van der Stappen-Vincent (méthode de) l.f.
Vvan der Stappen-Vincent method
Méthode de contraception par abstinence périodique utilisant la mesure des températures.
Elle suggère des rapports sexuels inféconds à partir du troisième jour suivant l'ascension thermique.
G. van der Stappen, médecin français (1960) ; B. Vincent, médecin français (1962)
[O3]
Édit. 2020
méthode d'Ogino-Knaus l.f.
Ogino-Knaus’ method
Méthode contraceptive d’abstinence périodique l’abstinence de rapports sexuels pendant les périodes dites fécondes.
Celles-ci s'étendent plus ou moins loin avant et après l'ovulation repérée par courbe ménothermique, ne laissant pour les rapports que quelques jours seulement avant les règles, même pour les méthodes les plus strictes.
K. Ogino, gynécologue japonais (1924) ; H. Knauss, gynécologue autrichien (1928)
Syn. méthode de Vvan der Stappen-Vincent
méthode géométrique de Comberg l.f.
Comberg’s geometric method
Méthode géométrique de localisation des corps étrangers intra-oculaires qui repose sur l’utilisation du verre de Comberg placé après anesthésie topique sur l’œil malade ; deux clichés sont réalisés : un cliché de profil strict perpendiculaire à la cornée, et un cliché de face.
La position du corps étranger par rapport aux repères est reportée sur une épure qui permet de le localiser à l’intérieur ou à l’extérieur du globe.
C’est une technique qui va devenir de plus en plus désuète au fur et à mesure de la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
W. Comberg, ophtalmologiste allemand (1927)
[P2,B2]
méthodes substitutives l.f.p.
substitute methods
Méthodes permettant de réduire le nombre des animaux de laboratoire utilisés en expérimentation, d’optimiser leur utilisation, voire dans le meilleur des cas de la remplacer par tout autre moyen efficace, tel que les méthodes in silico utilisant des bases de données constituées à partir de résultats expérimentaux, des méthodes physico-chimiques, des systèmes biologiques préparés à partir d’organismes vivants ou non (systèmes enzymatiques reconstitués, micro-organismes, cellules, modèles de tissus reconstruits...).
A ces méthodes mises en jeu et développées depuis plusieurs années, viennent s’ajouter des modèles prospectifs tels que les Omiques qui s’inscrivent dans les stratégies de substitution, les cellules souches, les organes bio-artificiels et les cultures organotypiques. Peu de méthodes réussissent isolément, il faut les utiliser de façon concertée de sorte que l’emploi de l’animal n’intervienne que de tardivement et de manière ultime.
Ces méthodes trouvent des applications très diverses.
Leur validation est réalisée au niveau européen par ECVAM (pour European Centre for the Validation of Alternative methods) dans le cas des substances chimiques, par EDQM (pour European Directorate for the Quality of Medicine, Direction européenne de la Qualité du médicament et soins de santé).
Mal traduite de l’anglo-américain, l’appellation “méthode alternative” est impropre.
Étym. lat. substituere : mettre à la place (de sub et statuere : placer sous)
→ méthodes de substitution absolue, méthodes de substitution relative, in silico, in vivo, in vitro, omiques, organe bioartificiel
Meyer et Kesselring (opération de) l.f.
Meyer and Kesseling's operation
Méthode chirurgicale de traitement des ptoses et des hypertrophies mammaires.
R. Meyer et U. K. Kesselring, chirurgiens suisses (1980)
microalbuminurie n.f.
microalbuminuria
Albuminurie, mesurable par la méthode radio-immunologique, comprise entre 20 μg/mL (limite supérieure de la normale) et 200 μg/mL (valeur qui est alors détectable par les bandelettes réactives).
La microalbuminurie a, chez le diabétique, une valeur prédictive de survenue de complications et en particulier d'une néphropathie.
Étym. gr. micros : petit ; albumen : blanc d’œuf ; oûron : urine
Syn. microprotéinurie
microanalyse de sang fœtal l.f.
fetal blood sampling analysis
Méthode de prélèvement de sang sur le scalp fœtal pendant le travail lorsque la dilatation cervicale le permet, en vue de l'étude de l'équilibre acidobasique du fœtus.
