couronne clinique de la dent l.f.
corona clinica dentis (TA)
clinical crown of tooth
Portion visible de la couronne anatomique de la dent.
[P3]
dilatations des bronches (clinique et traitement des) l.f.p.
bronchiectasis (diagnosis and therapy)
Dans la forme diffuse, les symptômes sont ceux d'une suppuration bronchique chronique : expectoration purulente, abondante, facile, matutinale associée à des pics fébriles dès qu'elle n'est pas drainée, plus rarement hémoptoïque, simples crachats isolés ou associés au pus, parfois hémoptysie abondante.
Certaines dilatations sont silencieuses (forme "sèche" sans expectoration).
Soupçonné sur les symptômes cliniques, le diagnostic est confirmé par la tomodensitométrie, qui identifie désormais les lésions sans recourir à la bronchographie opaque. Ces lésions d'aspects variables (dilatations cylindriques ou kystiques) siègent sur les bronches terminales ou préterminales, avec des anomalies du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Lorsque les bronchectasies sont constituées, le traitement est représenté par le drainage bronchique qui consiste à évacuer les sécrétions, associé lors des poussées de surinfection à une antibiothérapie reposant sur l'antibiogramme. Mais l'antibiothérapie ne saurait prétendre à une éradication définitive de l'infection.
La chirurgie est contrindiquée dans les formes diffuses. Elle est indiquée dans les formes localisées, après vérification de son caractère limité. En cas d'hémoptysie grave, l'indication peut être urgente.
L'artériographie bronchique est moins utilisée aujourd'hui par suite du risque d'obstruction de l'artère à destinée médullaire qui se complique de paraplégie. En cas d'hémoptysie massive, lorsque l'on hésite sur le territoire qui saigne, une artériographie bronchique est nécessaire complétée, si possible, par une embolisation de l'artère perfusant ce territoire.
douleur (évaluation clinique de la) l.f.
pain (clinical evaluation), pain (assesment of), pain (assesment of a painful patient)
Procédé permettant de mesurer l’intensité de la douleur d’un patient, première étape à la mise en œuvre d’une stratégie pluridisciplinaire, individualisée.
La complexité des douleurs et la diversité de leurs formes faisant obstacle à l'emploi d'une méthode unique satisfaisante, obligent à tenir compte parallèlement aux investigations somatiques :
- du phénomène perçu : types d’une grande diversité (brûlure, coup de poignard, étau, etc.), localisation, étendue, irradiations, intensité, rythme diurne ou nocturne, signes d’accompagnement, chronicité, évolution dans le temps, effet des traitements ;
- du mécanisme générateur : par excès de nociception (origine rhumatismale, dégénérative, inflammatoire, cancéreuse) ; par désafférentation (zona, membre fantôme, etc., avec, en particulier, siège dans un territoire de déficit sensitif sur fond douloureux dysesthésique permanent, émaillé de paroxysmes) ; sympathalgique ; myalgique ; éventuellement psychogène ;
- de composantes ou résultantes variables selon chacun, telles qu'anxiété, dépression, trouble de la personnalité, aspects psychosociaux et facteurs susceptibles d'exacerber ou de fixer la douleur (bénéfices secondaires, en particulier).
Divers instruments sont utilisés, échelles "globales" : verbale simple, numérique, visuelle analogique (la plus sensible, souvent préférée, sous la forme d’une réglette) ; questionnaires de vocabulaire (McGill Pain Questionnaire), pour reconnaître une douleur neurogène et évaluer la tolérance affective de la douleur ; questionnaires de qualité de vie, qui apprécient le comportement du patient.
Aux âges extrêmes de la vie, la douleur est encore plus délicate à évaluer :
- chez la personne âgée, son expression est volontiers pauvre du fait de troubles du langage, d’handicaps sensoriels, de ralentissement intellectuel et/ou de régression affective. Une position antalgique, une protection spontanée des zones douloureuses, une réaction de retrait ou un rictus pendant l’examen, sont évocateurs ;
-chez l’enfant, ses difficultés de reconnaissance peuvent être majeures en présence d’handicapés mentaux qui s’expriment essentiellement par des troubles du comportement. La grille de Gustave Roussy en particulier, regroupe trois parties : signes directs de la douleur, expression volontaire de celle-ci et atonie psychomotrice.
Cette approche globale laisse toute sa place à la clinique et fait confiance à la description de la douleur par le malade, facilitant la relation et le programme thérapeutique plurimodal.
À l'évidence, la notion de trouble psychique ne permet pas d'exclure a priori une étiologie somatique.
