perception de la profondeur l.f.
depth perception
Élément de la vision binoculaire.
profondeur anatomique du sacrum l.f.
anatomical depth of the sacrum
Partie du petit bassin osseux correspondant à la concavité du sacrum.
C’est dans le plan qui relie le culmen retropubicum à la partie la plus profonde de la concavité du sacrum que se trouvent les plus grandes dimensions pelviennes. Le diamètre antéro-postérieur de ce plan mesure en moyenne 12,5 cm.
profondeur de l'anesthésie (stade de) l.m.
depth of anaesthesia classification
Diminution du niveau de réactivité du patient, en réponse à des stimulations extérieures, telles l'intubation trachéale ou l'acte chirurgical.
L'anesthésie générale est un état d'inconscience transitoire réversible, induit par un ou plusieurs agents anesthésiques. De façon graduée, elle permet d'obtenir l'absence de perception et de remémorisation des stimulations extérieures. L'estimation de la profondeur de l'anesthésie se fait en quantifiant la stimulation et en utilisant un paramètre adapté pour exprimer la réponse.
Les stades de l'anesthésie (Plombey et Snow), ont été précisés par Guedel pour l'anesthésie à l'éther en ventilation spontanée. Ils comportent :
- stade 1, analgésie,
- stade 2, excitation,
- stade 3, dit chirurgical, (subdivisé en 4 plans de profondeur croissante),
- stade 4, dit toxique (il débute par la paralysie respiratoire et se termine par l'arrêt cardiaque).
Cette classification est désuète car les anesthésiques actuels sont d'action rapide, ce qui occulte en moins d'une minute les premiers stades. D'autre part la curarisation et la ventilation contrôlée, qui suppriment la réponse respiratoire, rendent difficile l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie. Cette perte d'information apporte un risque de sousdosage permettant un réveil intempestif et une mémorisation.
D'autres classifications ont été proposées (Gareth Jones) :
- 1) conscience avec mémorisation,
- 2) conscience avec amnésie,
- 3) conscience «subconsciente» avec amnésie (l'opéré perçoit des conversations ce qui peut influencer son comportement postopératoire bien qu'il n'en garde pas le souvenir),
- 4) inconscience.
La détermination de la profondeur de l'anesthésie permet de placer l'opéré dans un état d'inconscience et d'insensibilité adapté aux stimulations douloureuses auxquelles il doit faire face tout en évitant un surdosage ou un sousdosage.
Dans la pratique, l'évaluation de la profondeur de l'anesthésie se fait sur les signes cliniques (réactions motrices, cardiovasculaires, respiratoires, neurovégétatives).
L'évaluation instrumentale, trop complexe (électroencéphalographie et ses diverses modalités d'analyse notamment le calcul de l'index bispectral, les potentiels évoqués sensoriels, électromyographie du muscle frontal, activité contractile de l'œsophage), ne peut être utilisée en routine. On peut employer des moyens indirects d'évaluation par la mesure de la concentration alvéolaire des anesthésiques volatils ou la concentration sanguine (propofol) dans la technique d'anesthésie intraveineuse à objectif de concentration (AIVOC). Mais, à l'heure actuelle il n'existe pas de moniteur de la profondeur de l'anesthésie suffisamment simple, capable de donner des informations précises et fidèles pour une prédiction acceptable.
F. Plombey (1847), J. Snow (1847), médecins anesthésistes britanniques ; A. E. Geudel, médecin anesthésiste américain (1937) ; J Gareth Jones, médecin anesthésiste britannique (1928-2015)
→ éther (stades de l'anesthésie à l'), index bispectral
[G1]
Édit. 2018
rendement en profondeur d'un faisceau de rayonnement l.m.
percentage depth dose
Variation de la dose sur l'axe du faisceau en fonction de la profondeur dans l'eau, exprimée en % de la dose à une profondeur de référence (généralement la dose maximale).
