rétinite pigmentaire inverse l.f.
retinitis pigmentosa inversa
Rétinopathie pigmentée centrale avec pigmentations au pôle postérieur plus ou moins ostéoblastiques (ressemblant par leur forme étoilée aux ostéoblastes), centrées sur la macula avec une périphérie rétinienne normale.
Les vaisseaux sont normaux, l'acuité est normale au début. Il existe un scotome périfovéolaire et une dyschromatopsie d'axe bleu-jaune. L'adaptation à l'obscurité est normale. L'ERG photopique est altéré et l'ERG scotopique normal au début. L'EOG est altéré. En fluorographie il existe une atrophie de l'épithélium pigmenté au pôle postérieur. L’affection est autosomique récessive.
S. Duke-Elder, Sir, ophtalmologiste britannique (1967)
Syn. rétinite pigmentaire centrale
→ angiofluorographie, électrooculogramme, EOG, électrorétinogramme, ERG
rétinite pigmentaire inverse avec surdité l.f.
retinitis pigmentosa inversa with deafness
Syndrome de rétinite pigmentaire inverse, hypogénitalisme et surdité neurosensorielle.
Elle est caractérisée par une pigmentation prédominant autour de la papille et de la macula. L’affection est autosomique récessive (MIM 268010).
N. M. Reinstein et A. I. Chalfin, ophtalmologistes américains (1971)
savon inversé l.m.
invert soap
Sel d'ammonium à chaîne grasse.
Ces sels, à l'inverse des savons ordinaires (anioniques), sont constitués d'un cation gras, qui possède également des propriétés tensioactives, mais qui se fixe sur les protéines dans les conditions de pH habituelles, de telle sorte qu'ils sont inhibiteurs de nombreux enzymes et ont des propriétés bactériostatiques très importantes. Ils sont utilisés pour la désinfection d'instruments, de vaisselle ou de récipients ayant contenu des produits alimentaires, et comme antiseptiques externes.
Syn. savon cationique, détergent cationique, saponium
S inversé (signe du) l.m.
Golden’s sign
En radiologie pulmonaire, opacité du lobe supérieur droit dont la partie supéroexterne est concave vers le poumon sain, alors que sa partie inféro-interne est convexe vers le bas.
La partie externe du S correspond à l'atélectasie du lobe supérieur et sa partie interne à la saillie de la tumeur ou de son adénopathie satellite.
Ce signe, également valable en scanographie, indique une atélectasie obstructive par une tumeur hilaire et son adénopathie.
R. Golden, médecin radiologue américain (1925)
transcriptase inverse l.f.
reverse transcriptase
Enzyme ou système enzymatique catalysant la biosynthèse d'un acide désoxyribonucléique complémentaire d'une matrice ribonucléique.
Les transcriptases inverses sont impliquées dans la réplication de virus ribonucléiques tels que les virus de l'immunodéficience humaine.
transcription inverse l.f.
reverse transcription
Synthèse d'ADN à partir d'ARN, à l'inverse du mécanisme de transcription le plus fréquent.
Elle caractérise les organismes où le matériel héréditaire est l'ARN, p. ex. les rétrovirus.
utérus inversé l.m.
uterine inversion
Utérus retourné en doigt de gant : le fond de la cavité passe à travers le col et souvent la vulve.
L’utérus inversé est entraîné par une tumeur ou attiré par une traction sur le cordon ou le placenta lors de la délivrance. Il se réduit par taxis, par traction après laparotomie ou par hystérectomie si la striction des pédicules vasculaires a déjà provoqué œdème et nécrose.
→ utérus, taxis dc l'utérus, hystérectomie
agoniste inverse l.m.
inverse agonist
Composé agissant sur le même récepteur que l’agoniste en se fixant sur un site différent et entraînant ainsi un changement de conformation du récepteur qui empêche ce dernier de fixer l’agoniste.
Un agoniste inverse est différent d’un antagoniste qui a le même site de fixation que l’agoniste et, en l’occupant, empêche ce dernier de se fixer. Par exemple, le récepteur de l’histamine H3 possède une activité intrinsèque propre inhibée par les antihistaminiques et amplifiée par les agonistes inverses.
→ agoniste, antagoniste, histamine, antihistaminique
[C1]
Édit. 2019