La tendance à sous-évaluer la douleur de l'autre est générale.
R. Melzack, psychologue canadien (1975) ; G. Roussy, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecines (1874-1948)
Étym. lat. dolor : douleur
→ McGill Pain questionnary, douleur neuropathique (critères diagnostiques)
[H1]
Édit. 2018
essai clinique l.m.
clinical trial
Essai méthodique d'un médicament mené chez des volontaires sains ou malades, visant à montrer les effets thérapeutiques et/ou à rechercher les effets indésirables.
Ils permettent d'étudier la pharmacocinétique du médicament sous la forme galénique choisie.
[G3,E1]
Édit. 2018
lipasémie (dosage et intérêt clinique de la) l.m.
seric lipase (dosage and clinical interest)
Dosage de la lipase pancréatique dans le sérum particulièrement très utile dans le diagnostic de la pancréatite aigüe car il est aussi sensible et probablement plus spécifique que celui de l'amylasémie.
En dehors de la pathologie pancréatique, la seule cause d'élévation modérée de la lipasémie est l'insuffisance rénale. Il n'est pas possible de doser la lipase urinaire du fait d'une réabsorption tubulaire importante et d'une dégradation urinaire : elle explique que le dosage de la lipasémie doit être couplé avec celui de l'amylasémie et de l'amylasurie pour le diagnostic de pancréatite aigüe.
narcissisme en clinique l.
narcissism in clinical practice
Terme appliqué dans trois ordres de circonstances.
Le type considéré comme la plus achevée des "névroses narcissiques"(S. Freud) se réalisait dans l'autisme schizophrénique, avec mise à distance du monde réel et prévalence de la vie intérieure. Cette appellation tend à disparaitre de l'usage.
Une attitude de complaisance et d'autosatisfaction domine dans les personnalités narcissiques, avec en particulier un intérêt pour autrui lié avant tout à celui qu'il vous porte.
En pathologie courante, cette blessure narcissique souvent majeure qu'est la maladie, portant atteinte à notre sentiment d'intangibilité et de pérennité, peut à son tour être la source d'un apport narcissique constituant un bénéfice secondaire volontiers vécu comme gratifiant par le patient (M. Balint).
pertinence clinique l.f.
clinical relevance
Assurance que le résultat d’un essai randomisé a un effet suffisamment important pour permettre d’appliquer ses conclusions à la pratique médicale.
Par ex. un essai randomisé a montré que, chez les malades qui avaient des métastases hépatiques de cancers colorectaux, la chimiothérapie intra-artérielle augmentait de façon statiquement significative leur survie. Mais cela au prix d’hépatites chimiques et seulement pour une durée moyenne de cinq semaines. La pertinence clinique de ce traitement a donc été jugée discutable.
[E1]
Édit. 2020
pharmacologie clinique l.f.
clinical pharmacology
Etude des actions d’un médicament sur l’Homme, portant sur les variations d’une fonction normale ou pathologiquement modifiée, le métabolisme et la destinée d’un principe actif médicamenteux dans des conditions physiologiques particulières (enfance, grossesse, allaitement, grand âge...) ou pathologiques (ex. insuffisance rénale, hépatique...).
psychologie clinique l.f.
clinical psychology
"Étude des conduites individuelles, envisagée dans une conjoncture socioaffective et culturelle déterminée" (D. Lagache, 1949).
Elle emploie conjointement des techniques psychométriques, une compréhension phénoménologique et une interprétation psychanalytique. Pour D. Lagache une véritable psychologie ne peut être que clinique et doit utiliser ces diverses approches dans une démarche synthétique centrée sur la subjectivité et l'intersubjectivité de l'homme. Comme prévisible, les écoles qui se réclament de la psychologie clinique ont suivi notamment l'influence de la psychanalyse et de la phénoménologie (personnologie de H. Murray, théorie de l'individuel, G. Allport, etc.)
D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1949) ; H. A. Murray, psychologue américain (1893-1988) ; G. W. Allport, psychologue américain (1897-1967)
racine clinique de la dent l.f.
radix clinica dentis (TA)
clinical root of tooth
Portion non visible de la dent.
essai clinique « panier » l.m.
basket clinical trial
Essai clinique dans lequel les patients sélectionnés sont porteurs d’une même mutation et bénéficient du même traitement, quelle que soit leur maladie.
Ce type d’essai permet d’accroître le nombre de patients. Il est effectué en présence de tumeurs malignes touchant des organes différents mais ayant en commun une mutation somatique définie.
