Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2924 résultats 

cancer embryonnaire l.m.

embryonal carcinoma, germ cell tumor

Cancer appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures péri-vasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine. En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région supra-sellaire.La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.

→ tératome malin du médiastin, cancer embryonnaire de l'ovaire, cancer embryonnaire du testicule, tumeur vitelline maligne, α-fœtoprotéine.

[F2]

cancer lobulaire in situ du sein l.m.

in situ lobular breast cancer

Cancer nés à partir des lobules mammaires, au niveau des acini, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement mais relève d’une surveillance, car il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.

Syn.   carcinome lobulaire in situ du sein

→ cancer du sein

[F2,O5]

cancer sarcomatoïde du rein l.m.

sarcomatoid renal carcinoma

Tumeur du rein de haute malignité développée à partir des cellules des tubes contournés ou des tubes collecteurs.
Il s'agit en fait d'un groupe inhomogène de tumeurs indifférenciées provenant des carcinomes à cellules rénales, d'évolution toujours mortelle.

Syn. carcinome sarcomatoïde du rein

→ cancer du rein

[F2,M2]

cancer spinocellulaire l.m.

squamous cell carcinoma

Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.
On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs. Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire. L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques. Quelques aspects histologiques particuliers ont été décrits : carcinome pseudoglandulaire ou dyskératosique, également décrit sous l'appellation erronée d’adénoacanthome des glandes sudoripares de Lever, carcinome bowénoïde, forme trabéculaire, type à cellules fusiformes ou ancien épithélioma fusocellulaire de Roussy-Leroux. Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère. Le traitement consiste en l'extirpation chirurgicale ou en radiothérapie ou curiethérapie.

G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français, membres de l'Académie de médecine (1950) ; A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1925)

Étym. gr. karkinos : crabe, ulcère, cancer ; lat. spina : épine ; ôma : tumeur

Syn. carcinome épidermoïde, carcinome spinocellulaire épithélioma spinocellulaire, épithélioma pavimenteux, épithélioma malpighien typique (obs.), spinaliome, carcinome basocellulaire

→ Broders (classification de), cancer épidermoïde cutané, carcinome spinocellulaire

[F2]

capsule de Bowman l.f.

Bowman’s capsule

Feuillet pariétal de l’espace urinaire du glomérule.
La capsule de Bowman est faite de cellules épithéliales dites pariétales. Ces cellules peuvent proliférer sous forme de croissant dans les glomérulonéphrites extra-membraneuses.

W. Bowman , Sir, anatomiste et chirurgien britannique (1816-1892)

[A1,M1]

Édit. 2015

capture n.f.

capture

Au sens général, action de capturer, soit de prendre en domination, avec une interprétation différenciée selon les cas.
1) En physique, fixation d’électrons en raison de leur charge négative.
2) En neurobiochimie, passage, à partir de l’espace synaptique, d’un neurotransmetteur dans le cytosol d’un neurone ou dans celui de cellules gliales.
La capture neuronale des neurotransmetteurs est un phénomène actif qui met en jeu des transporteurs membranaires sécifiques. Il existe aussi une capture extraneuronale intéressant en particulier les cellules gliales.
3) En cardiologie, phénomène consistant, dans le cadre d’une dissociation auriculo-ventriculaire, dans la survenue anticipée d’une contraction ventriculaire entraînée par une systole auriculaire.
4) En zoologie et en parasitologie, façon de se rendre maître d’un animal en vue de le vacciner, d’opérer un prélèvement ou encore de le neutraliser.
5) En hydrologie, détournement d’une section d’un cours d’eau par une rivière voisine.

Étym. lat. capere, captum : prendre; -ure, suffixe d’action.

→ interférence (dissociation par), tachycardie ventriculaire.

[B1,C3,K2,D2]

carcinoïde adj.

carcinoid

Concerne une tumeur développée au niveau du tractus gastro-intestinal aux dépens des cellules endocrines entéromaffines (cellules de Kutchinsky) mais aussi en dehors du tube digestif notamment dans le poumon.

Étym. gr. karkinôma : tumeur cancéreuse (de karkinos : crabe, cancer), et suffixe -eide du grec eidos : sorte.

