électrocoagulation endoscopique l.f.
endoscopic fulguration
Intervention endoscopique visant à détruire, par les courants à haute fréquence, certaines lésions pariétales.
Cette technique s'adresse particulièrement au traitement des tumeurs vésicales papillaires superficielles de petite taille, dont les caractères histologiques ont déjà été vérifiés. Elle utilise une sonde électrode reliée à un bistouri électrique, guidée par l'endoscope au contact de la lésion.
Syn. étincelage, fulguration
→ électrocoagulation, bistouri électrique
[B3, N2]
Édit. 2019
électrocochléographie n.f.
electrocochleography
Technique d’enregistrement des potentiels électriques de la cochlée lors d’une stimulation sonore.
Elle permet d’étudier les potentiels d’origine cochléaire (potentiel microphonique cochléaire, potentiel de sommation, potentiel d’action composite), en réponse à une stimulation sonore.L’électrode permettant de recueillir les potentiels est posée contre le promontoire après une ponction trans‑tympanique. L’indication essentielle demeure l’étude des restes auditifs chez le jeune enfant ayant une surdité de perception profonde. Chez l’adulte, l’indication est plus limitée, par exemple : l’exploration de la maladie de Menière, l’électrocochléographie étant alors couplée à un test osmotique.
P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)
→ surdité, Menière (maladie de)
[B3, P1]
Édit. 2019
Clark (électrode de) l.f.
Clark electrode
Dispositif polarographique pour la mesure de la pression partielle d'oxygène dans le sang.
L'intensité du courant électrique entre deux électrodes plongées dans un liquide est proportionnelle à la pO2 du liquide.
On appelle polarographie l'enregistrement de cette intensité. Ce procédé est utilisé dans les appareils automatiques pour la détermination des gaz du sang in vitro. Au cours de l'anesthésie à l'halothane (corps qui est réduit à la cathode) les indications sont fausses par excès.
On utilise aussi ce dispositif pour des mesures transcutanées, mais du fait de l'interposition de la peau, les mesures sont d'autant moins précises que la peau est plus épaisse, aussi cette technique n'est intéressante que chez le nouveau-né et le nourrisson.
J. Clark, ingénieur britannique (1822-1898)
[B3, G1]
Édit. 2019
électrode de stimulation l.f.
stimulus electrode
Électrode permettant d'appliquer un courant électrique, et qui comporte un pôle négatif appelé cathode et un négatif appelé anode.
Lorsque la cathode et l'anode sont reliées entre elles, l'électrode de stimulation est appelée bipolaire. Sinon, elle est monopolaire.
Pour étudier les conductions nerveuses, la cathode est appliquée sur le trajet du nerf pour dépolariser les fibres nerveuses. En cas de stimulation bipolaire, la cathode doit être placée de façon proximale par rapport à l'électrode de recueil. Si l'anode est proximale, un bloc de conduction peut apparaître. Cette erreur technique peut provoquer un bloc nodal.
[B3, H1]
Édit. 2019
électroencéphalographie fœtale l.f.
fetal electroencephalography
Technique d'enregistrement de l'électroencéphalogramme du fœtus.
→ électro-encéphalogramme fœtal
[A4, B3, H1]
Édit. 2019
électroencéphalographie quantifiée l.f.
EEG mapping, computarized EEG topography, EEG topogram
Technique de traitement informatique des spectres de signaux enregistrés par électroencéphalographie (EEG quantifié) et représentation pratique des puissances spectrales sous forme de cartes.
Cette exploration fonctionnelle de l'activité cérébrale corticale est utilisée en neurophysiologie, psychiatrie ou psychopharmacologie. Elle peut avoir des indications en épileptologie.
Syn. cartographie EEG
[B3, H1, H3]
Édit. 2019
électromyographie n.f.
electromyography
Technique d'électrophysiologie destiné à recueillir et à analyser les potentiels d'unités motrices des muscles striés.
L'examen peut utiliser des électrodes de surface (exploration globale, d'analyse difficile) ou des aiguilles coaxiales, qui explorent de façon précise un certain nombre d'unités motrices; c'est cette seconde méthode qui est la plus employée. Les potentiels d'une unité motrice ainsi enregistrés sont mono- ou bi-phasiques ; leur amplitude est de 500 microvolts à 2 millivolts et leur durée varie de 2 à 10 millisecondes. L'étude de la forme, de l'amplitude et de la durée des potentiels d'une part, l'étude du nombre d'unités motrices mises en jeu lors d'une contraction et la fréquence de leurs battements d'autre part, apportent des renseignements précieux dans l'étude des syndromes neurogènes périphériques ou des processus myogènes (myopathies, myotonies).
L'électromyographie analytique (Motor Unit Potential analysis) étudie les caractéristiques des potentiels d'unités motrices. Dans les muscles périnéaux on enregistre, au repos, un silence électrique et, pendant la contraction volontaire ou réflexe, un enrichissement des potentiels d'unités motrices par recrutement spatial et temporel. Dans le sphincter strié de l'urèthre, l'activité électrique augmente pendant le remplissage et disparaît complètement pendant la miction.