Étym. gr. micros : petit ; analysis : séparation en parties (de ana et lysis : action de délier)
microdélétion n.f
microdeletion
Suppression d’un très petit segment de chromosome ou d’une séquence d’ADN souvent indécelable par le simple caryotype et nécessitant une méthode de marquage particulière comme la technique FISH (Fluorescence In Situ Hybridisation) ou MLPA (Multiplex Ligation dependent Probe Amplification).
De telles délétions ont été trouvées dans de nombreux syndromes malformatifs : par exemple le syndrome de Di George en 22q11.2, de Williams en 7q1.23, de Phelan-Mac Dermid en 22q13, de Prader-Willi et d’Angelman en 15q11-q13, la maladie du cri du chat en 5p15.2,etc.
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
microdélétion 9q34 l.f.
9q34 deletion syndrome, Kleefstra syndrome
Perte d’une partie de la zone terminale d’un bras long du chromosome 9 responsable de malformations congénitales multiples : dysmorphies craniofaciales, hypotonie, obésité, retard psychomoteur et anomalies viscérales.
Les anomalies craniofaciales comportent une microcéphalie avec brachiocéphalie, parfois trigonocéphalie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, un petit nez à la base large et narines antéversées, un hypertélorisme avec épicanthus et synophris, une micrognatie, une macroglossie et une lèvre inférieure éversée. Les anomalies cardiovasculaire, digestive, rénale, hypospadias, cryptorchidie et l’obésité sont fréquentes. La marche est tardive, une épilepsie est notée dans un tiers des cas ; le langage est retardé ; des troubles du comportement sont inconstants.
L’affection apparaît de novo ou autosomique dominante ; les deux sexes sont atteints. La délétion 9q34.3 est terminale ou subterminale interstitielle, elle est détectable par la méthode FISH ; elle intéresse le gène Eu-HMTase (Euchromatin Histone MethylTransférase 1) exprimé dans le système nerveux et intervenant dans son développement et son fonctionnement.
T. Kleefstra, médecin généticien néerlandais (2005)
Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction
Syn. syndrome de Kleefstra
microscopie spéculaire l.f.
specular microscopy
Méthode objective d’examen reposant sur l’étude des faisceaux réfléchis issus de la traversée d’une interface optique donnée par le faisceau incident initialement perpendiculaire à la surface examinée.
Le microscope spéculaire permet l’obtention d’images avec un grossissement de 200.
En ophtalmologie, son domaine de prédilection est l’étude cytologique de l’endothélium cornéen.
Étym. gr. mikros : petit ; scopein : voir ; lat. speculum : miroir
minimum intensity projection (MinIP) l..angl.
Méthode de visualisation permettant, à partir d'une série de coupes, de projeter les voxels du volume exploré sur un plan en ne retenant que ceux dont la densité est la plus faible.
Edit. 2018
[B2,B3]
mode B ultrasonographie l.m.
B-mode ultrasonography
Méthode d’exploration échotomographique, associant la représentation en coupe de la structure étudiée à la représentation de l’intensité des échos en brillance.
De pratique courante en ophtalmologie cette technique permet l’étude des différentes structures de l’œil et de l’orbite.
Étym. lat. modus : manière, mesure ; ultra : au-delà ; sonus : son ; gr. graphein : écrire
Syn. mode temps-brillance
mode cluster l.m.
cluster mode
En scanographie hélicoïdale, méthode consistant, du fait du délai intercoupe très réduit, à réaliser plusieurs rotations du tube pendant la même apnée.
Toutes les coupes des différents volumes ainsi explorés étant acquises à la même phase du cycle respiratoire, elles seront parfaitement jointives.
Étym. angl. cluster : groupement, bloc (d’information)
Cox (modèle de) l.m.
Cox model
Méthode d’analyse multifactorielle pour des variables censurées.
Les résultats s’expriment sous forme de risque relatif instantané avec leurs intervalles de confiance.
R. T. Cox, physicien américain (1946) ; D. Cox, Sir, mathématicien, statisticien britannique (1972)
→ variable censurée, risque relatif, intervalle de confiance
[E1]
Édit. 2020
mode D ultrasonographie l.m.