→ syndrome carcinoïde, tumeur carcinoïde, tumeur carcinoïde intestinale, tumeur carcinoîde appendiculaire, tumeur carcinoïde bronchique, tumeur carcinoïde bronchique atypique, tumeur carcinoïde bronchique maligne, tumeur carcinoïde du rein,  tumeur carcinoïde thymique

[F2]

carcinome basocellulaire pseudokystique l.m.

adenoid basal cell carcinoma

Carcinome basocellulaire dont les amas tumoraux contiennent des cavités plus ou moins importantes, parfois vides, parfois remplies d'une substance mucoïde ou de débris nécrotiques.
La plupart de ces cavités résultent de dégénérescence ou de nécrose frappant les cellules tumorales ; d'autres succèdent à des modifications dégénératives du stroma ; certaines, enfin, peuvent provenir de la désintégration d'un groupe de cellules ayant subi une évolution sébacée.

Syn. cancer basocellulaire pseudokystique, épithélioma basocellulaire pseudokystique

[F2,J1]

carcinome basosébacé l.m.

Carcinome basocellulaire dont les cellules se différencient en certains endroits et en proportion variable vers des éléments plus volumineux, multivacuolaires, analogues aux cellules des glandes sébacées normales, et contenant des enclaves lipidiques.
La tumeur, qui est assimilée par certains à l'épithélioma sébacé, est peu évolutive et ne donne que rarement des métastases. Elle doit être différenciée du carcinome sébacé, dans lequel la
différenciation cellulaire est beaucoup plus nette et dont l'évolution est plus maligne.

Étym. lat. sebum : suif

Syn. cancer basosébacé, épithélioma sébacé

[F2,J1]

carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

→ adénome pléiomorphe

[F2]

carcinome embryonnaire l.m.

embryonal carcinoma, germ cell tumor

Néoplasme appartenant au groupe des tumeurs à cellules germinales, connus sous le nom de tumeur vitelline et de tumeur du sinus endodermique du testicule et de l'ovaire.
En localisation intracrânienne, néoformation très rare dans la région pinéale, plus que dans la région suprasellaire.
Il s'agit de cellules d'allure épithéliale à cytoplasme clair, se développant sous des formes variées, acineuse, tubulaire, papillaire ou massive ; dans les formes les plus primitives, la disposition se fait en réseau lâche. On peut alors noter des structures périvasculaires spéciales, de type sinus endodermique, des kystes ressemblant aux vésicules vitellines et des sphérules hyalines colorables par le PAS intra ou extracellulaire. La tumeur vitelline sécrète habituellement de l'α-fœtoprotéine.
La malignité du carcinome embryonnaire est forte, mais il est très sensible à la chimiothérapie.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn.   cancer embryonnaire

→ tératome malin, cancer de l'ovaire, cancer du testicule, α-fœtoprotéine, tumeur vitelline, tumeur du sinus endodermique

[F2,O6]

carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.

undifferenciated carcinoma of the thyroid

Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
 

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

→ cancer de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome lobulaire in situ du sein l.m.

in situ lobular breast cancer

Cancer de la partie proximale des canaux galactophores, dans les lobules, au niveau des acinus, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement bien qu’il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

[F2,O5]

carcinome pilomatriciel l.m.

pilomatriciel carcinoma

Tumeur maligne exceptionnelle correspondant à un carcinome développé à partir de la matrice pilaire.
Atteignant l'adulte d'âge moyen, elle se présente généralement sous forme de nodules sous-cutanés siégeant sur le tronc et les membres.
Histologiquement, elle comporte une prolifération de cellules matricielles atypiques, des zones nécrotiques et des plages de cellules momifiées entourées d'un granulome macrophagique ; les mitoses y sont nombreuses. Bien que rares, des métastases peuvent se développer. Le traitement est chirurgical.

A. Malherbe et J. Chenantais fils, dermatopathologistes français (1880)

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. épithéliocarcinome de Malherbe

[F2,J1]

cardiolipide n.m.

cardiolipin, reaginic test

Diphosphatidylglycérol, phospholipide non azoté, localisé particulièrement dans les membranes internes des mitochondries des cellules du myocarde, où il est associé à la cytochrome-oxydase ; c’est aussi un constituant des membranes bactériennes.
Etant donné la richesse en mitochondries des cellules du myocarde on l’extrait du cœur de bœuf pour l’utiliser comme antigène dans la sérologie des tréponématoses : réaction de Bordet-Wassermann, VDRL, Kline, etc.

J. Bordet, immunologiste belge, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1919; A. P. von Wassermann, bactériologiste allemand (1906) ; B. S. Kline, biologiste américain (1930)

Étym. préfixe cardio- et lipide : lipide du cœur

→ Bordet-Wassermann (réaction de), VDRL, Kline (réaction de)

[C1,C3]

caspase n.f.

caspase, cysteine-containing, aspartate-specific protease.

