ce titre elle peut également être un gène candidat aux dystrophies de la rétine (MIM 180381).
W. Lorenz , biologiste moléculaire américain (1991)
Src-kinase l.m.
Src kinase
Tyrosine-kinase dont le premier élément est associé au virus du sarcome de Rous et qui joue un rôle très important dans la transduction et en particulier dans l'activation lymphocytaire, du fait de l’existence d'un grand nombre de kinases appartenant à cette famille.
thymidine-kinase n.f.
thymidine kinase
Enzyme catalysant la phosphorylation de la thymidine par l'ATP, dont le gène introduit dans une cellule tumorale peut entraîner la mort de la cellule (gène suicide).
éthanolamine kinase n.f.
ethanolamine kinase
Enzyme phosphorylant l’éthanolamine en éthanolamine phosphate, en utilisant de l’ATP comme donneur de phosphate.
L’éthanolamine kinase est impliquée dans la synthèse des phospholipides de la membrane cellulaire, en particulier la phosphatidyl éthanolamine.
éthanolamine, phosphatidyl éthanolamine, phospholipide
[C1]
Édit. 2018
phosphatidylinositol 3-kinase n.f.
phosphatidylinositol 3-kinase
Syn. phosphoinositide 3-kinase
[C1,C3]
Édit. 2018
phosphoinositide 3-kinase n.f.
Famille d’enzymes intracellulaires catalysant la phosphorylation de l’inositol ou de ses dérivés phosphorylés sur le carbone N° 3.
La famille des phosphoinositide 3-kinases est impliquée dans de nombreuses cascades de signalisation intracellulaire aboutissant à des effets biologiques très divers, en particulier prolifération, migration, différenciation et survie cellulaire.
Syn. phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinase, phosphatidylinositide 3-kinase, phosphatidylinositol-3-kinase, PI 3-kinase
Sigle PI3K
→ inositol, phosphatidyl-inositol
[C1,C3]
Édit. 2018
PI3-kinase n.f.
Syn. phosphoinositide 3-kinase
[C1,C3]
Édit. 2018
phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 3-kinase n.f.
Syn. phosphoinositide 3-kinase
[C1,C3]
Édit. 2018
phosphatidylinositide 3-kinase n.f.
Syn. phosphoinositide 3-kinase
[C1,C3]
Édit. 2018