D-mode ultrasonography
Méthode d’exploration échotomographique dite de temps-déflexion où les échos sont représentés en amplitude et non en brillance comme dans le mode B.
Son intérêt diagnostic en ophtalmologie est mal défini.
Étym. lat. modus : manière, mesure ; ultra : au-delà ; sonus : son ; gr. graphein : écrire
mode TM l.m.
TM-mode ultrasonography
Méthode d’exploration échographique enregistrant les variations de position d’un écho visualisé en amplitude ou en brillance.
Son intérêt en ophtalmologie est limité.
Syn. mode temps-mouvement
Sigle : TM pour Temps Mouvement
moiré n.m.
moiré topography
Méthode optique permettant de produire une image du tronc avec des courbes de niveau d’aspect tridimensionnel utilisée pour rechercher une asymétrie du tronc dans la scoliose.
Le terme de moiré se réfère aux lignes d'interférence lumineuse.
Étym. de l'anglais mohair, dérivé de l'arabe
Mori (opération de) l.f.
Mori's operation, Baldwin-Mori procedure
Méthode chirurgicale de vaginoplastie utilisant une anse iléale pour tapisser le néovagin.
M. Mori, chirurgien gynécologue japonais (1909 et 1910) ; J. F. Baldwin, gynécologue américain (1904 et 1907)
mouvement actif du fœtus l.m.
fetal movement
Mouvement effectué par le fœtus in utero et pouvant être ressenti par la mère, enregistré ou visualisé en échographie bien avant sa perception par la mère, vers la 18e semaine de grossesse.
Le compte des mouvements fœtaux est une méthode simple et efficace d'appréciation de la vitalité fœtale. Une baisse des mouvements actifs peut être un signe de souffrance fœtale et doit amener à pratiquer un contrôle de la vitalité fœtale par un enregistrement du rythme cardiaque fœtal.
Musto (coloration de) l.f.
Musto coloration
Technique de coloration à imprégnation argentique, dérivée de la méthode de Gomori-Grocott et utilisée pour le diagnostic de la pneumocystose.
Linda Musto, anatomopathologiste américaine (1982)
mycobactéries atypiques l.f.p.
non tuberculous mycobacteria
Genre bactérien de la famille des Mycobacteriaceae, les mycobactéries atypiques sont différentes des mycobactéries tuberculeuses (Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum) et de Mycobacterium leprae.
Les mycobactéries atypiques, au contraire des mycobactéries du complexe tuberculosis (parasites stricts de l'homme et des animaux), sont saprophytes (eaux, terre) ou commensales de l'homme ou des animaux et peuvent occasionnellement entraîner des infections chez des patients ayant une immunodépression locale ou générale.
Plus de 45 espèces ont été décrites. Ce sont des bactéries acidoalcoolo-résistantes, colorables par la méthode de Ziehl-Neelsen, mais il est impossible de les caractériser par le seul examen microscopique et leur identification précise ne peut être réalisée que par un laboratoire spécialisé. Les mycobactéries atypiques les plus fréquemment rencontrées en pathologie humaine sont Mycobacterium avium intracellulare (MAIC), Mycobacterium Kansasii et Mycobacterium xenopi.
Ces germes représentent aux USA 35% des mycobactéries isolées, potentiellement pathogènes. Elles doivent être traitées en fonction du type de bactéries et non en fonction d'une prétendue sensibilité de la souche isolée.
Le classement de Runyon (1959) distingue 4 classes de mycobactéries atypiques :
- groupe 1 : mycobactéries à croissance lente et photochromogènes (pigmentation après l'exposition à la lumière), tel Mycobacterium kansasii, M. marinum, M. simiae et M. asiaticum
- groupe 2 : mycobactéries à croissance lente et scotochromogènes (pigmentation des colonies poussant même dans l'obscurité), tels Mycobacterium xenopi, M. gordonae et M. scrofulaceum
- groupe 3 : mycobactéries à croissance lente et non pigmentées, tels Mycobacterium avium—intracellulare et M. ulcerans
- groupe 4 : mycobactéries à croissance rapide (moins de 7 jours), pigmentées ou non, tels Mycobacterium fortuitum et M. chenolae.
