Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

179 résultats 

vaccin contre la rubéole l.m.

rubella vaccine

vaccin rubéole

[E1, D1]

Édit. 2019

vaccin contre la tuberculose l.m.

tuberculosis vaccine

BCG

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre les infections à méningocoque l.m.

meningococcic vaccine

vaccin infections à méningocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre les infections à Papillomavirus (HPV) l.m.

Papillomavirus vaccine

vaccin infections à Papillomavirus (HPV)

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre les infections à pneumocoque l.m.

Streptococcus pneumoniae vaccine

vaccin infections à pneumocoque

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin contre les oreillons l.m.

mumps vaccine

vaccin ourlien, oreillons

[E1, D1]

Édit. 2019

vaccin contre les rotavirus l.m.

rotavirus vaccine

vaccin rotavirus

[E1, D1]

Édit. 2

vaccin contre le  tétanos l.m.

tetanus vaccine

vaccin tétanos

[D1, E1]

Édit. 2019

vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale l.m.

tick borne encephalitis vaccine

Vaccin inactivé préparé à partir du Flavivirus responsable de l’encéphalite à tiques.
Ce vaccin est plus particulièrement destiné aux personnes vivant en permanence dans les régions rurales des zones d’endémie (il est très utilisé dans certains pays d'Europe centrale : Autriche, Slovaquie, Rép. tchèque) ou devant y séjourner en plein air (campeurs, randonneurs, militaires, etc.), surtout d’avril à octobre. Efficace et bien tolérée, cette vaccination, comporte trois injections séparées de quinze jours , suivies d’un rappel un an plus tard, puis tous les trois ans.

encéphalite eurasiatique à tiques, Flavivirus

vaccin anti-encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe centrale l.m.

j.m.

tick borne encephalitis vaccine

Syn. vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe Centrale

vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d’Europe Centrale

[D1, E1]

Édit. 2019

ehrlichiose japonaise l.f.

japanese ehrlichiosis

Maladie humaine observée en Asie et due à Neorickettsia sennetsu.
Cette maladie décrite au Japon a été retrouvée en Asie continentale (Malaisie, Laos, Thaïlande, etc.) alors qu'au Japon, elle  semble avoir disparu. Elle évolue par poussées épidémiques survenant à la fin de l'été et en automne. La contamination a probablement lieu par ingestion de poisson cru ou peu cuit. Le tableau clinique rappelle celui de la mononucléose infectieuse. Le germe en cause est sensible à la doxycycline et à la ciprofloxacine.

Syn. fièvre ganglionnaire, mononucléose infectieuse japonaise

Neorickettsia sennetsu, néorickettsiose, doxycycline, ciprofloxacine, mononucléose infectieuse

[D1, D2, D5]

Édit. 2019

fièvre boutonneuse japonaise   l.f.  

japanese spotted fever

Rickettsiose éruptive sévissant au Japon, due à Rickettsia japonica et transmise par différentes espèces de tiques.
Cette rickettsiose est surtout observée d'avril à octobre dans le sud-ouest et le centre du Japon ; elle semble exister également en Thaïlande et en Corée du sud.  Elle associe une escarre d'inoculation avec adénopathie satellite, une fièvre élevée, des céphalées et une éruption maculopapuleuse.

Syn. fièvre boutonneuse orientale

Rickettsia japonica

[D1,D4]

Édit. 2018

centre de lutte contre le cancer l.m.

comprehensive cancer center

Etablissements de santé hospitalo-universitaires, privés à but non lucratif, participant au service public hospitalier, répartis dans 16 Régions.
Leur statut défini par une ordonnance de 1945 leur confère une triple mission de soins, de recherche et d'enseignement, exclusivement axée sur le cancer. Le concept de base est la notion de pluridisciplinarité concertée. Ils disposent sur un même site de plateaux techniques performants en particulier en radiothérapie.

Sigle CLCC

[E,F2]

comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie l.m.

Comité ayant pour mission « de préparer les décisions du gouvernement, tant au plan national qu’international, en ce qui concerne la lutte contre, d’une part la production, la transformation, le transport, la revente ainsi que les transactions financières et, d’autre part, la consommation et la toxicomanie, en favorisant la prévention, les soins, l’insertion sociale, l’information et la recherche ».
Noter que le texte du décret qui institue le comité ne précise pas les drogues ni les toxicomanies visées.

délégation générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie

[E,G3]

comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.

Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).

[E,D1]

contre-expertise l.f.

resurvey

Expertise destinée à contrôler les conclusions d’une expertise précédente.
(Dict. de l’Académie française).

expertise

[E3]

contre-immunoélectrophorèse n.f.

counter immunoelectrophoresis

Technique rapide d'électrophorèse appliquée à la méthode de double diffusion en plaque d'Ouchterlony.
La sensibilité et la rapidité sont augmentées en provoquant la migration l'un vers l'autre des deux réactants à l'aide d'un courant électrique.

