Pomeroy (technique de) l.f.
Pomeroy’s technique
Méthode chirurgicale de stérilisation tubaire par ligature-résection d’une anse de la partie isthmique de la trompe.
R. H. Pomeroy, gynécologue obstétricien américain (1867-1925) ; E. Bishop et W. F. Nelms, gynécologues américains (1930)
POMGNT1 gene s igle angl. pour protein O-linked mannose N-acetylglucosaminyltransferase 1 (beta 1,2-)
Gène localisé en 1p34.1codant une protéine transmembranaire de l’appareil de Golgi (de type II) qui participe à la o-glycosylation du mannose.
Les mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome muscle-œil-cerveau, de la rétinite pigmentaire 76, de dystrophies musculaires des ceintures.
Syn. GNTI.2, LGMD2O, MEB, MGAT1.2, RP76
→ syndrome muscle-œil-cerveau, rétinite pigmentaire, dystrophies musculaires des ceintures,O-glycolation
pommade n.f.
ointment
En pharmacie, préparation de consistance semi-solide destinée à être appliquée sur la peau ou sur certaines muqueuses afin d'exercer une action locale ou de réaliser la pénétration percutanée de principes médicamenteux.
Elle est formée soit uniquement de corps gras (pommade anhydre), soit d’une émulsion eau dans l’huile (pommade hydrophile). Elle est généralement stérile pour éviter l’introduction de contaminants micro-organiques, en particulier pour l’application sur les conjonctives et les paupières.
Étym. fr. pomme (utilisation ancienne d’une purée de pomme comme excipient)
[J1,G3,G5]
Édit. 2017
pomme d'Adam l.f.
→ proéminence laryngée du cartilage thyroïde ,lame du cartilage thyroïde
pompe n.f.
pump
1) Dispositif mécanique fournissant de l'énergie, pour déplacer les fluides contre les forces de pression.
2) Par extension, pour les biochimistes dispositif enzymatique qui assure un transport actif des ions d'un compartiment cellulaire à un autre contre la pression osmotique, l'énergie est fournie par l'hydrolyse de l'ATP.
Étym. néerlandais pompe : pompe
Pompe (maladie de) l.f.
Pompe disease, glycogen storage disease type II
Glycogénose de type autosomique récessif, due à un déficit en α-glucosidase acide (maltase acide) entraînant une surcharge musculaire, cardiaque, hépatique et nerveuse.
La maladie due à une mutation du gène de l’α-glucodidase acide (Myozyme) situé sur le bras long du chromosome 17, peut apparaitre à tous les âges.
Malgré un certain chevauchement des critères cliniques, on peut distinguer :
- une forme infantile précoce, débutant avant l'âge de deux ans, qui associe une hypotonie massive avec faiblesse musculaire, une cardiomégalie, une hépatomégalie et une macroglossie. Son évolution est létale en quelques mois ;
- une forme infantile moins sévère, d'expression essentiellement musculaire (signes cardiaques absents ou discrets), proche de la maladie de Duchenne, qui se prolonge jusqu'à 20 ou 30 ans ;
- une forme de l’adulte, pouvant toucher les ceintures et restant peu évolutive.
La maladie de Danon correspond aux formes de l'adulte de la maladie de Pompe.
En cas d'évolution longue, il apparaît que la déficience enzymatique quantitative ou qualitative peut n'être que partielle, du moins dans certains tissus.
Le traitement par l’alglucosidase alpha, enzyme recombinante que l’on administre en perfusion, a transformé le pronostic de la maladie dans un tiers des formes infantiles en améliorant la cardiopathie et la survie. Les enfants qui survivent ne sont pas guéris et peuvent conserver une myopathie avec parfois troubles de la déglutition, hypotonie faciale et retard mental.
Un diagnostic anténatal est possible.
J. C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932) ; M. J. Danon, neuropathologiste américain (1981)
Syn. glycogénose de type II (G.T. Cori)
→ α-glucodidase acide, Duchenne (dystrophie musculaire progressive de), maladie de Danon
[I4, L1, K2, O1, Q3 ]
Édit. 2019
Pompe (syndrome de) l.m.
Pompe syndrome
Glycogénose congénitale due à un déficit en maltase acide.
Elle provoque une cardiomyopathie, un retard staturopondéral, une dysmorphie faciale. Elle est mortelle dans la première année de vie.
J. C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932)
pompe à calcium l.f.
calcium pump
Famille de protéines, appelées aussi Ca2+-ATPases, situées dans la membrane plasmique et dans la membrane du réticulum endoplasmique (ou sarcoplasmique dans le cas de la cellule musculaire) permettant d’expulser le calcium du cytoplasme vers le milieu extracellulaire ou d’accumuler le calcium dans le réticulum endoplasmique ou sarcoplasmique.
La sortie du Ca2+ cytoplasmique vers le milieu extracellulaire ou son accumulation dans le réticulum nécessitent de l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. Les pompes à Ca2+ permettent de maintenir à un niveau faible la concentration intracellulaire de Ca2+ dans le cytoplasme de la cellule au repos. L’accumulation de calcium dans les tubules du réticulum sarcoplasmique est un préalable indispensable à la libération brutale de calcium qui entraîne la contraction musculaire.
