Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

86 résultats 

lymphadénite nécrosante histiocytaire l.f.

necrotizing histiocytic lymphadénitis

adénite histiocytaire nécrotique

microangéite nécrosante l.f.

périartérite noueuse microscopique

pancréatite nécrosante l.f.

pancreatic necrosis

pancréatique (nécrose)

pneumonie nécrosante l.f.

necrotizing pneumonia

Multiples excavations égales ou inférieures à un centimètre au sein d'une alvéolite infectieuse ; au-delà d'un centimètre, on parle d'abcès.
Le type en est la pneumonie à Klebsiella pneumoniae.

infection pulmonaire à Klebsiella pneumo niae

pneumopathie nécrosante l.f.

pneumonie nécrosante

rétinite nécrosante aigüe l.f.

acute retinal necrosis

Nécrose inflammatoire aigüe de la rétine, prenant la forme de multiples foyers rétiniens nécrotiques en doigts de gant, situés en avant de l’équateur et progressant vers le pôle postérieur.
Elle survient dans un contexte d’infection virale chez un sujet immunocompétent (virus herpétique le plus souvent).

Syn. nécrose rétinienne aigüe

rétinite nécrosante progressive l.f.

progressive retinal necrosis

Foyers rétiniens nécrotiques apparaissant au pôle postérieur et progressant de façon centrifuge.
Ce tableau clinique, dont le pronostic visuel est sombre, est le plus souvent rencontré chez des sujets immunodéprimés. Il est lié au virus VZV (varicelle-zona) dans la plupart des cas.

sialométaplasie nécrosante l.f.

necrotizing sialometaplasia

Métaplasie épidermoïde du parenchyme salivaire accompagnée d'une nécrose inflammatoire, caractérisée par une ulcération douloureuse presque exclusivement localisée au palais et qui guérit spontanément en 3 à 10 semaines.
Le rôle étiologique d'un trouble de la vascularisation des glandes salivaires accessoires, à l'origine d'un infarcissement et d'une nécrose, est l'hypothèse la plus reconnue. Elle pourrait représenter un stade évolutif de la palatite nicotinique.

Étym. gr. sialon : salive ; gr. méta, indiquant changement ; plassein : former

métaplasie

vascularite nécrosante systémique l.f.

Syn. angéite nécrosante

angéite nécrosante

[F3, K4, N3]

Édit. 2020

angéite nécrosante granulomateuse l.f.


necrotizing angIitis

Maladie inflammatoire ou immune des artères de petit calibre.
Le démembrement nosologique de ces nombreuses maladies n’est pas achevé. La plus connue des angéites nécrosantes est la périartérite noueuse. Mais on peut encore citer : l'artérite à cellules géantes (maladie de Horton), la maladie de Takayashu, la vascularite à IgA (purpura rhumatoïde),  la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), etc.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite nécrosante

périartérite noueus,  maladie de Takayashu,   artérite à cellules géantes, vascularite à IgA,  granulomatose avec polyangéite

[F3, K4, N3]

Édit. 2019

angéite nécrosante l.f.


necrotizing angeitis

Groupe de maladies marquées par une inflammation nécrotique des parois des vaisseaux sanguins, surtout celle des artères de moyen calibre ou des artérioles, secondaire à un probable mécanisme immunopathologique.
L'artérite à cellules géantes, la périartérite noueuse, l'angéite d’hypersensibilité, la granulomatose avec polyangéite , la granulomatose éosinophilique avec polyangéite font partie de cette entité.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

Syn. vascularite nécrosante systémique

artérite à cellules géantes, périartérite noueuse, angéite d’hypersensibilité,  granulomatose avec polyangéite ,  granulomatose éosinophilique avec polyangéite

[F3, K4, N3]

Édit. 2019

Bickerstaff (encéphalite de type) l.f.

Bickerstaff’'s type encephalitis

Groupe d'affections caractérisées par des signes d'encéphalite du tronc cérébral (rhombencéphalite), survenant principalement chez des enfants, des adolescents ou des adultes jeunes de sexe masculin.
Le début se marque par des céphalées avec fièvre, vomissements et épisodes vertigineux. Une paralysie oculomotrice et des troubles de la vigilance apparaissent ensuite. Une atteinte de la plupart des nerfs crâniens est fréquente et des signes pyramidaux et extrapyramidaux sont possibles. Une pléiocytose lymphocytaire est relevée dans le liquide céré bro-spinal.
Après deux à trois semaines, l'évolution est notée comme régressive dans la généralité des cas.
Le diagnostic différentiel doit porter sur les affections à virus Epstein-Barr et à cytomégalovirus, qui réclament un traitement urgent.