Ö. Ouchterlony, bactériologue et immunologiste suédois (1949)

électrosynérèse

[C1]

contre-indication n.f.

Syn. contrindication

contrindication

Édit. 2018

contre-tranfert en psychiatrie n.m.

counter-transference

Ensemble des manifestations, conscientes et inconscientes, de l'analyste en réaction au transfert de l'analysant. Il ferait obstacle au bon déroulement de la cure qui, de ce fait, pourrait se trouver en impasse.
S. Freud n'a développé ce concept qu'en de très rares endroits de son œuvre. Cependant, il en a posé les enjeux fondamentaux : l'analyste doit être analysé et ses résistances internes constituent les limites de son acte. La dérive de certains auteurs postfreudiens a mis la notion de contre-transfert au centre de la cure, considérée comme une relation intersubjective où la communication se ferait d'inconscient à inconscient. Cette conception symétrique du transfert est fortement critiquée, principalement après les travaux de J. Lacan, qui en montrent la dimension imaginaire. La place que doit tenir l'analyste dans le dispositif de la cure n'est pas d'être sujet, en miroir de l'analysant, mais bien plus d'y faire fonction d'objet, essentiellement manquant.

[H3]

contre-volonté n.f.

counter-will

Geste, réponse effectués en opposition avec ce que le sujet désire, considérés comme hystériques et liés à des motivations inconscientes.

J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925) ; S. Freud, neruropsychiatre autrichien (1856-1939) ; S. Ganser, neuropsychiatre allemand (1898)

Ganser (syndrome de), hystérique (névrose)

[H3]

électricité statique (protection contre l') l.f.

protective measures against static electricity

Mesures préventives devant être prises pour éviter les accidents (incendies, explosions) dus à l'électricité statique en l'éliminant ou en évitant les mélanges inflammables.
L'électricité statique, qui est produite par le frottement de corps diélectriques, libère d'assez faibles charges électriques mais leur accumulation peut produire un potentiel élevé en un point jusqu'à ce qu'une étincelle décharge l'électricité. Cette décharge peut enflammer un petit volume de corps combustible : dans le cas des mélanges gazeux combustibles, c'est le mécanisme des explosions en salle d'opération et des incendies de tentes à oxygène ou de couveuses. La prévention, difficile, cherche à :
- supprimer tout mélange explosif (interdiction du cyclopropane, de l'éther, etc.), mais il n'y a pas de mélange respiratoire sans risque dès que la proportion   d'O2 + N2O dépasse 25% ;
- supprimer les sources d'électricité statique (tout le personnel doit porter des vêtements suffisamment conducteurs, en coton p. ex., ceux en fibres plastiques, même pour les sous-vêtements, doivent être proscrits) ;
- éviter les effets d'influence dus aux déplacements du personnel porteur de charges statiques et chaussé de semelles isolantes ;
- permettre l'évacuation des charges électriques vers la terre :  tous les dispositifs conducteurs doivent y être reliés (à travers une résistance de l'ordre du méga-ohm pour éviter le risque d'électrocution), pour le personnel et les appareils mobiles. Les salles d'opérations ont un sol «antistatique».

Étym. lat. electricitas (Newton, 1722), électricité, propriété de l'ambre (gr. elektron) dont le frottement produit de l'électricité statique

[B1, E1]

Édit. 2019

greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.

graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction

Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)

R. Zeiser, hématologue allemand (2020)

greffe, transplantation, Ruxolitinib

[F1, G5]

Édit. 2020

greffon contre l'hôte (signes cutanés de la réaction du) l.m.p.

graft-versus-host (GVH) disease or reaction (cutaneous symptoms of)

Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, qui, avec les signes digestifs et hépatiques, traduisent la réaction du greffon contre l'hôte, témoignant de leur incompatibilité immunologique.
Lors de la phase aigüe, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aigüe, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s'agit d'une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, compliquée secondairement de modifications sclérodermiformes du visage et des extrémités, de lésions de morphée, d'un syndrome sec et de lésions buccales évocatrices de lichen plan.

maladie du greffon contre l'hôte l.f.

graft versus host disease

greffon contre l'hôte (réaction du)

Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) l.m.

L’office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) avait une mission de veille (mesure de la radioactivité ambiante), de contrôle de l’industrie nucléaire (des mines d’uranium aux déchets radio-actifs, en passant par les centrales), des professionnels de l’imagerie médicale (médecins radiologues).
En 1994, il a remplacé le Service central de protection contre les rayonnements ionisants et en 2002, a été intégré au sein de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Sigle : OPRI

Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire, autorité de sûreté nucléaire

[E1]

Édit. 2017

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