[E1]
Édit. 2018
essai clinique ouvert l.m.
open-label clinical trial
Essai clinique dans lequel les chercheurs et les participants connaissent le médicament qui est administré.
[E1]
Édit. 2018
essai clinique « parapluie » l.m.
umbrella clinical essai
Essai effectué dans le traitement des tumeurs malignes comportant de nombreux bras avec chacun un traitement différent choisi selon le type de cancer et l’analyse des mutations somatiques observées.
[E1]
Édit. 2018
accident électrique (échelle d'intensité) l.m.
intensity score of electrical accidents
Échelle du Bureau international du travail qui comprend quatre degrés selon l'intensité du courant qui a traversé le corps.
Mais l’intensité est difficilement évaluable, si ce n’est très grossièrement à partir de la tension de la source et d’une estimation de la résistance du corps : elle dépend de l’humidité des vêtements ou des chaussures, et de celle du sol. (la résistance d’un corps humide est très faible). Cette échelle doit donc être utilisée avec prudence en précisant les conditions d’application.
Échelle 1 : courant continu intensité inférieure à 80 mA et courant alternatif 50Hz, intensité comprise entre 10 et 25mA; pas d’effet cardiaque et légère tétanisation musculaire.
Échelle 2 : courant continu, intensité comprise entre 80 et 300 mA et Courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 25 et 80mA; risque d’arrêt cardiaque réversible et de fibrillation ventriculaire si la durée du passage dépasse 30 secondes.
Échelle 3 : Courant continu, intensité comprise entre 300mA et 3 A et courant alternatif 50 Hz, intensité comprise entre 80mA et 3 A; fibrillation ventriculaire si la durée de passage dépasse 0,1 seconde.
Échelle 4 : courant continu ou alternatif 50 Hz d’intensité supérieur àc 3 A; arrêt respiratoire et cardiaque, sidération des centres nerveux, brûlures.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ électrisation, électrocution, fibrillation ventriculaire
[B1, E2]
Édit. 2019
anxiété (échelle d') l.f.
anxiety (scale of)
→ échelle d'anxiété de Spielberger, échelle visuelle analogique
Brazelton (échelle de) l.f.
neonatal behavorial assessment scale
Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.
T. Brazelton, pédiatre américain (1969)
→ compétence, Brazelton (score de)
Édit. 2017
Brunet-Lézine (échelle de) l.f.
Brunet-Lézine’s scale
Échelle d'évaluation de quatre secteurs de développement pour enfants de quatre mois à deux ans : développement postural, coordination oculomotrice, langage, socialisation avec, pour chaque secteur, un quotient de développement.
Cette modification du test de Gesell cherche à pallier ses inconvénients.
Plusieurs examens sont nécessaires avant de conclure à une avance ou à un retard.
On obtient des indications spécifiques liées au secteur. Le quotient global de développement est rapidement calculé en cas d'homogénéité. Les perturbations affectives éventuelles dues aux interactions enfant-environnement sont perceptibles dans les résultats des épreuves du langage et de la socialisation.
De même, une importante carence affective a des répercussions aux épreuves de coordination oculomotrice. On remarque un déficit du développement postural dans les cas de carence affective majeure ou de rupture de relations affectives.
Odette Brunet et Irène Lézine, psychologues françaises (1950)
Édit. 2017
codage en échelle de gris l.m.
gray scale encoding
En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.
→ fenêtre (en image numérisée)
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
échelle d'Amiel-Tison l.f.
Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson de 1 à 7 mois, utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente:
0 sommeil calme de plus de 10 minutes ;
1 courtes périodes de 5 à 10 minutes ;
2 aucun.
- Mimique douloureuse :
0 visage calme et détendu ;
1 peu marquée, intermittente ;
2 marquée.
- Qualité des pleurs :
0 pas de pleurs ;
1 modulés, calmés par des incitations banales ;
2 répétitifs, aigus, douloureux.
- Activité motrice spontanée :
0 activité motrice normale ;
1 agitation modérée ;
2 Agitation incessante.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
0 calme ;
1 réactivité excessive à n'importe quelle stimulation ;
2 trémulations, clonies, Moro spontané.
- Flexion des doigts et des orteils :
0 mains ouvertes, orteils non crispés ;
1 moyennement marquée, intermittente ;
2 très prononcée et permanente.
- Succion : .
0 forte, rythmée, pacifiante ;
1 discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs ;
2 absente ou quelques mouvements.