→ Nernst (loi de), pression osmotique, inhibiteur calcique de l'enzyme de conversion
pompe à galets l.f.
roller pump
Le dispositif le plus utilisé est constitué par un tube souple (en caoutchouc, polyvinyl ou silicone) passé en boucle dans le corps de la pompe, des galets écrasent le tube et poussent le liquide en tournant, ce qui produit un débit continu proportionnel à la vitesse de rotation.
L'appareil de Jouvelet utilisé pour les transfusions est à l'origine de ces pompes utilisées pour assurer les perfusions de sang ou d'autres liquides. Elles ont l'inconvénient d'écraser les éléments figurés du sang provoquant ainsi une hémolyse notable, aussi elles ne peuvent être utilisées que quelques heures pour les circulations extracorporelles, l'hémodialyse ou l'oxygénation extracorporelle.
pompe à insuline
l.f.
[B3]
Édit. 2020
pompe à LH-RH l.f.
LH-RH pump
Appareil portable injectant dans une veine un décapeptide analogue synthétique de la LH-RH, de façon rythmée, toutes les 60 ou 90 minutes, de manière à reproduire la sécrétion physiologique de cette hormone et rétablir une production puis un pic normal de LH chez les patientes souffrant d’anovulation, et donc de stérilité d’origine endocrine hypothalamique.
pompe à perfusion l.f.
blood pump
Dispositif destiné à injecter de façon prolongée des liquides ou du sang dans la circulation.
On en distingue trois types : à galets, centrifuges et pulsatiles, les deux premières délivrent un débit constant. Pour la suppléance du cœur en chirurgie cardiaque, il apparaît qu'un débit pulsé est de beaucoup préférable. L'emploi des pompes à galets (à roulement ou péristaltiques) pour la circulation extracorporelle en chirurgie cardiaque a montré qu'elles détérioraient les globules du sang, d'où hémolyse. Aussi d'autres types de pompes, moins traumatisantes, centrifuges ou pulsatiles, ont été mises au point, mais elles sont plus complexes et donc plus onéreuses.
Le tableau ci-dessous compare les quatre types de pompes à perfusions de sang.
pompe à protons l.f.
proton pump, acid pump
Système enzymatique protéinique permettant le passage de protons d'un côté à l'autre d'une membrane cellulaire ou intracellulaire, comme une membrane lysosomique ou mitochondriale, contre un gradient de concentration, l'énergie étant fournie par l'ATP ou par une oxydoréduction énergétique.
Une pompe à protons est impliquée dans la sécrétion d'acide chlorhydrique par les cellules gastriques. L’enzyme fonctionne comme une pompe refoulant l’acide chlorhydrique de l’intérieur de la cellule vers le contenu de l’estomac. Son activation est mise en jeu sous l’influence de stimulants de la sécrétion acide quelle que soit la nature du stimulant. Son inhibition par les inhibiteurs spécifiques de la pompe à protons (omeprazole, lansoprazole) est utilisée dans le traitement des maladies associées à une hypersécrétion acide.
Il en est de même pour le maintien d'un pH acide dans les lysosomes ; le passage des protons est couplé à un passage inverse d'ions potassium. Une pompe à protons est aussi considérée comme pouvant fonctionner à l'envers dans les oxydations phosphorylantes de la respiration mitochondriale. Une protéine de 34 kDa, qui contient 313 acides aminés dont une cystéine 42 indispensable, joue un rôle de transporteur de l'ion phosphate dans la membrane interne des mitochondries en même temps que d'un ion H+.
→ H+ / K+ adénosyltriphosphatase (H+ / K+ ATPase, pompe à proton), omeprazole, lansoprazole
pompe à sodium n.f .
→ sodium / potassium adenosyltriphosphatase
pompe centrifuge à sang l.f.
centrifugal pump
Dispositif utilisant la rotation d'une chambre réceptrice en forme de toupie pour aspirer le sang admis dans son axe et pour le refouler vers la périphérie.
Le liquide est entraîné par la force centrifuge qui le projette contre la paroi, les tourbillons ainsi propulsés sont évacués vers une sortie excentrée qui est munie d'une valve antiretour. L'ajustement de la vitesse de rotation permet de régler le débit de la pompe. Ces pompes ne sont pas occlusives : elles adaptent spontanément leur débit aux résistances qui sont opposées à l'écoulement du sang.
Elles sont utilisées pour des assistances circulatoires prolongées.
pompe ionique l.f.
ionic pump
Système enzymatique protéique catalysant le passage d'un ion à travers les membranes cellulaires ou intracellulaires (lysosomique ou mitochondriale) ou du cytoplasme vers le milieu extracellulaire grâce à un écart de concentration. L'énergie est en général fournie par l'ATP.