Il dépend de la nature et de l'énergie du rayonnement, de la dimension du champ et de la distance de la source.
accidents électriques (échelle d'intensité des) l.f.
intensity score of electrical accidents
Échelle du Bureau Inernational du Travail qui comprend quatre degrés selon l’intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : Courant continu intensité inférieure à 80 mA. Courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA. Pas d’effet cardiaque. Légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : Courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA.
Risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A. Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A.
Fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : Courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur à 3 A.
Arrêt respiratoire et cardiaque. Sidération des centres nerveux, brulures.
→ électrisation, électrocution
[B1,E1]
Édit. 2018
cataracte totale congénitale avec opacités des sutures postérieures chez les femmes vectrices l.f.
congenital total cataract with posterior sutural opacities in heterozygotes
Cataracte nucléaire donnant une altération sévère de la vision chez les garçons.
Les femmes vectrices présentent également des opacités nucléaires mais n'ont qu'une légère baisse d'acuité visuelle. Le gène est en Xp. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 302200).
F. B. Walsh et M.E. Wegman, ophtalmologistes américains (1937)
[P2,Q2]
accident électrique (échelle d'intensité) l.m.
intensity score of electrical accidents
Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire
[B1, E2]
Édit. 2019
anxiété (échelle d') l.f.
anxiety (scale of)
→ échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique
Brazelton (échelle de) l.f.
neonatal behavorial assessment scale
Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.
T. Brazelton, pédiatre américain (1969)
→ compétence, Brazelton (score de)
Édit. 2017
Brunet-Lézine (échelle de) l.f.
Brunet-Lézine’s scale
Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.
Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)
Édit. 2017
codage en échelle de gris l.m.
gray scale encoding
En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.
→ fenêtre (en image numérisée)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
échelle d'Amiel-Tison l.f.
Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente:
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse :
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ;
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ;
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ;
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements.
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ;
2 très hypertonique ;
- Consolabilité :
0 calmé en moins d'une minute ;
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).
Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)
[G1, H1, O1, O3]
Édit. 2019
échelle d'anxiété de Spielberger l.f.
Spielberger anxiety score
Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18 Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)
Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)
[H4, G1]
Édit. 2019
échelle de Braden l.f.
Échelle d’évaluation du risque d’escarre.
Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.
Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)
→ escarre
[J1, G1, N3]
Édit. 2019
échelle de Glasgow pédiatrique l.f.
pediatric Glasgow scale
Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4- ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.
→ échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre
[G1, H1, O1]
Édit. 2019
échelle de gris l.f.
gray scale
Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.
[B2, B3]
Édit. 2019
échelle de Kellgren-Copeman l.f.
Kellgren-Copeman scale
Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
- 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec osteophytose et pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
- 4 : sévère : ostéophytes développés avec affaissement discal important (> 1/3) et sclérose des plateaux vertébraux.
J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques
[I1]
Édit. 2019
échelle de niveau intellectuel de l'adulte l.f.
Wechsler adult intelligence scale
Échelle de niveau intellectuel élaborée afin de prendre en compte les dernières avancées en psychologie concernant les fondements théoriques de lʼévaluation des capacités cognitives.
Le QIT (quotient intellectuel total) est calculé à partir de 4 indices (compréhension verbale, raisonnement perceptif, mémoire de travail, vitesse de traitement), eux-mêmes composés de 10 subtests principaux. Elle a été validée chez des sujets âgés de 16 à 90 ans. Publiée aux États-Unis en 1950, suivie d’une adaptation en 1968, elle a été l’objet d’une nouvelle version, le WAIS-IV (revised), publiée en 2008 aux États-Unis, dont l'adaptation française a été établie en 2011.
D. Welchsler, psychologue américain, d’origine roumaine (1950), Pearson, psychologue américain (2008)
Sigle WAIS
Réf. Validation de la traduction française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de psychologie appliquée)
[H4]
Édit. 2019
échelle d'intelligence de Wechsler-Bellevue adaptée aux enfants l.f.
D. Wechsler, psychologue américain (1896-1981)
→ Wechsler's intelligence scale for children
[H3,H4,O1]
Édit. 2018
échelle de somnolence l.f.
scale of drowsiness
→ Epworth (échelle de somnolence d')
[K1]
Édit. 2019
échelle du coma de Glasgow n.f.