Les techniques d'amplification génique par PCR ne reconnaissent que le "complexe tuberculosis", si bien que chez un malade VIH+ ou immunodéprimé, si l'examen direct des crachats est positif, l'amplification génique permet de savoir rapidement si l'on est en présence d'un germe du "complexe tuberculosis" ou d'une mycobactérie atypique, ce qui est très important pour le choix du traitement antibiotique.
E. H. Runyon, bactériologiste américain (1959)
Étym. gr. mukês, mukêtos : champignon ; baktêria : bâton, canne
mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare l.f.
pulmonary infection with M. avium intracellulare
Mycobactériose atypique, surtout observée chez les sujets ayant une immunodépression sévère en particulier au cours du SIDA, sous une forme disséminée ; plus rarement on la rencontre sous une forme pulmonaire localisée chez des malades immunocompétents.
Au cours du SIDA, il existe une altération de l'état général avec fièvre prolongée, sueurs nocturnes profuses, perte de poids, douleurs abdominales. Les signes pulmonaires sont souvent limités à de la toux. La radiographie thoracique est le plus souvent normale. Dans l'expectoration ainsi que dans les selles, les mycobactéries fourmillent. Les CD4 sont inférieurs à 50/mm3. Les hémocultures sont devenues la méthode de référence au cours du SIDA même si l'examen direct et les cultures sur Löwenstein sont à la base du diagnostic.
Chez les malades non immunodéprimés la maladie s'observe chez la femme âgée et les porteurs de dilatations des bronches. Le tableau est celui d'une tuberculose pulmonaire apparemment banale.
Mycobacterium avium résiste aux antituberculeux habituels.
Les antibiotiques actifs sur cette mycobactérie sont :
- la rifabutine, l'éthambutol et surtout la clarithromycine, l'azythromycine et l'amikacine.
Au moins 3 de ces antibiotiques seront utilisés pour traiter Mycobacterium avium intra
myiase des plaies l.f.
wound myiasis, traumatic myiasis
Infestation d’une plaie, traumatique ou non, par des larves de mouches qui y provoquent des lésions graves ou bénignes, mais dont l’action peut aussi se montrer bénéfique.
Cochliomyia hominivorax, ou lucilie bouchère américaine ou screw worm, peut être responsable de lésions graves, parfois profondes, voire mortelles.
En revanche, Larrey a, le premier, signalé l’effet bienfaisant des larves de “mouches bleues”. Lucilia sericata a été utilisée, à partir de 1931, pour nettoyer les plaies humaines par Baer, qui avait constaté pendant la guerre de 1914-1918 que les plaies des blessés envahies par ses larves étaient propres. Cette méthode, introduite en France par E. Brumpt, qui traitait même l’ostéomyélite, abandonnée depuis l’apparition des antibiotiques, peut être à nouveau utilisée.
D. J. Larrey, baron, chirurgien militaire français, membre de l’Académie de médecine (1766-1842) ; E. Brumpt, parasitologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1951)
Étym. gr. myia : mouche
→ myiase, Cochliomyia hominivorax, Lucilia
[D1, D2, G5]
Édit. 2019
Naegele (règle de) l.f.
Naegele’s rule
Méthode d’évaluation de la durée d’une grossesse dont le terme se situerait neuf mois et sept jours après la date des dernières règles.
F. C. Naegele, obstétricien allemand, membre de l'Académie de médecine (1777-1851)
narco-analyse n.f.
narcoanalysis
Méthode thérapeutique caractérisée par une sédation transitoire induite par l'administration intraveineuse d'un produit psychotrope et destinée à favoriser l'extériorisation verbale d'un conflit latent, de préférence récent et traumatique.
Proposée comme un moyen de faciliter l'expression des émotions refoulées et de permettre la disparition des symptômes par la "détente cathartique", la narcoanalyse a fréquemment été utilisée pour le traitement des états émotionnels aigus et des névroses traumatiques durant et après le deuxième conflit mondial. Elle est actuellement supplantée par d'autres méthodes de traitement, chimiothérapiques, comportementales et psychothérapiques.