Il en existe de nombreuses variétés : par exemple dans les membranes plasmiques des cellules, on distingue d’une part des pompes Na+, K+-ATPase qui effectuent un échange entre des ions Na+ intracellulaires et des ions K+ extracellulaires en hydrolysant une liaison riche en énergie d'ATP et, d’autre part, des pompes qui échangent un ion Ca2+ intracellulaire contre 3 ions sodium extracellulaires.
pompe lacrymale l.f.
lacrymal pump
Ensemble des éléments dynamiques intervenant pendant les clignements et permettant aux larmes de s'évacuer dans les voies lacrymales.
La théorie de la pompe lacrymale, initialement décrite par Jones, est celle d'une évacuation dynamique des larmes, rythmée par l'ouverture et la fermeture des paupières. À l'ouverture, les points lacrymaux s'ouvrent et les canalicules se distendent (grâce à leurs fibres élastiques), ce qui permet aux larmes d'être aspirées du lac lacrymal vers les canalicules. À la fermeture, les canalicules sont essorés par la contraction du muscle orbiculaire, ce qui permet l'évacuation des larmes vers le sac lacrymal lui-même distendu : évaporation des larmes et réabsorption (au niveau de la conjonctive ou du sac lacrymal), capillarité, gravité, aspiration nasale créée par le mouvement d'air à l'inspiration.
pompe péristaltique l.f.
peristaltic pump
Dispositif dans lequel la compression programmée d'un tube souple par des « doigts », qui agissent l'un après l'autre, propulse le liquide contenu dans le tube.
La pression de doigts agissant successivement sur le tube produit une compression qui se déplace comme une onde péristaltique, ce qui pousse le liquide à l'intérieur du tube et produit un débit pulsé à chaque cycle.
pompholyx n. angl
Terme utilisé pour désigner la dyshidrose.
Syn. dyshidrose
pompier n.m.
1) A l’origine, personne qui participe à la lutte contre les incendies.
2) Aujourd’hui les services de pompiers participent, dans les villes comme dans les campagnes, aux soins de premier recours au service des malades individualisés et dans les catastrophes.
L’organisation des pompiers est très diversifiée en France, depuis le corps militarisé des sapeurs-pompiers de la ville de Paris et des marins-pompiers de la ville de Marseille, jusqu’aux pompiers des communes rurales, volontaires et intervenant à la demande. Si leur formation professionnelle est donc inégale, tous ont reçu une éducation en secourisme.
→ médecin d'urgence, plan rouge, SAMU
POMT sigle pour protein O-mannosyl-transferases
POMT1 gene sigle angl. pour protein O-mannosyltransferase 1
Gène localisé en 9q34.13 qui code pour une partie du complexe enzymatique O-mannosyltransferase (POMT) présent dans différents tissus et particulièrement dans les muscles squelettiques, le cerveau fœtal et les testicules.
Le rôle du complexe est la glycosylation, processus d’adjonction du mannose à l’alpha-dystroglycane dont la fonction est la stabilisation des fibres musculaires, la migrationdes neurones durant la vie fœtale.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des dystrophies musculaires des ceintures, du syndrome de Walker-Warburg, du syndrome muscle-œil-cerveau.
Syn. dolichyl-phosphate-mannose-protein mannosyltransferase, LGMD2K, MDDGA1, MDDGB1, MDDGC1, POMT1_HUMAN, protein O-mannosyl-transferase 1, RT
→ dystrophies musculaires des ceintures, Walker-Warburg (syndrome de), du syndrome muscle-œil-cerveau, protein O-mannosyl-transferases
POMT2 gene sigle angl. pour protein O-mannosyltransferase 2
Gène localisé en 14q24.3 qui code pour une partie du complexe enzymatique O-mannosyltransferase (POMT) présent dans différents tissus et particulièrement dans les muscles squelettiques, le cerveau fœtal et les testicules.
L’autre partie du complexe enzymatique est sous la dépendance du gène POPMT1. Le rôle de ce complexe est la glycosylation, processus d’adjonction du mannose à l’alpha-dystroglycane dont la fonction est la stabilisation des fibres musculaires, la migration des neurones durant la vie fœtale.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des dystrophies musculaires des ceintures, du syndrome de Walker-Warburg, du syndrome muscle-œil-cerveau.
Syn. dolichyl-phosphate-mannose-protein mannosyltransferase 2, LGMD2N, MDDGA2, MDDGB2, MDDGC2, POMT2_HUMAN, protein O-mannosyl-transferase 2
→ dystrophies musculaires des ceintures, Walker-Warburg (syndrome de), du syndrome muscle-œil-cerveau, protein O-mannosyl-transferases
Poncet (rhumatisme de) l.m.
Poncet's rheumatism
Syndrome regroupant les complications rhumatismales, articulaires et péri-articulaires, des formes subaigües et chroniques de la tuberculose.
A. Poncet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1897)
Poncet-Spiegler (tumeur de) l.f.
Spiegler's tumour
E. Spiegler, chimiste et dermatologue autrichien (1895 et 1899) ; A. Poncet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1890)