Enzyme protéolytique, du type des cystéine-protéases, hydrolysant les liaisons peptidiques
 situées après un aspartate, impliquée dans la vie des cellules et qui peut parfois activer l’apoptose déclenchée par ex. par le TNF.
La première caspase a été isolée chez un nématode (Cenorabditis elegans). Chez l’Homme on connaît au moins dix caspases, réparties en trois groupes selon des similitudes structurales. Certaines d’entre elles participent à la « maturation » des cellules d’autres à leur apoptose.

Étym. contraction de cystein aspartase

→ apoptose, mort cellulaire, TNF

[C3]

Édit. 2019

Castelman (maladie de) l.f.

Castelman’s disease

La maladie de Castleman (MC) ou hyperplasie angio-folliculaire est une maladie lymphoproliférative bénigne de forme localisée ou multicentrique rare, dont les manifestations cliniques sont hétérogènes, allant d'une adénopathie latente asymptomatique à des épisodes récurrents d'adénopathies diffuses avec de graves symptômes systémiques.
La forme localisée ou unicentrique atteint l’abdomen, le thorax ou les nœuds (ganglions) périphériques. Elle est de découverte fortuite, il n’y a pas de syndrome inflammatoire. Elle n’est pas associée au virus HHV8.
La forme multicentrique est symptomatique avec fièvre, asthénie, amaigrissement. Biologiquement, il existe une anémie inflammatoire, une gammapathie monoclonale, une hypoalbuminémie. Elle peut être associée à une affection auto-immune et/ou au virus HHV8 et/ou à un syndrome POEMS (polynévrite, organomégalie, endocrinopathie, gammapathie monoclonale, hyperpigmentation cutanée). La forme systémique est fréquemment associée à une immunosupression et/ou une infection par le HIV.
Histologiquement, on distingue une forme hyaline vasculaire et une forme plasmocytaire.
La forme hyaline vasculaire dite forme classique est caractérisée par des centre germinatifs anormaux comportant des vaisseaux à paroi épaissie, une modification du réseau des cellules dendritiques folliculaires, des lymphocytes du manteau agencés concentriquement en bulbe d’oignon, une vascularisation inter-folliculaire marquée.
La forme plasmocytaire, le plus souvent multicentrique, est caractérisée par des zones inter-folliculaires comportant une hyperplasie vasculaire, une plasmocytose importante, des centres germinatifs hypertrophiques, la présence de cellules plasmocytaires et plasmoblastiques polyclonales. Le marquage HHV8 est souvent retrouvé au niveau des plasmoblastes.
Il existe des formes mixtes.

B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954) ; N. Dupin, dermatologue français (2000)

→ POEMS

[D1,K1]

caténine n.f.

catenin

Protéine cellulaire servant de lien entre certaines protéines membranaires (cadhérines) et les protéines du cytosquelette ou des microtubules.
On distingue plusieurs caténines (α-, β-caténines). La β-caténine est trouvée associée dans les cellules épithéliales à l'extrémité de la cadhérine-E, permettant le maintien de l'adhérence des cellules entre elles et l'ancrage au cytosquelette.

→ cadhérine, cytosquelette, microtubule

[C1, C3]

Édit. 2019

cavité amniotique l.f.

amniotic cavity

Cavité qui, au 8ème jour de développement de l’embryon, se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
La cavité amniotique est alors délimitée par l’amnios et par les cellules épiblastiques qui forment l’ectoblaste ; la ligne de jonction amnio-ectoblastique constituera, après les phénomènes de gastrulation (disque embryonnaire tridermique de la 3ème semaine de développement) et la délimitation progressive de l’embryon entre la 3ème et la 8ème semaine, l’anneau ombilical primitif. La cavité amniotique constituée est remplie de liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. Sa paroi est formée par l’amnios au travers duquel s’effectuent les échanges d’eau et d’électrolytes avec la mère ; ils se font par l’intermédiaire du trophoblaste particulièrement épaissi au niveau du pôle embryonnaire où, sous le nom de chorion, il participe à la constitution du placenta.

→ épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnioblaste, amnios, ectoblaste, ligne de jonction amnio-ectoblastique, anneau ombilical, trophoblaste, chorion, placenta

[A1,O6]

CD 2 sigle pour Cluster of Differentiation

Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines exprimée par les lymphocytes T et les cellules NK.
L’épitope CD 2R est exprimé par les cellules activées. CD 2 délivre un signal d’activation des lymphocytes T et NK. Ses ligands sont CD 48, CD 58 et CD 59.