E. R. Bickerstaff, neurologue britannique (1951)

cytomégalovirus, Epstein Barr (virus d')

Édit. 2017

encéphalite n.f.

encephalitis

Atteinte inflammatoire et non suppurée de l'encéphale, dont la topographie et l'extension varient selon la cause, microbienne, virale ou parasitaire.
L'encéphalite est, en général, associée à une atteinte méningée.
Aux troubles de la conscience pouvant aller jusqu'au coma, s'associent surtout des crises convulsives, des signes neurologiques focalisés, des désordres neurovégétatifs parfois majeurs et un état fébrile avec altération de l'état général. Il existe des ondes lentes diffuses de grande amplitude à l'électroencéphalogramme et des anomalies du liquide cérébrospinal.
Principalement chez le grand enfant et le jeune adulte, la méningoencéphalite herpétique, la plus fréquente des encéphalites virales, avec notamment son tableau pseudotumoral et ses signes EEG temporaux, est d'un pronostic redoutable à court terme, nécessitant un traitement antiviral urgent, sous peine de suites surtout mnésiques à long terme. Chez le nouveau-né infecté par voie placentaire ou génitale lors de l'accouchement, les séquelles neuropsychiques sont graves en cas de survie.
L'IRM est plus sensible que le scanner dans la détection des lésions herpétiques encéphaliques précoces.

Chez les malades atteints par le VIH, des signes de type encéphalitique traduisent souvent une toxoplasmose cérébrale.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

herpès, toxoplasmose, sida

[ D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite amibienne granulomateuse l.f.

amoebic encephalitis

Encéphalite d’évolution spontanément mortelle, provoquée par une amibe tellurique, Acanthamœba culbertsoni et survenant chez les patients immunodéprimés.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

encéphalite, Acanthamœba culbertsoni, sida

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de Californie l.f.

California encephalitis

Maladie arbovirale due au virus California, du genre Bunyavirus (CEV, famille des Bunyaviridae), présente en Amérique du Nord.
Le virus de l'encéphalite de Californie existe dans l'Ouest des Etats-Unis, de la Californie et du Texas à la frontière du Canada. Il est responsable de quelques cas humains d'encéphalite.
Ce virus est le chef de file d'un complexe d'arbovirus, de sorte qu'aujourd'hui, sous l'appellation d'"encéphalite du groupe California", on désigne un ensemble d'infections méningo-encéphalitiques dues à une douzaine de Bunyavirus très proches les uns des autres, sévissant surtout en Amérique.
Les principaux sont : La Crosse, Jamestown Canyon, California, Keystone, Snowshoe Hare, Trivittatus. Hors d'Amérique du Nord, le complexe California comprend encore les virus Tahyna, Inkoo, Guaroa et d'autres. Outre leur neuropathogénicité, ces virus ont en commun plusieurs caractères épidémiologiques : leurs hôtes naturels sont des rongeurs et des lagomorphes, leurs vecteurs sont des moustiques du genre Ochlerotatus, chez lesquels la transmission verticale du virus est habituelle.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

encéphalite, La Crosse (virus), Jamestown Canyon (virus), Snowshoe Hare (virus), Keystone (virus), Tahyna (virus), Inkoo (virus), Guaroa (virus), Trivittatus (virus)

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de la rubéole l.f.

rubella encephalitis

Complications encéphaliques de forme et de chronologie variées, survenant au cours d'une rubéole.
De rares encéphalites aigües, apparaissant vers le 3ème ou le 4 ème jour après l'éruption, associent fréquemment convulsions, troubles de la vigilance, mouvements involontaires et ataxie. Le pronostic est réservé, mais la guérison s'opère en règle sans séquelles. L'évolution de la teneur en anticorps dans le sérum et surtout dans le liquide cérébrospinal contribue au diagnostic.
Des panencéphalites progressives, proches en clinique de la panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole, sont possibles. Des cas exceptionnels ont été décrits chez l'adolescent et l'adulte jeune.
La rubéole congénitale évolutive provoque également des troubles encéphalitiques responsables de déficits psychomoteurs majeurs.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

rubéole, panencéphalites sclérosantes subaigües de la rougeole, rubéole congénitale

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de la taïga l.f.

taïga encephalitis

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

encéphalite eurasiatique à tiques

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de la vaccination variole l.f.

jennerian vacination encephalitis

Inflammation de l'encéphale, complication qui se situait au premier rang des accidents de la vaccination variole.
Cette obligation vaccinale a été supprimée en France à partir de 1979, dès lors que la variole a été considérée comme éradiquée au niveau mondial. Rare dans notre pays (peut-être du fait des dispositions légales qui prescrivaient une primovaccination précoce avant l'âge d'un an), cette encéphalite survenait principalement du 10èmeau 12ème jour après la vaccination, et ce d'autant plus qu'elle était plus tardive.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

Syn. encéphalite de la vaccination jennerienne

variole

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de la vaccination jennerienne l.f.

jennerian vacination encephalitis

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

Syn. encéphalite de la vaccination variole

encéphalite de la vaccination variole

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de la varicelle l.f.

chickenpox encephalitis

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

varicelle (complications neurologiques)

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de Rasmussen l.f.