L'électromyographie de stimulodétection explore les voies nerveuses en mesurant la latence d'un potentiel depuis son induction (evoked potential) jusqu'à son recueil, en deux endroits différents du nerf. En urologie on peut ainsi explorer les voies périphériques (réflexe sacré, vitesse de conduction du nerf pudendal), et les voies centrales, sensitives (potentiels évoqués moteurs du périnée) et végétatives (réflexe cutané sympathique).
Syn. électrodiagnostic (terme désuet)
→ électromyogramme, tracé électromyographique d'interférence
[B3, H1, M3]
Édit. 2019
électronarcose n.f.
electronarcosis
Technique désuète d’induction d’un sommeil de quelques minutes, obtenu en faisant passer un courant électrique intra-crânien de 200-250 mA progressivement réduit à 100 mA après la phase initiale hypertonique de 60 secondes environ pour éviter la survenue de la phase clonique.
Les indications étaient les mêmes que celles de l’électrochoc,les résultats moindres.
Le terme d’électronarcose est aujourd’hui employé pour désigner les électrochocs pratiqués sous anesthésie générale et curarisation.
A. S. Paterson, psychiatre britannique (1948)
Étym. grec élektron : ambre jaune ; narké : engourdissement
[B3, H1]
Édit. 2019
électronthérapie en dermatologie l.f.
electrontherapy in dermatological practice
Technique de radiothérapie utilisant des électrons accélérés à des énergies de 3 à 20 mégavolts et destinée à traiter des processus tumoraux cutanés.
La propriété des faisceaux d’électrons est d’avoir un parcours dans les tissus qui s’arrête de façon très abrupte : c’est ainsi que des électrons de 3 MeV ont une profondeur thérapeutique utile d’1 cm, tandis que ceux de 20 MeV pénètrent jusqu’à 7 cm. Ces faisceaux, produits par des bêtatrons ou, surtout depuis les vingt dernières années, par des accélérateurs linéaires, sont donc utiles pour traiter les tumeurs cutanées superficielles soit par des faisceaux très larges, réalisant une irradiation corporelle totale (ou bain d’électrons comme pour le mycosis fongoïde), soit par des faisceaux de faible largeur, p. ex. pour traiter des cancers de l’anus ou de la vulve, des lésions de la paroi thoracique ou des adénopathies cervicales sans risque pour la moelle cervicale. De plus, le faisceau d’électrons est souvent utilisé en complément d’une radiothérapie classique par rayons X.
Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité
→ électron, électronthérapie, accélérateur linéaire, radiothérapie, bêtatron, accélérateur linéaire, mycosis fongoïde
[B1, F2, J1]
Édit. 2019
enrégistrement électro-oculographique (technique d') l.f.
electro-oculography recording technic
Technique consistant à apprécier indirectement le potentiel de repos oculaire en enregistrant grâce à des électrodes placées aux canthus internes et externes des yeux, les déflexions obtenues lors de mouvements oculaires d’amplitude calibrée.
Dans le regard droit devant, la différence de potentiel est nulle. Dans le regard latéral, l’électrode la plus proche de la cornée devient électropositive par rapport à l’autre, et ce sont ces différences de potentiel que l’on enregistre sur le graphique par des déflexions. Par convention, les mouvements oculaires vers la droite donnent des déflexions positives et inversement. Ces mouvements oculaires réguliers sont obtenus par des lumières de fixation formant un angle de 40° et s’allumant une minute toutes les trois minutes. Dans un premier temps, on enregistre la valeur de base sur deux à trois minutes après une préadaptation rétinienne à la lumière ambiante pendant vingt minutes. Dans un second temps, on mesure la dépression à l’obscurité, le sujet étant placé dans l’obscurité pendant douze minutes. Dans un troisième temps, on mesure le pic à la lumière, le sujet étant placé brusquement et pendant 10 minutes dans une ambiance lumineuse forte (environ 500 cd/m2).
G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)
→ Arden (rapport d'), électro-oculographaphique (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne
[B3,P2]
Édit. 2018
électrophorèse de l'hémoglobine l.f.
electrophoresis of the hemoglobin
Technique reposant sur la migration des hémoglobines dans un champ électrique en fonction de leur charge : elle permet la mise en évidence et la quantification des hémoglobines physiologiques ou anormales.
Un diagnostic présomptif d'une anomalie structurale de l'hémoglobine peut le plus souvent être porté par la seule confrontation des migrations électrophorétiques dans plusieurs systèmes expérimentaux différents : focalisation isoélectrique, migration à pH alcalin, migration en milieux dénaturants. L'utilisation quantitative de cette méthode tend à être remplacée par la chromatographie liquide à haute performance en échange d'ions.
[B3, F1]
Édit. 2019
électrophorèse en gel de polyacrylamide l.f.
polyacrylamide gel electrophoresis
Technique électrophorétique à forte résolution, réalisée dans un gel de polymère synthétique transparent qui se comporte comme un filtre de molécules.
On l'additionne de dodécyl sulfate de sodium, agent dissociant des protéines. La mobilité électrophorétique des molécules protéiques est alors fonction de leur masse moléculaire.