[C3,F3]

CD 27, CD 30, CD 40, CD 95, CD 120 sigles pour Cluster of Differentiation

Protéines transmembranaires de la famille des récepteurs de NGF (nerve growth factor) ou des récepteurs de TNF.
Ces molécules membranaires sont oligomérisées lors de l’association avec leur ligand trimérique, membranaire ou soluble et elles induisent des signaux d’activation cellulaire ou d’apoptose.
CD27 (récepteur de CD70) est exprimé sur les lymphocytes T, B et NK et délivre un signal de costimulation.
CD30. est exprimé sur les lymphocytes T et B. C’est le récepteur de CD153 (CD30L) ; il contrôle l’activation et l’apoptose.
CD40, récepteur de CD154 (CD40L), est exprimé sur les lymphocytes B, les cellules de Langerhans et les monocytes. L’interaction avec son ligand induit un signal de commutation isotypique des lymphocytes B dans les centres germinatifs, et induit en outre l’expression de CD80 (B7.2) et CD86 (B7.1) sur les cellules présentatrices d’antigène. Ces molécules interagissent avec CD28 pour délivrer un signal d’amplification de la synthèse d’IL-2, puis avec CTLA-4 qui inhibe la prolifération des lymphocytes T activés. Le déficit de CD154 s’accompagne d’un syndrome d’hyper-IgM avec absence d’IgA et d’IgG.
CD95. (Syn Fas, Apo-1). Induit un signal d’apoptose notamment au cours de la délétion périphérique des lymphocytes T et B activés.
CD120A est le récepteur de type 1 des TNFα et ß ; CD120B le récepteur de TNF de type 2.
Six autres molécules de la même famille ont été récemment identifiées.

[C3,F3]

cellule antrale l.f.

antral cell

Cellule constitutive de la muqueuse glandulaire de l'antre de l'estomac, soit cellule à mucus tapissant les cryptes, soit cellule qui forme les acinus glandulaires de l'antre également appelés glandes pyloriques.
Ces glandes sont composées de cellules à mucus et de cellules endocrines.

[A2,L1]

cellule C l.f.

C cells

Cellule du corps thyroïde, distincte des thyréocytes, sécrétant la thyrocalcitonine, hormone intervenant dans la régulation du métabolisme phosphocalcique à carcatère hypocalcémiant.
Appartenant au système APUD, les cellules C dérivent de la crête neurale et sont dispersées entre les vésicules du corps thyroïde. Les cancers médullaires sont liés à la prolifération de ces cellules.

Syn. cellule parafolliculaire

→ cancer médullaire de la thyroïde, système APUD

[A2,O4]

cellule dendritique l.f.

dendritic cell

Ensemble de cellules du système immunitaire présentant de longs prolongements cytoplasmiques, rappelant les dendrites des neurones, un noyau indenté, spécialisées, selon leur nature,
dans la capture, le transport, l’apprêtement de l’antigène, ou encore
dans la présentation de celui-ci aux lymphocytes.
Elles  comprennent entre autres : les fibroblastes, les myofibroblastes, les dendrocytes dermiques I et II, les cellules de Langerhans.
Leur membrane exprime de nombreux antigènes de surface et HLA de classe II.
Elle sont spécialisées dans la présentation des antigènes aux lymphocytes T. Leur activation s’accompagne d’une expression en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classes I et II, nécessaire à la reconnaissance des antigènes et au déclenchement d’une réponse immunitaire . 

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)

→ neurone, apprêtement de l’antigène, présentation de l’antigène, fibroblaste, fibroblaste,
dendrocyte
, myofibroblaste, cellules de Langherhans, HLA

[A2, F3]

Édit. 2019

cellule de Paget l.f.

Paget’s cell.
Cellule épithéliale de grande taille, de forme arrondie, constituée d’un noyau volumineux central avec un nucléole proéminent et d’un cytoplasme clair finement granuleux riche en glycogène.
En immunohistochimie  les cellules de Paget expriment les kératines de bas poids moléculaire, sont marquées par les anticorps anti-Ace et contiennent certaines mucines.
Ces cellules se rencontrent dans la maladie de Paget du mamelon : forme particulière de cancer du sein qui se développe au niveau de la partie superficielle de la glande mammaire de la femme ménopausée et qui est liée à un cancer sous-jacent.

J. Paget, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)

→ cancer du sein, Paget (maladie du mamelon de)

[A2,O5]

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