Rasmussen encephalitis

Encéphalite touchant essentiellement des enfants, qui est considérée comme un syndrome épileptique autonome caractérisé par des crises partielles évoluant vers une épilepsie partielle continue.
Elle comporte également un affaiblissement cognitif lié en général à une atrophie hémisphérique globale. Une hémiplégie est possible. L'imagerie peut faire discuter un processus expansif. Une origine virale semble très probable. Du matériel génomique de cytomégalovirus a été observé dans des pièces de résection cérébrale.
Un traitement par ganciclovir semble indiqué, mais l'épilepsie y est presque constamment pharmacorésistante et son traitement n'est bien souvent que chirurgical.

Th. Rasmussen, neurochirurgien canadien (1958)

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

crise épileptique partielle, cytomégalovirus

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de Saint Louis l.f.

Saint Louis encephalitis

Maladie due à un arbovirus du genre Flavivirus (SLEV, famille des Flaviviridae), surtout observée aux Etats-Unis.
Chez l'Homme, les infections par le virus SLE peuvent être cliniquement inapparentes ou se présenter comme des syndromes fébriles indifférenciés bénins, des méningites aseptiques sans gravité ou, principalement chez les personnes âgées, comme des encéphalites parfois sévères.
Le début, brutal, associe fièvre, céphalées, nausées, malaise général, vertiges. En cas d'atteinte neurologique, les signes se manifestent au bout
d'une semaine : raideur de la nuque, ataxie, tremblements, désorientation, confusion, paralysies, parfois coma ; la létalité peut alors atteindre 5 à 30 % des cas. La zone de répartition du virus s'étend du Sud du Canada à l'Argentine ainsi que dans les Grandes Antilles, mais la maladie s'observe essentiellement par épidémies dans le Centre et l'Est des Etats-Unis, en août et septembre, ainsi qu'en Californie. Elle existe également dans les grandes îles Caraïbes.

Le virus en cause, dont on connait au moins sept sérotypes, est proche du virus de l'encéphalite japonaise et du virus West Nile. Ses hôtes habituels sont des oiseaux, ses vecteurs des moustiques du genre Culex.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite de van Bogaert l.f.

van Bogaert encephalitis

L. van Bogaert, baron, neuropathologiste belge, membre de l'Académie de médecine (1945)

Syn. panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole

panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole

[D1, H1]

Édit. 2019

encéphalite équine de l'Ouest l.f.

western equine encephalomyelitis

Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus  (WEEV, famille des Togaviridae), répandue dans l'ensemble du continent américain.
Chez les équidés, les encéphalites sont sévères, aboutissant au décès dans 10 à 50 % des cas. Chez l'Homme, les infections peuvent être inapparentes ou très bénignes mais elles peuvent aussi, surtout chez l'enfant, prendre la forme d'une encéphalite aiguë. Dans ce cas, les premiers signes, d'apparition brutale, sont la fièvre, des frissons, des céphalées, des nausées et des vomissements, puis apparaissent des signes neurologiques : raideur de la nuque, photophobie, vertiges, irritabilité, convulsions, somnolence. La létalité est de l'ordre de 3 à 4 %.
Des séquelles neurologiques peuvent persister, principalement chez le jeune enfant. La zone endémo-épidémique du virus s'étend de l'Ouest du Canada à l'Argentine. La maladie sévit par épidémies estivales, surtout dans l'Ouest des Etats-Unis (à l'Ouest du Mississippi) où le vecteur majeur est le moustique Culex tarsalis. On compte, aux Etats-Unis, une vingtaine de cas par an. Elle parait moins grave en Amérique du Sud. Le virus infecte différentes espèces de mammifères mais ses hôtes principaux sont des oiseaux.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

[H1, D1, D4]

Édit. 2019

encéphalite équine du Venezuela l.f.

venezuelan equine encephalomyelitis

Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (VEEV, famille des Togaviridae), répandue en Amérique centrale et du Sud.
Le virus VEE comporte de nombreux sous-types (sous-types I à VI, eux-mêmes subdivisés en variants dont certains sont connus sous différents noms : virus Everglades, Mucambo, Tonate, Pixuna, Cabassou, ...) différant par leur distribution géographique, leur pathogénicité, leur cycle épidémiologique. Globalement, la zone endémo-épidémique du virus s'étend du Texas à l'Argentine. Les réservoirs sont constitués par des rongeurs sauvages et la propagation du virus est assurée par des moustiques très variés. Les chevaux sont les principaux hôtes amplificateurs du virus ; chez eux, certains variants provoquent des encéphalites très sévères. Les infections humaines se présentent souvent comme des syndromes fébriles aigus non différenciés : fièvre d'apparition très brutale, malaise général, céphalées, anorexie, myalgies, arthralgies, nausées, vomissements, diarrhée ; cette phase dure 48h ; elle est suivie d'une période d'asthénie et anorexie de deux à trois semaines. L'atteinte neurologique est relativement peu fréquente, associant photophobie, raideur de la nuque, convulsions, altération de la conscience ; des paralysies peuvent ensuite persister.

Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)

[H1, D1, D4]

Édit. 2019

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