Glasgow's coma scale
Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).
La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.
G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)
Étym. Glasgow : ville d’Ecosse
Syn. Glasgow (score de)
→ échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique
[G1, H1]
Édit. 2019
échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral l.f.
La présence des réflexes du tronc cérébral est cotée de 0 à 5, ce qui fait passer la classique échelle de Glasgow allant de 3 (coma profond) à 15 (personne parfaitement consciente) à une échelle de Glasgow-Liège allant de 3 à 20.
Cotation des réflexes :
- fronto-orbitaire 5
- oculocéphalique ou oculovestibulaire vertical 4
- photomoteur 3
- oculocéphalique ou oculovestibulaire horizontal 2
- oculo-cardiaque 1
Étym. Glasgow : ville d’Écosse
[G1, H1]
Édit. 2019
échelle visuelle analogique d'autoévaluation l.f.
visual analog scale
Méthode d'autoévaluation d'une sensation subjective, comme l'anxiété ou la douleur, faite par le sujet lui-même au moyen d'une réglette graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
L'infirmière ou le médecin montre la réglette au patient : l'extrémité 0 correspond à l'absence de douleur ou d'anxiété, l'autre, marquée 10 ou 100 correspond à une douleur maximale ou une anxiété extrême.
Cette méthode simple est reproductible. Elle est utilisée dans les études cliniques des médicaments analgésiques et anxiolytiques pour évaluer l'effet de la prémédication et ajuster les prescriptions d'analgésiques pour calmer la douleur aigüe post-opératoire.
C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)
Abrév. Abrév : EVA
→ échelle d'anxiété de Spielberger
[E1]
Édit. 2020
Epworth (échelle de somnolence d') l.f.
Epworth (scale of drowsiness)
Evaluation à l'aide d'un questionnaire de la somnolence diurne devant une suspicion d’apnée du sommeil.
L’existence d’une hypertension artérielle et d’un ronflement pendant le sommeil nocturne sont des arguments pour rechercher une apnée du sommeil.
Le questionnaire permet de coter l’importance de la somnolence dans la journée, dans différentes circonstances, en attribuant une note de 0 à 3 suivant la fréquence de l’endormissement (0 jamais, 1 si cela est possible, 2 si cela est probable et 3 si cela est systématique). Les questions concernent les situations suivantes : au cours de la lecture d’un document, devant la télévision ou au cinéma, assis inactif dans un lieu public (salle d'attente, théâtre, cours, congrès, en qualité de passager, depuis au moins une heure sans interruptions, d'une voiture ou d'un transport en commun (train, bus, avion, métro), en étant allongé pour une sieste, lorsque les circonstances le permettent, en position assise au cours d'une conversation (ou au téléphone) avec un proche, en étant assis à table à la fin d'un repas sans alcool, au volant d'une voiture immobilisée depuis quelques minutes dans un embouteillage . Le total varie de 0 à 24. En dessous de 8, il n’existe pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, il existe un déficit de sommeil. - Un total supérieur à 12, caractéristique d’une somnolence diurne excessive, justifie la réalisation d’une polysomnographie.
M. W. Johns, médecin australien (1991)
Étym. Cette échelle a été introduite en 1991 par le Dr Murray W. Johns de l’Epworth Hospital de Melbourne
→ apnée du sommeil (syndrome d'), somnolence, polysomnographie
[H1, K1]
Édit. 2020
Ferriman et Gallwey (échelle de) l.f.
Echelle d’appréciation de l’importance d’un hirsutisme
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| Interprétation du score selon Abraham | Valeur du score | |
| Normal | < 8 | |
| Hirsutisme léger | 8 à 16 | |
| Hirsutisme modéré | 17à 25 | |
| Hirsutisme sévère | > 25 | |
| S’il est supérieur à 15une cause organique est suspectée et les bilans biologiques sont nécessaires | ||
D. M. Ferriman et J. D. Gallwey, médecins britanniques (1961)
[J1,O4]
Édit. 2018