Sigle angl. PAGE
[B3,C1]
Édit. 2019
électroporation n.f.
Procédé utilisant un champ électrique pour faire pénétrer des molécules ionisées dans une cellule.
Cette technique est généralement utilisée pour transférer de l’ADN exogène, à l’intérieur d’une cellule à l’aide d’un champ électrique appliqué à une suspension cellulaire.
Étym. electro : préfixe concernant l'électricité ; gr. poros : passage
[B3, C3]
Édit. 2019
électrorésection rénale percutanée l.f.
renal percutaneous resection
Méthode de traitement endoscopique percutané des tumeurs urothéliales superficielles de la voie excrétrice intrarénale.
Technique obsolète remplacée par la résection réalisée par voie fibroscopique urétérale
[M2, B4]
Édit. 2019
électrosynérèse n.f.
counter current electrophoresis
Technique sérologique utilisant le principe d’une double diffusion en gélose, accélérée par une migration électrophorétique.
A. Bussard, biochimiste français (1959)
Syn. électro-immunodiffusion
[B3, C1]
Édit. 2019
ELISA (technique) l f. acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay
ELISA (test)
Technique de dosage enzymo-immunologique de protéines utilisant la fixation par affinité spécifique d'anticorps sur lesquels ont été attachées des molécules d'enzymes susceptibles d'être révélées quantitativement par une réaction colorée.
[B3, C1, F3]
Édit. 2019
ELISA (test) l.m.acr.angl. pour Enzyme-Linked Immunosorbent Assay.
Technique de dosage des antigènes et des anticorps.
[B3,C1,Q1]
Édit. 2018
Elliott (lambeau d') l.m.
Elliott lateral flap
Technique opératoire de la correction chirurgicale de l'alopécie androgénogénétique masculine, utilisant un petit lambeau de cuir chevelu horizontal temporopariétal à pédicule inférieur et temporal antérieur, transposé en un temps au niveau de la région frontale homolatérale.
R. A. Elliott Jr, chirurgien plasticien américain (1977)
[J1 ,J2]
Édit. 2019
embolisation des varices œsophagiennes l.f.
Technique abandonnée au profit de la sclérothérapie.
→ varices digestives, portographie, varices digestives (sclérothérapie des)
[B4, G5, L1, K4]
Édit. 2020
embryoscopie de contact n.f.
contact embryoscopy
Technique d'endoscopie à lumière froide permettant, à travers les membranes, de voir l’embryon au premier trimestre de la grossesse afin de déceler une malformation.
L’appareil utilisé est introduit par voie transcervicale jusqu’au pôle inférieur de l’œuf.
[Z4, B3, D3]
Édit. 2019
empreinte prostatique l.f.
bladder base impression
En imagerie médicale, sur une urographie intraveineuse (technique de moins en moins utilisée) image du bord inférieur de la vessie soulevé par une hypertrophie de la prostate.
Sur la cystographie, on distingue plusieurs degrés selon l'importance de l'hypertrophie prostatique : d'abord simple perte de parallélisme avec le bord supérieur du pubis, le col vésical demeurant en place; puis soulèvement progressif de la vessie et du col vésical ; enfin déplacement vers le haut et laminage de la vessie, l'extrémité inférieure des uretères étant soulevée "en hameçon". L'empreinte prostatique peut être asymétrique par prédominance d'un lobe latéral.
Une image de soulèvement de la base vésicale peut s'observer chez la femme et correspondre à diverses causes : cystocèle, simple contraction des muscles releveurs, etc.
L'échographie permet actuellement non seulement l'étude de l'hypertrophie prostatique, mais aussi celle de son retentissement vésical.
→ adénome prostatique, échographie prostatique
[B2, M2, M3]
Édit. 2019
encastrement n.m.
En radiologie digestive (technique obsolète), aspect de raideur en retrait sur la paroi gastrique normale et limitée par une encoche à chaque extrémité,
évoquant la malignité.
[B2, L1]
Édit. 2019
encéphalotomographie n.f.
encephalotomography
Examen tomographique de certaines structures subarachnoïdiennes (ventricules, citernes de la base) au cours d'une encéphalographie gazeuse.
Technique rendue obsolète par l’arrivée du scanner et de l’IRM.
[H1,B2,B3]
Édit. 2019
enclouage n.m.
nailing
Technique d’ostéosynthèse utilisant un clou centromédullaire qui assure la rectitude et la rigidité de la diaphyse fracturée ou ostéotomisée.
L’enclouage peut être réalisé à foyer ouvert, ou à foyer fermé sous le contrôle d’un amplificateur de luminance ; il peut être simple ou avec alésage pour ajuster le clou à force dans le canal médullaire ; verrouillé ou non à ses extrémités par une vis ou une clavette.
[I2]
Édit. 2019
Ender (enclouage de) l.m.
Ender’s nailing
Technique de fixation des fractures de l’extrémité supérieure du fémur et de l’humérus par enclouage rétrograde.
Il nécessite l’emploi d’un faisceau de clous élastiques, d’où la terminologie de « enclouage fasciculé de Ender ».
J. Ender, chirurgien orthopédiste autrichien (1970)
[I2]
Édit. 2019