-Évaluation globale du tonus musculaire :
0 normal pour l'âge ;
1 modérément hypertonique ;
2 très hypertonique ;
- Consolabilité :
0 calmé en moins d'une minute ;
1 calmé après 1 à 2 minutes d'effort ;
2 aucune après 2 minutes d'effort.
- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
0 facile, prolongée ;
1 difficile à obtenir ;
2 absente.
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).
Claudine Amiel-Tison, neuropédiatre française (1976)
[G1, H1, O1, O3]
Édit. 2019
échelle d'anxiété de Spielberger l.f.
Spielberger anxiety score
Échelle utilisée en anesthésiologie pour évaluer l'anxiété préopératoire.
A partir des réponses à 20 questions qui lui sont posées le patient doit indiquer comment il se sent au moment précis où il répond en affectant les chiffres 1 pour "pas du tout", 2 pour "un peu", 3 pour "modérément" et 4 pour "extrêmement".
Les items sont : 1 je me sens calme; 2 je me sens en sécurité; 3 je suis tendu (e); 4 je suis triste; 5 je me sens abattu (e) ; 6 je me sens bouleversé (e); 7 Je suis préoccupé (e) actuellement par des contrariétés possibles; 8 je me sens reposé; 9 je me sens anxieux (se); 10 je me sens à l'aise; 11 je me sens sûr (e) de moi; 12 je me sens nerveux (se); 13 je suis affolé (e); 14 je me sens sur le point d'éclater; 15 je suis relaxé (e); 16 je me sens heureux (se); 17 je suis préoccupé (e); 18 Je me sens surexcité (e) et fébrile; 19 je me sens joyeux (se); 20 je me sens bien.
Le score va de 20 à 80 de sorte que la moyenne se situe à 50.
C.D. Spielberger, psychologue américain (1983)
Étym. lat. anxietas : inquiétude permanente (opposée à angor : angoisse passagère)
[H4, G1]
Édit. 2019
échelle de Braden l.f.
Échelle d’évaluation du risque d’escarre.
Cette évaluation analyse 6 items auxquels on alloue un score de 1 à 4 :
1. capacité de répondre de manière adaptée à l’inconfort lié à la pression,
2. degré d’humidité auquel la peau est exposée,
3. degré d’activité physique,
4. capacité à changer et à contrôler les positions du corps,
5. alimentation habituelle,
6. frictions et cisaillements.
Le score est d’autant plus bas que le sujet est classé à haut risque. Le seuil critique étant la somme de 16.
Barbara J. Braden, infirmière américaine (1987)
→ escarre
[J1, G1, N3]
Édit. 2019
échelle de Glasgow pédiatrique l.f.
pediatric Glasgow scale
Echelle du coma de Glasgow adaptée à l’étude de la conscience et de la profondeur d’un coma chez l’enfant de moins de cinq ans.
Comme pour l’adulte, elle comprend trois paramètres : l’étude de l’ouverture des yeux (E : 4 degrés), la réponse verbale (V : 5 degrés) et la réponse motrice (M : 6 degrés).
- E : 4- ouverture spontanée des yeux ; 3- : au bruit ; 2- : à la douleur ; 1- aucune réaction.
- V : 5- normale ; 4- irritabilité, pleurs ; 3- cris, pleurs à la douleur ; 2- grognements ; 1- aucune réaction.
- M : 6- motricité spontanée ; 5- évitement au toucher ; 4- évitement à la douleur ; 3- flexion stéréotypée ; 2- extension stéréotypée, rigidité de décérébration ; 1- aucune réaction ; (le terme douleur correspond un pincement cutané ou à une pression sur l’extrémité du doigt).
Comme pour l’adulte, le score total est la somme des réponses aux trois paramètres : E+V+M : 15 = état normal ; de 14 à 10 = somnolence à coma léger ; de 9 à 4 = inconscience, coma de plus en plus profond ; 3 = coma très profond.
L’échelle pédiatrique de Bicêtre, adapté aux enfants intubés (tests verbaux impossibles) prend en compte le diamètre pupillaire et les réflexes du tronc cérébral.
→ échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre
[G1, H1, O1]
Édit. 2019
échelle de gris l.f.
gray scale
Représentation des différents niveaux des signaux d'une image à l'aide d'une série de teintes grises variant par paliers du blanc au noir.
[B2, B3]
Édit. 2019
échelle de Kellgren-Copeman l.f.
Kellgren-Copeman scale
Echelle de gravité d’une arthrose vertébrale discosomatique basée sur l’étude des radiographies.
Elle comprend quatre stades :
- 0 : pas d’arthrose : la hauteur du disque est normale sans ostéophyte ;
- 1 : douteux : début d’usure disco-vertébrale antérieure et d’ostéophytose ;
- 2 : minime : altération discovertébrale antérieure nette avec osteophytose et pincement discal inférieur à 1/3 ;
- 3 : moyen : affaissement discal significatif (égal ou supérieur à 1/3) avec ostéophytose et sclérose sous-chondrale ;
- 4 : sévère : ostéophytes développés avec affaissement discal important (> 1/3) et sclérose des plateaux vertébraux.
J. H. Kellgren (1963), W. S. C. Copeman (1970) rhumatologues britanniques
[I1]
Édit. 2019
échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.
Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.
| ITEM | Cotation 0 | Cotation 1 | Cotation 2 | Cotation 3 | Cotation 4 | ||||
| 1. Position antalgique au repos |
absence de position antalgique : l'enfant peut se mettre n'importe comment. |
l'enfant semble éviter certaines positions. | l'enfant évite certaines positions mais n'en paraît pas gêné. |
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. | l'enfant recherche sans succès une position antalgique et n'arrive pas à être bien installé. |
||||
| 2. Manque d'expressivité | l'enfant est vif, dynamique, avec un visage animé. |
l'enfant paraît un peu terne, éteint. |
au moins un des signes suivants : traits du visage peu expressifs, regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent. |
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. | visage figé, comme agrandi. Regard vide. Parle avec effort. |
||||
| 3. Protection spontanée des zones douloureuses | l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. | l'enfant évite les heurts violents. |
l'enfant protège son corps, en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher. |
l'enfant se préoccupe visiblement de limiter tout attouchement d'une région de son corps. |
toute l'attention de l'enfant est requise pour protéger la zone atteinte. |
||||
| 4. Plaintes somatiques | pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. | Plaintes "neutres" : - sans expression affective (dit en passant "j'ai mal") ; - et sans effort pour le dire (ne se dérange pas exprès). |
au moins un des signes suivants : - a suscité la question "Qu'est-ce que tu as, tu as mal ?"; - voix geignarde pour dire qu'il a mal; - mimique expressive accompagnant la plainte . |
en plus de la cotation 2, l'enfant : - a attiré l'attention pour dire qu'il a mal; - a demandé un médicament. |
c'est au milieu de gémissements, sanglots ou supplications que l'enfant dit qu'il a mal. |
||||
| 5. Attitude antalgique dans le mouvement | l'enfant ne présente aucune gêne à bouger tout son corps. Ses mouvements sont souples et aisés. |
l'enfant montre une gêne, un manque de naturel dans certains de ses mouvements. |
l'enfant prend des précautions pour certains gestes. |
l'enfant évite nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention. |
l'enfant doit être aidé, pour lui éviter des mouvements trop pénibles. |
||||
| 6. Désintérêt pour le monde extérieur | l'enfant est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement, peut fixer son attention et est capable de se distraire. |
l'enfant s'intéresse à son environnement mais sans enthousiasme. |
l'enfant s'ennuie facilement mais peut être stimulé. |
l'enfant se traîne, incapable de jouer, il regarde passivement. |
l'enfant est apathique et indifférent à tout. | ||||
| 7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) | l'enfant se laisse mobiliser sans y accorder d'attention particulière. |
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. | en plus de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant. |
en plus de la cotation 2, l'enfant retient de la main ou guide les gestes du soignant. |
l'enfant s'oppose à toute initiative du soignant ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord. |
||||
| 8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant | Pas de localisation : à aucun moment, l'enfant ne désigne une partie de son corps comme gênante. |
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. | en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. | l'enfant désigne avec la main une région douloureuse précise. |
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur. | ||||
| 9. Réactions à l'examen des zones douloureuses | aucune réaction déclenchée par l'examen. |
l'enfant manifeste, juste au moment où on l'examine, une certaine réticence. |
lors de l'examen, on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire. |
en plus de la cotation 2, l'enfant change de couleur, transpire, geint ou cherche à arrêter l'examen. |
l'examen, de la région douloureuse est quasiment impossible, en raison des réactions de l'enfant. |
||||
| 10. Lenteur et rareté des mouvements | les mouvements de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés, et lui apportent un certain plaisir. |
l'enfant est un peu lent, et bouge sans entrain. |
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. | plusieurs des signes ci-dessus sont nets. |
l'enfant est comme figé, alors que rien ne l'empêche de bouger. |
||||
Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)
Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100
[F2, O1]
Édit. 2019